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Revue de presse 21 juin 2024


La défiance envers l’école, facteur clé du vote RN

"La faiblesse du niveau de diplôme est un des facteurs les plus prédictifs du vote pour le Rassemblement national (RN), et avant lui le Front national (FN). Derrière ce constat statistique, ce que la sociologie de terrain retrouve, ce sont des trajectoires scolaires souvent heurtées, relativement courtes, vécues difficilement. C’est ainsi un certain rapport à l’école, distant voire défiant, qui apparaît comme l’un des facteurs communs à une partie importante de l’électorat lepéniste.
Il ne s’agit pas de suggérer qu’il y aurait un lien direct et nécessaire entre un « manque de culture » et les penchants xénophobes nourrissant le vote RN – après tout, il y a toujours eu des manières très cultivées d’être d’extrême droite, et l’idéologie raciste s’est toujours reposée sur des constructions intellectuelles et savantes.
La faiblesse du diplôme a en revanche des conséquences socioprofessionnelles importantes, du fait de la fragilité sur le marché du travail qu’elle engendre. Dans une société où la possession de capitaux scolaires est devenue si importante, en être dépourvu produit une incertitude et un pessimisme structurant les préférences électorales pour le RN".
Lire l'article de the conversation

Pourquoi le RN séduit autant les jeunes ?




Revue de presse 14 juin 2024


Dissolution de l’Assemblée nationale

Le dimanche 9 juin, le président de la République a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale en application de l'article 12 de la Constitution, entraînant la clôture de la XVIe législature et l’arrêt immédiat des travaux des députés.
La dissolution de l’Assemblée nationale a pour conséquence de mettre un terme aux mandats des députés mais aussi d’annuler les travaux parlementaires en cours
Accèder au site de l'Assemblée nationale

97 % des communes de 500 à 2 000 habitants ont placé le RN en tête aux élections européennes

"Le ministère a d’abord publié les résultats définitifs de ce scrutin, que l’on peut rappeler ici : le RN a réuni 31,37 % des suffrages, la liste Renaissance 14,6 %, la liste socialiste 13,83 %, LFI 9,89 %, les LR 7,25 % et Europe écologie 5,50 %.
Mais ces résultats globaux, lorsqu’on les regarde à une maille plus fine, cachent d’importantes disparités géographiques et démographiques.
Première constatation : le Rassemblement national est arrivé en tête dans une écrasante majorité de communes : environ 32 600 sur 34 955, soit 93 % d’entre elles. Il ne reste donc que la portion congrue aux autres listes : celles de Valérie Hayer (Renaissance) et de Raphaël Glucksman (PS) sont arrivées en tête dans 2 % et 2,7 % des communes. Les Républicains l’ont emporté dans 0,33 % des communes et LFI dans 0,9 % d’entre elles.
Dans certains départements, la domination du RN est totale, à commencer par le Lot-et-Garonne et Mayotte où il l'emporte dans la totalité des communes. Dans l'Indre, une seule commune n'est pas remportée par le RN mais elle l'est... par la liste Reconquête. Dans l’Aisne ou l’Aube, le RN arrive en tête dans 99,5 % des communes. Il dépasse les 98 % de communes dans des départements comme les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, l’Yonne, le Loiret."
Lire l'article de maire-info.com

Dissolution de l’Assemblée nationale : le pari risqué de Macron avec l'extrême droite




Tous les projets que suspend la dissolution : loi sur la fin de vie, audiovisuel public, orientation agricole, Airbnb…

"La dissolution de l’Assemblée nationale a eu pour conséquence l’abandon de nombreux textes de loi et commissions d’enquêtes, dont certains projets qui étaient proches d’aboutir.
Un coup d’arrêt inattendu. La publication du décret qui dissout l’Assemblée nationale, le lundi 10 juin, met fin à tous les travaux en cours durant la XVIe législature. De nombreux projets ou propositions de loi, mais aussi missions et commissions d’enquête étaient lancés.
Quel avenir pour le projet de loi sur la fin de vie, un texte majeur dont les premiers articles venaient d’être adoptés, ou de celui sur les meublés touristiques, tout proche d’un vote définitif ? La prochaine majorité pourra décider de réinscrire ces textes à l’ordre du jour ou de les abandonner."
Lire l'article du Monde

Vanessa Codaccioni, politiste : « L’arrivée au pouvoir du RN serait un désastre du point de vue répressif et des libertés publiques »

"Le programme du RN prévoit notamment la mise en place de la présomption de légitime défense des policiers, réclamée dès 1978 par l’extrême droite comme un moyen de s’affranchir des procédures judiciaires et de pallier la suppression de la peine de mort, explique la politiste dans une tribune au « Monde »."
Lire l'article du Monde


Revue de presse 6 juin 2024


Décentralisation et transfert de compétences : où en est-on ?

Depuis les premières lois de décentralisation en 1982 jusqu'à la loi du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale (loi 3DS), les relations entre l'État et les collectivités locales ont été profondément transformées. L'organisation territoriale fait régulièrement l'objet de nombreuses critiques : "enchevêtrement" des compétences, complexité des normes, inégalités territoriales… Les rapports d'Éric Woerth et de Boris Ravignon, remis fin mai 2024, présentent deux visions divergentes de la décentralisation. La BRP vous propose un panorama de rapports sur ce thème depuis 2005.
Lire l'article sur Vie publique.fr

L'aide sociale à l'enfance à bout de souffle : des Départements témoignent devant la délégation aux droits des enfants

"Quelques jours après la remise du rapport du député (Renaissance) de l'Oise, Éric Woerth évoquant notamment le scénario d'une « recentralisation » de l’aide sociale à l'enfance (ASE), trois vice-présidentes en charge de l’Enfance, Marie-Louise Kuntz (Moselle), Cinderella Marchand (Côtes d’Armor) et Véronique Pelissier (Val d’Oise) ont été auditionnées, le 4 juin, par la délégation aux droits des enfants de l'Assemblée nationale. « Lors de toutes nos auditions, il ressort fréquemment la nécessité que l'État reprenne sa place auprès des Départements sur les compétences qui sont les siennes », souligne, en introduction, Perrine Goulet, députée MoDem de la Nièvre et présidente de la délégation parlementaire."
Lire l'article sur enfancejeunesseinfos.fr
Regarder la vidéo de l'audition

Assistants familiaux : une proposition de loi vise à assouplir le cumul d'emplois

"Une proposition de loi sur la conciliation d'une activité professionnelle avec la fonction d'assistant familial est actuellement examinée au Sénat. Son objectif est d'améliorer l'attractivité de cette profession pour pallier le manque de vocations nouvelles et faire face aux nombreux départs à la retraite à venir.
« Le profil démographique des assistants familiaux en France révèle une situation préoccupante : en 2021, la moitié de ces professionnels avait 55 ans ou plus, et un quart avait même franchi le seuil des 60 ans », peut-on lire dans l'exposé des motifs de la proposition de loi (PPL)".
Lire l'article du Média social


Revue de presse 29 mai 2024


3000 enfants à la rue : le plaidoyer des associations


L'audition des associations (UNICEF France, le collectif Jamais sans Toit et le collectif École pour tous), le 23 mai, par la délégation aux droits des femmes du Sénat au sujet de la situation des 3000 enfants à la rue.



Jeunes majeurs : un dispositif expérimental contre les "sorties sèches"

"Le service Étayage, porté par l'association Sprene, accompagne une quarantaine de jeunes majeurs comme Théo et Émilie. Toutes et tous ont un point commun : un suivi par la protection de l’enfance quand ils étaient mineurs. Pour beaucoup d’entre eux, le passage à la majorité a signé la bascule dans une très grande précarité. Comme le rappelle régulièrement la Fondation Abbé Pierre, un sans domicile sur quatre est issu de l’aide sociale à l’enfance. C’est pour tenter d’éviter ces drames qu’Étayage a été créé à Hazebrouck, ville de 20 000 habitants à une quarantaine de kilomètres de Lille."
Lire l'article du Média social

AESH : la pause déjeuner prise en charge par l'Etat

"La gestion de l’accompagnement des élèves en situation de handicap se divise entre l’Etat pendant le temps scolaire, et les collectivités en-dehors de cette période. Dès la rentrée 2024, un texte, adopté par l'Assemblée nationale, entend mettre à la charge de l’Etat la rémunération des AESH en tout temps. Il vient d'être publié au journal officiel.
Lundi 8 avril, les députés ont également décidé de voter la proposition de loi déposée par le sénateur Républicain Cédric Vial. Il est donc prévu une gestion, par l’Etat, de la rémunération des AESH pendant le temps scolaire, et pendant la pause déjeuner. Les députés ont néanmoins modifié le texte, en insérant l’obligation de remise d’un rapport au Parlement, dans les 18 mois qui suivent la promulgation de la loi,
Celui-ci devra indiquer le nombre d’élèves accompagnés, ainsi que ceux ne bénéficiant pas d’un accompagnement « en dépit d’une prescription de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH)»".
lire l'article des ASH

Dans les crèches, la qualité d’accueil doit avoir la priorité, préconise un rapport parlementaire

"Malgré la pénurie récurrente de places, la qualité d’accueil des enfants est au cœur du rapport sur le modèle économique des crèches, voté ce lundi par l’Assemblée nationale. La réservation des berceaux par les employeurs, remboursés en partie par l’Etat, est en ligne de mire". (...) Ce qui "pourrait bouleverser un secteur qui s’est privatisé à marche forcée en vingt ans, c’est la proposition de «supprimer le mécanisme de la réservation de berceaux par les employeurs». Ce dernier est abondé par le crédit d’impôt famille (Cifam) créé en 2003 et dont le plafond a été doublé en 2010. Il permet aux entreprises qui préemptent des places pour leurs salariés de se faire rembourser par l’administration fiscale 50 % de leurs dépenses. Cet outil, grâce auquel les acteurs des crèches privées lucratives ont encaissé des sommes faramineuses d’argent public, doit disparaître, préconise également Sarah Tanzilli. «Ce mécanisme a créé un véritable coupe-file pour ces enfants ‘‘plus rentables’’ que les autres, dénonce-t-elle. Ce système est incompatible avec l’égalité d’accès au service public.»"
Lire l'article de Libération

Les ados de la génération Alpha sont-ils plus fragiles qu'auparavant ?

"On les appelle la génération Alpha, celles et ceux nés après 2010, la génération qui a connu de nombreux traumatismes, comme le Covid ou la guerre en Europe. Comment vont les adolescents aujourd'hui ?"
Avec Bruno Humbeeck, Daniel Marcelli et David Le Breton
Ecouter le podcast sur France Inter


Revue de presse 22 mai 2024


Mineurs isolés étrangers : 27 organisations saisissent le Conseil d'État

"Anas, Apprentis d'Auteuil, Cimade, Cnape, Fondation Abbé Pierre, Unicef France… Vingt-sept organisations saisissent le Conseil d'État « pour contraindre les autorités françaises à mettre le dispositif de mise à l’abri et d’évaluation des mineurs isolés en conformité » avec la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE).
Comme le rappellent les requérants, la France avait déjà été rappelée à l'ordre, en janvier 2023, par le Comité des droits de l'enfant, qui veille à la bonne application de ce texte onusien. Face à un refus de prise en charge d'un jeune Pakistanais, ses experts avaient en effet conclu à plusieurs violations de la convention, notamment pour une procédure d'évaluation trop « sommaire ».
Or depuis, « aucune mesure n’a été prise par le gouvernement pour remédier à ces violations », estiment les organisations. « Au contraire, nous constatons qu’elles perdurent, s’amplifient et s’aggravent sur l’ensemble du territoire. »"
Lire l'article du Média social

Prisons : «une chaîne qui déraille depuis trop longtemps», déplore la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté

"Publié ce mercredi 15 mai, le rapport annuel de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté dresse un tableau accablant de la situation dans les prisons et autres lieux de privation de liberté de France.
«Avec 77 450 détenus pour 61 570 places au 1er avril et un taux d’occupation moyen des maisons d’arrêt à 150,4 % (avec des pics à 250 %), la France atteint chaque mois de nouveaux records d’incarcérations», déplore le rapport. La CGLPL préconise, à nouveau, «la mise en place, dans la loi, d’une régulation carcérale». «Pas plus de prisonniers que de places. Est-ce anormal ? Pourquoi l’Allemagne a-t-elle réussi là où la France rate tout ?», s’interroge la Contrôleure générale, Dominique Simonnot, qui a constaté l’état effroyable des cellules".
Lire l'article de Libération

Faibles ressources financières, violences conjugales… Une étude établit une série de facteurs de risque de maltraitance infantile

"Sur les six millions de bébés nés en France entre 2010 et 2019, Flora Blangis, sage-femme et auteure de cette étude, s’est penchée les 3 000 âgés de moins d'un an hospitalisés pour maltraitance, c'est-à-dire battus, secoués ou étranglés... À chaque fois, elle a identifié des facteurs de risque chez la mère de ces enfants : "De faibles ressources financières, un âge inférieur à 20 ans, un trouble de l'usage de l'alcool ou d'opiacés, avoir été hospitalisée pour des violences conjugales, avoir eu une pathologie psychiatrique chronique ou somatique chronique ou avoir été hospitalisé en psychiatrie un an avant la grossesse, pendant la grossesse ou un an après la grossesse."
Lire l'article de Franceettvinfo

Quelles protections pour les enfants en placement longue durée ? Approche comparée France-Québec

"L’Observatoire publie la recherche « Quelles protections pour les enfants en placement longue durée ? Approche comparée France-Québec » dirigée par Caroline Siffrein-Blanc, Maitre de conférences, HDR à l’université d’Aix-Marseille et Carmen Lavallée, Professeure titulaire de la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, issue de l’appel à projets ouvert 2021 de l’ONPE.
Cette recherche qualitative vise à comparer les dispositifs français et québécois de protection de l’enfance afin de mieux comprendre les effets du placement long sur la sécurisation du parcours de ces enfants".
Lire la recherche, son résumé et sa synthèse

À l'accueil de l'agence

"En début de mois, les demandeurs d'emploi se pressent à l'accueil pour actualiser leur situation. Ce matin, Sabrine, conseillère, répond à leurs demandes et interrogations au comptoir. Dans un bureau de l'agence, Nicolas reçoit Mme G., femme de ménage en recherche d'emploi".
Ecouter le podcast des pieds sur terre

Magali Panova, mémoires d'une jeune fille placée 3/4 des foyers à la rue

"Placée en foyer à l'Aide Sociale à l'Enfance, Magali s’est retrouvée à la rue à sa majorité, sans diplômes, ni solution d’hébergement. Elle témoigne aujourd’hui des failles du système pour tenter d’améliorer la situation des enfants placés.
Enfant discrète et silencieuse, habituée dès son plus jeune âge à être le plus transparente possible pour éviter d'attirer l'attention, et les coups, dans sa famille, Magali était considérée comme "incasable" par les éducateurs de l'Aide Sociale à l'Enfance qui ne comprenaient pas son fonctionnement. Déplacée dans quatre foyers différents au cours des sept années de sa prise en charge par la protection de l'enfance, Magali n'a jamais pu se stabiliser.
"Je ne pouvais pas me stabiliser puisqu'à chaque fois, on me changeait d'endroit. Voyant que je ne parlais pas beaucoup, ils ont réagi comme si le problème venaient d'eux. A chaque fois c'était "non mais, on ne comprend pas comment elle fonctionne cette gamine, les autres ils feront forcément mieux." Bah, non !"
ecouter lePodcast sur France Inter


Revue de presse 14 mai 2024


Santé périnatale : des résultats "médiocres" estime la Cour des comptes

"Le rapport pointe :
  • des risques périnataux importants et en progression. Ils sont liés au surpoids maternel, à une prise de poids inadaptée pendant la grossesse, aux consommations à risque des femmes enceintes, aux grossesses tardives (après 35 ans), à la prématurité et au faible poids à la naissance (moins de 2 500 grammes). Les mères en situation précaire, nées à l’étranger ou vivant en outre-mer présentent des risques accrus. Le suivi épidémiologique, lacunaire, ne permet pas d’orienter l’action publique ;
  • une sécurité et une qualité des soins insuffisantes. La réglementation sur l’organisation et les conditions techniques de fonctionnement des maternités, inchangée depuis 25 ans, n’est pas adaptée à l’évolution des prises en charge ni à la restructuration de l’offre de soins. Une vingtaine de maternités dérogent toujours au seuil minimal de 300 accouchements annuels, et les maternités qui en réalisent moins de 1 000 par an ont de plus en plus de mal à attirer des personnels qualifiés ;
  • une prévention défaillante ;
  • un accompagnement parental trop limité".

Lire l'article sur Vie publique

Que nous raconte l’isolement social

"Comment comprendre la logique et la mécanique de l'isolement social ?
Sans réduire la spécificité des parcours des individus isolés, les données produites par la tradition sociologique - Durkheim, Castel - permettent de comprendre les causes de ce phénomène."
Ecouter l'émission sur France Culture

Maltraitance physique chez l’enfant. Améliorer le repérage, le diagnostic et la prise en charge dans le secteur de la santé

"La maltraitance à enfants a longtemps été ignorée. Les récents plans ministériels prévoient de nombreuses mesures de protection dont le déploiement d’unités d’accueil pédiatriques des enfants en danger (UAPED). Malgré toutes ces avancées, le diagnostic reste sous-estimé dans le secteur de la santé avec une prévalence de l’ordre de 1 enfant sur 10 dans les pays à hauts revenus, toutes catégories de maltraitance confondues. La fréquence de décès serait de 1 enfant tous les 5 jours en France. Les violences subies durant l’enfance représentent une lourde perte de chance en termes d’espérance de vie, de santé, de développement et d’insertion. Le rapport est limité aux Maltraitances Physiques chez l’Enfant (MPE) et n’aborde donc pas les maltraitances sexuelles. Le maître-mot est la nécessité d’hospitaliser l’enfant pour une protection immédiate, une évaluation multidisciplinaire, les soins et l’alerte des autorités en temps utile. Les résultats de l’étude montrent une réelle prise de conscience de la MPE dans le secteur pédiatrique. Toutefois, le diagnostic peut être sous-estimé et banalisé chez l’enfant, ce qui signifie que l’étiologie « traumatisme infligé » doit être évoquée largement par le médecin quel que soit son lieu d’intervention. "
Lire le rapport de l'académie de médecine

Qui sont les « invisibles » du soin, du lien et de l’éducation ?

"Manque de reconnaissance, charge mentale, horaires décalés… les travailleurs du soin, du lien et de l’éducation ont été identifiés comme faisant partie des populations subissant de fortes contraintes impactant leurs vies personnelles et professionnelles selon l’étude 2024 sur les « Invisibles », réalisée par Travailler autrement, Diot-Siaci et Temps commun.
C’est un nouveau panorama d’une France en voie de décrochage économique, social et familial qui vient de paraître. Deux ans après une précédente étude qui faisait le point sur l’évolution des anciens « travailleurs de la deuxième ligne » identifiés lors de la pandémie de Covid-19, la fondation Travailler autrement, l’institut Diot-Siaci et le cabinet de conseil en impact social Temps commun dressent, à partir d’une enquête réalisée par l’institut de sondages Occurrence, un portrait-robot réactualisé des « Invisibles ». Autrement dit, de ces 11 millions de travailleurs évoluant dans un environnement personnel et professionnel marqué par des contraintes multiples.
Contraintes de temps, du fait des horaires décalés ou hachés ; contraintes de pénibilité entraînant une vie professionnelle difficile ; contraintes de précarité dues à des rémunérations inférieures à la moyenne ; contraintes familiales dans des foyers plus touchés qu’ailleurs par la monoparentalité ; contraintes de territorialité pour des populations au lieu de résidence toujours plus éloigné du lieu de travail, et même contraintes d’utilité pour des professions pas toujours reconnues à leur juste valeur.
Lire l'article des ASH

Paroles de « drogués » : confidences de consommateurs

"Cannabis, cocaïne, MDMA. Six millions de Français déclarent avoir consommé une de ces trois substances au moins une fois au cours de l’année. C’est quasiment une personne sur dix. Pour comprendre les motivations de ces usagers, Le Monde est allé à la rencontre de cinq d’entre eux pour qu’ils racontent leurs vies avec la drogue.
Ils sont cadres, travailleurs indépendants, éducateurs, sans emploi ou en apprentissage… tous affirment consommer ces produits illicites à des fins « récréatives ». Et cela malgré les risques pour leur santé et les poursuites judiciaires encourues. En qualité de consommateurs et de citoyens lambda, ils détaillent également comment ils s’accommodent du trafic de drogue criminel qu’ils alimentent en le finançant".
Lire l'article du Monde

« Une autre vision de la santé mentale est nécessaire, il faut sortir la psychiatrie de l’hôpital »

"Face à la crise grave et durable de la psychiatrie, la réforme des soins ambulatoires est une priorité. Ils devraient, en effet, être beaucoup plus développés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Les soins dans la cité n’ont que des avantages pour les personnes concernées par des troubles psychiques, comme éviter la désinsertion familiale et sociale ainsi que le recours à la contrainte, limiter la stigmatisation et rendre les soins plus acceptables et donc plus acceptés.
Cette préconisation est celle de tous les rapports successifs sur la santé mentale mais, à part quelques progrès marginaux ici ou là, l’objectif est loin d’être atteint. Beaucoup de lits d’hospitalisation ont été supprimés, mais les soins ambulatoires n’ont pas été suffisamment développés pour pouvoir les remplacer, avec, pour conséquence, une saturation des services restants, des délais d’attente aux urgences inacceptables et un nombre désolant de ruptures de soins.
Des financements ponctionnés
Le principal frein à l’avènement d’un nouveau modèle de soins semble être le rattachement hospitalier des équipes ambulatoires de psychiatrie. Ce rattachement contribue à la prééminence d’une culture hospitalière dans la conception des soins, éloignée de la vie des patients et de celle des autres acteurs médicaux et sociaux. De plus, les financements tendent toujours à valoriser nettement plus les activités d’hospitalisation que les soins ambulatoires.
Cela est manifeste quand il s’agit d’interventions communautaires inconnues des autres spécialités : visites à domicile, réhabilitation sociale et professionnelle, sorties thérapeutiques, thérapies de groupe, concertations interprofessionnelles, etc. Ainsi, les postes octroyés et l’emploi du temps des personnels sont accaparés par la prise en charge des patients hospitalisés, au détriment de la psychiatrie hors les murs".
Lire la tribune dans le Monde


Revue de presse 8 mai 2024


Enfance en danger : le Syndicat de la magistrature demande un plan d'urgence

En ce début d’année 2024, deux évènements tragiques questionnent, encore et encore, l’état de la protection de l’enfance en France. La mort de la jeune Lily, 15 ans, retrouvée pendue dans sa chambre d’hôtel le 25 janvier 2024 dans le Puy de Dôme ; celle de la jeune Myriam, 14 ans, retrouvée morte dans un appartement en Seine-et-Marne le 25 février dernier, lors d’une fugue de son foyer alors qu’elle était placée à l’Aide Sociale à l’Enfance. Ces décès font écho à celui du jeune mineur isolé de 17 ans, qui avait été poignardé à mort par un autre jeune, dans un hôtel des Hauts-de-Seine où il était placé, en décembre 2019.
Comment a-t-on pu en arriver là ?Depuis plus de 20 ans, l’enfance en danger est de moins en moins bien protégée.
La loi « réformant la protection de l’enfance » du 5 mars 2007 a donné compétence exclusive aux conseils généraux, désormais départementaux, sans transfert suffisant des dotations étatiques. Affichée comme voulant « recentrer » le civil sur des compétences territoriales, elle a eu pour conséquence de considérablement réduire les moyens éducatifs des services de l’Etat (Protection Judiciaire de la Jeunesse – PJJ), et de mettre fin de fait à la double compétence civile et pénale de la PJJ instituée depuis 1958.
La loi du 14 mars 2016 annoncée « recentrée » sur « la protection de l’enfant », n’a pas réellement été mise en œuvre. Six ans plus tard a été promulguée la loi Taquet du 7 février 2022, cette fois-ci « relative à la protection des enfants », considérant qu’il y avait urgence… Mais, il a fallu encore deux ans pour que la plupart des décrets d’application, et notamment l’un des plus attendus relatif à l’interdiction d’hébergement hôtelier des enfants, soient enfin publiés, démontrant une fois encore que les questions financières priment sur l’urgence de l’accompagnement.
Cette affluence de normes n’a toutefois pas permis de pallier la lente mais inéluctable dégradation de la protection de l’enfance.
Dans les écoles, le manque de moyens est criant, les assistantes sociales, les infirmières scolaires sont en sous-nombre, alors que ces professions sont les premières à faire de la prévention et à identifier les enfants en situation de danger."
Lire le communiqué

Enquête de l’inspection générale des affaires sociales relative à la pauvreté des jeunes en milieu rural

"A partir de premières recherches, travaux documentaires et statistiques, entretiens avec des acteurs nationaux dont les services de l’Etat, les collectivités territoriales et les têtes de réseau de différentes associations impliquées sur les territoires ruraux, la mission a effectué plusieurs déplacements et rencontré des acteurs de terrain dans 4 territoires ruraux marqués par des forts indicateurs de pauvreté : le nord de l’Aisne, la Nièvre, le sud Ardèche et le Lodévois (Hérault).
Les acteurs associatifs sont particulièrement impliqués dans la conduite d’actions variées qui peuvent concerner les jeunes en situation de précarité résidant dans des territoires ruraux, à la fois au titre de leur intervention spécifique sur le sujet ou dans le cadre d’appels à projet, d’actions ciblées, portées, ou non, en partenariat avec d’autres acteurs du territoire.
Lien du questionnaire en lien avec cette enquète
Lire l'article de la Fédération des acteurs de la solidarité

Les mères seules dans le piège de la pauvreté : « J’ai eu un ami, mais ce n’était pas jouable »

"Un foyer sur quatre compte un seul parent, soit deux fois plus qu’il y a trente ans. Ces mères, pour l’essentiel, cumulent les difficultés et suscitent enfin une timide prise de conscience de l’Etat.
Une évolution sociétale massive, dont médias et politiques ont mis du temps à prendre conscience, tout comme la statistique publique : de l’Insee au Trésor public, il n’existe pas de définition harmonisée de ce qu’est une « famille monoparentale ». Un flou qui se retrouve dans l’instabilité du champ lexical : on parle ici de « parent isolé », de « mère célibataire » ou de « maman solo » : dans 82 % des cas, ce sont en effet les femmes qui élèvent seules les enfants."
Lire l'article du Monde

Le Parlement européen approuve la création d'une carte européenne du handicap

"La carte européenne du handicap et la carte de stationnement pour les personnes en situation de handicap devraient, selon la vice-présidente de la Commission européenne, Věra Jourová, « faciliter la vie d'environ 87 millions de personnes et leur famille ».
Le 24 avril 2024, le Parlement européen a en effet donné son accord pour la mise en œuvre de ces cartes, en votant en faveur de la proposition de directive de la Commission européenne."
Lire l'article du Média social

ASE : la reconnaissance d’un ancien enfant placé

"Enfant de la DDASS, comme on disait il y a quelques années, Yannick Paquereau est aujourd’hui secrétaire général de la FNLV (Fédération nationale des lieux de vie). Un parcours exemplaire mais pas unique qui lui donne une légitimité pour faire entendre une autre musique que celle de la victimisation systématique et de l’injustice perpétuelle. Un témoignage en faveur des « gens biens » du secteur".
A noter dans cette tribune, l'importance du soutien apporté par les proches de "l'amoureuse": "C’est la meilleure amie de mon amoureuse de l’époque, dont le père était directeur de cabinet dans une mairie assez importante, qui m’a trouvé un job à la médiathèque et un appartement en HLM, il a cru en moi. Je ne les remercierais jamais assez. Bref, c’est ma capacité à créer du lien, plus que l’accompagnement de la structure qui m’a permis de m’envoler et de survivre dans la dignité".
Lire la tribune dans les ASH


Revue de presse 30 avril 2024


Christian Mouhanna, sociologue : « En dépit de dramatiques faits divers, le nombre de mineurs auteurs de délits baisse »

"Le chercheur au CNRS voit dans les discours punitifs à l’encontre des jeunes une « rengaine » alimentant « un discours anxiogène » et il regrette, dans une tribune au « Monde », que les moyens manquent pour prendre en charge les mineurs en danger, de plus en plus nombreux".
Le discours sur des délinquants toujours plus jeunes et plus violents "n’est ni neuf ni étayé par des résultats scientifiquement prouvés, bien au contraire. Toute réflexion s’appuyant sur les nombreux rapports disponibles dans les ministères ou les assemblées législatives, sans parler des laboratoires de recherche et les universités, est écartée au profit d’une réaction immédiate, sans mise en perspective."
Lire l'article du Monde

Attractivité : Catherine Vautrin veut en finir « avec le dogme du diplôme d’Etat »

"Le gouvernement entend « repenser l’attractivité des métiers » des secteurs sociaux et médico-sociaux. Catherine Vautrin présente cet après-midi son plan d’action qui prévoit notamment l’élargissement du vivier des recrutements en misant sur la VAE.
Dans le cadre d’un « grand plan », dont les ASH ont eu connaissance et que Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, doit présenter cet après-midi à l’occasion d’un déplacement en Seine-et-Marne, l’exécutif entend « repenser la question de l’attractivité des métiers » en mobilisant les équipes de France travail qui devront, dans ce cadre, mettre en place un conseiller référent spécifiquement dédié aux métiers du social et du médico-social dans chaque bassin de vie. Celui-ci, selon les informations du ministère devra notamment « construire des parcours individualisés » à destination des chômeurs souhaitant s’orienter vers ces métiers".
Lire l'article des ASH

En Ille-et-Vilaine, pourquoi 400 enfants placés restent sans solution

"« On ne se relève pas du confinement. » Les mots d’Anne-Françoise Courteille, première vice-présidente du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, sont sans détour. L’élue évoque la situation délicate que traverse l’Aide sociale à l’enfance. « Le confinement a eu des effets dévastateurs importants sur les gens les plus fragiles. La santé mentale s’est dégradée. Les services de protection de l’enfance doivent faire face à une recrudescence de situations catastrophiques. On constate que de plus en plus de jeunes femmes ne sont pas en capacité de s’occuper de leur bébé. Absence du père, déni de grossesse, consommation de stupéfiants et d’alcool… D’avantage de nouveau-nés sont placés et ce, parfois, dès la maternité. »
Lire l'article du Télégramme

L’OMS s’inquiète de la consommation « alarmante » d’alcool et de cigarettes électroniques chez les adolescents

"« L’utilisation généralisée de substances nocives chez les enfants dans de nombreux pays de la région européenne – et au-delà – constitue une grave menace pour la santé publique », a alerté le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Kluge, cité dans un communiqué. Il appelle notamment, pour contrer cette tendance, à augmenter les taxes, à limiter les points de vente et la publicité et à bannir les agents aromatisants.
Après des années de recul de l’usage des substances psychoactives, « certaines données suggèrent que la pandémie de Covid-19 a provoqué une nouvelle augmentation de la consommation », relève le rapport, qui rassemble les données de 280 000 jeunes en Europe, en Asie centrale et au Canada. Les mesures de confinement ont, en effet, modifié les habitudes des 11-15 ans. Ces derniers ont été plus présents en ligne, et donc plus exposés à des publicités numériques. Cette évolution pourrait laisser des traces".
Lire l'article du Monde

« Réconciliations », la méthode aux 100% de réussite au Bac d’un prof de Drancy

"À Drancy (93), Jérémie Fontanieu a inventé une méthode pédagogique qui met les parents au centre de la scolarité de leur enfant. Dans un documentaire, il raconte les coulisses de ses 100% de réussite au baccalauréat"


Retour sur le débat « défaillances de l’aide sociale à l’enfance » à l’Assemblée Nationale

"Le mercredi 3 avril, Mme Noémie Ninnin, chargée de plaidoyer - programme « Protection » à l’UNICEF France, Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Convention nationale des associations de protection de l'enfance (CNAPE) et Lyes Louffok, vice président de l'association "les oubliés de la République" ont été conviés à une table-ronde relative aux défaillances de l’aide sociale à l’enfance, à l’Assemblée nationale, à l’invitation de la députée Marianne Maximi et des députés du groupe La France insoumise"
Voir la vidéo sur le site de l'Assemblée nationale


Revue de presse 23 avril 2024


Projet de loi visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique

"Filtre anti-arnaque, blocage rapide des sites pornographiques accessibles aux mineurs, peine de bannissement des réseaux sociaux pour les cyber-harceleurs… Voici quelques-unes des mesures du projet de loi dit SREN pour mieux réguler l'espace numérique et protéger les internautes, notamment les plus jeunes, ainsi que les entreprises.
Le projet de loi s'inspire notamment de trois rapports parlementaires sur l'industrie pornographique et sur la souveraineté numérique.
Il a été modifié par le Parlement, qui a tenu compte, lors de la commission mixte paritaire, des deux avis circonstanciés adressés par la Commission européenne au gouvernement demandant que le projet de loi soit mis en conformité avec le droit européen".
Lire l'article sur Vie Publique

« C’est un problème de santé publique » : dans une consultation pour de jeunes enfants « surexposés » aux écrans

"Un petit qui ne parle pas, fixe difficilement du regard… Des parents inquiets viennent chercher un accompagnement à l’hôpital de Bondy, auprès de la pédiatre Sylvie Dieu Osika. En 2019, quand sa consultation a été lancée, l’âge cible se situait avant 11 ans. Désormais, il est passé sous la barre des 3 ans.
Pour la pédiatre, sa sollicitation dans les médias est l’occasion de délivrer un message qui fait écho aux recommandations de santé : pas d’exposition des plus petits avant l’acquisition du langage – 2 ans au moins, dit-elle –, et une exposition très encadrée durant l’enfance. « Ne diabolisons pas : cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire un Skype avec les grands-parents et le bébé sur les genoux, regarder des photos de famille ou une petite comptine en vidéo, explique-t-elle. Mais il faut bien comprendre qu’un petit enfant laissé seul devant un écran n’apprend pas, même s’il sait répéter ce qu’il entend. Et, laissé seul trop longtemps devant l’écran, il peut se retrouver dans un état de réelle dépendance. C’est du temps pris sur les interactions familiales, les activités propices au développement moteur et psychoaffectif. »"
Lire l'article du Monde

Médicosocial : 1 964 solutions nouvelles en IDF avant 2030

"Accueil de jour hors les murs, plateforme de services coordonnés... D'ici à 2030, près de 2 000 "solutions nouvelles" seront déployées en Ile-de-France pour améliorer l'accompagnement des personnes handicapées. Focus sur 175 projets retenus en 2024.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du déploiement de 50 000 « solutions nouvelles », principalement dans vingt départements « en tension », promises par Emmanuel Macron lors de la Conférence nationale du handicap en avril 2023 (Lire : 50000 "solutions" nouvelles dans le médico-social d'ici 2030).
Lire l'article sur Handicap.fr

Plan contre la violence des jeunes : “Le discours de Gabriel Attal est dangereux et sociologiquement faux”

"Répression, stigmatisation des parents, mention de l’indiscipline dans Parcoursup… Pour la sociologue Coline Cardi, les mesures annoncées par le Premier ministre entérinent les inégalités scolaires et sociales."
Extrait : "Les statistiques montrent que la violence n’est pas plus importante qu’elle n’a été. En revanche, la tolérance à la violence est moins forte, et le discours politique, avec l’instrumentalisation de ces violences, nourrit des thèses de droite, voire d’extrême droite, autour de la répression et de la faiblesse de l’autorité. Alors qu’il y a évidemment des explications à cet usage de la violence par une certaine jeunesse qu’on stigmatise et qu’on observe aussi plus que les autres — des enfants des cités, des enfants dont on suppose qu’ils sont d’origine musulmane."
Lire l'article de Télérama

Aide Sociale à l'Enfance, République en souffrance

"Qu’ils soient juges pour enfants, référents de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), éducateurs, médecins de la PMI ou assistantes sociales, ces professionnels oscillent entre désarroi, fatalité et colère. Ils dénoncent les défaillances d’un système à bout de souffle : manque de place, de structures, de familles d’accueil, manque d’effectif, de travailleurs sociaux, de formation, manque de temps pour accompagner les enfants ou contrôler ceux qui les accueillent, manque d’argent car l’ASE relève des départements, qui n’en font jamais une priorité.
En 2022, le gouvernement a rappelé les départements à leurs responsabilités, dans une loi censée améliorer les conditions de repérage, d'accueil et d'accompagnement des enfants relevant de l’ASE. Mais les décrets d’application tardent et on est encore loin d’une réforme en profondeur, comme les professionnels du secteur le réclament.
Et pourtant, les statistiques parlent d’elles-mêmes : un sans domicile fixe sur quatre est passé par l’ASE, 30% des mineurs délinquants sont d’anciens enfants placés. Il y a aussi la mort d’enfants qui auraient dû être retirés de leur famille ou d’adolescentes placées dans des lieux inadaptés, faute de place. Pour empêcher ces tragédies, la loi de 2022 qui commence à être appliquée, prévoit l’accompagnement des 18-21 ans, au lieu d’une sortie sèche des dispositifs à leur majorité. Elle interdit aussi les placements à l'hôtel pour les mineurs. Elle systématise le contrôle des antécédents judiciaires des professionnels et des bénévoles qui interviennent auprès des enfants, car les affaires de maltraitance, de violences sexuelles ont aussi terni l’image de l’ASE. Au point que le recrutement de travailleurs sociaux est devenu un casse-tête, tout comme le renouvellement des familles d’accueil".
ecouter le podcast sur France Inter

La loi pour lutter contre l’habitat vétuste est publiée

"Une loi, publiée au Journal officiel du 10 avril 2024, entend lutter contre les habitations insalubres, estimées à près d’un million et demi. Le texte « visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement » répond à trois objectifs : prévenir la dégradation des logements, accélérer leur réhabilitation, lutter contre les marchands de sommeil."
Lire l'article des ASH


Revue de presse 16 avril 2024


Avis du Comité national de lutte contre l'exclusion (CNLE) sur les sanctions

"Le présent avis s’ouvre sur la présentation du champ de réflexion du CNLE quant à la notion, la portée et la nécessité de revoir la politique des sanctions. Il rend compte de l’inquiétude des personnes concernées dans une période où l’inscription dans la loi « pour le plein emploi » d’une nouvelle mesure de « suspension-remobilisation » d’une part, de conditionnalité à 15 h d’activité du versement de l’allocation d’autre part font craindre une instabilité accrue des revenus. La dernière partie rassemble de façon thématique les sujets des huit recommandations et des analyses qui ont jalonné le travail de diagnostic du CNLE. Une des principales recommandations est de suggérer aux pouvoirs publics de réfléchir à la définition précise d’un montant qui pourrait être déclaré insaisissable ou sur d’autres éléments de sécurisation de la situation des ménages."
Lire l'avis

Des chercheurs préconisent de modifier le cadre des contrôles d’identité en Europe

"Une étude montre que, si les pratiques diffèrent d’un pays à l’autre, elles se heurtent à des critiques souvent identiques, dont le contrôle au faciès. Deux ONG et trois associations viennent de saisir l’ONU pour le faire cesser en France.
Deux ONG internationales et trois associations françaises ont saisi, jeudi 11 avril, les Nations unies pour faire cesser en France ce qu’elles nomment des « contrôles au faciès ». Dans leur plainte, Amnesty International France et Human Rights Watch, mais aussi Pazapas, le Réseau égalité, antidiscrimination, justice interdisciplinaire (Reaji) et la Maison communautaire pour un développement solidaire (MCDS) ont précisé agir « en raison de l’absence de mesures concrètes, efficaces et pertinentes destinées à mettre fin à la pratique des contrôles d’identité discriminatoires ». Selon les requérantes, la France ne se conformerait pas aux prescriptions de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discriminations raciales, dont elle a pourtant été signataire en 1971."
Lire l'article du Monde

Loi du 15 avril 2024 visant à soutenir l'engagement bénévole et à simplifier la vie associative

"La loi vise à répondre à des problématiques concrètes des associations, locales comme nationales. Elle comporte différentes mesures pour encourager le bénévolat et simplifier la vie des associations, en particulier sur le plan financier." Elle met aussi l'accent sur l'accès à la formation et au congé d'engagement associatif pour les bénévoles.
Lire l'article sur Vie Publique

ONPE : un outil d’évaluation des négligences auprès des jeunes enfants




Revue de presse 9 avril 2024


Existe-t-il des profils types d’auteurs de violence conjugale ?

"Comment des personnes peuvent transformer des relations intimes supposées fondées sur les sentiments, l’égalité et la confiance en un enfer relationnel fait de violences ? Nous avons a priori du mal à le comprendre. En France, les auteurs de violence contre partenaire intime ont longtemps été l’angle mort des connaissances scientifiques et des politiques publiques. On peut l’expliquer par la conjonction d’une priorité légitimement donnée aux victimes, aux difficultés de leur prise en charge et à une pratique judiciaire longtemps essentiellement punitive.
Un point d’inflexion est apparu lors du « Grenelle contre les violences conjugales » de 2019 et notre équipe interdisciplinaire (sociologie, démographie, droit) a alors souhaité combler cet angle mort concernant les auteurs de « violence contre partenaire intime » – selon l’appellation internationale évitant une réduction au stéréotype de la « femme battue ». Nous avons mené une recherche empirique entre 2020 et 2023."



Lire l'article de the Conversation

Travail social : le secteur se mobilise le 4 avril

"Les professionnels du social et du médico-social appellent à la grève jeudi prochain. A travers des manifestations dans toute la France, ils réclament la revalorisation de leurs salaires et la reconnaissance de leurs métiers en peine d'attractivité. « On décompte environ 50 000 postes vacants, une prévision de 150 000 départs à la retraite d’ici 2025, et une baisse du nombre d’étudiants, futurs professionnels, inscrits dans les écoles de travail social ! », résume le communiqué d'appel à la mobilisation nationale du 4 avril prochain, intitulé « Urgence sociale, urgence salariale ».
Depuis plusieurs années, les revendications du secteur se suivent et se ressemblent, témoignant de conditions de travail de plus en plus difficiles. Résultat : les candidats aux professions de l'accompagnement se font rares, ce qui met en péril la prise en charge des personnes les plus vulnérables. En tête du ras-le-bol, les faibles salaires et l'application inéquitable de la prime Ségur de 183 € mensuels dont certains personnels techniques et administratifs sont exclus."
Lire l'article des ASH

Commission d'enquête sur l'ASE : « Il est grand temps pour la représentation nationale d'établir un diagnostic clair

Le groupe Socialistes et apparentés a décidé d'utiliser son droit de tirage annuel pour permettre à la représentation nationale d'investiguer sur « les manquements des politiques de protection de l’enfance ». La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a acté le 2 avril la recevabilité de cette demande."
Lire l'article d'enfance et jeunesse infos

Penser la protection des enfants et des adolescents victimes de prostitution

Première séance des rendez-vous de l'ONPE portant sur le thème : accompagner les enfants et adolescents victimes de prostitution, organisés le 23 juin 2023. Animée par Émilie Cole, chargée d’étude à l’ONPE,



Communication alternative et améliorée : "L'enjeu de la formation des professionnels est énorme"

"Alors que la communication alternative et améliorée (CAA) sera rendue obligatoire dans les structures "handicap" d’ici 2027, Paralysie cérébrale France en fait le thème de son congrès, les 4 et 5 avril à Angers. Pour Christelle Trehet-Collet, présidente d’Handicap Anjou et co-organisatrice de l’évènement, il y a urgence à déployer largement ces techniques.
Christelle Trehet-ColletParce qu’on parle beaucoup d’inclusion des personnes handicapées dans la société et de leur autodétermination… Mais comment faire valoir sa capacité à agir et à décider de sa vie, si on ne peut pas communiquer ?
Or, la CAA permet à des personnes ayant d’importantes difficultés de communication de se faire comprendre. Son utilisation est d’ailleurs inscrite dans la Convention des droits des personnes handicapées au nom du droit à la liberté d’expression.
Lire l'article du Média social

L’éducation nationale en a assez des réformes à gogo et des «groupes» gadgets

"On ne connaît pas beaucoup de professions qui, à l’image des enseignants, ont été à ce point ballottées de réformes en réformes sur les dernières décennies, et ne parlons pas des dernières années. Chaque nouveau ministre de l’Education nationale souhaitant imprimer sa marque, voire son nom, pour le meilleur ou pour le pire (à l’exemple de la réforme Blanquer du baccalauréat qu’il a fallu détricoter fissa quand on s’est rendu compte qu’elle était impraticable), les virements et revirements sur l’aile sont légion alors que les problèmes de fond ne sont toujours pas résolus : sous-effectifs et manque de considération.
Quand on sait que l’éducation nationale a vu défiler trois ministres en moins d’un an, la deuxième (Amélie Oudéa-Castéra, pour celles et ceux qui l’auraient oubliée) s’acharnant avec constance à achever de ruiner la crédibilité de la fonction, on comprend les multiples raisons qui poussent ces jours-ci les collèges à se mobiliser contre la dernière réforme en date, les «groupes de niveau»… "

Lire l'article de Libération

«On nous met à la poubelle par un simple courrier» : le Nord tourne le dos à l’insertion par la culture

"Le conseil départemental a choisi de couper ses budgets destinés à financer des actions de réinsertion sociale par la culture. Jeudi 4 mars, au théâtre de la Verrière à Lille, plusieurs responsables associatifs ont alerté sur le risque de désocialisation d’une partie de la population.
«J’ai longtemps été une personne très, très timide, je restais enfermé chez moi. La culture m’a beaucoup aidé ; elle m’a appris à aller vers les gens et à trouver un emploi.» Hervé Guttin, agent d’entretien, s’en excuse presque : «J’ai eu une vie un peu difficile, ça m’a fait perdre beaucoup de confiance en moi.» Puis il y a eu le théâtre, le chant, les sorties proposées par l’association FCP (formation-culture-prévention) qui a appris à lire et écrire, voilà cinq ans, à cet homme de 59 ans. Le Nordiste discret s’est révélé, laissant derrière lui ses années au RSA.
Comme cet habitant de La Madeleine, commune de la métropole lilloise, plusieurs bénéficiaires de ce type d’actions, de travailleurs sociaux et d’éducateurs sont venus témoigner au théâtre lillois de la Verrière, jeudi 4 avril 2024, de leur «incompréhension», leur «colère» et leur «révolte» face à une décision jugée brutale : celle du désengagement financier du conseil départemental du Nord des réseaux insertion et culture.
Lire l'article de Libération


Revue de presse 2 avril 2024


Le Défenseur des droits - Rapport annuel d'activité 2023

"La Défenseure des droits constate une augmentation des réclamations dans l'ensemble de ses cinq domaines de compétence que sont la défense des droits des usagers des services publics, la lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité, la défense des droits de l'enfant, la déontologie de la sécurité et l'orientation et la protection des lanceurs d’alerte.
L'année 2023 a été marquée par une forte augmentation des réclamations, avec près de 138 000 réclamations en 2023, soit une hausse de 10% par rapport à 2022. En 2023, le Défenseur des Droits a enregistré plus de 118 000 appels aux plateformes téléphoniques, soit une hausse de 18% par rapport à 2022."
Extrait : " notre rôle ne s’arrête pas au traitement des réclamations dont nous sommes saisis : notre ambition est d’en tarir la source. Faire en sorte que les services publics retournent au contact des usagers et facilitent l’accès aux droits, que les discriminations soient combattues par une politique publique d’ampleur, que les forces de sécurité retrouvent la confiance des citoyens, que tous les enfants voient leurs droits respectés, que des citoyens puissent lancer des alertes sans être inquiétés : tel est le sens de notre engagement."
Lire le rapport sur Vie Publique

L'ubérisation : une réponse discutable au déficit d'attractivité

"Mettre en relation des professionnels de l'aide et du soin, sous le statut d'auto-entrepreneur, avec des établissements médico-sociaux en mal de main d'œuvre : c'est le pari de plateformes telles que Mediflash. Une forme d'ubérisation du secteur qui préoccupe les pouvoirs publics.
Au cœur du sujet : la plateforme Mediflash, lancée en juillet 2020 par trois anciens étudiants de l’école de commerce HEC, dont Maxime Klein, infirmier mosellan. Leur concept : appliquer au monde sanitaire et médico-social le modèle désormais bien connu des livreurs ou chauffeurs Uber".
Lire l'article du Média social

Revenu jeunes : la transversalité des acteurs territoriaux pour participer à l’émancipation des jeunes…

"Après la Métropole de Lyon, les départements de Haute-Garonne, de Loire-Atlantique, de la Gironde et la collectivité de Martinique, le département de Meurthe et Moselle a lancé le revenu d’émancipation jeunes, une allocation de 500 euros délivrée pendant 6 mois renouvelable une fois pour les jeunes de 16 à 25 ans ayant peu de revenus. Visant l’autonomie, l'émancipation sociale et citoyenne des jeunes, cette aide est audacieuse car sans contreparties.
Les bilans réalisés sur la Métropole de Lyon et le département de Loire Atlantique dressent un bilan positif avec un effet tremplin en Loire Atlantique où un bénéficiaire sur deux n’est pas connu des institutions. D’autres collectivités territoriales proposent des aides ou étudiantes, proches du Revenu Minimum Étudiant : Grande-Synthe, Longwy, Dijon, Cholet…
Lire l'article d'enfance et jeunesse infos

Abécédaire de la protection de l'enfance par Emmanuelle Toussaint et Séverine Euillet

"Bien que l’enfant soit au cœur du dispositif de protection de l’enfance, force est de constater que tant dans les écrits des professionnel.les que dans les productions des chercheur.es, la part laissée à la voix authentique des enfants est minime. Souvent, leurs propos visent à illustrer-étayer les analyses réalisées. Pour autant, lorsque les enfants protégés trouvent une oreille attentive auprès d’un adulte, celui-ci se trouve dépositaire de récits et témoignages forts dans lesquels chaque enfant livre son vécu, rend compte de sa propre réalité, éclairant ainsi des horizons que la vision des adultes tient habituellement hors de portée."
Télécharger l'abécédaire


Revue de presse 26 mars 2024


ESPER, c'est quoi ?

"Actuellement, le manque d'études de cohorte en Protection de l'enfance, que ce soit en France ou dans le monde, est un sujet préoccupant.Aujourd'hui, en France, seulement 4 cohortes sont centrées sur la santé des enfants en France, dont une seule axée sur la protection de l'enfance : PEGASE.
Peu de données existent sur l'état et l'évolution de la santé de ces enfants. Ce qui fait consensus, c’est le mauvais état de santé de cette population lors de leur admission dans le dispositif de protection de l’enfance. Dans ce contexte, la recherche ESPER (Etude de cohorte proSPective des Enfants pRotégés) revêt une importance capitale pour décrire leur état de santé physique, psychique ainsi qu'une évaluation de leur développement.
Découvrir le projet PEGASE

Le gouvernement va lancer une campagne de contrôle de l’ensemble des groupes de crèches

La ministre déléguée chargée de l’enfance et des familles, Sarah El Haïry, veut par ailleurs aligner le cadre réglementaire des microcrèches sur celui des petites crèches, comme le recommande un rapport de l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des finances publié lundi.
Lire l'article du Monde
Lire le rapport de l'inspection générale des finances

L’Uriopss Île-de-France dévoile son premier « baromètre de la protection de l’enfance »

"Ce baromètre met en lumière des tendances marquantes, telles que l’augmentation (en Île-de-France comme à l’échelle nationale) des accompagnements et des prises en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. On constate également que l’Île-de-France se distingue par une prépondérance des hébergements en établissements, et un accueil familial moins représenté (28,9%) qu’à l’échelle nationale (39,6%). Des disparités s’observent cependant, certains départements franciliens investissant par exemple fortement les Lieux de Vie et d’Accueil ou les Villages d’Enfants.
Par ailleurs, ce rapport met en évidence la forte proportion de jeunes majeurs accompagnés par les Départements franciliens : les publics confiés à l’ASE en Île-de-France sont globalement plus âgés qu’à l’échelle nationale, et 28,2% d’entre eux sont de jeunes majeurs (contre 18,9% à l’échelle nationale), traduisant un réel investissement des Départements en faveur de la préparation à l’autonomie et la lutte contre les « sorties sèches »."

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Revue de presse 19 mars 2024


Violences intrafamiliales : le Parlement facilite le retrait de l’autorité parentale

"La proposition de loi de la députée socialiste Isabelle Santiago, examinée à tour de rôle dans les deux chambres du Parlement depuis plus d’un an, va désormais pouvoir être promulguée après son adoption à main levée à la chambre haute.
Les députés avaient approuvé le texte dans les mêmes termes lundi 11 mars à l’unanimité, après avoir trouvé un accord avec les sénateurs sur une version de compromis.
La mesure phare de cette proposition de loi vise à permettre le retrait automatique de l’autorité parentale d’un parent condamné pour un crime commis sur son enfant ou sur l’autre parent, ou pour une agression sexuelle incestueuse sur son enfant ; sauf décision contraire et motivée du juge.
« Ce texte est très attendu parce qu’il est de notre devoir de protéger l’enfant victime de son parent agresseur, parce que le foyer doit toujours rester un lieu où l’enfant peut grandir en paix et en sécurité », a souligné le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, assurant que la législation française deviendrait sur ces sujets « la plus complète et la plus protectrice d’Europe »."
Lire l'article sur Weka.fr

"Il faut rendre la santé mentale plus visible" : le mal-être des jeunes continue à s'aggraver

"Quatre ans après le premier confinement pendant la crise sanitaire, 4 jeunes de 18 à 24 ans sur 10 sont en dépression modérée à sévère, contre 26% avant la crise Covid, selon une nouvelle étude que France Inter vous révèle en exclusivité et en partenariat avec le magazine Marianne".
L'émission s'appuie sur le témoignage en longueur de deux jeunes touchés par ce phénomène.
Ecouter le podcast sur France Inter

La monoparentalité en chiffres : majorité écrasante de femmes, mal-logement, temps partiel…

"Elles représentent près d’un quart des familles en France : les personnes, essentiellement des femmes, qui élèvent seules leurs enfants sont massivement en situation de précarité. A l’occasion du dépôt d’une proposition de loi par la gauche pour améliorer leur quotidien, tour d’horizon illustré de la monoparentalité."
Lire l'article de Libération

Crack à Paris : un collectif dépose un recours contre la « répression arbitraire »

"Fédération Addiction, Addictions France, Oppelia, Safe, Gaïa Paris… Cinq associations du champ de l’addictologie veulent faire annuler l’arrêté de la préfecture de police de Paris du 16 février. Le dernier d’une longue série : depuis avril 2023, l’autorité interdit les regroupements de personnes « sous l’emprise » ou « en manque » de cocaïne base dans certains secteurs de Paris et de la Seine-Saint-Denis."
Lire l'article des ASH

Lisa, Louka, Mathéïs, la triste chronique de trois infanticides annoncés

"Un enfant est tué tous les cinq jours, en France, dans le cadre familial. Presque toujours, les enquêtes montrent que ces crimes sont précédés d’alertes, que la société ne veut pas ou ne sait pas prendre en compte. Pour comprendre cette défaillance collective et systémique, « Le Monde » a retracé trois histoires d’infanticide".
" Trois récits singuliers, aux signaux d’alerte allant crescendo. Tous mettent en lumière, à différents échelons, les défaillances du système pour protéger ces enfants. Contrairement aux féminicides, les infanticides restent vus comme de simples faits divers, non politisés, où la responsabilité de la société est peu interrogée. « Trop souvent, alors qu’on se demande comment on en est arrivé là, l’analyse des affaires révèle des dysfonctionnements systémiques aux conséquences tragiques », note pourtant l’avis de la commission nationale consultative des droits de l’homme du 13 décembre 2023 sur les morts violentes d’enfants dans le cadre familial."
Lire l'article du Monde

Handicap : lever le tabou des violences sexuelles en établissement

"Un cri. Un professionnel penché sur le buste dénudé d’une résidente lourdement handicapée. Une aide-soignante qui s’alarme et alerte. Le salarié qui évoque ses pulsions sexuelles. La direction porte plainte et le licencie pour faute grave. Mais l’inspection du travail conteste le licenciement en raison de son statut de salarié protégé par un mandat syndical.
Ces faits se sont produits dans une maison d’accueil spécialisée (MAS) du nord ouest de la France en août 2022. « En cas de licenciement d’un salarié protégé, l'inspection du travail doit juger si la faute est suffisamment grave pour l’accepter, et s’assurer que les faits établis n’ont rien à voir avec sa fonction de délégué syndical. Je découvre avec stupeur qu'elle considère que la preuve absolue n’est pas établie malgré les faits et témoignages convergents », décrit le directeur de l’établissement."
Lire l'article du Media social


Revue de presse 12 mars 2024


Les politiques publiques en faveur de la mobilité sociale des jeunes

Le rapport de France stratégie "éclaire les phénomènes de reproduction sociale dans les parcours scolaires comme professionnels des jeunes sur les quatre dernières décennies. Cette analyse tout au long du cycle de vie permet d’identifier les principaux déterminants de la mobilité sociale et les politiques menées au regard de ces derniers. La publication propose également une cartographie originale des dispositifs et moyens déployés par l’État pour y remédier par grands domaines de l’action publique en faveur des jeunes : éducation, emploi et insertion professionnelle.
Les auteurs analysent plusieurs dispositifs publics visant à corriger les inégalités sociales et ayant fait l’objet de réformes significatives depuis 10 ans : mixité sociale et scolaire, obligation de formation 16-18 ans, quotas de boursiers dans Parcoursup, apprentissage dans le supérieur, compte personnel de formation (CPF) et plan d’investissement dans les compétences (PIC). Pour chacun d’eux sont recensées les pistes d’amélioration présentes dans le débat public".
Lire l'article sur Vie publique
Télégharger le rapport

Plaidoyer pour la mixité scolaire avec François Dubet

"Comment briser le “ghetto scolaire”? Débat avec le professeur de sociologie émérite à l’université Bordeaux II, directeur d’études à l’EHESS, François Dubet qui publie, avec l’ancienne ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, “Le ghetto scolaire” (La République des Idées, Seuil)."
Ecouter l'émission sur France terre
Lire l'introduction du livre

Revenu jeunes : la transversalité des acteurs territoriaux pour participer à l’émancipation des jeunes…

"Plus d'un quart des jeunes vivant sous le seuil de pauvreté en France, selon la DARES. Chez les 18 à 29 ans, ce taux a augmenté de 50% entre 2002 et 2018.
Après la Métropole de Lyon, les départements de Haute-Garonne, de Loire-Atlantique, de la Gironde et la collectivité de Martinique, le département de Meurthe et Moselle a lancé le revenu d’émancipation jeunes, une allocation de 500 euros délivrée pendant 6 mois renouvelable une fois pour les jeunes de 16 à 25 ans ayant peu de revenus. Visant l’autonomie, l'émancipation sociale et citoyenne des jeunes, cette aide est audacieuse car sans contreparties.
Les bilans réalisés sur la Métropole de Lyon et le département de Loire Atlantique dressent un bilan positif avec un effet tremplin en Loire Atlantique où un bénéficiaire sur deux n’est pas connu des institutions. D’autres collectivités territoriales proposent des aides ou étudiantes, proches du Revenu Minimum Étudiant : Grande-Synthe, Longwy, Dijon, Cholet…
Ces soutiens aux revenus des jeunes interrogent l’orientation du soutien apporté aux jeunes, ciblé en priorité sur l’emploi, et bien moins vers une ambition plus universaliste et inclusive.
Lire l'article sur enfancejeunesseinfo.fr

À Mayotte, changer le droit du sol ne fait pas forcément baisser le nombre de naissances issues de parents étrangers

"En visite à Mayotte le 11 février dernier, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a fait part dès sa descente d’avion de la volonté du président de la République Emmanuel Macron d’inscrire la fin du droit du sol à Mayotte dans une révision constitutionnelle. Malgré de vives critiques, une semaine plus tard, Emmanuel Macron défendait son projet, déclarant : « Mayotte est la première maternité de France, avec des femmes qui viennent y accoucher pour faire de petits Français. Objectivement, il faut pouvoir répondre à cette situation ».
Si cette dynamique de restriction du droit du sol marque une rupture sans précédent depuis la période coloniale, il est important de noter qu’elle n’est pas entièrement nouvelle à Mayotte, où une réforme significative du droit du sol a déjà été opérée en 2018.
Quels sont les effets de cette réforme et comment éclairent-ils les débats actuels ?"
Lire l'article de the conversation


Revue de presse 5 mars 2024


Hébergement d'urgence : la justice reconnaît que c'est un droit inconditionnel pour tout sans-abri en détresse

"Un préfet peut-il décider de mettre un terme à l'hébergement d'urgence de personnes seules ou de familles au motif que celles-ci sont en situation irrégulière ? La question était examinée par le tribunal administratif de Toulouse. Voici ce qu'il faut en retenir. Le tribunal administratif de Toulouse annule un ensemble de décisions du préfet de Haute-Garonne mettant un terme à l'hébergement d'urgence de personnes seules et de familles, annonce, ce jeudi 29 février 2024, la juridiction dans un communiqué.
Pour motiver ses décisions le tribunal s'est fondé sur le Code de l'action sociale et des familles. Celui-ci prévoit notamment que "toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale, a accès à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence."
Lire l'article de France 3- franceinfotv

"Ces activités de protection de l’enfance, organisées à travers des associations intermédiaires, se retrouvent soumises aux nouvelles règles, plus contraignantes, de l’insertion par l’activité économique (IAE)."
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Coupes budgétaires : le champ de l'insertion redoute "la déconstruction d'un système vertueux"

"Décidément, la décision du gouvernement de procéder à des coupes importantes dans les budgets sociaux suscite des réactions très courroucées. Dernière en date, un collectif de 18 acteurs de l'insertion sociale et professionnelle (dont les Apprentis d'Auteuil) alerte sur « l'impact auprès des personnes vulnérables ». Le programme « accès et retour à l'emploi » devrait ainsi perdre 228 millions d'euros (M€).
Ces organisations considèrent que la mise en place voici cinq ans du Plan d'investissement dans les compétences (PIC) a permis de constituer un « système vertueux » permettant – via l'embauche de 500 professionnels – de remobiliser 25 000 personnes dont 70 % auraient retrouvé un emploi. Or « la suspension ou la réduction des crédits promis met des centaines de dispositifs en risque d’arrêt brutal », alerte le collectif."
Lire l'article du media social


Revue de presse 27 fevrier 2024


Sorj Chalandon, le juste et le vrai »

"Entre Jacques Rougeron, le héros bègue du premier roman de Sorj Chalandon, Le petit Bonzi et Jules Bonneau, qui s’enfuit de la colonie pénitentiaire de Belle-Île dans le dernier, L’Enragé, il y a un point commun : l’enfance maltraitée de Sorj Chalandon. L’histoire d’un enfant en manque d’amour qui a mis du temps à desserrer les poings pour saisir les mains tendues. "Jacques n'avait pas les mots pour répondre à ceux qui se moquaient de son bégaiement, alors, j'ai offert à Jules de se libérer avec les poings" explique l'écrivain."
Le récit et les analyses de Sorj Chalandon sur sa relation avec un père violent et mythomane sont très instructifs.
ecouter le podcast sur France culture

Dossier juridique : Le tiers digne de confiance

"La loi de protection des enfants du 7 février 2022, dite loi « Taquet », a introduit l’obligation d’évaluer systématiquement la possibilité de placer un enfant en danger, ou risque de l’être, auprès d’un tiers digne de confiance avant toute décision de placement institutionnel. Qui peut assumer ce rôle ? Comment est-il désigné ? Quel est son statut ? Présentation.
Le tiers digne de confiance peut se voir confier un mineur par le juge des enfants si ses parents ne sont pas aptes à l’accueillir. Il s’agit d’une alternative au placement dans un service départemental de l’aide sociale à l’enfance (ASE), dans un service ou un établissement habilité pour l’accueil de mineurs à la journée ou suivant tout autre modalité de prise en charge ou encore dans un service ou à un établissement sanitaire ou d’éducation – ordinaire ou spécialisé –, énumère l’article 375-3 du code civil. Cet article, créé par la loi n° 70-459 du 4 juin 1970 relative à l’autorité parentale, a été modifié à plusieurs reprises, jusqu’à la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi « Taquet ». Cette dernière a introduit la priorité à un placement auprès d’un proche, dont « le tiers digne de confiance »."
Lire le dossier des ASH

Placement éducatif à domicile : y voir plus clair

"Dans un avis en date du 14 février 2024, la Cour de cassation considère le placement éducatif à domicile (PEAD) comme étant une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) et non comme une mesure de placement. Cette qualification juridique va-t-elle mettre fin à l'ambiguïté de ce mode d'intervention ?
Le placement éducatif à domicile (PEAD) conjugue une décision d'accueil avec le maintien de l'enfant dans son milieu familial assorti d'un accompagnement soutenu. La structure responsable de la mise en œuvre de la mesure peut retirer immédiatement l'enfant à sa famille en cas d’urgence avérée (crise au domicile familial, danger, imprévu) et le confier temporairement à un service ou une famille d'accueil le temps de réévaluer la situation.
Le PEAD ne fait pas l'unanimité auprès des professionnels de la protection de l'enfance. En décembre 2019, la Démarche de consensus sur l’intervention à domicile pointait « les fragilités juridiques » du PEAD et faisait état d' « une crainte » de voir ce dispositif se substituer « pour des raisons économiques, à des accueils avec séparation »"
Selon la Cour de cassation, le placement à domicile doit s’analyser comme étant une mesure d’AEMO
Lire l'article d'enfancejeunesseinfos.fr

Drancy : la classe aux 100 % de bacheliers

"Au lycée Eugène Delacroix à Drancy, une classe de terminale obtient tous les ans 100 % de réussite au bac. Minozan a fait partie de ces élèves pas comme les autres. Il raconte aujourd'hui comment la méthode mise en place par deux de ses professeurs lui a permis de réussir, à l'école et dans la vie."
ecouter le Podcast sur France Culture


Revue de presse 20 fevrier 2024


Handicap : alerte rouge sur l'aide à domicile

"Si la crise de l'aide à domicile sévit depuis plusieurs années, ses conséquences, sur les personnes handicapées notamment, ont atteint une ampleur inédite, alertent les associations. Lesquelles réclament une action immédiate, mais aussi une réforme de fond.
Des professionnels non remplacés et donc des heures non effectuées, un fort turnover, un manque de formation de ceux qui interviennent… : la crise de recrutement que connaît actuellement l'aide à domicile a des répercussions concrètes et dramatiques sur les personnes handicapées vivant à domicile.
En particulier celles dont le handicap exige une aide humaine importante au quotidien".
Lire l'article du Media social

Etude Solitudes : en 2023 en France, une personne sur 10 est en situation d’isolement total

"« Une personne est isolée lorsqu’elle ne rencontre pas physiquement les membres de 5 réseaux de sociabilité : le travail, la famille, les relations amicales ou professionnelles et le milieu associatif », explique la chercheuse au Cerlis Séverine Dessajan. Cette nouvelle étude confirme l’ampleur de ce phénomène : en 2023, 12 % des Français se trouvent en situation d’isolement total, et une personne sur 3 n’a aucun ou qu’un seul réseau de sociabilité. En ce qui concerne le sentiment de solitude, 1 personne interrogée sur 5 indique se sentir régulièrement seule (21 %). Parmi elles, 83 % souffrent de cette situation, un chiffre en progression de 4 points par rapport à 2020."
Acceder à l'étude

RSA : comment la réforme se met en place

"La loi « plein-emploi » prévoit de généraliser un « accompagnement rénové » des allocataires du RSA avec notamment 15 heures d’activité par semaine obligatoires. Depuis quelques mois, 18 territoires expérimentent ce dispositif, soutenus par d’importants moyens.
Le Premier ministre, Gabriel Attal, l’a rappelé lors de son discours de politique générale, devant l’Assemblée nationale, le 30 janvier : la réforme du revenu de solidarité active, le RSA, prévue par la loi « plein emploi » du 18 décembre 2023, s’appliquera au 1er janvier 2025. Les départements devront alors orienter rapidement les allocataires vers un accompa­gnement systématique adapté à leur profil. Dès cette année, 47 territoires seront concernés par l’expérimentation.
Son contenu et ses objectifs seront formalisés dans un contrat d’engagement, qui imposera au bénéficiaire 15 heures de démarches actives par semaine, sous peine de sanctions. Depuis quatre à huit mois, 18 territoires testent cet « accompagnement renforcé » et ­France Travail, qui a remplacé Pôle emploi, se félicite de résultats « très encourageants ». Au 2 janvier, 16 300 allocataires sont entrés dans le dispositif et « 30 % des personnes en parcours “emploi” ont retrouvé un poste au bout de quatre mois, c’est très rapide et le résultat de l’intensité de l’accompagnement », estime Paul ­Bazin, directeur général adjoint (DGA) chargé de l’offre de service à France Travail.
Lire l'article de la gazette des communes

"J'arrivais pas à gérer mes émotions, maintenant ça va mieux" : une unité mobile de pédopsychiatrie accompagne des enfants placés

"Haut comme trois pommes, un petit garçon de cinq ans s'approche de la voiture de Laurence Leblond. L'enfant vit actuellement en foyer d'urgence à Marseille, et souffre de troubles du comportement. Laurence Leblond est infirmière pédopsychiatrique. Elle travaille au sein de l'équipe mobile intersectorielle pour enfants confiés (EMI ECO) à Marseille. Chaque jour elle part à la rencontre de ces enfants confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance. La plupart d'entre eux a vécu la maltraitance.
Cette unité composée d'une dizaine de soignants, est soutenue par l'AP-HM et l'hôpital psychiatrique de Valvert. Et depuis son ouverture il y a moins de deux ans, son activité a été multipliée par 6, signe que les structures manquent, pour accueillir ces enfants trop nombreux".
Lire l'article de France Info


Revue de presse 13 fevrier 2024


Gouvernement Attal : menace sur le logement social

"« Mes amis, au secours ! » : ce sont les mots de l’abbé Pierre, le 1er février 1954, pour alerter le pays sur la situation des sans-abri. Soixante-dix ans plus tard, le logement des plus pauvres fait encore la honte de la France. 330 000 personnes n’ont pas de domicile. 2 800 enfants sont à la rue. 2,6 millions de ménages sont en attente d’un logement social".


Violences intrafamiliales et inceste : les sénateurs votent à leur tour la suspension de l’autorité parentale dès le stade des poursuites

"Le Sénat a adopté, le 6 février, avec modifications, en deuxième lecture, la proposition de loi visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et covictimes de violences intrafamiliales. La députée socialiste Isabelle Santiago, à l'initiative de la proposition de loi, espère un « rétablissement du texte initial » en commission mixte paritaire.
Si la proposition de loi visant à mieux protéger les enfants victimes de violences intrafamiliales fait l'unanimité chez les parlementaires, deux dispositions du texte font toutefois l'objet d'un désaccord entre les deux chambres. « Le seul article faisant encore l'objet de débats est le premier », constate Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, devant le Sénat, le 6 février. L'un des points qui divise députés et sénateurs (de droite) est la durée de la suspension de l'exercice de l'autorité parentale du parent poursuivi dans les cas de violences intrafamiliales ou d'inceste"
Lire l'article de enfancejeunesseinfos

Burn-out des travailleurs sociaux, l'échec du collectif

"Les travailleurs sociaux sont particulièrement touchés par le burn-out. Épuisés, non tant par la relation avec les usagers que par leur contexte de travail et la perte de sens qui peut y être liée. Les burn-out d'individus sont le symptôme d'une organisation collective défaillante, dont dirigeants, cadres et équipes devraient pouvoir discuter ensemble.
Le burn-out, c'est quoi ? « C’est avoir son travail dans la tête H 24, c’est optimiser, rentabiliser le moindre espace-temps pour réussir à répondre aux objectifs, […] c’est être dans le déni de ce qu’il vous arrive, c’est être épuisée, c’est se lever le matin et avoir tout de suite l’envie de pleurer, […] c’est être en réunion et éprouver un poids, une masse sur le sommet de la tête comme si vous alliez faire un AVC, c’est s’être sentie toute-puissante et tellement performante […] c’est un jour perdre l’intégralité de vos données, c’est les chercher dans votre tête et ne plus les retrouver. »"
Lire l'article du Média social

Podcast : Knowledge et le CDI

"Du haut de ses 14 ans, Knowledge a pratiquement toujours vécu en famille d’accueil. C’est à l’âge d’un mois qu’elle arrive dans un premier foyer, dans lequel elle restera jusqu’à ses 10 ans. Elle tisse avec la femme qui l’accueille alors un lien très étroit, presque maternel. Mais l’année de ses 10 ans, Knowledge change brusquement de famille d’accueil, sans pouvoir dire au revoir à sa mère de substitution. Elle arrive dans une deuxième maison, "un endroit sec, rigide, austère" où ses libertés sont restreintes. Knowledge ne s’entend pas avec sa nouvelle tutrice et la situation devient rapidement compliquée pour la jeune fille, "quand elle était en colère contre moi elle me répétait "oh je regrette de t’avoir pris", ses mots ça m’anéantissait, je pleurais"."
Ecouter l'émission de LSD

Justice sociale : quand les algorithmes de la CAF discriminent les plus précaires

"Pendant que le gouvernement simplifie les règles pour les agriculteurs, les familles les plus précaires sont toujours victimes des algorithmes de la CAF, alimentés par des règles complexes et opaques reflétant une idéologie anti-pauvre, nourrie de préjugés.
Dans une lettre ouverte du 6 février, plus d’une vingtaine d’associations — dont Changer de Cap, ATD Quart Monde, le Secours Catholique, Emmaüs France, la Fondation Abbé Pierre, la Cimade, et bien d’autres — demandent à la Caisse des Allocations Familiales (CAF) de cesser d’avoir recours à ces algorithmes de ciblage des allocataires potentiellement en fraude.
En décembre, une enquête extrêmement détaillée parue dans Le Monde avait en effet montré que les procédures automatiques pour identifier des fraudeurs potentiels avaient comme conséquence le ciblage systématique des parents isolés, des plus pauvres, et des bénéficiaires de l’allocation de handicap".
Ecouter l'émision sur France Culture


Revue de presse 05 fevrier 2024


Loi immigration : sanctions accrues contre les marchands de sommeil

"La loi du 26 janvier 2024 durcit les sanctions contre les marchands de sommeil qui hébergent des étrangers en situation irrégulière, et prévoit de délivrer un titre de séjour aux sans-papiers qui portent plainte contre le propriétaire qui abuse d'eux.
Entre 500 000 et 520 000 logements du parc privés sont considérés comme potentiellement indignes en métropole et en Outre-mer.
Tandis qu'un projet de loi a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 23 janvier 2024 pour accélérer la rénovation de l'habitat dégradé, la loi immigration du 26 janvier 2024 durcit les sanctions liées à l'habitat insalubre."
Il faut savoir que « le fait d'être en situation irrégulière est un facteur déterminant dans la situation de mal-logement », alertait Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre, lors de la présentation d'un rapport consacré au mal-logement des personnes étrangères en situation irrégulière en 2021. En effet, le marchand de sommeil, « un propriétaire qui abuse de ses locataires en louant très cher un logement indigne, les mettant directement en danger » (dixit le ministère de la Cohésion des territoires), prospère avec « la précarité administrative » des étrangers sans papiers".
Lire l'article du Média social

La santé fragile des enfants de l’aide sociale

"Nouveau-nés qui restent seuls pendant des mois dans une chambre d’hôpital, adolescents en crise que l’on sédate faute de places dans des structures adaptées : les enfants de l’aide sociale sont en moins bonne santé que les autres.
Les études scientifiques le montrent : quand un homme croise un ours en forêt, et qu’il est pris de panique, son organisme sécrète du cortisol et de l’adrénaline qui lui seront nécessaires pour combattre l’animal ou pour le fuir. Mais que se passe-t-il s’il croise un ours tous les jours ? C’est à cela que les médecins préoccupés par la santé des enfants victimes de violences répétées, ont voulu répondre. Comment réagit le corps d’un enfant battu qui retrouve son agresseur tous les soirs ? Quelles sont les séquelles des traumatismes infantiles sur l’organisme ? “Les violences et les négligences subies dans l’enfance vont avoir des conséquences sur le système neuro-immuno-endocrino-génétique des adultes”, répond Céline Gréco, cheffe du service médecine de la douleur et palliative à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris (AP-HP) et présidente de l’association Im’Pactes qui vise à promouvoir la santé et la scolarité des enfants placés. Les enfants victimes de violence perdraient jusqu’à 20 ans d’espérance de vie. “Ils vont développer deux fois plus de maladies cardio-vasculaires, de cancers, d’AVC, trois fois plus d’insuffisances respiratoires, 11 fois plus de démences, il y aura 37 fois plus de syndromes dépressifs et de tentatives de suicide...”, détaille le Dr Gréco."
Lire l'article sur le site de France Inter

Forte hausse des pensées et des tentatives de suicide des jeunes adultes français, selon une étude

"Les pensées suicidaires ont été multipliées par plus de deux depuis 2014 chez les 18-24 ans (passant de 3,3 % à 7,2 % en 2021), les tentatives de suicide déclarées au cours de la vie ont augmenté de 50 % par rapport à 2017 (passant de 6,1 % à 9,2 %) et celles déclarées les douze derniers mois de plus de 60 % (de 0,7 % en 2017 à 1,1 % en 2021).
Ces résultats « constituent un changement important, puisque [les pensées suicidaires] étaient inférieures ou comparables [là celles des] autres tranches d’âge de la population dans les baromètres santé qui ont précédé la pandémie de Covid-19 », rappelle l’agence de santé publique. Cette inversion de tendance vient « confirmer la progression importante du mal-être chez les plus jeunes ».
Dans cette tranche d’âge, la santé mentale des jeunes femmes semble particulièrement affectée : la prévalence des pensées suicidaires atteint 9,4 % des femmes de 18-24 ans ; celle des tentatives de suicide au cours de la vie, 12,8 % ; et celle des tentatives de suicide au cours des douze derniers mois, 2 %."
Lire l'article du Monde

« Jeunes des bourgs » et « jeunes des tours » piégés dans un même ascenseur social grippé

"Plusieurs études et sondages récents pointent les difficultés d’orientation, entre autres embûches sur le chemin de l’accès à l’emploi, rencontrées par toute une partie des jeunes Français. Coût des études et des frais annexes trop élevé, manque de projection dans l’avenir, mobilités entravées par la concentration urbaine de l’enseignement supérieur : les freins culturels comme financiers sont aujourd'hui connus, et partagés aussi bien par les jeunes issus de milieux modestes habitant les quartiers Politique de la ville comme ceux ayant grandi dans des villages ruraux. Si une grande partie de la réponse appartient à l’État, les collectivités ont aussi leur rôle à jouer pour changer la donne."
"Seuls 7% des enfants issus de familles d’origine sociale à dominante ouvrière exerceront une profession intellectuelle supérieure… contre 81% de ceux nés dans une famille majoritairement composée de cadres et CSP+. « L’ascenseur social s’est arrêté dans les années 2000, et il n’a pas redémarré depuis » tance Antoine Dulin, qui s’appuie sur les chiffres d’un rapport de France Stratégie."
Lire l'article sur le courrier des maires


Revue de presse 24 janvier 2024


Tribune : « Signaler un cas de maltraitance sur un enfant résulte de la liberté de conscience des médecins, pas de leur obligation »

"Dans une tribune au « Monde », un collectif, porté par l’avocat Clément Bossis, rappelle que la cause – inattaquable – de la protection de l’enfance ne doit pas sacrifier le secret médical et la préservation de nos intimités, socle du respect du droit à une vie privée et familiale."
Lire l'article du Monde

"Beaucoup d'étudiants ne reçoivent rien de leurs parents" : comment lutter contre la précarité alimentaire et numérique

"La Feder, Fédération des Etudiants Rouennais, alerte sur la précarité croissante des étudiants. L'association a distribué récemment sept tonnes de denrées alimentaires, tandis qu'elle participe avec un opérateur de téléphonie, au "don de giga" pour les étudiants dépourvus d'outils numériques.
Sept tonnes de denrées alimentaires distribuées en quelques jours à plus de 400 étudiants de la région rouennaise. Le chiffre est alarmant, et atteste de la grande précarité dans laquelle certains étudiants se débattent."
Lire l'article de France 3 Normandie

Les « stages kebab », reflets des difficultés dès la 3ᵉ pour les jeunes des quartiers populaires

"Chaque année, de nombreux élèves issus de milieux défavorisés effectuent un stage d’observation par défaut, n’ayant pu trouver des entreprises plus prestigieuses prêtes à les accueillir. Une première expérience de discrimination.
Dans les quartiers populaires, on les appelle les « stages kebab ». Ces stages par défaut que de nombreux jeunes de banlieue vont faire dans un kebab, une épicerie, un centre social, une pharmacie du quartier, souvent tenus par un proche, faute d’avoir trouvé une expérience plus enrichissante dans la grande ville du coin. Se tenant sur cinq jours, généralement entre décembre et février en fonction des établissements, le stage d’observation en milieu professionnel, obligatoire en classe de 3e, devient ainsi le reflet des discriminations vécues par les jeunes issus de familles défavorisées, souvent sans réseau professionnel, et illustre la difficulté, dès le plus jeune âge, de s’extraire du quartier."
Lire l'article du Monde

Handicap : lettre ouverte à Gabriel Attal

"Le Collectif Handicaps, qui regroupe 52 associations nationales représentatives des personnes en situation de handicap, de leur famille et des proches aidants, adresse un courrier ce 19 janvier 2024 au nouveau Premier ministre, à quelques jours de sa déclaration de politique générale. Extrait : Le pays ne s’est toujours pas doté d’une politique ambitieuse et volontariste en faveur de l’autonomie de vie des personnes, quels que soient leur âge, leur état de santé ou leur situation de handicap. Les annonces répétées sur les « 50 000 nouvelles solutions » sont bien insuffisantes pour répondre aux difficultés rencontrées quotidiennement par les personnes handicapées du fait de la pénurie de professionnels du soin et de l’accompagnement (à domicile comme en établissement) et de l’ineffectivité du droit à compensation du handicap (barrière d’âge, non-prise en compte de besoins essentiels, restes à charge entraînant des renoncements aux droits, etc.). Les familles continuent de pallier les carences de l’Etat en endossant le rôle d’aidant, au détriment souvent de leur vie professionnelle et de leur santé – et ce sans être dûment relayées et sans que le rôle d’aidant soit pleinement reconnu."
Lire l'article des ASH

Inceste : des expertes indépendantes mandatées par l’ONU appellent la France à « agir de toute urgence »

"Plusieurs expertes indépendantes de l’ONU ont appelé, vendredi 19 janvier, la France à « agir de toute urgence » pour protéger les enfants contre l’inceste et toutes les formes d’abus sexuels, et mettre fin aux « traitements discriminatoires » subis par les mères qui les dénoncent.
Ces expertes − deux rapporteuses spéciales et les cinq expertes du groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles − demandent aux autorités françaises de « s’attaquer aux traitements discriminatoires et aux violences subies par les mères qui tentent de protéger leurs enfants de la prédation sexuelle ».
« Malgré des allégations crédibles d’abus sexuels et de violences incestueuses sur des enfants par leur père, la France a fait peu de cas des principes de précaution et de l’intérêt supérieur de l’enfant, et a autorisé la maltraitance de leurs mères », accusent ces expertes, qui sont mandatées par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mais ne s’expriment pas au nom de l’organisation elle-même."
Lire l'article du Monde

Loi Immigration : au moins 110 000 personnes, dont 30 000 enfants, pourraient perdre leurs droits sociaux, selon une étude

"Dans une note publiée ce vendredi 19 janvier, le collectif Nos services publics mesure les conséquences concrètes de la loi Immigration si elle venait à être promulguée en France, notamment son volet sur la "préférence nationale". Selon le rapport, elle plongerait au moins 110 000 personnes dans la grande pauvreté.
Il s’agit d’une des dispositions du projet de loi Immigration les plus contestées : la "préférence nationale" dans les aides sociales. D’après le collectif d’agents publics Nos services publics, ce volet de la loi pourrait engendrer la perte des droits sociaux de plus de 100 000 personnes, dont 30 000 enfants.
Des chercheurs et des fonctionnaires de l'État ont publié une note de 17 pages vendredi 19 janvier, dans laquelle ils sont catégoriques : la loi Immigration, votée au Parlement le 19 décembre dernier, instaure une "préférence nationale" sur "les prestations familiales et les allocations logement, qui cible de facto les personnes les plus précaires et les enfants"."
Lire l'article sur Infomigrants.net


Revue de presse 17 janvier 2024


Les ghettos scolaires de riches et de pauvres ont des effets explosifs sur la cohésion sociale

"Pour un collectif d’écologistes dont Marine Tondelier et Philippe Meirieu, la ségrégation sociale dans les établissements contribue à la défiance envers les institutions et les valeurs de la République. Ils proposent une solution : que les établissements ne comptent pas plus de 60 % d’élèves favorisés ou défavorisés".
Lire l'article de Libération

« Si le récit égalitaire perdure, l’Etat organise une forme d’optimisation scolaire »

"Comment relancer la démocratisation de l’enseignement scolaire alors que quatre types d’école cohabitent, s’interroge, dans une tribune au « Monde », le chercheur et spécialiste des enseignants Laurent Frajerman. « Le rêve de l’école commune s’éloigne », estime-t-il.
Extrait : "Quatre types d’école cohabitent, donc : l’école publique normale, celle en éducation prioritaire, l’école publique élitiste, et l’école privée. Aujourd’hui, avec le développement d’un marché scolaire, nous vivons une nouvelle phase. L’Etat aggrave la fracture existante en créant des établissements dérogatoires et de nouvelles filières élitistes sélectionnant par les langues, critère socialement discriminant. Pire, il subventionne massivement sa propre concurrence, l’enseignement privé."
Lire l'article du Monde

« Quand on voit comment les fractures se développent en France, on attend que les maisons des jeunes et de la culture soient soutenues. Elles ne le sont pas »

"On parle souvent des MJC quand elles vont mal. C’est injuste mais à l’image de leur mission : ingrate, loin des paillettes, sur des terrains rudes, avec des moyens modestes. Les quelque mille maisons des jeunes et de la culture, plantées partout en France, sont au cœur de ce qu’on appelle l’éducation populaire : aider à construire des citoyens, notamment par la création.
Il en existe une, de MJC, doublée d’un centre social, dans le difficile quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère (Drôme). S’adressant pour beaucoup à des collégiens français issus de l’immigration, elle a pour nom maison citoyenne Noël-Guichard. Son rôle est de faire corps avec le quartier. Alors, elle s’est retrouvée associée au drame de Romans, quand neuf jeunes en majorité originaires de cette cité ont été mis en examen après une violente bagarre, le 18 novembre, au cours de laquelle Thomas, 16 ans, est mort poignardé. Dix jours plus tard, en évoquant les violences à la Monnaie, BFM-TV afficha des images de la MJC.
Les responsables de cette maison, que nous avons joints, savaient bien que ce n’était pas pour parler d’un atelier musique ou cuisine. Mais pour savoir pourquoi ils ont fermé leurs portes du 24 au 29 novembre, le personnel ayant invoqué son « droit de retrait ». Pourquoi un site socioculturel ferme-t-il au moment où le quartier en a le plus besoin ?
Pour protéger le personnel. Sécuriser aussi une maison prise en étau entre « quelques jeunes du quartier ultraviolents » et des « nazillons à l’extérieur ». Les incidents se sont en effet multipliés depuis quelque temps : une salariée agressée, une autre recevant une pierre sur la tête, un départ d’incendie devant la MJC, un caillassage… Durant les émeutes en France en juillet, la directrice de la MJC a dû accourir en soirée afin de protéger le bâtiment. En 2019, trois salles avaient été détruites par un incendie criminel – la bibliothèque, le bureau de l’écrivain public et une salle d'activité"
Lire l'article du Monde

RSA : « Seuls des travailleurs sociaux formés peuvent accompagner correctement les allocataires »

"Présidente d’ATD quart monde, Marie-Aleth Grard dénonce le prisme affiché par le gouvernement dans sa réforme pour le plein emploi. Principale mesure contestée : les 15 à 20 heures d’activités hebdomadaires imposées aux bénéficiaires du RSA dans le cadre de « l’accompagnement rénové des allocataires ».
Lire l'article des ASH

En prison sur ordonnance

"Une plongée au cœur d’une unité hospitalière spécialement aménagée, au sein du groupe hospitalier Paul-Guiraud, des détenus de toute l’Ile-de-France sont pris en charge pour des troubles psychiques graves et nécessitant des soins psychiatriques 24 heures sur 24. Schizophrénies, troubles délirants, personnalités borderline, psychopathie… comme nous le précise le Dr Urea "La pathologie principale, c'est la maladie psychiatrique, souvent la schizophrénie. C'est une maladie de toute une vie, avec difficulté supplémentaire pour ceux qui sont désinsérés. C'est une maladie difficile à vivre pour tout le monde, mais pour un détenu, c'est épouvantable.
Dans ce bâtiment, dont les chambres ont des barreaux aux fenêtres, une soixantaine de détenus hommes et femmes, condamnés ou prévenus, sont repartis sur trois secteurs. Les hospitalisations sous contrainte, les hospitalisations avec consentement et celles des patients en voie de stabilisation."
Ecouter le podcast de LSD sur France Culture


Revue de presse 08 janvier 2024


Un plan grand froid et 120 millions d’euros pour l’hébergement d’urgence

"Alors que des températures glaciales sont prévues pour les jours à venir, plusieurs préfectures ont activé le plan grand froid. Le ministre délégué au Logement, Patrice Vergriete, a pour sa part annoncé 120 millions d’euros supplémentaires pour l’hébergement d’urgence."
Lire l'article de la Gazette des communes

La loi "Valletoux" restreint le recours à l'intérim dans les ESSMS

"La loi du 27 décembre 2023 visant à "améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels" a été publiée au Journal officiel du 28 décembre 2023. Porté par le député Frédéric Valletoux (Horizons, Seine-et-Marne), et ancien président de la Fédération hospitalière de France (FHF), ce texte de loi acte l'interdiction de l'intérim en début de carrière soignante dans certains établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS).
Cette loi vise à « mieux accompagner les soignants dans le passage du statut d’étudiant à celui de professionnel de santé », souligne le ministère de la Santé, dans un communiqué du 29 décembre."
Lire l'article sur enfancejeunesseinfo.fr

Ne pas faire des personnes handicapées en Belgique des "laissées-pour-compte"

"Le Conseil économique, social et environnemental des Hauts-de-France alerte les pouvoirs publics sur la situation des Français handicapés résidant en Belgique. S'appuyant sur un rapport qui met en lumière la qualité de l'accompagnement dans ce pays, il plaide pour des dotations françaises tenant compte des particularités belges.
N'oublions pas les 8 258 personnes handicapées françaises accueillies dans les établissements belges ! C'est en substance le message adressé par le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) des Hauts-de-France dans un « vœu » adopté fin 2023.
Dans ce texte, le Cese alerte les pouvoirs publics « sur la situation particulièrement préoccupante » de ces Français résidant en Belgique et appellent à « ne pas les laisser pour compte »."
Lire l'article du Média social
Lire le voeu du Conseil social et environnemental des Hauts de France

LA PROTECTION DES MINEURS ISOLÉS : QUE PRÉVOIT LE DÉCRET DU 22 DÉCEMBRE 2023 ?

"Cet article commente le décret n° 2023-1240 du 22 décembre 2023 modifiant les modalités de mise à l’abri et d’évaluation des personnes se déclarant mineures et privées de la protection de leur famille et les modalités de versement de la contribution forfaitaire de l’Etat aux dépenses engagées par les départements pour l’évaluation de ces personnes qui a été publié au Journal Officiel du dimanche 24 décembre 2023."
Lire l'article sur Village-justice.com

L'âge élevé des assistants familiaux questionne sur le renouvellement de la profession

"Plus de la moitié des assistants familiaux ont atteint ou dépassé l’âge de 55 ans et un quart a plus de 60 ans. Les enjeux du renouvellement des effectifs de cette profession se posent avec acuité.
En 2021, près de 40 % des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) - soit 74 700 mineurs et jeunes majeurs âgés de moins de 21 ans - étaient accueillis par quelque 38 000 assistants familiaux, indique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dans une note publiée le 28 décembre.
9 assistants familiaux sur 10 exerçant en 2021 sont des femmes. Si le métier ne compte que 10 % d'hommes, leur place progresse « peu à peu ». Pour preuve, 20 % des assistants familiaux ayant exercé leur premier emploi dans cette profession en depuis 2017 sont des hommes, contre 6 % en 2004. La plupart des assistants sociaux (87%) vivent en couple. La quasi-totalité (96 %) sont parents d’au moins un enfant : 12 % en ont un seul, 36 % en ont deux et 52 % en ont au moins trois. Dans 45 % des cas, l’assistant familial vit, en plus des enfants qu’il accueille, avec ses enfants ou beaux-enfants.
Lire l'article sur enfancejeunesseinfo.fr

Ecole : «Il faut une équipe éducative soudée pour réduire les agressions»

Pour le chercheur Eric Debarbieux, même si les violences graves sont assez rares, elles peuvent causer un sentiment d’insécurité dans une communauté éducative en crise.
Extrait : "On a cette idée jurassique d’une autorité naturelle, avec ceux qui en auraient, contrairement à d’autres. Le problème, c’est qu’elle se construit de manière collective : c’est l’institution qui doit l’instaurer. Pourquoi ça ne marche pas quand il y a un turn-over trop important ? Parce qu’il faut une entraide collective et une loi commune suffisamment négociée pour que ça fasse autorité dans l’établissement. Or il y a une crise du vivre-ensemble au sein de la communauté éducative. On observe aujourd’hui de vrais problèmes de tensions entre les équipes. Sans compter que les personnels remettent aussi de plus en plus en cause l’autorité de l’institution, et que près de 80 % des personnels indiquent ne pas se sentir respectés par leur hiérarchie."
Lire l'article de Libération


Revue de presse 01 janvier 2024


Bonne Année 2024 !




Politique de la ville : 111 nouveaux quartiers classés prioritaires en 2024

Désormais, tous les départements de France sont concernés, avec 1 362 sites en métropole et quelque 200 dans les territoires d’outre-mer. "Cent onze quartiers rejoindront, le 1er janvier 2024, la liste des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), 40 en sortiront, pour un total de 1 362 sites désormais classés prioritaires en France métropolitaine, selon un décret paru samedi 30 décembre au Journal officiel.
Parmi les QPV déjà existants, 960 voient, par ailleurs, leur périmètre évoluer, 291 demeurent sans modification. Tous les départements de France sont désormais concernés, avec la création d’un QPV à Mende, en Lozère. C’est la première fois, depuis la création de ces quartiers dans la foulée de la loi Lamy, en 2014, que cette liste est mise à jour. Pour les quartiers prioritaires de la politique de la ville dans les territoires d’outre-mer, qui en comptent aujourd’hui plus de 200, la mise à jour aura lieu au cours de l’année 2024, pour une entrée en vigueur en 2025."
Lire l'article du Monde

L’accueil familial à travers la France

"Pour les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, le placement en "famille d’accueil" demeure le premier mode de prise en charge, puisqu’à la fin 2021, il concerne encore 40 % de ces jeunes. Cependant pour ce public il faudrait plutôt parler d’une "réinstitutionnalisation", à l’échelle nationale, puisque la part des placements en établissement est passée, ces vingt dernières années, de 36 à 39 %. Et il reste que d’un département à l’autre, les familles d’accueil ont des places très disparates. Tandis qu’elles sont minoritaires dans le Bassin parisien, l’Est et le Sud-Est, au point de n’accueillir que 14 % des enfants dans les Bouches-du-Rhône, elles s’avèrent au contraire prépondérantes dans des départements ruraux de l’Ouest et du Sud-Ouest, et plus encore outre-mer - jusqu’à 89 % en Guyane."
Lire l'article du Média social

Loi « immigration » : le texte consacre-t-il la « préférence nationale », prônée par le Rassemblement national ?

"Droit du sol, « préférence nationale », déchéance de nationalité… plusieurs marqueurs d’extrême droite sont présents dans le texte de loi, sans aller aussi loin que ce que prévoit le parti de Marine Le Pen."


Ce que prévoit le nouveau texte de l’Union européenne sur l’immigration

"Le 20 décembre, un accord a été trouvé au niveau européen afin de règlementer la politique migratoire des Etats membres. Celui-ci prévoit notamment un filtrage aux frontières et un recensement des éléments d’identification de la personne immigrée". Un système de « solidarité obligatoire » sera mis en place "lorsque le flux migratoire est trop important. Les Etats disposant de capacités d’accueil plus importants devront soit :
  • Accueillir certains demandeurs d’asile,
  • Soutenir financièrement l’Etat concerné,
  • Soutenir l’Etat concerné via des dons.

Lire l'article des ASH
Plus d'informations sur le site de la Commission européenne

Vivre à l’écart des pauvres

"La France est le pays d’un étonnant paradoxe : les prélèvements obligatoires y sont les plus élevés d’Europe, ce qui limite plus qu’ailleurs les inégalités de revenu. Mais la ségrégation sociospatiale y est particulièrement dynamique. En d’autres termes, le modèle social français préserve (un peu) des inégalités, mais on ne se mélange pas. Cet épisode raconte comment riches et pauvres vivent de plus en plus éloignés.
Guidé notamment par le géographe et politologue Jérôme Fourquet, cet épisode raconte la géographie d’un territoire champion de la ségrégation sociospatiale, le département des Yvelines, "Il y a une quarantaine de kilomètres de communes contigües très riches, plus riches que le 7e, 8e et 16e arrondissement, cette population vit en vase clos et ne rencontre jamais de pauvre."
Ecouter le podcast de LSD
Lirel'étude de l'INSEE sur les degrés de ségrégation spatiale

Alcool, nous avons un problème

A quel moment peut-on considérer qu'on a un problème avec l'alcool ?



Travailleurs handicapés : décryptage de la loi emploi du 18 décembre 2023

"Changement de dénomination pour les Esat, orientation de droit des travailleurs handicapés vers le milieu ordinaire, évolution en matière de RQTH, etc. Les dispositions "handicap" de la loi pour le plein emploi font l'objet d'un décryptage dans notre dernier dossier juridique de l'année.
En matière de handicap, la loi « pour le plein emploi » du 18 décembre 2023 vise à simplifier les démarches administratives des personnes handicapées pour leur faciliter l'accès au travail.
Ainsi, l'orientation des travailleurs handicapés en milieu ordinaire de travail devient de droit. Quant aux orientations en milieu protégé, elles ne sont plus seulement du ressort des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) mais sont aussi désormais proposées par l'opérateur France Travail, en lien avec les Cap emploi.
D'autres mesures portent sur la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).
Lire l'article du média social

Le département de l’Ain doit reprendre la prise en charge des mineurs isolés

"Saisi en référé par plusieurs associations, le tribunal administratif de Lyon s’est prononcé mercredi 20 décembre sur la décision d’un département souhaitant arrêter la prise en charge de mineurs non accompagnés (MNA) (...) dans son ordonnance du 20 décembre, le tribunal administratif de Lyon considère qu’il y a lieu de suspendre la décision du département de l’Ain jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond de l’affaire".
Lire l'article des ASH


Revue de presse 25 decembre 2023


La loi immigration bouleverse l’hébergement d’urgence

"C’est une disposition dont on a peu parlé mais qui risque d’avoir des conséquences extrêmement puissantes. L’article 19 ter du projet de loi immigration, voté le 19 décembre, prévoit que « l’étranger ne bénéficiant pas d’un droit au séjour en France et faisant l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français (…) ne peut être hébergé au sein du dispositif d’hébergement d’urgence que dans l’attente de son éloignement ». Et l’article 19 quater ajoute que les déboutés ne peuvent plus se maintenir dans les centres pour demandeurs d’asile où ils pouvaient jusque-là demeurer de façon temporaire.
« Il s’agit d’un changement de cap très important car jusqu’ici le principe, c’était l’inconditionnalité de l’accueil », précise Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de solidarité, qui fédère 90 % des structures d’hébergement d’urgence. Conformément à l’article L345-2-2 du code de l’action sociale et des familles, « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». «Il est bien dit toute personne sans abri en détresse, on ne regarde pas le statut administratif », insiste Pascal Brice."
Lire l'article de La Croix

Loi « immigration » : « une déflagration », le récit d’une soirée de vote houleuse à l’Assemblée nationale

"La première ministre, Elisabeth Borne, a beau saluer un « texte efficace et conforme aux valeurs républicaines », elle a pu constater, comme prévu, que les voix de sa majorité se mêlaient à celles des 62 députés du parti Les Républicains (LR), au prix de lourdes concessions sur le fond du texte, mais surtout à celles des 88 députés du Rassemblement national (RN), qui ont soutenu le projet de loi. Et ça, personne n’avait vraiment voulu l’envisager. En 2017, le soir de son élection à l’Elysée, Emmanuel Macron s’était pourtant engagé à « tout faire » pour lutter contre la progression de l’extrême droite. Cinq ans plus tard, lors de sa réélection, il avait dit être conscient que beaucoup d’électeurs avaient voté pour lui au second tour « pour faire barrage à l’extrême droite ». Avant de lancer : « Ce vote m’oblige. »"
Lire l'article du Monde

François Héran : « A vouloir comprimer la poussée migratoire à tout prix, on provoquera l’inverse »

"Le professeur au Collège de France estime, dans une tribune au « Monde », que la régularisation « au compte-gouttes » des étrangers prévue dans la loi adoptée le 19 décembre finira en réalité par accroître l’immigration irrégulière, tant l’offre et la demande de travail sont fortes.
Lire l'article du Monde

Projet de loi immigration : la Défenseure des droits s’alarme du choix de la préférence nationale

"Le droit des étrangers régulièrement établis sur le territoire à ne pas subir de discriminations à raison de leur nationalité a été consacré par le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l’Homme. En prévoyant, pour ces mêmes étrangers, de différer dans le temps l’accès à un certain nombre de prestations sociales, le texte élaboré par la Commission mixte paritaire (CMP) dans le cadre du débat parlementaire relatif au projet de loi immigration, remet en cause des droits fondamentaux et porte une atteinte grave aux principes d’égalité et de non-discrimination, socle de notre République."
Lire la tribune de la défenseure des droits

Loi immigration : "Ce texte doit être retiré au plus vite", enjoint Delphine Rouilleault, la directrice générale de France Terre d’asile

"Pour Delphine Rouilleault, la directrice générale de France Terre d’asile, le texte de la loi immigration "doit être retiré au plus vite". "On a le sentiment que le gouvernement, et potentiellement la majorité à l’Assemblée s’apprêtent à valider un texte qui institue la préférence nationale, et quelque part valide une part conséquente de ce qui était le cœur du programme du Rassemblement national, c’est-à-dire traiter différemment les étrangers des Français sur notre territoire", explique-t-elle."
Lire l'article de Francetvinfo

Métiers du social : comment susciter davantage de vocations ?

Le Livre blanc du travil social "précise d'ailleurs que :
  • 71% des établissements du secteur rencontrent des difficultés de recrutement, 30 000 postes sont vacants dans le secteur ;
  • les organisations professionnelles anticipent 150 000 départs à la retraite d’ici 2025 au sein des 35 000 établissements qui le composent ;
  • 90 000 salariés ont quitté le secteur en 2021 ;
  • le secteur médico-social se caractérise par un nombre de journées de travail perdues du fait d'accidents de travail ou de maladies professionnelles (AT-MP) trois fois supérieur à la moyenne constatée pour l'ensemble des secteurs d'activité ;
  • 21 millions de journées d’absence (toutes causes confondues) enregistrées en 2019 dans les établissements sociaux et médico-sociaux (+17% d’absentéisme par rapport à 2016)".

Lire l'article de Vie publique

Pierre Merle, spécialiste des questions scolaires : « Loin de créer un “choc des savoirs”, Gabriel Attal va produire un choc d’ignorance »

"La réforme souhaitée par le ministre de l’éducation nationale, Gabriel Attal, sous l’appellation « choc des savoirs », est fondée sur des diagnostics erronés. Première contrevérité, le collège français n’est nullement « uniforme ». En 2022, les collèges publics scolarisent près de 40 % d’élèves défavorisés. Les collèges privés en scolarisent moins de 16 %. Encore ne s’agit-il que de moyenne ! Dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+), la proportion d’élèves d’origine populaire dépasse parfois 70 % alors qu’elle est souvent inférieure à 10 % dans les collèges privés du centre-ville des capitales régionales.
A cette ségrégation sociale interétablissement, à laquelle correspondent des différences considérables de compétences des élèves, s’ajoute, énonce notamment une étude publiée en 2016 par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), une ségrégation intraétablissement d’une importance équivalente en raison de la multiplication des sections bilangues et européennes, des classes à horaires aménagés, des langues rares, etc.
Vouloir créer des groupes de niveau (faible, moyen, fort) dans des classes déjà homogènes est une triple erreur. D’abord, l’idée (en elle-même bienvenue) de réduire à 15 le nombre de collégiens dans les groupes de niveau d’élèves faibles profitera à des élèves moyens, voire bons, scolarisés dans les collèges très favorisés, au détriment des élèves réellement faibles scolarisés en REP.
Ensuite, en 2019, une synthèse des recherches publiée par Sciences Po Paris a montré un effet bénéfique de la mixité sociale et scolaire sur les progressions des élèves faibles, sans effet négatif sur les meilleurs. Séparer encore davantage les élèves faibles des élèves moyens et forts ne fera qu’accentuer leurs difficultés d’apprentissage".
Lire la tribune dans le Monde

Contrôles d'identité : un manque de transparence et d'encadrement

"Absence de traçabilité des contrôles, cadre légal insuffisamment protecteur face aux discriminations ("contrôles au faciès"), absence de contrôle effectif de l’autorité judiciaire, ce constat a conduit la Défenseure des droits à saisir la Cour des comptes. Dans un rapport publié le 6 décembre 2023, la Cour effectue une analyse critique de la procédure des contrôles d'identité.
Une pratique insuffisamment encadrée Les conditions du contrôle d'identité sont fixées aux articles 78-2 et suivants du code de la procédure pénale avec une grande variété de motifs les justifiant. Ces contrôles, effectués par la police judiciaire et par la police administrative, renvoient à un cadre juridique complexe qui ne favorise pas la compréhension des agents devant apprécier au cas par cas les situations. Les objectifs poursuivis lors des contrôles d'identité varient selon les unités, le contexte et le lieu. La Cour relève également les critères "variables" appliqués aux personnes faisant l'objet de ces contrôles.
La Cour des compte souligne aussi que la réduction du nombre d'officiers ne permet pas un encadrement hiérarchique suffisant des agents de terrain. Cette fragilité de l'encadrement révèle des incidences "directes" sur la réalisation des contrôles. Seuls ceux donnant lieu à une attention hiérarchique sont soumis aux supérieurs, laissant place à ce que la Cour appelle un "contrôle hiérarchique inversé" et à de potentielles dérives "indétectables". De surcroît, la "généralisation" des pratiques de palpations et du tutoiement lors des contrôles constitue "un écart notable au cadre législatif et réglementaire" auquel sont soumis les agents".
Lire l'article de Vie publique


Revue de presse 18 decembre 2023


Immigration : « Après la motion de rejet de l’Assemblée nationale, ce projet de loi est-il nécessaire ? »

"En plaçant la politique d’immigration sous la responsabilité de Matignon et non plus du seul ministre de l’intérieur, le chef de l’exécutif pourrait mener un plan d’action efficace, impliquant tous les ministères concernés, sans passer par une loi, soutiennent l’ancien directeur général de l’Ofpra Pascal Brice et l’historien Patrick Weil, dans une tribune au « Monde »."
Lire l'article du Monde

Les 1000 premiers jours de l’enfant : là où tout commence

"Quelles sont les grandes étapes, en termes d’intelligence et d’émotions, des 1 000 premiers jours de la vie de l’enfant et en quoi cette période est-elle déterminante pour sa santé actuelle et future ? Comment aider son enfant à bien se développer ?"
Antoine Guedeney et Nathalie Casso-Vicarini, auteurs de Là où tout commence : les premiers 1000 jours participent à cette émission.
Ecouter le podcast de priorité santé

Pauvreté : comment sortir de la honte ?

"Avec 800 euros et deux enfants qu’elle élève seule, Grace estime qu’il faut entrer dans les détails de sa vie de pauvre : l’absence de frigo, les privations quotidiennes, le sentiment de honte. À l’origine de cet épisode, il y a une étude menée à l’université d’Oxford. Elle porte sur l’universalité du sentiment de honte qui accompagne la pauvreté. "La honte est une des causes de la pauvreté", décrit le prix Nobel d’économie Amartya Sen. "La lutte contre la pauvreté est vaine si elle ne prend pas en compte la restauration de l’estime de soi", nous explique Claire Hédon, la présidente d’ATD Quart-Monde dans cet épisode. "Il y a l'idée que les pauvres profiteraient du système, mais derrière, il y a aussi : qu'est-ce que vous avez fait pour vous retrouver dans cette situation ? donc une question de culpabilité."
ecouter le Podcast des "Pieds sur terre"

Violences intrafamiliales : proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale

"Suspension de plein droit de l’exercice de l’autorité parentale du parent violent : adopté. L’Assemblée nationale a voté, mardi 14 novembre, en deuxième lecture, un texte visant à protéger les personnes victimes de violences au sein de leurs foyers.
Adoption à l'unanimité. Le 15 décembre 2022 était déposée, par la députée socialiste Isabelle Santiago, une proposition de loi « visant à mieux protéger et accompagner les enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales ». Après une première lecture par le Parlement et une modification par le Sénat, le texte a été adopté ce mardi 14 novembre en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Une adoption unanime, avec des mesures visant à durcir les sanctions vis-à-vis d’un parent violent. Une suspension des droits du parent condamné. Tout d’abord, le texte prévoit la suspension de plein droit de l’exercice de l’autorité parentale, et des droits de visite et d’hébergement du parent violent.
Plus précisément, cette mesure concerne tout parent à l’encontre duquel des poursuites ont été engagées, ou qui a été condamné pour agression sexuelle incestueuse, pour un crime commis à l’encontre de son enfant ou de l’autre parent.
Par ailleurs, ces sanctions sont également applicables lorsque ce dernier a été victime de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours, si l’enfant y a assisté.
Une suspension qui vaut jusqu’à une décision du juge aux affaires familiales, du juge pénal, ou jusqu’à une décision de non-lieu du juge d’instruction".
Lire l'article des ASH

Parentalité : la CNAPE dénonce un "virage répressif"

"La fédération des associations de protection de l’enfant dénonce, dans un communiqué, le « virage répressif » engagé par Aurore Bergé. La ministre des Solidarités et des Familles a détaillé dans La Tribune du dimanche le plan du gouvernement pour restaurer l’autorité parentale, après les émeutes urbaines liées à la mort de Nahel en juin dernier (lire notre article). Travaux d'intérêt général « pour les parents défaillants », paiement de « contributions financières » aux associations de victimes, amendes pour les parents ne se présentant pas aux audiences concernant leurs enfants… Les mesures annoncées par Aurore Bergé jettent « l'opprobre sur des familles vulnérables », déplore la CNAPE."
Lire l'article d'enfance jeunessinfos.fr

Nouvelles solutions médico-sociales : 400 millions d’€ destinés à l'offre pour les enfants handicapés

"Promise lors de de la Conférence nationale du handicap (CNH), la création de 50 000 nouvelles solutions médico-sociales pour les enfants et adultes handicapés va passer au stade opérationnel dès 2024. Une circulaire précise la marche à suivre aux agences régionales de santé (ARS).
Le 26 avril, le président de la République annonçait lors de la Conférence nationale du handicap (CNH), la création « sur la période 2024-2030 » de 50 000 nouvelles solutions pour les enfants et les adultes en situation de handicap (lire notre article). Cela représente un rythme de 7 000 créations par an en moyenne.
L'objectif est double : renforcer l'offre pour les publics sans réponse satisfaisante à ce jour [notamment les personnes polyhandicapées, avec troubles du neuro-développement, enfants handicapés relevant de l'aide sociale à l'enfance (ASE)] et apporter « dans une logique de rattrapage » une réponse sur les territoires les plus en tension (Ile-de-France, Outre-mer…)."
Lire l'article d'enfancejeunesseinfos.fr

Aide d'urgence pour les victimes de violences conjugales



Revue de presse 11 decembre 2023


Comprendre la frontière entre une information préoccupante et un signalement.

"Danger potentiel ou danger imminent… Les professionnels de l’aide sociale à l’enfance ont parfois du mal à établir la distinction entre une information préoccupante et un signalement. Au point, parfois, d’« ouvrir le parapluie » pour se protéger d’une erreur. Une chose est sûre : une situation préoccupante doit toujours être évaluée. Les explications du juriste Raymond Taube."
xtrait : "Avant la loi du 5 mars 2007, l’article 375 ne prévoyait des mesures d’assistance éducative qu’en cas de danger pour la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur, ou en cas de grave défaillance éducative. C’est cette loi, qui par ailleurs a créé le binôme IP-signalements, qui a ajouté un autre motif : « le développement physique, affectif, intellectuel et social gravement compromis ». On pouvait alors penser que la première hypothèse, celle du danger pour la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation, qui figurait déjà dans l’ancienne rédaction de l’article 375, correspond au signalement, et la seconde, celle du développement de l’enfant, créée en même temps que l’IP, correspondait précisément à l’information préoccupante. Plus traditionnellement, l’IP est attachée à un risque de danger, donc un danger potentiel, alors que le signalement répond à un danger imminent et avéré, a fortiori en cas d’atteinte sexuelle ou de maltraitance physique."
Lire l'article des ASH

Livre blanc et négociations salariales : « Il va falloir que les gens arrêtent de se renvoyer les balles » (FAS)

"Lors de la présentation du Livre Blanc, le gouvernement a donné quelques gages sur la lutte contre la bureaucratisation mais a aussi renvoyé les négos salariales vers les partenaires sociaux. Réactions sur le vif de Pascal Brice et Nathalie Latour de la Fédération des acteurs de la solidarité."
Lire l'article des ASH

Rapport Pisa 2022 : des résultats en France parmi les plus bas jamais mesurés

"L’enquête de l’OCDE sur le niveau des élèves de 15 ans révèle une forte chute dans les trois disciplines étudiées (maths, compréhension de l’écrit et sciences) et une stabilisation des inégalités sociales.
Les jours qui viennent risquent d’être, comme après chaque publication du rapport Pisa, rythmés par l’autoflagellation. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie ce mardi 5 décembre les conclusions de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), une étude triennale visant à évaluer les performances des jeunes de 15 ans et, ainsi, des différents systèmes éducatifs. Conséquence du Covid, la précédente édition date d’il y a quatre ans. Niveau en maths, inégalités sociales, bien-être à l’école… Tour d’horizon des principaux enseignements du rapport."
(...) «Les pays où les élèves se sentent plus soutenus par leurs enseignants sont ceux où la chute en mathématiques est la moins forte», assure Eric Charbonnier. Or «la France est l’un des pays où les élèves déclarent percevoir le moins de soutien de la part de leurs enseignants», à 52 % contre 63 % en moyenne dans l’OCDE. Par ailleurs, indique Irène Hu, analyste à l’OCDE, «il y a une moindre implication parentale dans le suivi des progrès des enfants depuis 2018. Ça a pu jouer sur le déclin de la performance»".
Lire l'article de Libération

"Le logement est devenu le carburant de toutes les inégalités", affirme Cécile Duflot

v"Les plus pauvres sont exclus du logement. Des mères seules se retrouvent dans des situations périlleuses. Cela engendre de la colère et de la tension." Elle décrit une situation difficile, tendue. Exemple concret avec ces données issues du rapport d’Oxfam : les 10% des Français les plus riches en patrimoine concentraient 44% de tout le patrimoine immobilier français, selon des chiffres datant de 2021. 3,5% des ménages détiennent à eux seuls 50% des logements mis en location. "On vit dans une société où les inégalités se renforcent au profit du patrimoine", déplore Cécile Duflot. "Quand on a multiplié par quatre le prix de l’immobilier au regard des revenus, comme cela se passe en France, ça marque", ajoute l’ancienne ministre du logement."
Ecouter le Podcast sur France Inter

100 IME au sein des écoles d'ici 2027 : confirmé !

"« Demain, ce seront 100 IME et le médico-social au cœur de nos établissements scolaires » et, ce, « avant la fin 2027 », soit un par département, réaffirme Aurore Bergé. Ils devraient a priori s'implanter dans les collèges. Le 29 novembre 2023, dans le cadre des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la ministre des solidarités répond à une question de la député Horizons de Haute-Savoie Anne-Cécile Violland (à partir de la minute 36'40 dans la vidéo ci-contre).
Où en est ce plan ?
Lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) en avril 2023, Emmanuel Macron s'est engagé à déployer pour les enfants et les adultes en situation de handicap 50 000 solutions nouvelles d'ici 2030, via la création d'établissements et de services, dont fait partie ce projet de 100 IME pilotes au sein des écoles. Elles doivent être financées par une enveloppe de 2 milliards d'euros. La députée se dit alertée par des acteurs locaux, personnels de structures médico-sociales, qui souhaitent être « acteurs » de cette mise en œuvre mais déplorent l'absence de cahier des charges et de feuille de route. « Où est-on sur le déploiement de ce plan ? », questionne la députée.
Une « petite révolution »
Aurore Bergé rappelle que ces 50 000 solutions nouvelles seront « volontairement plurielles car c'est ce qu'attendent les personnes en situation de handicap ». Elle juge que cette question des IME est « fondamentale » car « longtemps, dans notre pays, on n'avait pas envie de voir la question du handicap, et les IME ont été implantés loin de notre centres-villes, plutôt à l'orée des bois ». C'est, selon la ministre, une « petite révolution », notamment pour « les enfants qui ne pourraient pas être dans une classe ordinaire au sein de l'école ordinaire et qui doivent malgré tout passer la même porte d'entrée que tous les autres enfants »".
Lire l'article sur Handicap.fr


Revue de presse 04 decembre 2023


Dans la vie de Juliette, mère isolée, précaire et cible de l’algorithme des CAF

Le journal "Le Monde » raconte comment une bénéficiaire du RSA, Juliette, "est devenue un dossier « à risque » pour l’organisme, et les conséquences de ce ciblage sur sa vie".
"Avec son système de data mining (exploration de données), la CAF privilégie la recherche a posteriori d’erreurs comme celles de Juliette, au détriment de leur prévention.
"Les populations vulnérables ont d’autant plus de risques de commettre des « erreurs » qu’elles sont soumises à des obligations déclaratives plus fréquentes et complexes que les autres. « Franchement, les règles des CAF sont inimaginables. Comment demander aux gens de toutes les connaître et de les respecter ? », s’indigne l’avocat strasbourgeois Pierre-Henry Desfarges, qui accompagne de nombreuses familles dans leurs litiges."
Lire l'article du Monde

Formations aux professions sociales : le diplôme d'éducateur spécialisé gagne en attractivité

"La Drees a publié, le 29 novembre, les chiffres des formations aux professions sociales 2022, issus de son enquête annuelle. Dans le contexte de crise des métiers du social, la formation d’éducateur spécialisé tire - un tantinet - son épingle du jeu.
Ces informations de la Drees sont bienvenues à quelques jours (le 5 décembre) de la remise au gouvernement du Livre blanc du Haut conseil du travail social (HCTS) qui doit présenter des solutions pour relancer l'attractivité des métiers du social."
Lire l'article de Enfancejeunesseinfos.fr

La gestion des MNA relève-t-elle de l’Etat ?

"En matière de protection de l'enfance, c’est devenu un véritable clivage gauche-droite. Pour Jean-Luc Gleyze, président socialiste du Conseil départemental de Gironde, un mineur non accompagné est un enfant à protéger comme les autres. La politique de l’immigration est la compétence exclusive de l’Etat, rétorque Florian Bouquet son homologue républicain du Territoire de Belfort.
Quelles que soient leurs étiquettes politiques, les présidents de départements sont dans l’ensemble unanimes pour dénoncer le manque de places en protection de l’enfance et les carences de l’Etat vis-à-vis de certaines de ses prérogatives régaliennes (justice, psychiatrie, handicap). Mais le clivage gauche-droite les oppose frontalement lorsqu’il est question des MNA et de leur prise en charge.
Lire l'article des ASH

Violences intrafamiliales : publication du décret instituant des pôles spécialisés

"Le décret n° 2023-1077 du 23 novembre 2023 instituant des pôles spécialisés en matière de violences intrafamiliales au sein des tribunaux judiciaires et des cours d’appel a été publié au Journal officiel du 24 novembre 2023.
Le texte institue dans, chaque tribunal judiciaire et dans chaque cour d’appel, un pôle spécialisé en matière de violences intrafamiliales, composé de magistrats du siège et du parquet, ainsi que de directeurs des services de greffe judiciaires, de greffiers, de juristes assistants et d’agents contractuels de catégorie A.
Un magistrat du siège et un magistrat du parquet coordonnent respectivement pour le siège et le parquet les activités du pôle. Ils sont désignés par le président du tribunal judiciaire et le procureur de la République ou par le Premier président de la cour d’appel et le procureur général, après avis de l’assemblée générale des magistrats du siège et de l’assemblée générale des magistrats du parquet.
Un comité de pilotage est également placé auprès des pôles spécialisés des tribunaux judiciaires, associant acteurs juridictionnels et partenaires extérieurs. Peuvent notamment être invités à y participer, en fonction de l’ordre du jour : des représentants de l’administration pénitentiaire ou de la protection judiciaire de la jeunesse ; des représentants des services de l’État ; des représentants des collectivités territoriales ; des collaborateurs occasionnels du service public de la justice ; le bâtonnier de l’ordre des avocats du ressort, le président de la chambre départementale des commissaires de justice, le président de la chambre départementale des notaires ou leurs représentants ; et des représentants d’associations dont l’activité est en liens avec la lutte contre les violences intrafamiliales."
Lire l'article d'actu-juridique.fr

Des affaires « Thomas » à « Mourad », une inquiétante libération de la parole raciste

"Les récents événements, ratonnades à Romans sur Isère, récupérations politiques suite à la mort du jeune Thomas à Crépol et l’agression de Mourad dans le Val-de-Marne mais aussi les tags, comportements, agressions racistes antisémites ou islamophobes, témoignent d’une transformation d’un certain nombre d’idées en actes.
Chaque fois qu’une société se montre de plus en plus hostile à toute marque d’altérité, elle convoque un imaginaire fondé sur l’idéalisation d’un passé mythique."
Lire l'article de The Conversation

Un outil pédagogique inédit au service de l’enfance maltraitée au CHU de Clermont-Ferrand

"Expliquer à un enfant victime de maltraitance quelle va être sa prise en charge est désormais facilité grâce à un plateau de jeu imaginé par les professionnels du service de victimologie du CHU de Clermont-Ferrand.
L’enfant victime de maltraitance choisit un avatar, une figurine Playmobil qu’il va faire avancer sur le plateau de jeu pédagogique. En fonction de son histoire, il va faire progresser son personnage sur le tapis, tout en étant encadré et accompagné par les professionnels du service de victimologie enfants et femmes enceintes du CHU Estaing.
Quatre thèmes peuvent ainsi être abordés : la famille, donc l’enfant et ses proches, les différentes formes de maltraitance ; le soin, c’est-à-dire le parcours de soins et médico-légal au sein du service, les examens qui pourront lui être faits ; le parcours pénal et l’intervention socio-éducative."
Lire l'article de la Montagne


Revue de presse 28 novembre 2023


Un rapport parlementaire appelle à "l'intégration du médico-social dans l'école"

"Dans un rapport parlementaire, Servane Hugues (Renaissance) et Alexandre Portier (Les Républicains) effectuent un état des lieux de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Dressant un bilan critique de la loi de 2005, les députés appellent à "une autre scolarisation inclusive".
Bien, mais peut mieux faire : tel est le constat d'un rapport parlementaire des députés Servane Hugues (Renaissance) et Alexandre Portier (Les Républicains), membres de la délégation aux droits des enfants. A l'issue de six mois de travaux, dans le cadre d'une mission d'information "sur l’instruction des enfants en situation de handicap", ils rendent compte des conditions de scolarité de ceux-ci depuis le début des années 2000.
Si, depuis 2005, la loi prévoit le droit pour tout enfant en situation d'handicap à être inscrit à l'école, c'est un bilan critique de la scolarisation inclusive de ces 20 dernières années qui est effectué : tout en dressant les avancées et les "limites" du cadre législatif actuel, les co-rapporteurs suggèrent plus d'une trentaine de recommandations pour proposer "une autre scolarisation inclusive".
Lire l'article sur lcp.fr

Violences conjugales : comment expliquer le doublement des plaintes en six ans ?

"Année après année, le chiffre est en hausse. En 2022, 244 156 victimes de violences conjugales ont déposé plainte, selon un rapport publié le 16 novembre par le ministère de l’intérieur, soit 15 % de plus qu’en 2021 et deux fois plus qu’en 2016.
Cette augmentation des plaintes est-elle synonyme d’une hausse des violences ou d’une meilleure prise en charge des victimes ? Pourquoi les autorités considèrent-elles encore que seules un quart des victimes déposent plainte aujourd’hui ? A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25 novembre, Les Décodeurs font le point."
Lire l'article du Monde

Magali Lafourcade, magistrate : « La France gagnerait à respecter un impératif de cohérence sur les droits humains »

"A l’occasion de l’Examen périodique universel de la France devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, nombre d’Etats démocratiques ont révélé leurs préoccupations au regard d’un risque de « décrochage » français en ce domaine, souligne, dans une tribune au « Monde », la magistrate spécialiste des droits humains".
Des quelque 355 recommandations émises par les Etats du monde pour que la France respecte mieux les droits humains, on peut tirer deux enseignements principaux.
Ainsi, nombre d’Etats démocratiques ont révélé leurs préoccupations au regard d’un risque de « décrochage » français. La communauté internationale semble considérer que l’écart se creuse entre les valeurs promues à l’extérieur par la diplomatie française et la réalité de l’action menée en faveur des droits et libertés à l’intérieur de ses frontières. En d’autres termes, la France gagnerait à respecter un impératif de cohérence sur les droits humains.
Alors que la France a fait de la lutte contre l’impunité un axe majeur de sa diplomatie, de très nombreux Etats ont pointé les abus des forces de l’ordre et les atteintes portées à la liberté de manifestation. Alors qu’elle préside l’Alliance 8.7 des pays pionniers en matière de lutte contre la traite des êtres humains [dénomination faisant référence au septième alinéa du huitième des Objectifs de développement durable de l’ONU], les Etats se sont inquiétés qu’au niveau national elle ne déploie plus de politique en la matière. Il est vrai que le dernier plan national est échu depuis deux ans et que, en tout état de cause, personne ne saurait affirmer qu’il a été mis en œuvre".
Lire l'article du Monde

Le coût des placements à l’ASE

Sur le schéma du nombre de mesures et de leur coût, "Les deux courbes se superposent presque parfaitement. D’un côté, en vert, le total des mesures d’aide sociale à l’enfance (ASE) ne cesse de s’accroître, ces quinze dernières années, passant de près de 290 000 mesures, à la fin 2006, à quasiment 100 000 de plus, en décembre 2021 – soit un bond de 31 %. De l’autre, en orange, le total des dépenses brutes de l’ASE épouse une progression semblable, avec désormais plus de 9 milliards d’euros à la charge des conseils départementaux, soit presque 2,5 mds de plus en l’espace de quinze ans – soit un sursaut de 34 %.
Le ressort de l'emballement
Il reste qu’en distinguant la part des placements d’enfants à l’ASE, d’une part, et celle des actions éducatives à domicile ou en milieu ouvert, d’autre part, le ressort de cet emballement se dévoile instantanément. Cette progression persistante ne concerne en réalité que les accueils, notamment par les assistants familiaux ou dans les établissements - que ce soit pour le nombre des mesures (+ 41 %) comme pour le montant des dépenses (+ 40 %)."
Lire l'article du Média social

18-25 ans : des jeunes étonnamment optimistes et résilients

"Dans un contexte difficile, les jeunes sont plus positifs qu'on ne le pense face aux défis de demain, plus matures aussi et se définissent principalement par les causes qu'ils défendent en privilégiant des modes d'action dans la sphère privée plutôt que dans un espace public qui ne les inspire pas.
Tels sont les principaux enseignements de l'enquête exclusive réalisée en octobre auprès des 18-25 ans pour The Conversation France par le cabinet d'études George(s).
Alors que de nombreux sondages montrent les inquiétudes des parents pour leur progéniture, les jeunes interrogés sont majoritairement optimistes en pensant à l'avenir (71%) et environ un quart d'entre eux se disent « très optimistes » mais ils envisagent leurs leviers d'action dans un cadre familial ou amical plutôt que collectif."
Lire l'article de the Conversation

PRISME : Regard[s] Social,l'actualité des écrans et des ondes

PRISME, le réseau des documentaliste des centres de formation en travail social, propose de nombreuses ressources, dont une veille sur l'actualité des écrans et des ondes.
Web, cinéma, podcasts, télé, les propositions sont variées.
Acceder à Regard social


Revue de presse 20 novembre 2023


Pénurie de professionnels en protection de l’enfance : une situation alarmante !

"314 établissements et services de protection de l’enfance ont répondu à l’enquête du réseau Uniopss-Uriopss de novembre 2023, portant sur la pénurie de professionnels en protection de l’enfance et ses effets, tant sur les équipes que sur les conditions d’accueil et d’accompagnement des enfants. Ces établissements et services sont implantés sur tout le territoire national et assurent des accompagnements ou accueils divers (structures collectives, accueil familial, accueil de jour, logements diffus, accompagnements à domicile/en milieu ouvert, prévention spécialisée...).
Des difficultés de recrutement généralisées et un taux moyen de postes vacants s’élevant à 9 %
Sur les 314 établissements et services ayant répondu à l’enquête, 97 % déclarent rencontrer des difficultés de recrutement. Le taux moyen de postes vacants (tous postes confondus) s’élève à 9 % (contre 5 % sur l’ensemble du secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif selon le baromètre Fehap-Nexem réalisé début 2022). Les vacances de postes concernent massivement les travailleurs sociaux mais également les postes d’encadrement, de secrétariat et d’autres personnels non éducatifs tels que les agents d’entretien et les comptables. Les difficultés de recrutement se doublent d’arrêts de travail des professionnels en poste et de démissions."
Acceder au dossier de l'UNIOPS"

"Refaire famille", un documentaire inédit sur le placement éducatif à domicile

"Pour son documentaire "Refaire famille", la réalisatrice Pascale Fournier a passé plusieurs mois en immersion auprès d’elles dans leur mission auprès de parents pour les aider à surmonter leurs difficultés et maintenir le lien familial.
Le placement éducatif à domicile (PEAD) découle toujours d’une décision de justice (art. 375-3 et 7 du code civil) ou d’une mesure administrative. Il s’agit donc d’une mesure de placement avec hébergement au quotidien chez les parents. Le travail mené sur les compétences parentales doit conduire progressivement les parents à assumer pleinement leurs responsabilités vis-à-vis de leur enfant".
Lire l'article sur enfancejeunesseinfos.fr

Les 10 préconisations-clés de la Ciivise

"Imprescriptibilité des agressions sexuelles contre les enfants, repérage par questionnement systématique, ajouter le cousin dans la définition de l’inceste… la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a rendu son rapport. Et attend maintenant d’être fixée sur son sort qu’elle espère pérenne (c’est d'ailleurs la dixième préconisation). Trois ans d’enquête, 27 000 témoignages… et 82 préconisations. C’est ce que contient le rapport de la Ciivise rendu public le jeudi 16 novembre. Ces préconisations sont regroupées en 10 points clés."
L'article résume les 10 points clefs;
Lire l'article des ASH

Elisabeth Borne annonce 22 mesures pour protéger les mineurs

"Alors que les passes d’armes, à fleurets non mouchetés, font rage entre le gouvernement et certains départements à propos du manque de moyens et de la saturation de l’accueil en protection de l’enfance, Elisabeth Borne a livré, ce 20 novembre, le plan 2023-2027 contre les violences faites aux mineurs. Annoncé à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant et à l’issue du troisième comité interministériel à l’enfance (CIE), il se décline en 22 mesures. Un ensemble d’annonces qui, par ailleurs, interviennent juste après la publication du très attendu rapport de la Civiise.
« Un enfant meurt tous les cinq jours sous les coups de ses parents », a rappelé la cheffe du gouvernement en préambule de ses annonces. Réuni pour la troisième fois depuis son lancement en novembre 2022, ce comité interministériel composé de onze membres du gouvernement, dont la secrétaire d’Etat à l’enfance Charlotte Caubel, ambitionne de « créer une culture de la protection des enfants ». Pour y parvenir à l’horizon 2027, quatre axes prioritaires ont été définis :
  1. Renforcer les moyens de ceux qui protègent les enfants.
  2. Favoriser une meilleure prise en charge des enfants victimes de violences.
  3. Former et éduquer.
  4. Sensibiliser avec une campagne dont le thème sera « la violence dans le sport »."
A noter : E. Borne "a notamment évoqué la création d’un « pack autonomie jeune majeur » destiné aux jeunes sortant du dispositif de l’aide sociale à l’enfance (ASE) à 18 ans : une enveloppe de 1 500 € leur sera attribuée automatiquement et sans démarche".
Lire l'article des ASH

Victimes de violences conjugales : Aurore Bergé annonce la mise en place d'une aide d'urgence

Aurore Bergé a précisé "les contours de l'aide urgence pour les victimes de violences conjugales, prévue par la loi du 28 février 2023.
Une aide d'urgence dès le 1er décembre « Aujourd'hui, en moyenne, une femme qui est victime de violences va faire sept allers-retours entre le moment où elle prend la décision de partir, et le moment où elle part effectivement. Concrètement, partir, elle n'en a pas forcément les moyens », a expliqué Aurore Bergé au micro de France Inter.
Dès lors, « à partir du 1er décembre, dans toutes les CAF du pays, une femme victime de violences conjugales pourra demander une aide d'urgence qui lui sera automatiquement versée à hauteur de 600 euros » en moyenne. « C'est plus si (la victime) a des enfants », a précisé la ministre des Solidarités".
Lire l'article duMédia social


Revue de presse 13 novembre 2023


Aide médicale d’Etat : trois questions sur sa suppression, votée au Sénat

Dans le cadre de l’examen du projet de loi relative à l’immigration, la droite sénatoriale a fait adopter un article supprimant cette couverture maladie réservée aux sans-papiers et créant une aide médicale d’urgence beaucoup plus restrictive.
La mesure pourrait toutefois ne pas passer l’étape de l’Assemblée nationale – où le projet de loi devrait être examiné avant la mi-décembre. Voulue de longue date par la droite et l’extrême droite, la suppression de l’AME est très largement critiquée par les professionnels de santé, les associations et les élus de gauche."
Lire l'article du Monde

Suppression de l'AME : cela aurait "un effet délétère sur notre système de santé", dénonce Nicolas Revel

Invité de France Inter ce jeudi, le directeur général de l'AP-HP Nicolas Revel fait part de la "très vive inquiétude" de la communauté médicale après l'adoption mardi au Sénat de la suppression de l'aide médicale d'État. Ce dispositif prend en charge les frais médicaux des personnes en situation irrégulière présentes sur le sol français depuis au moins trois mois. Le texte doit être examiné à l'Assemblée nationale en décembre.
"La conviction que nous avons, c'est que si cette réforme allait au bout, elle aurait un effet délétère sur notre système de santé. Elle coûterait à la fin plus cher et elle constituerait un choc pour l'hôpital public", souligne Nicolas Revel".
""Attendre que quelqu'un soit très malade pour le soigner, c'est tout le contraire de ce que veut faire un système de santé."
Ecouter le Podcast

Sans-papiers : 3 500 médecins promettent de «désobéir» si l’Aide médicale d’Etat est supprimée

Quelque 3 500 médecins salariés et libéraux, opposés à la suppression de l’AME, s’engagent à «désobéir» et «continuer de soigner gratuitement» ces malades si le dispositif devait disparaître, dans un appel transmis publié samedi 11 novembre.
«Moi, médecin, déclare que je continuerai à soigner gratuitement les patients sans papiers selon leurs besoins, conformément au Serment d’Hippocrate que j’ai prononcé.» C’est dans ces termes que 3 500 médecins, salariés et libéraux, ont exprimé samedi 11 novembre leur ferme opposition à la suppression de l’aide médicale d’Etat (AME) aux sans-papiers, mesure votée cette semaine par le Sénat. Dans cette «déclaration de désobéissance», les professionnels de santé assurent qu’ils continueront donc de soigner, sans prendre en compte les «conditions sociales ou financières», ainsi que la langue et la nationalité des patients."
Lire l'article de Libération

En 2021, les inégalités et la pauvreté augmentent

En 2021, en France métropolitaine, le niveau de vie médian annuel des personnes vivant dans un logement ordinaire est de 23 160 euros. 9,1 millions de personnes vivent au‑dessous du seuil de pauvreté monétaire, soit 1 158 euros par mois pour une personne seule en 2021.
La reprise de l’activité en 2021 s’est accompagnée d’une hausse des revenus du travail et des dividendes reçus par les ménages, plus marquée pour les ménages les plus aisés dont le niveau de vie augmente. À l’opposé, la non-reconduction des aides de solidarité exceptionnelles versées en 2020 en lien avec la crise sanitaire a pesé sur les niveaux de vie des ménages les plus modestes qui diminuent en 2021. Le taux de pauvreté augmente de 0,9 point en 2021, passant de 13,6 % à 14,5 %. L’intensité de la pauvreté s’accroît aussi, passant de 18,7 % en 2020 à 20,2 % en 2021.
Même si les évolutions entre 2019 et 2020 restent incertaines, du fait des conditions de collecte particulières des enquêtes en 2020 et de la fragilité des indicateurs cette année atypique, la France sort de l’épisode Covid en 2021 avec un taux de pauvreté supérieur à celui qu’elle avait quand elle y est entrée.
Accèder au dossier de l'INSEE

Harcelés

"Les moqueries, les coups, la boule au ventre en allant à l’école, la solitude et le silence, ils les ont subis. À l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, ils reviennent sur ces expériences douloureuses. Par Anna Benjamin.
Harcelé au collège parce qu’il était un peu différent, Jean-Loup a décidé de confronter son bourreau des années plus tard.
Kilian, lycéen, s’en est sorti grâce à la parole et a fait de la lutte contre le harcèlement scolaire son combat."
Ecouter le podcast des Pieds sur terre


Revue de presse 6 novembre 2023


200 000 personnes accueillies en centre d’hébergement début 2021 - Premiers résultats de l’enquête ES-DS

"Au 31 janvier 2021, 218 200 places d’hébergement1 sont ouvertes dans près de 3 100 centres d’hébergement. Ces structures diffèrent selon le public accueilli mais ont pour mission commune d’accueillir, d’héberger et d’accompagner des personnes en difficulté sociale. Elles hébergent 197 300 personnes, soit un taux d’occupation de 90 % des places proposées.
La moitié des places (109 400) se trouvent dans l’hébergement dit « généraliste » : 51 900 dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) ; 57 5002 dans les « autres centres d’accueil »3 , dont près des deux tiers sont des places d’urgence4 . Les structures du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés (DNA) proposent 102 500 places, majoritairement dédiées aux demandeurs d’asile : 46 900 places dans les hébergements d’urgence pour demandeurs d’asile (Huda) et 43 900 places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada); 8 700 places en centres provisoires d’hébergement (CPH), dédiés aux bénéficiaires d’une protection internationale; 3 000 places dans les centres d’accueil et d’examen des situations (CAES). Enfin, les établissements d’accueil mère-enfant (EAME) proposent 6 200 places d’hébergement.
Près d’un adulte hébergé sur deux est un homme seul sans enfant" (...) Un tiers de mineurs et 81 % d’étrangers parmi les personnes hébergées.
Acceder au dossier de la Drees

Face à l’intensification du travail, les jeunes plongent dans un malaise profond

"Tâches absurdes, rythme intense, précarité de l’emploi, absence de seniors pour les guider… les transformations du monde professionnel génèrent de la souffrance chez les jeunes salariés. Le nombre d’arrêts-maladie explose chez les moins de 30 ans."
"Chez les 18-34 ans, les arrêts liés à la souffrance au travail ont ainsi bondi de 9 %, en 2016, à 19 %, en 2022, selon un baromètre du groupe mutualiste Malakoff Humanis. La consommation de somnifères, d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs par les salariés de moins de 30 ans a également doublé entre 2019 et 2022, précise cette étude."
Lire l'article du Monde

Podcast : Policiers indociles

"C’est une profession dont on parle beaucoup, mais dont on dit peu qu’elle enregistre un nombre record de départs depuis la crise sanitaire, démissions brutales ou renoncements progressifs.
Dans un rapport communiqué au gouvernement le 13 avril dernier, la Cour des comptes s’inquiète notamment des conséquences que pourrait engendrer le besoin d’effectif sur la qualité des recrutements et de la formation, qui souffre déjà de nombreuses lacunes.
Épinglée par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en juin dernier, il serait peut-être temps pour la France de s’attaquer aux questions encore taboues du racisme, des violences illégitimes et autres dérives de ses forces de l’ordre.
C'est en tout cas ce que Jean-Marc et Fabien, qui en ont été témoins, suggèrent. Ils racontent."
Ecouter le Podcast "Les pieds sur terre

Série « Nanterre pas tes rêves ». Les dégâts

"À Nanterre et ailleurs, les affrontements de juin dernier ont laissé des traces, dans les chairs et sur les murs. Dans cet épisode, on parle de ce que d’aucuns appellent “dommages collatéraux”, avec un jeune homme blessé et des commerçants échaudés. Par Émilie Chaudet et Rémi Dybowski-Douat.
Alors qu’il rejoignait sa famille dans le brasier de Nanterre, Virgil a perdu son œil à cause d’un tir de LBD. Il raconte cette nuit de cauchemar et son quotidien bouleversé.
À Montargis (Loiret), 4 mois après, le centre-ville porte également les stigmates de la nuit d’émeutes du 29 au 30 juin. Dans ses rues, nous rencontrons un agent immobilier, un retraité et Mireille, une coiffeuse qui nous raconte le choc et son retour au travail.
Ecouter le Podcast des pieds sur terre


Revue de presse 30 octobre 2023


François Dubet :Et si l’enseignement était un métier ?

La formation pédagogique des enseignants est la clef d'un systéme efficace pour lutter contre les inégalités sociales, soutenir l'estime de soi et la confiance dans le groupe pour tous, élève et enseignants.François Dubet montre que cette formation a une place très secondaire dans l'accès au métier d'enseignant. La formation académique est centrale : cinq années pour un master, mais la formation au métier lui-même est très réduite et fragmentaire.
Lire l'article sur alternativess économiques

Les leçons des émeutes en banlieue restent à tirer

"Quatre mois après, la première ministre Elisabeth Borne a dévoilé de nouvelles mesures sécuritaires et sociales globalement insuffisantes. Les questions d’inégalités sociales et de discriminations sont traitées de manière marginale.
(...) Alors que ces mesures, dont l’annonce a été plusieurs fois reportée, sont tardives, elles dégagent une impression de réchauffé pour certaines, et, globalement d’insuffisance. Même le diagnostic posé par Mme Borne − « l’inquiétante banalisation de la violence, le manque de cadre (…) et une crise de l’autorité », n’est pas à la hauteur. Depuis le rapport de Jean-Louis Borloo et celui des ­députés François Cornut-Gentille (Les Républicains) et Rodrigue Kokouendo (La République en marche), tous deux publiés en 2018, on sait que la République accorde aux quartiers populaires dits « prioritaires » « quatre fois moins de moyens qu’ailleurs, rapporté au nombre d’habitants ». A cette inégalité flagrante et fondamentale, les annonces gouvernementales ne s’attaquent que marginalement, alors que sa résorption devrait figurer parmi les priorités nationales."
Lire l'article du Monde

Revenu solidarité jeunes : Lyon continue d’explorer son bon filon

"Depuis deux ans, la métropole offre une allocation de 400 euros par mois à des jeunes déscolarisés, afin de les aider à rebondir. Un pari payant.
Kezon, 20 ans, est classé parmi les premiers de sa promo. L’étudiant originaire de l’Ain poursuit sa deuxième année de formation professionnelle en alternance dans une école d’informatique privée de Lyon. Sorti tôt du système scolaire, il a travaillé à l’usine dès ses 16 ans. Trois ans plus tard, il a décidé de reprendre là où il s’était arrêté. Et c’est le revenu solidarité jeunes (RSJ), expérimenté par la métropole de Lyon depuis deux ans, qui lui a permis de rebondir. En juin, il devrait obtenir sans encombre son diplôme de développeur d’applications web. Et certainement être embauché dans la foulée. Dans son secteur, les offres d’emploi sont plus nombreuses que les demandes, avec des salaires allant de 2 000 euros net par mois pour un débutant à 4 000 euros pour un confirmé."
Lire l'article de Libération

Emeutes urbaines : «Il y a une forme d’indécence dans les discours sur les parents démissionnaires»

"Alors que le gouvernement a présenté ce jeudi 26 octobre sa réponse aux émeutes de l’été dernier, Amar Henni, éducateur à Grigny, raconte comment le rapport aux jeunes a évolué en quarante ans de métier et insiste sur l’importance de l’éducation plutôt que de la répression.
Educateur depuis plus de quarante ans, Amar Henni travaille à Grigny, dans l’Essonne. Chargé de mission «lutte contre la pauvreté» à la mairie communiste, il dirige aussi le centre de formation de l’Essonne (CFE) aux métiers du travail social. Docteur en anthropologie, ce fils de mineur qui a grandi près de Douai est aussi un compagnon de route de Libération, qui lui a souvent donné la parole. Alors que le gouvernement a dévoilé ce jeudi 26 octobre sa réponse aux émeutes déclenchées le 27 juin par la mort de Nahel à Nanterre, axée sur la responsabilité parentale, Amar Henni regrette le regard de plus en plus dur que la société adulte porte sur les jeunes habitants des quartiers populaires."
Lire l'article de Libération

Dans la vie d’un enfant dyspraxique, le texte lu par Pierre Lemaitre

"Pour l’auteur d’« Au revoir là-haut », lauréat du prix Goncourt 2013, c’est à l’école de s’adapter aux élèves souffrant de dyspraxie, et non l’inverse. Il explique pourquoi, dans ce beau texte lu face caméra en exclusivité pour « l’Obs ».
La dyspraxie, c’est comme un brouillage de la ligne entre le cerveau et le corps, un GPS qui bugue entre l’intention du geste et le geste. Cela touche la lecture (mouvements oculaires), l’écriture, la vie courante (maladresse, chute, difficulté à manier des couverts). Cela ternit la vie à l’école où, comme l’écrit Pierre Lemaitre, « ce que vous ne savez pas écrire ne compte pas ».
Selon l’Assurance-Maladie, « la dyspraxie touche 5 % à 7 % des enfants de 5-11 ans ». Ce sont ces mauvais élèves intelligents des années 1980, envoyés en filière manuelle alors que justement, leurs mains sont réticentes et vont beaucoup moins vite que leur tête."
Lire ou écouter le texte de Pierre Lemaitre


Revue de presse 23 octobre 2023


Recentraliser la protection de l’enfance ? "Hasardeux, coûteux et surtout bien long"

"Les départements doivent-ils rendre à l'État la responsabilité de l'aide sociale à l'enfance ? L'urgence est plutôt que "que chacun joue mieux sa partition", répondent dans une tribune* au Media social Jean-Pierre Rosenczveig, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, et Maxime Zennou, directeur général du Groupe SOS jeunesse."
Lire l'article du Média social

Quelques années dans la vie d'une prison

"C’en est fini du silence. Chef de détention dans une centrale pénitentiaire pendant près de vingt ans, Hervé raconte les dérives du système carcéral qui l’ont conduit à s’en éloigner. Propos recueillis par Sonia Kronlund. C’est une administration comme une autre, avec sa hiérarchie, son management (plus ou moins heureux), ses moyens (souvent en baisse), les promotions et les avancements. Mais de la pénitentiaire, on ne parle pratiquement jamais. Une petite muette, tant ses agents sont soudés, se taisent et se protègent. Pendant les quasi vingt ans où il a été chef de détention et officier pénitentiaire dans une grande centrale, Hervé a donné l’alerte plusieurs fois, mais ça n’a pas suffi. Retraité depuis peu, il nous a écrit aux Pieds sur terre pour nous dire qu’il était temps d’agiter “toute la poussière qu’on met sous le tapis.”
Ecouter le Podcast des pieds sur terre

Les effets de l'enfermement sur les détenus mineurs

"À partir d'une enquête de terrain dans neuf établissements pénitentiaires, la recherche analyse le récit que les mineurs font de leur expérience en détention. Il s'agit d'étudier comment la « peine » de prison se matérialise au quotidien pour les jeunes détenus et la façon dont ils intériorisent et incorporent les contraintes de l'environnement carcéral.
Cette recherche montre que l'incarcération est une expérience douloureuse pour les mineurs, en raison des conditions matérielles d'existence au quotidien et du sentiment de dévalorisation dont ils font l'expérience.
Les privations matérielles, l'isolement, mais aussi les nombreuses vexations imposées au corps des détenus (insalubrité, enfermement, fouille, interventions physiques, etc.) leur infligent ainsi des blessures symboliques régulières.
Les effets de l'incarcération sont toutefois fortement contrastés selon les mineurs, à la fois en fonction de leurs conditions d'incarcération, de leurs caractéristiques sociales, de leurs trajectoires antérieures ou encore de la durée de leur incarcération.
Lire l'article et le rapport sur Vie publique

Cyberharcelement : 30% des jeunes auteurs réitérent leur comportement

"Un quart des familles ont déjà été confrontées à la question du cyberharcèlement d’un mineur, parfois dès que leur enfant fréquente l’école primaire, selon la troisième édition de l’étude sur le cyber-harcèlement Caisse d’Epargne – Association e-Enfance/3018 publiée le 17 octobre.
Dans le détail, 15% des enfants en école primaire ont déjà été confrontés au cyberharcèlement. C'est également le cas de 25% des mineurs au collège et de 27% de ceux au lycée. Et plus d’ 1/4 des jeunes déclarent avoir été témoin. « C'est une proportion énorme, qui signifie qu'il n'y a plus de classes ou d'établissements scolaires à présent qui ne vivent pas de harcèlement », souligne auprès de l'AFP Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance qui répond au 3018, numéro national pour les victimes de violences numériques.
Ce développement du cyberharcèlement s'explique notamment par la « fréquentation intense » des réseaux sociaux par les enfants, dès l'école primaire. Ainsi, 86% de la tranche d'âge 8-18 ans sont inscrits sur ce type de site, dont 67% des écoliers, 93% des collégiens et 96% des lycéens."
Lire l'article sur enfancejeunesseinfos.fr

Pôles d'appui à la scolarité : pourquoi les associations s'inquiètent

"Polémique autour des futurs Pôles d'appui à la scolarité. Prévu par l’article 53 du projet de loi de finances (PLF) ce dispositif, annoncé lors de la Conférence nationale du handicap d'avril 2023, vise à remplacer les « pôles inclusifs d’accompagnements localisés » (PIAL). Objectif : accroître la collaboration avec le secteur médico-social via la présence de 100 enseignants spécialisés chargés d'assurer la coordination et d'apporter des réponses de premier niveau en mobilisant les moyens de l'Education nationale pour rendre les enseignements plus accessibles.
Mais « dans sa rédaction actuelle, l’article 53 du PLF fait craindre un recul des droits des enfants en situation de handicap et une remise en cause des principes de la loi du 11 février 2005 », estime, dans un communiqué publié jeudi 19 octobre, le Collectif handicaps, qui regroupe une cinquantaine d'associations. Ce texte « ne peut être adopté en l'état », insiste le Collectif."
Lire l'article des ASH

Le palmarès du festival du film du social

"Parmi les 23 films sélectionnés, le film Dalva sur l’inceste reçoit le prix du Festival du film social organisé par l’association La 25e image. Un palmarès particulièrement axé cette année sur la protection de l’enfance.
Le jury de la 5e édition du Festival du film social, qui s’est déroulée du 10 au 12 octobre, a décerné son prix à Dalva. Réalisé par Emmanuelle Nicot, ce long métrage raconte l'histoire d'une jeune fille de 12 ans hypersexualisée. Après un signalement du voisinage, elle est retirée de chez son père, qui abuse d’elle. Accueillie dans un foyer de jeunes adolescents, aidée par un éducateur, Dalva va doucement apprendre à se reconstruire et à se détacher de l’emprise de son géniteur – une relation qu’elle confond avec l’amour. Le parcours sera long et douloureux : « J’ai peur de ne plus jamais être importante pour personne », lâche la préadolescente."
Lire l'article des ASH


Revue de presse 16 octobre 2023


Aidants

"Ce vendredi 6 octobre se tient la Journée nationale des aidants, l'occasion de mettre en avant ces 9,3 millions de Français qui s'occupent d'un proche au quotidien. À quelles difficultés se heurtent-ils ? Comment les solidarités familiales se sont-elles construites au fil des siècles ?
Extrait : “Il y a une longue histoire de mise en balance du maintien à domicile contre l’hospice, avec une valorisation du maintien à domicile et des moyens inversement proportionnés par rapport à ce qui est valorisé” poursuit Mathilde Rossigneux-Méheust. “Au XIXe siècle, il n’y a pas assez de places dans les hospices, donc une allocation nommée le “secours représentatif d’hospice” est inventée. Mais cette allocation ne représente pas une somme suffisante pour compenser le manque de lits. De même, plusieurs secours à domicile sont donnés par les bureaux de bienfaisance jusque dans les années 1960, ne permettant pas non plus un réel maintien à domicile sans la gratuité du travail de ce ceux que nous appelons aujourd’hui les aidants”.
Ecouter le podcast sur France culture

Les fédérations alertent sur la « déconnexion » entre inflation et minima sociaux

"Alors que les prix ont fortement augmenté, la hausse des minima sociaux ne suit pas. C’est le constat alarmant dressé par le collectif Alerte* dans un communiqué publié le 12 octobre. Si, en avril dernier, les prestations sociales ont été revalorisées de 1,6 %, l’inflation, elle, devrait s’établir à 5 % cette année, selon les prévisions de l’Insee.
« Le gouvernement justifie cette sous-indexation par le fait qu’une augmentation exceptionnelle de 4 % avait été attribuée en juillet 2022 par anticipation, contextualisent conjointement Noam Leandri, président du collectif et Pierre Madec, économiste à Sciences Po. L’inflation de 2023 sera, quant à elle, répercutée lors de la revalorisation d’avril 2024 : le gouvernement prévoit donc un rattrapage l’an prochain avec une hausse des minima sociaux de 4,6 % supérieure à l’inflation prévue. »
Mais le délai est jugé trop long. L’écart entre inflation et prestations sociales pourrait faire passer 200 000 personnes de plus sous le seuil de pauvreté, révèlent des simulations développées par l’Insee, la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) et la CAF (Caisse d’allocations familiales). Pour pallier la perte de pouvoir d’achat des ménages, le collectif demande une anticipation de cette revalorisation légale."
Lire l'article des ASH

Livre blanc du HCTS : le travail social intéresse-t-il le gouvernement ?

"Aucune remise officielle au gouvernement n'est encore prévue pour le Livre blanc du Haut Conseil du travail social (HCTS), pourtant adopté depuis déjà plus d'un mois. Faut-il redouter l'abandon des propositions qu'il contient ? Plusieurs acteurs s’impatientent.
Les travaux avaient été engagés à l’été 2022. De webinaires en réunions locales, de contributions écrites en commissions thématiques, les échanges, souvent pointus, avaient abouti à la rédaction d’un Livre blanc, avec une ambition de taille : offrir des solutions concrètes à un travail social en crise.
Et le 6 septembre, le document avait enfin été adopté par le Haut Conseil du travail social (HCTS), avec 31 voix favorables – face à 2 contre, et 5 abstentions. Il ne restait plus qu’à confier cette feuille de route consensuelle au gouvernement, dans le cadre d’une remise officielle, programmée le 26 septembre à Nancy, la ville dont le président du HCTS, Mathieu Klein, est maire.Puis la rencontre a été annulée. Et plus d’un mois après, aucune entrevue ministérielle n’a encore été programmée."
Lire l'article du Media social

Bertrand Ravon : « L’attractivité passe par la créativité et le dialogue »

Sociologue du travail social, Bertrand Ravon encourage les professionnels à davantage expérimenter de nouvelles façons d’accompagner les publics et à piloter l’action sociale à partir du « bas » plutôt que par le « haut ».
"ASH : Vous avez créé le master Anacis (1) il y a plus de 20 ans. Qu’observez-vous chez les travailleurs sociaux prenant part à cette formation ? Bertrand Ravon : Nous ne voyons pas au sein de la formation les travailleurs sociaux les plus usés. Ceux-là n’arrivent plus à parler du métier, ni même parfois à y réfléchir. En revanche, nous accueillons ce que j’appelle des « professionnels remontés » qui viennent à l’université pour nourrir leur critique. "
Lire l'article des ASH
Lire l'article de Didier Dubasque sur l'approche de Bertrand Ravon

Protection de l'enfance : il y a de la tension dans l'air entre les départements et l'État

"Alors que le gouvernement se dit prêt à envisager une « renationalisation » de la protection de l’enfance, Départements de France rejette « catégoriquement » cette option. Le bras de fer politique - voire le dialogue de sourds - notamment sur la responsabilité de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) se poursuit.
Dans une interview accordée au Figaro le 11 octobre, Charlotte Caubel déclare « Nous sommes prêts à l'envisager. Je ne suis pas dans cette logique, mais toutes les options sont sur la table. Si les départements considèrent que la situation leur échappe, la question de la recentralisation peut être retravaillée ». La secrétaire d’État à l’Enfance précise que « la commande » vient du président de la République qui souhaite engager cette réflexion."
Lire l'article d'enfancejeunesseinfos.fr

Enfants placés : le numérique, un recours pour « faire famille » ?

Cet article présente une recherche d'Emilie Potin sur l'utilisation des réseaux sociaux par les jeuens placés et comment ils peuvent aider les adolescents à réactiver des liens familiaux qui se sont distendus.
Extrait : "Le choix du mode de communication (se voir en visio, envoyer un message écrit, adresser une photo, publier une vidéo sur les réseaux…) permet au mineur d’ajuster les dispositifs mobilisés au type de relation souhaitée sur un registre allant de forme de co-présence continue à des échanges ponctuels, de la mobilisation d’une multitude d’applications à l’exclusion de l’espace socionumérique. La transposition technique recompose également les supports de la relation et conséquemment l’amène à se transformer."
Lire l'article sur enfancejjeunesseinfos.fr


Revue de presse 09 octobre 2023


Santé mentale : le cri d’alarme des professionnels

"La crise sanitaire liée au Covid a fait exploser le mal-être chez les jeunes et a rehaussé le niveau de vulnérabilité individuelle. Mais aujourd’hui, plus de trois ans après, la vague de problèmes psychologiques et psychiatriques est toujours là et se maintient dans le temps, à la grande surprise des professionnels de santé et des parents. Pour David Cohen, la violence de notre société serait l’une des raisons de cette situation : “Les sociétés où les enfants sont heureux, sont des sociétés qui sont heureuses dans leur ensemble, et la société que l’on offre aux enfants contemporains est une société plus violente. C'est une société qui est extrêmement dichotomisée” et il ajoute : “Aujourd'hui, en France, on a affaire à toute une série de radicalismes différents qui témoigne de la violence de ces sociétés. Car, qui dit radicalisme dit opposition violente entre points de vue. C'est ça la radicalité. Finalement, la jeunesse est à l'image de ce qu'est la société actuelle.”"
Ecouter le Podcast sur France Culture

Podcast : Quand l’école fait mal ?

""La phobie scolaire", est l'une des manifestations d'anxiété la plus importante dans laquelle l'école se trouve directement impliquée. Le mal-être à l'école n'est pas un phénomène marginal en France. Dans cette société de concurrence, où l’on pousse l’adolescent à prendre des décisions d’adultes bien trop tôt, où l’opacité des critères de sélection comme Parcoursup est bien réelle, comment trouver l’apaisement ? David Cohen souligne malheureusement que la France n’a pas le bon système de pensée : “On a tendance à penser que l'on est meilleur quand on crée de la compétition, de l'émulation par la punition, alors que c'est faux. Toutes les expériences de pédagogie ont montré que les enfants sont plus heureux et plus efficaces quand ils sont motivés positivement. Et ça, c'est quelque chose qu'on a beaucoup de mal à introduire dans notre système scolaire actuellement.”
Ecouter le podcast de LSD sur France Culture

Que sait-on des enfants exposés aux violences conjugales ?

"Le 31 août dernier, une policière a été assassinée à coups de machettes sous les yeux de son enfant de trois ans. Ce féminicide met en relief de nombreuses questions. Que sait-on des enfants exposés aux violences intrafamiliales ? Existe-t-il des différences de genre ? Comment réagissent les mères ? Quelles stratégies mettent en place les pères violents vis-à-vis de leurs enfants ? Quelles sont les séquelles psychologiques possibles pour un enfant exposé à de telles violences ?
J’ai mené et dirigé quatre recherches de 2018 à 2022 sur les violences faites aux femmes et aux enfants dans différents contextes (échantillon : 2523 femmes, 453 enfants et 374 hommes). Couplées avec les statistiques officielles des violences sur mineur·e·s, ces enquêtes offrent des données permettant de mieux appréhender l’exposition à la violence dans l’enfance et d’ouvrir des pistes de réflexion sur son impact.
Hors agressions sexuelles, les victimes mineures sont autant des filles que des garçons 40 % des violences physiques au sein d’un couple apparaissent pour la première fois pendant la grossesse. Une fois nés, cela entraîne chez ces enfants des « problèmes extériorisés » (agressivité, violences sur autrui…) et des « problèmes intériorisés » (anxiété, dépression, somatisation…), avec des variables genrées importantes entre les garçons et les filles, qui somatisent davantage".
Lire l'article sur enfancejjeunesseinfos.fr

L'impact des violences dans le couple : Tom et Lena, un court-métrage de Johanna Bedeau

Ce film pédagogique et son livret d’accompagnement portent sur l’impact des violences au sein du couple sur les enfants ainsi que de l’impact sur la parentalité. Ils visent à améliorer le repérage, la prise en charge et l’orientation par le-la professionnel-le.



La formation d'assistante sociale

"Quel regard porte-t-on sur les trois années d'études que l'on vient d'achever lorsqu'on se trouve à l'aube d'une carrière d'assistant de service social?
Qu'a-t-on appris, ou désappris, pendant ces années ?
Quels défis a-t-on dû relever ?
Quelle étape a été la plus exigeante, la plus passionnante, la plus bouleversante?"
Ecoutez le Podcast de la rédaction du Media social

Festival du film social : regard sur les invisibles

"Ni tapis rouge ni paillettes pour ce Festival, mais trois jours de cinéma, du 10 au 12 octobre, consacrés à ceux qu’on appelle les « invisibles » à travers des longs et courts métrages, des documentaires, des fictions qui traitent du handicap, de la santé mentale, de l’exclusion, des personnes âgées, de l’exil… « Les analyses les plus savantes, les statistiques les plus complètes et les classements les plus exacts en catégories de personnes et de situations sociales, seront toujours impuissants à restituer la singularité d’un être. La représentation cinématographique s’en approche davantage (...) Voir, écouter, comprendre, ressentir en soi la diversité des destins individuels, leurs raisons, les souffrances, les espoirs étouffés, est le meilleur chemin à suivre pour s’engager dans plus de solidarité », estime Alain Lopez président du Festival et de l’association organisatrice La 25e Image. Avec comme partenaires les écoles de formation et les organismes de travail social ou encore la caisse d’allocations familiales."
Lire l'article des ASH


Revue de presse 02 octobre 2023


La reconnaissance du travail social est avant tout un choix de société ! (Tribune)

"Sans nouvelles du livre blanc du Haut conseil du travail social qui devait être présenté ce 26 septembre 2023, deux grands acteurs du secteur expriment leur inquiétude . Pour Marcel Jaeger, président de l'Unaforis et Daniel Goldberg, président de l'Uniopss, nous sommes face à un choix de société, doublé d'un choix financier. Cela fait des années que les profondes lacunes dans la reconnaissance de l’utilité du travail social sont pointées du doigt par les acteurs de terrain et les têtes de réseaux. Les gestionnaires associatifs d’établissements et de services voient leurs ressources humaines se tarir. De leur côté, les professionnels de la formation constatent que nombre de jeunes se détournent de ces métiers difficiles dont la perte du sens des missions dans le débat public et le peu d’espoir de les voir mieux reconnues ne motivent pas l’engagement.
Pourtant, à l’heure notamment du vieillissement de la population, du réchauffement climatique, du numérique et des inégalités sociales et territoriales qui demeurent, l’utilité des métiers de l’action sociale et médico-sociale pour prendre soin et accompagner est un enjeu pour toute la société.
Or, dans un contexte de pénurie d’étudiants et de professionnels pour accompagner des personnes dont le nombre et les besoins vont en augmentant, le risque est grand d’aller vers plus de démotivation des professionnels en exercice, plus d’absences justifiées par des conditions de travail dégradées, des risques accrus d’accidents du travail, d’invalidité et une érosion progressive de la qualité globale de l’emploi. Cet état risque de concourir au départ du secteur des solidarités de nombreux professionnels de terrain comme en statut d’encadrement."
Lire la tribune sur le site des ASH

Contre le harcèlement scolaire, la nécessité d’une révolution culturelle

"Longtemps, le système éducatif français et la société ont détourné les yeux. On parlait de « chamailleries de cour de récré », d’enfantillages, on évoquait l’antique « Petit Chose » d’Alphonse Daudet. Après les violences faites aux femmes et les agressions sexuelles dans l’Eglise, le harcèlement scolaire apparaît enfin pour ce qu’il est : un fléau social, une réalité qui pourrit la vie de centaines de milliers d’enfants – 10 % des élèves en sont victimes en moyenne avec une pointe au collège – et en conduit certains à se donner la mort.
Avec trente ans de retard sur les pays anglo-saxons et nord-européens, la France ouvre enfin les yeux et c’est un grand progrès. En sonnant la « mobilisation générale », mercredi 27 septembre, avec un plan interministériel de lutte, la première ministre, Elisabeth Borne, prend la mesure du phénomène qui suscite une inquiétude grandissante chez les parents.
Le retard français et l’inadaptation manifeste de son système éducatif pour prévenir les comportements de harcèlement, repérer les auteurs et accompagner les victimes et leurs familles, nécessitaient un message clair et une action interministérielle résolue face à un phénomène qui, centré sur la vie scolaire, renvoie aussi à la politique de santé mentale et à la stratégie des géants du Web qui gèrent les réseaux sociaux où le harcèlement prolifère".
Lire l'éditorial du Monde

pHARe : un programme de lutte contre le harcèlement à l'école

"Le programme pHARe est un plan de prévention du harcèlement à destination des écoles, des collèges et des lycées fondé autour de 8 piliers :
  • Mesurer le climat scolaire.
  • Prévenir les phénomènes de harcèlement.
  • Former une communauté protectrice de professionnels et de personnels pour les élèves.
  • Intervenir efficacement sur les situations de harcèlement.
  • Associer les parents et les partenaires et communiquer sur le programme.
  • Mobiliser les instances de démocratie scolaire (CVC, CVL) et le comité d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement.
  • Suivre l’impact de ces actions.
  • Mettre à disposition une plateforme dédiée aux ressources.
La politique de prévention s’est ainsi structurée autour du programme de lutte contre le harcèlement pHARe, qui s’appuie aujourd’hui sur un réseau de 400 référents académiques et départementaux, répartis sur tout le territoire pour traiter les situations de harcèlement signalées par les chefs d’établissement et grâce à la plateforme du 3018".
Acceder au dossier

Le parcours du combattant de la famille d’un enfant handicapé pour obtenir sa prise en charge

"Le 18 septembre, le Conseil d’Etat a ordonné à l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine de proposer une place dans un institut médico-éducatif pour le fils d’Estelle et de Julien D., qui ont sollicité la justice après avoir fait appel à « la terre entière ».Leur enfant a des crises de violences depuis l'adolescence a été rnvoyé de la classe Ulis, frappe les memebres de sa famille est hospitalisé à répétiton en psychiatrie...
Alors que le Conseil d'Etat « reconnaît à la fois la situation d’urgence dans laquelle se trouve Arthur et la responsabilité de l’Etat dans l’atteinte grave à son droit à l’éducation, qui est une liberté fondamentale », le directeur de cabinet de l'ARS de Gironde "déplore « la stratégie du coupe-file choisie par la famille », qui « grâce à une décision de justice va passer devant 41 situations bien plus complexes et bien plus douloureuses et critiques ». Le courrier des lecteurs montre combien cette réaction choque, à l'image des courriers envoyés par l'académie de Versailles aux parents d'enfants harcelés.
Une règle bureaucratique : respecter la file d'attente, permet de faire disparaitre les droits fondamentaux de ce jeune et de ses parents.
Lire l'article du Monde

Nombre de bénéficiaires, montants alloués, taux de pauvreté… le RSA en 7 chiffres clés

"C'est l'un des points les plus décriés du projet de loi « plein-emploi ». La réforme du revenu de solidarité active (RSA) a franchi une nouvelle étape jeudi à l'Assemblée.
Droite et camp présidentiel se sont accordés sur un minimum de 15 heures d'activités obligatoires pour les bénéficiaires du RSA, sauf exceptions. Combien de Français bénéficient de ce minimum social ? Pour quel montant ? Combien coûte cette dépense ?
La direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistique (Drees) publie ce vendredi son panorama des « Minima sociaux et prestation sociale ». L'occasion de revenir sur le RSA, en sept chiffres clés.
Lire l'article des échos

« Je suis venu ici pour apprendre. »

Rapport de l'UNICEF: GARANTIR LE DROIT À L’ÉDUCATION DES MINEURS NON ACCOMPAGNÉS
Le droit à l’éducation est garanti à chaque enfant par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) quel que soit son statut, son parcours ou sa nationalité. Il s’agit d’une exigence fondamentale, essentielle au développement de l’enfant et qui apparaît déterminante pour les enfants les plus vulnérables. Parmi eux, les mineurs non accompagnés sont les enfants qui se trouvent sans représentant légal sur le territoire. Ils sont privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille et ont – à ce titre – droit à une protection1. En France, la prise en charge de ces 24 300 enfants et adolescents est assurée par les Conseils Départementaux2 qui ont l’obligation de leur apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique.3 La scolarité et la formation sont des dimensions centrales de cette prise en charge. Pourtant, en France, l’accès à la scolarité des mineurs non accompagnés est entravé par des obstacles d’ordre administratif, juridique ou budgétaire et l'UNICEF France recense dans ce rapport de nombreux freins liés aux pratiques des conseils départementaux ou des services de l’Éducation nationale".
Télécharger le rapport de l'UNICEF

"Le projet pour l’enfant est précieux et utile"

"Le groupe d’appui à la protection de l’enfance publie des conseils pour bien établir le projet pour l’enfant, document rendu obligatoire, en 2007, afin de mieux coordonner l’accompagnement des mineurs protégés.
Plus de seize ans après son instauration par la loi du 5 mars 2007, le projet pour l’enfant mérite encore manifestement une explication de texte. Un nouvel éclairage est ainsi proposé par le « groupe d’appui à la protection de l’enfance », rassemblement d’experts présidé par le directeur général de la fédération des associations de protection de l’enfant (Cnape), Pierre-Alain Sarthou.
Dans une fiche pratique de 14 pages, ces spécialistes rappellent les fondements de cet outil de la protection de l’enfance, son contenu précis, ainsi que plusieurs conseils pour l’élaborer.
Lire l'article du Média social


Revue de presse 24 septembre 2023


Des enfants handicapés et leur famille d’accueil en souffrance à cause de placements inadaptés

"Face au handicap, l’Aide sociale à l’Enfance se trouve démunie. Par manque de moyens humains, financiers et structurels, certains enfants sont confiés à des familles d’accueil qui ne sont pas toujours bien informées, ni formées. Ces placements inappropriés desservent la protection de ces mineurs."
Lire l'article sur factuel.media

« Nous, présidentes et présidents d’université, appelons à la mise en place d’une allocation d’études pour tous les étudiants »

"Dans le contexte de cette rentrée universitaire marquée par une forte augmentation du coût de la vie et par l’annonce du gouvernement d’une prochaine refonte du système de bourses, il est impératif de s’interroger sur la responsabilité de la société vis-à-vis de la jeunesse et, en particulier, des étudiantes et étudiants.
Quels investissements devons-nous réaliser pour permettre à notre jeunesse d’étudier dans la dignité, d’être en situation non seulement d’apprendre et de se former, mais également d’inventer, de créer et de s’engager ?
Nous, présidentes et présidents d’université, appelons à une réforme structurelle d’envergure des bourses avec pour objectif la mise en place d’une allocation d’études pour toutes les étudiantes et tous les étudiants, à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres pays d’Europe."
Lire l'article du Monde

Pacte des solidarités : ce que contient le plan d'Elisabeth Borne

"Présenté lundi 18 septembre par la Première ministre Elisabeth Borne, le Pacte des solidarités, plan de lutte contre la pauvreté très attendu du monde associatif, s’attaque à l’urgence sociale via des mesures ciblées. Mais si la cheffe du gouvernement annonce une hausse de 50 % des crédits dédiés à la pauvreté, de nombreuses priorités des associations semblent être restées lettre morte.(...) ne contient en revanche aucune revalorisation des minima sociaux, ni de réouverture de places d’hébergement d'urgence comme le réclame les associations : « 6 000 personnes appellent chaque soir le 115 sans se voir proposer de solutions et 2 000 enfants dormaient dans la rue cet été », rappelait ainsi le collectif Alerte le 11 septembre dernier."
Lire l'article des ASH


Revue de presse 17 septembre 2023


Protection de l’enfance : alertes générales

"Un recours à l’intérim qui progresse, des dispositifs saturés et non adaptés aux besoins des enfants, des assistants familiaux toujours précarisés : après un été difficile en protection de l’enfance et une situation de crise qui s’ancre durablement, les alertes se multiplient. Pour y répondre, les propositions affluent, et parfois s’opposent : "plan Marshall", "choc d’attractivité", États généraux ou recentralisation.
« Désolé, je vais plomber l’ambiance » : le 25 août, le militant des droits de l’enfant Lyes Louffok égrène sur X (ex-Twitter) une douzaine d’articles décrivant les difficultés de la protection de l’enfance sur plusieurs territoires pendant l’été.« J’aurais pu en relayer beaucoup d’autres », dit-il. Partout les mêmes constats : des dispositifs saturés, de mauvaises conditions de placement, des professionnels en nombre insuffisant, un système à bout de souffle, durement éprouvé pendant l’été."
Lire l'article du Media social

Lycéens sans affectation : « Ce qu’on fait vivre à ces jeunes n’est pas raisonnable »

La Défenseure des droits, Claire Hédon, réagit à la divulgation par le ministère, du nombre de lycées sans affectation à un lycée mi-septembre.
"Quelque 13 500 lycéens sont encore sans affectation mi-septembre, selon le ministère de l’éducation nationale, qui cite trois cas de figure principaux : les élèves ayant déménagé, les élèves allophones en attente d’évaluation et les élèves ayant refusé leur affectation et en attente d’une autre proposition. Comment l’analysez-vous ?
Nous attendions ces chiffres pour faire le point. S’il est difficile de donner des caractéristiques géographiques, il y a des nœuds en région parisienne ou du côté de Marseille. Nous ne dressons pas le même constat que le ministère de l’éducation nationale. Les situations pour lesquelles nous sommes saisis ne concernent pas majoritairement des déménagements ou des élèves allophones. Ce sont aussi tout simplement des jeunes admis en 2de [auxquels le système ne trouve pas de place].
(...) La prise en charge des élèves en situation de handicap s’avère toujours préoccupante. Certes, il y a de plus en plus d’enfants scolarisés, mais il n’y a pas de transparence sur le nombre d’heures dont ils bénéficient. Certains ne vont à l’école que deux ou trois heures par jour, mais nous ne disposons d’aucune donnée sur ce phénomène. Nous avons besoin de transparence sur ce sujet comme sur les autres. La transparence crée la confiance."
Lire l'article du Monde

Une "campagne choc" contre les violences sexuelles faites aux enfants

"« Il m'a dit : c'est notre petit secret, rien qu'à nous deux… » Ainsi commence la « campagne choc, en mode "sécurité routière" », qu'a voulue la secrétaire d'État Charlotte Caubel pour lever le silence qui pèse, souvent, sur les violences sexuelles contre les enfants.
Lancée le 15 septembre sur les réseaux sociaux et les affichages numériques, puis le 20 septembre dans les cinémas, elle doit être diffusée à la télévision le 21 septembre puis « de manière massive » du 6 octobre au 2 novembre.
L'objectif, selon le secrétariat d'État chargé de l'Enfance, est de « faire la lumière sur l'ampleur de ces violences », qui frapperaient 160 000 enfants chaque année, mais aussi « d'apporter des solutions concrètes en matière de détection et de signalement », en incitant à appeler le 119, le service téléphonique pour l'enfance en danger.


Lire l'article du Média social


Revue de presse 7 septembre 2023


Crèches privées : vers un scandale Orpea de la petite enfance ?

"Les crèches privées lucratives sont dans le viseur. En cette fin de semaine, deux livres enquêtes paraissent sur le sujet, faisant craindre ou espérer, selon les acteurs, une détonation dans l’opinion publique. Le contenu de l’un des deux est déjà connu. Dans le Prix du berceau, qui sort vendredi, les journalistes indépendants Daphné Gastaldi et Mathieu Périsse décrivent le fonctionnement des entreprises de crèches et l’impact de leurs pratiques sur l’ensemble du secteur.
Ils se penchent en particulier sur les «Big Four», à la tête de 65 % du marché des crèches privées, que sont les Petits Chaperons rouges, Babilou, People & Baby – tous trois détenus par des fonds d’investissement – et la Maison bleue. On peut y lire des récits de maltraitances (sous-alimentation, changes insuffisants…) et surtout le décryptage d’un système de remplissage à tout prix, qui broie les salariées et se répercute sur la qualité d’accueil des enfants, encouragé par les règles instaurées par les pouvoirs publics."
Lire l'article de Libération

Les réactions au « scandale » des crèches privées

"Suite à la parution de deux livres à charge contre les crèches privées lucratives et à l’interview d’Aurore Bergé, la ministre des Solidarités et des Familles, sur BFMTV-RMC ce matin, les réactions du secteur de la petite enfance ne se sont pas faites attendre. La revue de presse des "pros de la petite enfance" en présente quelques-unes.
Lire l'article des pros de la petite enfance

La Défenseure des droits et l'Unicef s'inquiètent de la non-scolarisation de certains enfants

"À l'occasion de la rentrée scolaire, la Défenseure des droits, Claire Hédon, s'inquiète des entraves au droit et à l'éducation de certains enfants. Concernant les élèves handicapés, elle constate que « les établissements (...) ne se voient pas allouer les moyens nécessaires pour permettre une inclusion respectueuse des droits et de l'intérêt supérieur des enfants concernés », et appelle les pouvoirs publics « à mobiliser les moyens indispensables pour garantir l'école inclusive ».
Préoccupée par les enfants en situation de précarité, elle rappelle que « tout refus de scolarisation opposé aux enfants de familles de voyageurs, aux enfants hébergés en hôtel social ou [à ceux] vivant dans des habitations précaires » est illégal.
Elle reste enfin vigilante « sur la situation des mineurs étrangers privés de scolarisation » du fait de « l'absence de places suffisantes au sein des unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants ».
Ces préoccupations sont partagées par l'Unicef qui, dans une lettre ouverte, « demande à la Première ministre de tenir son engagement pris en 2021 de créer un observatoire de la non-scolarisation »."
Lire l'article du Media social

Mal-logement : les résultats insuffisants de la France face à ses voisins européens

"Selon un rapport sur la lutte contre le sans-abrisme et l’habitat indigne publié par la Fondation Abbé Pierre et la Fédération européenne des organisations nationales travaillant avec les sans-abri, Paris n’obtient pas de résultats particulièrement probants.
Le pays pointe au 11e rang européen en matière de « privation sévère liée au logement ». En effet, 3,8 % de ses habitants vivent dans un logement surpeuplé et présentant au moins un des trois défauts suivants : trop sombre, toiture qui fuit, absence de baignoire ou douche et de toilettes intérieures. De plus, la situation s’est dégradée en France depuis 2010 (+ 0,8 point) , tandis qu’elle s’améliorait à l’échelle du continent".
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Aux Restos du cœur du XIXe arrondissement de Paris, «je n’ai jamais connu un tel signal d’alarme»

"Dans le nord parisien, à la Villette, les bénévoles de l’association s’inquiètent des difficultés financières de l’organisation, annoncées par leur président dimanche, alors que le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter." "Avant l'été 650 personnes venaient, on tourne à 750, 800 personnes désormais."
Ceci alors que "Patrice Douret a alerté sur une association étouffée, proche de l’agonie. Il lui donne trois ans à vivre en l’état, non parce que la faim ne creuse plus les ventres et les joues en France mais par la faute de l’hyperinflation qui frappe depuis de longs mois les produits alimentaires.
Douret annonce que les Restos vont réduire le nombre de repas distribués et refuser des estomacs dans le besoin. Il pointe le manque de réaction du gouvernement qui, dans la foulée, par la voix de la ministre des Solidarités, Aurore Bergé, a promis une enveloppe de 15 millions d’euros – quand l’association en a besoin de 35 pour finir l’année dans les clous."
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Revue de presse 31 aout 2023


Le recours à l’entourage dans la protection de l’enfance se précise

"Un de plus ! Un an et demi après le vote de la loi « relative à la protection des enfants » du 7 février 2022, est enfin publié l’un de ses décrets d’application restés depuis en souffrance. Daté du 28 août 2023, en vigueur à compter du 31 août, le texte définit les modalités « d’accompagnement du tiers digne de confiance » ainsi que de « l’accueil durable et bénévole par un tiers », mais aussi celles de la « désignation de la personne de confiance par un mineur »."
Extrait : "« Art. D. 221-24-2. – Dès qu’il prend la décision de confier un enfant à un autre membre de la famille ou à un tiers digne de confiance en application du 2o de l’article 375-3 du code civil, le juge des enfants notifie sa décision au président du conseil départemental du département où réside la personne à qui l’enfant est confié. Le juge des enfants charge le service de l’aide sociale à l’enfance, ou un organisme habilité par celui-ci, d’informer et d’accompagner la personne à qui l’enfant est confié."
Lire l'article du Media social
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Cynthia Fleury : « Nos sociétés sont devenues des fabriques systémiques de situations indignes »

"Dans son nouvel essai, La Clinique de la dignité (Seuil, collection « Le compte à rebours », 224 pages, 19,50 euros), Cynthia Fleury, la fondatrice de la première chaire de philosophie à l’hôpital, alerte sur la banalisation de l’« indignité ordinaire » et appelle à dépasser l’indignation pour refonder une politique de la dignité".
Extraits : "La revendication de la dignité fédère aujourd’hui plus encore que celles de l’égalité et de la liberté. On le voit dans les mouvements des « gilets jaunes », de Black Lives Matter contre le racisme, de #metoo contre les violences sexuelles ou dans les marches des fiertés LGBTQIA+. Ils n’expriment pas seulement une demande de reconnaissance, mais revendiquent l’égale valeur des vies humaines, y compris celles qui sont définies par la stigmatisation. Parce qu’ils sont souvent exclus d’un monde majoritaire qu’on leur a vendu comme universel, ces hommes et ces femmes réclament le respect inconditionnel dû d’emblée aux individus"
(...) une nouvelle angoisse se fait de plus en plus présente dans nos sociétés occidentales, celle d’être obligé de se conduire de façon indigne à l’égard d’autrui, parce que le système ne permet plus de faire autrement."
Lire l'article du Monde

Le nombre d’enfants qui dorment dans la rue explose, les associations rappellent au gouvernement son engagement

"L’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité publient ce mercredi matin leur cinquième baromètre « Enfants à la rue ». Et le résultat est alarmant. Selon les chiffres publiés par les associations, le nombre d’enfants sans solution d’hébergement est en augmentation de plus de 20 % par rapport à l’année dernière. Pire, il est 2,5 fois supérieur au nombre constaté il y a dix-huit mois.
Il s’agit d’une véritable explosion du nombre de « personnes en famille n’ayant pas pu être accueillies dans des structures d’hébergement adaptées malgré leur demande auprès du 115 », le numéro d’appel d’urgence pour les sans-abri.
1.990 enfants dont 480 de moins de trois ans
Pour exemple, le collectif avance la nuit du 21 au 22 août pendant laquelle 3.735 personnes en famille n’ont pu être hébergées après avoir sollicité le 115, faute place dans les structures dédiées. Parmi elles se trouvaient « 1.990 enfants, dont 480 de moins de trois ans ». Une nuit qui n’a rien d’extraordinaire puisque 80 % de ces mêmes enfants (soit 1.567) avaient déjà dormi dehors la nuit précédente. Une donnée qui montre le « caractère durable des parcours de rue » selon le collectif".
Lire l'article de 20 minutes

Grâce aux Relais popote, les personnes mal logées peuvent se préparer à manger

"Chaque vendredi après-midi, le Petit Parc, un café-cantine associatif ouvert depuis 2022 à Bordeaux, prête sa cuisine à des personnes en situation de mal ou de non-logement. Hébergées à l’hôtel, vivant dans la rue, en squat ou dans un logement insalubre, elles ne disposent pas d’espace leur permettant de se préparer à manger et de stocker de la nourriture.
Sur la base de ce constat, le centre communal d’action sociale (CCAS) de Bordeaux a eu l’idée de créer des Relais popote. « Ce sont des associations qui disposent d’une cuisine dont elles ne se servent pas tout le temps, et qui acceptent de la mettre à disposition sur des créneaux qui les arrangent », résume Caroline ­Vilbert, l’animatrice du dispositif au sein du CCAS."
Lire l'article de la Gazette des communes

Allocation de rentrée scolaire : voici comment la récupérer auprès de la Caisse des dépôts

"L'allocation de rentrée scolaire (ARS) est un soutien financier destiné aux familles à faibles revenus, afin de les aider à couvrir les dépenses associées à la rentrée scolaire de leurs enfants. À partir de 2016, la responsabilité de réception et de protection des allocations de rentrée scolaire pour les enfants placés sous le service de l'aide à l'enfance a été confiée à la Caisse des dépôts. Cette mesure a entraîné la suspension du paiement de l'ARS aux parents dont les enfants résident en foyer. Toutefois, une fois que ces enfants atteignent l'âge adulte, ils ont la possibilité de récupérer le montant de l'ARS auprès de la Caisse des Dépôts".
Lire l'article sur econostrum.info


Revue de presse 24 aout 2023


Prévention : le soutien à la parentalité en mal de pilotage

"Fin juin, alors qu’un jeune homme est tué par un policier et que la colère éclate dans les quartiers populaires, un coupable est rapidement désigné : les parents. Trop permissifs, dépassés, absents, les voilà affublés de tous les reproches.
Mais, dans la réalité, comment ces parents sont-ils accompagnés aujourd’hui ? Qu’en est-il du soutien à la parentalité mis en avant à travers la démarche, hélas peu lisible, des 1 000 premiers jours ? Qui en sont les acteurs, comment sont-ils coordonnés, de quels moyens disposent-ils ?"
Lire l'article du Média social

Suicide des enfants : « Ce type de crise n’est pas une fatalité, de vraies réponses existent »

"Chaque année, une trentaine d’enfants de moins de 13 ans se donnent la mort. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, ce nombre pourtant élevé serait sous-estimé. Preuve de l’étendue de la souffrance de beaucoup d’enfants, matérialisée par des conduites dangereuses et des gestes suicidaires qui connaissent, depuis quelques années, une augmentation importante.
L’agence Santé publique France a d’ailleurs lancé une alerte en février en prenant comme indicateur les passages aux urgences. Parce que les enfants malheureux tendent à adopter des comportements à risque, comme ne pas faire attention en traversant la rue ou se pencher dangereusement au bord de la fenêtre, on les retrouve dans les services d’urgence pédiatrique – Boris Cyrulnik décrit ces mécanismes dans Quand un enfant se donne “la mort” (éd. Odile Jacob, 2011). Ces enfants veulent ainsi annihiler un quotidien qui n’est que souffrance, notamment à l'école."
Lire l'article du Monde

Neuf femmes victimes de violences conjugales sur dix subissent des cyberviolences de la part de leur ex-conjoint ou partenaire, selon le centre Hubertine Auclert.

"Il lit vos messages, diffuse vos photos personnelles, exige de connaître vos mots de passe... Autant de comportements qui ne relèvent pas de la jalousie, mais constituent des cyberviolences, rappelle le centre Hubertine Auclert, organisme francilien pour l'égalité femmes-hommes. Qu'il s'agisse de harcèlement, de contrôle de vos outils numériques, de surveillance à distance ou de détournement de vos informations en ligne, ces agissements sont condamnés par la loi.
Parfois difficiles à détecter, ces cyberviolences conjugales sont pourtant très répandues. D'après le centre Hubertine Auclert, neuf femmes victimes de violences conjugales sur dix en subissent de la part de leur ex-conjoint ou partenaire. L'organisme a donc mis en ligne un guide contenant plusieurs conseils pour se protéger de ces menaces."
Lire l'article de Franceinfotv.fr
Télécharger le guide


Revue de presse 16 aout 2023


Marcelle, Fatima ou Régis : qui sont les victimes de l'incendie du gîte à Wintzenheim ?

"Derrière les images des flammes dévorant le gîte de Wintzenheim, des visages, des prénoms, des histoires. Après le choc de l'incendie qui a tué onze personnes mercredi 9 août en Alsace, les familles et les associations qui accompagnaient les victimes leur rendent hommage. Dix adultes souffrant d'un handicap mental léger et un accompagnateur ont péri. Ils étaient âgés de 23 à 60 ans.
"Elle s'appelait Marcelle (...) C'était quelqu'un qui était pleine de vie, qui était très solaire et elle nous manquera terriblement" témoigne Julien, le neveu de cette femme qui venait de fêter ses 56 ans. Marcelle, qui se réjouissait de partir en vacances, était membre de l'APEI (Association de parents d'enfants inadaptés) d'Amnéville en Moselle."
Lire l'article de France bleue

Fédération des acteurs de la solidarité, l'enquète canicule

Alors que les épisodes de canicule se multiplient, plus de 6000 personnes pourraient se retrouver à la rue sans alternative.
Concernant le bati, 53% des répondant ont indiqué que leur logement, leur chambre n'étaient pas adpatés thermiquement.
Retrouvez les chiffres de l'enquète

Travail social : 4 initiatives inspirantes

La revue ASH présente 4 4 initiatives inspirantes : dans un EHPAD, les animatrices "organisent un « tour du monde » en 365 jours. Sans se déplacer, les résidents sont invités à un « voyage culturel » aux multiples objectifs"
La maison de l'autisme, en Seine Saint Denis, "lieu de vie et de rencontres qui propose des temps et événements culturels, artistiques et scientifiques. Il est animé par une équipe de conseillers qui accueillent, avec ou sans rendez-vous, les personnes en demande d’informations et d’orientation."
Un pôle de santé solidaire dans le Rhône et à Francheville, un hôpital devenu tiers lieu collaboratif
Découvrez ces initiatives

Conseil national de la refondation sur l’éducation : Le Sénat critique une mise en œuvre « désordonnée et peu transparente

"Une « révolution copernicienne ». C’est ainsi que le président de la République, Emmanuel Macron, avait présenté à la rentrée 2022 la déclinaison du Conseil national de la refondation (CNR) au monde de l’éducation, baptisée « Notre école, faisons-la ensemble ». Depuis début octobre 2022, les écoles, collèges et lycées volontaires sont invités à organiser, selon un calendrier qu’ils sont libres de déterminer, des « concertations locales » en vue de construire un projet susceptible d’obtenir des financements d’un « fonds d’innovation pédagogique » spécialement créé et doté de 150 millions d’euros pour 2023 – 500 millions d’euros sur le quinquennat.
Quel bilan tirer de la première année de déploiement ? Dans un rapport d’information publié le 12 juillet, les sénateurs Max Brisson (Les Républicains, Pyrénées-Atlantiques), Annick Billon (Union centriste, Vendée) et Marie-Pierre Monier (Socialiste, écologiste et républicain, Drôme) font le constat critique d’une mise en œuvre du projet présidentiel « sans réelle préparation », de « manière désordonnée et peu transparente ».
Lire l'article du Monde


Revue de presse 7 aout 2023


Les voix du social : Educateur-chercheur

Dans le podcast du Média social, Aurélien Cadet raconte son parcours associant son expérience d'éducateur auprès de jeunes "à difficultés multiples" et la construction d'une recherche en socio-anthropologie.
L'appui sur les observations et analyses des jeunes, l'analyse des réflexivités minoritaires (notamment sur la question du genre), les temps de réflexion-action, le débat sur les règles, sur la neutralisation des singularités... tout cela a contribué à construire une place singulière dont le Podcast montre la richesse.


En France, « le contrôle d’identité au faciès est un problème systémique, structurel, institutionnel »

"Dans un entretien au « Monde », l’avocat Slim Ben Achour estime que les contrôles d’identité constituent la « porte d’entrée » des violences policières. Alors qu’il a obtenu plusieurs décisions sur le sujet, en particulier devant la Cour de cassation, il explique pourquoi le droit, et singulièrement la procédure civile, est la clé du succès.
Près de 14 millions de contrôles d’identité ont lieu chaque année, a indiqué l’Assemblée nationale, le 29 juin 2016, et un jeune Noir ou Arabe a vingt fois plus de risques d’être contrôlé par la police, selon une étude du Défenseur des droits datant de 2017. Les émeutes urbaines sont toutes nées après un contrôle d’identité, et la loi laisse une très grande latitude aux policiers. L’avocat Slim Ben Achour a fait condamner l’Etat à plusieurs reprises pour « faute lourde » et explique au Monde comment il lutte contre ces « contrôles au faciès »."
Lire l'article du Monde

Pauvreté : un taux de privation matérielle et sociale en hausse en 2022

"Selon l’étude de l’Insee publiée le 20 juillet 2023, 9 millions de personnes ont été en situation de privation matérielle et sociale en 2022, soit 14% de la population occupant un logement en France métropolitaine. L’évaluation de l’Insee porte sur 13 besoins de la vie courante qui vont des besoins essentiels (logement, nourriture, chauffage, vêtements…) aux activités telles que le fait de se réunir régulièrement avec des amis ou de la famille autour d'un verre ou d'un repas. (...)Les familles monoparentales et les familles nombreuses (couples avec trois enfants et plus) sont les plus exposées à des situations de privation matérielle et sociale. Alors que leur situation s’était améliorée en 2021, elle se détériore sensiblement en 2022 atteignant même un niveau de privation supérieur à celui enregistré en 2020.
(...)Les familles monoparentales et les familles nombreuses (couples avec trois enfants et plus) sont les plus exposées à des situations de privation matérielle et sociale. Alors que leur situation s’était améliorée en 2021, elle se détériore sensiblement en 2022 atteignant même un niveau de privation supérieur à celui enregistré en 2020."
Lire l'article de Vie Publique

Féminicides : pour Alice Grunenwald, juge des enfants, « certains placements pris en urgence sont vécus très douloureusement »

Dans un entretien au « Monde », la juge des enfants Alice Grunenwald regrette que dans les cas de féminicides les discours sur les liens avec la famille paternelle « manquent énormément de nuances ».
A ceux qui affirment que le système de violence englobe également la famille du père, Alice Grunenwald répond que "ce n’est pas toujours vrai. Evidemment qu’il faut vérifier par des enquêtes, des deux côtés, que les personnes sont aptes à recevoir l’enfant. Mais si la grand-mère paternelle a toujours été une personne ressource pour l’enfant, doit-on avoir un a priori de principe ? Aujourd’hui, les discours manquent énormément de nuances. C’est très difficile pour les magistrats de la famille de naviguer dans ce contexte".
Lire l'article du Monde


Revue de presse 29 juillet 2023


Aide sociale à l’enfance : un rapport plaide pour un accompagnement financier par l’Etat des jeunes majeurs sortant de l’ASE

"Et si l’Etat mettait la main à la poche pour améliorer le sort, souvent peu enviable, des jeunes sortants de la protection de l’enfance ? Dans un rapport que Le Monde a pu consulter en avant-première, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) et le Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) formulent l’hypothèse d’une responsabilité conjointe de l’Etat et des départements pour ces jeunes aux parcours cabossés : d’une part, une allocation, versée par l’Etat, d’un montant au moins équivalent à celui du contrat d’engagement jeune (autour de 500 euros), de l’autre un accompagnement obligatoire des départements, jusqu’à une insertion réussie.
La recommandation, audacieuse, figure parmi quarante-huit mesures listées par les deux conseils pour répondre à la forte disparité de prise en charge actuelle. Selon les derniers chiffres disponibles, quelque 35 000 jeunes (sur 345 637 mineurs et jeunes majeurs suivis au titre de la protection de l’enfance) bénéficiaient en 2021 d’un « contrat jeune majeur ». Ce dernier peut prendre diverses formes (aide financière, logement, financement d’une formation…). Ces accompagnements, en hausse au fil des ans, sont aujourd’hui à la charge des départements, la protection de l’enfance étant décentralisée.
Une mesure alternative – et mieux-disante –, portée par le COJ, instance consultative placée auprès de Matignon, est avancée : il s’agirait de créer un revenu minimum pour les moins de 25 ans, dont les jeunes de l’aide sociale à l’enfance (ASE) pourraient bénéficier. Mais, « en l’absence de volonté politique sur cette proposition, explique Antoine Dulin, vice-président du COJ, il nous semble plus qu’urgent de travailler sur un droit spécifique qui allie une garantie de ressources et un accompagnement qui ne s’arrête pas au bout de quelques mois ou à l’âge couperet de 21 ans ».
Lire l'article du Monde

Loi du 19 juillet 2023 visant à renforcer la protection des familles d'enfants atteints d'une maladie ou d'un handicap

"La loi, qui a été amendée par les parlementaires, modifie le code du travail pour :
  • garantir la protection contre le licenciement des salariés pendant le congé de présence parentale ;
  • le congé pour décès d'un enfant à 14 jours minimum s'il a moins de 25 ans (contre 7 jours auparavant) et à 12 jours minimum s'il a plus de plus de 25 ans (contre 5 jours auparavant) ;
  • porter à 5 jours minimum le congé pour annonce de la survenue d'un cancer, d'un handicap ou d'une pathologie chronique de l'enfant (contre 2 jours auparavant) ;
  • garantir l'accès au télétravail des salariés aidant un enfant gravement malade ou handicapé.
Un employeur ne peut désormais plus refuser l'accès au télétravail à ces salariés sans motiver son refus, comme c'est déjà le cas pour les travailleurs handicapés et les salariés proches aidants d'une personne âgée.
Lire l'article de Vie Publique

«Je n’ai jamais connu un climat aussi hostile» : à Marseille, la police en état d’arrêt

"Depuis la mise en détention d’un agent de la BAC à Marseille jeudi, la ville est touchée par un mouvement massif des fonctionnaires de police refusant de travailler. La fronde, qui s’étend au niveau national, traduit un malaise profond et ancien dans la profession.
(...)Ce «mouvement inédit va bien plus loin qu’une simple colère» et traduit un malaise profond et ancien, insiste Enzo : «Ça fait trop longtemps qu’on nous méprise. Une partie de la population et des politiques nous crachent dessus. Les situations auxquelles nous sommes confrontés sont de plus en plus violentes. Comment voulez-vous éteindre le feu avec les moyens qu’on a ? Et au moindre écart, on nous met en prison ?» Plus mesuré, un fonctionnaire parisien qui travaille sur la voie publique, et n’est pas en arrêt, confirme : «La situation des collègues de Marseille est anecdotique dans la grogne actuelle. Dans mon unité, on en a à peine parlé, et le débat a vite porté sur le manque de moyens, l’impression d’être délaissés par la justice, et sur le fait que notre travail a des airs de coup d’épée dans l’eau.»"
Lire l'article de Libération

Un modèle de dialogue entre jeunes et policiers

Alors que Alliance et Unsa-police, les deux principaux syndicats policiers, se disent « en guerre » et appellent au «combat » contre les « nuisibles » et les « hordes sauvages » qui prennent part aux émeutes nocturnes, cette vidéo belge montre l'interêt d'un dialogue.


Montréal touchée de plein fouet par la consommation destructrice de fentanyl

"Marquée par une explosion du nombre d’overdoses dues à cet opioïde, la ville s’enfonce, depuis la pandémie de Covid-19, dans une crise de santé publique.
(...) Sur les trottoirs de Montréal, le milieu des consommateurs a subi un autre aspect, violent, des changements de comportement dus au fentanyl. Malgré leur « résilience incomparable », les sans-domicile-fixe sont « encore plus isolés », estime Jules Thibodeau, qui évoque des histoires poignantes. A 25 ans seulement, il compte déjà huit années passées entre drogue, travail du sexe pour payer sa consommation et cures de sevrage aux effets plus ou moins durables.
Désormais suivi en thérapie, il raconte le durcissement des relations entre les usagers de drogues, mais aussi la multiplication des vols et des violences depuis que le fentanyl s’est répandu. « Il est difficile de survivre sans faire de mal aux autres », juge le jeune homme, lui-même victime du côté destructeur du nouveau produit – on n’aurait pas imaginé le voir boiter dans le centre-ville, les pieds en sang, à peine un an auparavant".
Lire l'article du Monde

Trouble du spectre de l’autisme (TSA) : interventions et parcours de vie de l’enfant et de l’adolescent - Note de cadrage

"Cette note contient les informations relatives au cadrage du thème « Trouble du spectre de l’autisme (TSA) : interventions et parcours de vie de l’enfant et de l’adolescent » inscrit au programme de la Haute Autorité de santé (HAS). Il s’agit d’une autosaisine de la HAS pour actualiser la recommandation de bonne pratique (RBP) « Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent » publiée en 2012.
L’objectif de la RBP est d’améliorer la qualité des interventions proposées aux enfants ayant un TSA, tant par les structures sanitaires que médico-sociales, afin de leur permettre de bénéficier d’un parcours de vie cohérent et de qualité, ainsi que de favoriser leur accès à des environnements de vie apprenant et inclusifs."
Télécharger la recommandation de la HAS

"Une souffrance maltraitée"

Le média social publie un article résumant l'importante recherche dirigée par Jean-Yves Barreyre et Patricia Fiacre, en 2009, sur les jeunes qualifiés alors d'incasables puis de jeunes à besoins multiples. Extrait : "D’abord, l’étude a le mérite de donner des chiffres sur une réalité perçue et jusque-là peu appréhendée par les scientifiques : les jeunes vus comme « incasables » par ceux et celles qui les accompagnent représentent environ 2,5 % de ceux accueillis par l’ASE. « Cela représente donc très peu de jeunes, mais qui étaient en capacité de mobiliser un nombre phénoménal de professionnels », poursuit Jean-Yves Barreyre.
D’autres grands traits émergent : des traumatismes multiples et pas forcément connus des professionnels, des mises en danger, des fugues, de l’agressivité. Autre marqueur, « un passage de l’attachement à l’échappement ». « Les professionnels sont très attachés à cette notion de l'attachement pour renouer des nœuds qui o nt été dénoués, explique le sociologue. Or ces jeunes sont en situation d'échappement. Ils ne veulent pas poser leurs valises. »"
Lire l'article du Média social


Revue de presse 22 juillet 2023


Education : « Quel que soit son milieu social et culturel, tout parent est confronté, à un moment ou à un autre, à des difficultés »

"Ces derniers jours, les parents ont été appelés à participer activement à l’endiguement des violences commises par une partie des jeunes, après la mort de Nahel M.. Cette attente souligne, dans un contexte dramatique, que l’Etat compte sur eux pour soutenir son action. Mais il est nécessaire de rappeler que la réciproque, dans bon nombre de cas, est tout aussi vraie. Accompagner les parents, c’est prendre soin de la société. Un soutien à leur égard est essentiel pour lutter contre les inégalités, le déterminisme social et pour prévenir les maltraitances. Il doit devenir un axe majeur d’une politique familiale ambitieuse, innovante, préventive, construite avec les parents, en respectant la diversité des modes éducatifs, ainsi que le contexte social, économique et culturel de chaque famille et enfant.
L’aide à la parentalité ne doit pas être la grande oubliée des politiques en cours de construction. Si la petite enfance, actuellement dans les priorités du gouvernement, constitue une période cruciale, la première scolarisation, la préadolescence, l’adolescence sont également des périodes-clés et charnières, vecteurs de doutes et de possibles ruptures familiales ou de parcours. Les difficultés rencontrées ne s’arrêtent pas à la sortie de la crèche et à la porte de l’école ! Au-delà des seuls prismes de l’âge et des besoins des enfants, accompagner les parents à partir de leurs attentes, besoins et questionnements permet l’épanouissement de chacun."
Lire l'article du Monde

"Objectif zéro problème" : slogan marketing ou renouveau de la protection sociale ?

"Avec la fin de l’État providence, la crise de la dette publique et la montée de la logique inclusive, la donne a changé, observe Jean-Luc Gautherot, ingénieur social, dans cette tribune libre*. Un nouvel horizon est assigné à la protection sociale et aux travailleurs sociaux : les projets "objectif zéro" et "100 %".
Extrait : "Un système de protection sociale maintenant jugé inefficace
Dans cette nouvelle visée, la protection sociale française historique est jugée inefficace. Le système protège les enfants en danger, mais ne sait pas rétablir les compétences parentales pour permettre le retour en famille. Le système offre des hébergements temporaires en CHRS, mais le nombre de SDF ne baisse pas et l’accès au logement en sortie de CHRS est faible.
Il protège les personnes handicapées dans des institutions, mais ne garantit pas leur sortie pour une vie en milieu ordinaire. Il distribue des allocations aux chômeurs et aux allocataires du RSA, mais ne fait pas la preuve de son efficacité pour un retour à l’emploi.
Viser l’accès direct au droit commun
Les projets « objectifs zéro » ou « 100 % » se caractérisent par le fait qu’ils ne visent plus la distribution d’un secours public d’abord, pour ensuite tenter un retour au droit commun. Ils visent l’accès direct au droit commun dans une logique de « first », « housing first », « working first »"
Lire l'article du Média social

Remaniement gouvernemental : Aurore Bergé nommée aux Solidarités et aux Familles

"Le remaniement du gouvernement Borne II, annoncé officiellement depuis l’Elysée le 20 juillet dans la soirée, compte plusieurs chassés-croisés d’envergure dans les secteurs du social. A commencer par le portefeuille des Solidarités et des Familles, qui revient désormais à Aurore Bergé, jusqu’ici présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale.
Un choix très politique en remplacement de Jean-Christophe Combe, ancien directeur général de la Croix-Rouge française, alors que l’examen de la proposition de loi de la majorité présidentielle consacrée au « bien vieillir » a été une énième fois repoussée sine die deux jours plus tôt. Si l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) a d’abord estimé que ce report confirmait « l’incurie de l’Etat », elle espère désormais n’y voir qu’un contretemps lié à ces ajustements ministériels.
De son côté, le collectif Alerte, réunissant 34 associations nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, souhaite attirer l'attention d'Aurore Bergé « sur l’urgence sociale à laquelle doit répondre le pacte des solidarités », porté par son ministère et présenté par Elisabeth Borne le 27 juillet prochain. Il se dit « particulièrement inquiet des économies annoncées cette semaine dans le budget de 2024, notamment la baisse des contrats aidés, du soutien au logement des classes moyennes et la fin du bouclier tarifaire »."
Lire l'article des ASH
Composition du nouveau gouvernement

Sélection de rapports - Crimes et délits sexuels sur les enfants

"Chaque année 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles et on estime à 5,5 millions le nombre d'adultes qui ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance, le plus souvent au sein de leur famille. Dans son avis rendu public le 12 juin 2023, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) évalue à 9,7 milliards d'euros le coût annuel des violences sexuelles. Une très large part (6,68 milliards d'euros) correspond aux répercussions à long terme du traumatisme causé par les violences sexuelles sur la santé des victimes (surconsommation d'alcool, de tabac, de drogues...), leur vie intime, sociale et professionnelle tout au long de leur vie. À l'occasion de la publication de cet avis, la BRP vous propose une sélection de rapports sur ce thème."
Acceder au dossier sur Vie publique

Viols sur mineur : le Conseil constitutionnel valide la loi actuelle

"Elles craignaient qu’une «chape de plomb» ne recouvre les violences sexuelles sur mineurs. Dans un texte transmis à Libération, plusieurs dizaines de signataires engagées dans la lutte contre les violences sexuelles ont alerté cette semaine sur les enjeux de la «décision cruciale pour la protection des mineurs victimes de violences sexuelles», rendue ce vendredi par le Conseil constitutionnel. Saisis le 26 mai dernier, les «sages» étaient appelés à se prononcer via une question prioritaire de constitutionnalité sur une disposition prévue par la loi du 23 avril 2021.
Le texte dispose que «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis par un majeur sur la personne d’un mineur de quinze ans ou commis sur l’auteur par le mineur, lorsque la différence d’âge entre le majeur et le mineur est d’au moins cinq ans» constitue un viol, et est ainsi passible de vingt ans de réclusion.
Dans leur décision, les Sages ont finalement estimé que cette disposition n’est pas contraire à la Constitution, estimant qu’elle «ne repose pas sur une présomption d’absence de consentement de la victime». «D’autre part, il appartient aux autorités de poursuite de rapporter la preuve de l’ensemble» des éléments constitutifs de l’infraction, souligne le Conseil constitutionnel, pour qui dès lors les dispositions critiquées «n’ont ni pour objet ni pour effet d’instituer une présomption de culpabilité», contrairement à ce qu’avançaient les requérants."
Lire l'article de Libération


Revue de presse 8 juillet 2023


Émeutes de Nanterre : l'impuissance politique ?

"Marwan Mohammed Sociologue, chargé de recherche au CNRS (Centre Maurice Halbwachs), Philippe Rio Maire de Grigny et Emmanuel Denis maire EELV de Tours, donnent leur analyses de la situation.
Marwan Mohamed détaille les multiples facteurs à prendre en compte dans ce type d'événements : "Les révoltes ont toujours été hybrides, c'est-à-dire une locomotive et un souffle. Rappelle le chercheur. Il estime que les révoltes, "c'est aussi un espace d'opportunités. Il y a à la fois des gens qui trouvent ça ludique, il y a aussi des gens qui cherchent un espace d'opportunités. On peut augmenter notre pouvoir d'achat, récupérer quelques biens de consommation. C'est aussi un moment dans lequel certains règlent leurs contentieux avec tel commerçant, tel élu, tel autre personne. Le sociologue insiste sur le fait que "Il faut éviter pour les adultes de plaquer sur des adolescents des rationalités qui sont celles des adultes, les adolescents. Ils ont leur vision quand on les écoute. Très peu de journalistes sont allés leur parler, leur donner la parole, les écouter."
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François Dubet, sociologue : « Tout se passe comme si les quartiers étaient dans un vide politique, comme si les rages et les révoltes ne débouchaient sur aucun processus politique »

"Après la mort de Nahel M., le sociologue explique que les habitants des cités se sentent mis à l’écart en raison de leurs origines, de leur culture ou de leur religion. Les mouvements sociaux et les partis ne parviennent cependant pas à transformer ce sentiment d’abandon en actions organisées, en revendications ou en projets.
Extrait : "On n’aime guère parler de ghettos, mais c’est bien d’une ghettoïsation qu’il s’agit. Les pauvres et les immigrés sont contraints de vivre ensemble et, peu à peu, le ghetto se constitue à l’intérieur même du quartier. Les garçons, qui échouent plus à l’école que les filles, occupent la rue. Les familles se replient. Les écoles et les établissements sociaux sont perçus comme étrangers au quartier. Malgré les politiques locales, malgré l’engagement des travailleurs sociaux et des enseignants, les habitants se sentent mis à l’écart en raison de leurs origines, de leur culture, de leur religion et de leur adresse : leur quartier les exclut et les enferme en même temps qu’il les protège."
(...) Malgré le travail des élus, malgré les politiques sociales, les habitants des quartiers n’ont pas de voix propre. Le contraste avec les anciennes banlieues rouges est saisissant : ces villes communistes de l’après-guerre n’étaient pas riches, mais elles étaient encadrées par des partis, des syndicats et des mouvements d’éducation populaire. Les enseignants et les travailleurs sociaux vivaient dans les quartiers où ils travaillaient. De ce point de vue, ces banlieues étaient dans la société.
Tous ces relais, ou presque, ont disparu. Les intervenants sociaux viennent du dehors et les services municipaux ont remplacé les mouvements d’éducation populaire. Les élus ne sont pas entendus et les habitants, surtout les jeunes, pensent qu’ils ne les entendent pas. Cette expérience est si violente qu’elle conduit les jeunes à détruire tout ce qui peut les relier à la société – les bibliothèques, les écoles, les centres sociaux…
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Jeunes, survoltés et hyperconnectés, des émeutiers au profil complexe

(...)"Au-delà de leur jeunesse et de leur motivation, les émeutiers impressionnent les acteurs de terrain par leur capacité à se mobiliser et à se déplacer, dans des stratégies quasi militaires. Le résultat d’une génération biberonnée aux réseaux sociaux, capable d’utiliser Snapchat ou Telegram pour se donner un point de rendez-vous, partager en temps réel les événements ou encore alimenter la compétition entre quartiers pour qui fera le plus de « dingueries » à coups de partages de vidéos. A tel point que la situation n’est plus vue que par ce prisme, rendant encore plus délicate la compréhension avec le monde des adultes.
Devant Elie, 25 ans, habitant des tours Aillaud, à Nanterre, un petit du quartier a lancé que « les politiques ne peuvent pas dire qu’ils ne nous entendent pas, nos vidéos font 300 000 retweets sur Twitter ». « Ils sont en avance sur nous de toute façon. Via Snapchat et leurs réseaux, ils nous dépassent, ils vont trop vite », reconnaît Armel Mombouli, président de Vox Populi, une association d’insertion et d’éducation qui œuvre dans les quartiers populaires, et originaire de Clichy-sous-Bois. Selon lui, ces gamins se sont aussi endurcis sur le terrain avec les rixes entre bandes pendant plusieurs années. « Comme ça se passait dans les quartiers, ça n’émouvait pas grand monde, poursuit-il. Mais les jeunes commencent à comprendre qu’ils peuvent se mettre en réseau et se sentent tout-puissants. »
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Patrick Weil : «Il faut mettre fin aux contrôles d’identité»

"Comment sortir de l’«affaire Nahel» et, surtout, comment éviter le prochain drame ? Prenant appui sur l’exemple new-yorkais, où la police n’a plus le droit de contrôler l’identité d’une personne depuis 2014 si elle n’a pas commis d’infraction, l’historien, spécialiste des questions de citoyenneté et d’intégration, estime qu’une véritable réforme de la police n’est possible qu’à la seule condition d’abroger le contrôle préventif et spontané. Car «avec ces contrôles répétés, de trop nombreux jeunes perdent le sentiment qu’ils sont des citoyens français, respectés comme tels, à égalité avec les autres».
"Depuis trop longtemps, cette pratique détermine les rapports entre les jeunes des quartiers et la police. La solidarité immédiate des jeunes repose sur le fait qu’ils ont quasi tous déjà connu des contrôles, une pratique généralisée à l’encontre des jeunes hommes non blancs. Les policiers, de leur côté, se voient affectés à cette activité dès qu’ils sont libérés de leurs tâches obligatoires, avec pour justification principale la sanction de consommation de drogue dite «douce». Il n’y a rien de plus dévalorisant que de faire des contrôles d’identité."
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Après les émeutes, « il faudra du temps pour redonner une vraie place au policier dans la société »

Il faut renouer le lien entre les policiers et la population et en finir avec la « culture du chiffre », affirme Grégory Joron, secrétaire national de Unité-SGP-Police-FO, dans un entretien au « Monde ». Extrait : "Les vrais problèmes, ce sont plutôt les réflexes de l’institution, le manque de transparence, la question de la formation, celle de la posture opérationnelle, des contrôles. Notre réalité, c’est qu’un policier de terrain est jugé sur quelques items comme le nombre de personnes contrôlées ou de timbres-amendes délivrés. Quand le ministre annonce qu’il faut mettre en place des opérations antirodéos, des notes de service expliquent dès le lendemain qu’il faut faire tant de PV et tant de contrôles. Cette culture du chiffre est complètement incompatible avec la qualité du service rendu et le sens de la mission. Mettre des millions dans la police nationale, c’est très utile. Mais ce qui compte, c’est ce qu’on fait tous les jours et pourquoi on le fait."
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Qui sont les réfugiés en France ? Cinq chiffres à retenir du dernier rapport de l’Ofpra

"La France a passé la barre du demi-million de réfugiés, selon le rapport 2022 de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Sur 131 254 demandes formulées en 2022, en hausse de 27 % sur un an, quasiment au niveau de 2019 (année pré-Covid), 56 000 demandes d’asile ont été acceptées, soit 42 %. Ces réfugiés « ont été nouvellement placées sous la protection » de la France, que ce soit après une décision en première instance de l’Ofpra ou en appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), précise l’AFP.
Pour la cinquième année consécutive, ce sont les ressortissants afghans qui ont le plus sollicité l’asile en France. Ils représentent 17 000 des 131 000 demandes déposées, une tendance qui s’est encore accentuée depuis le retour au pouvoir à l’été 2021 des talibans (+37 % entre 2021 et 2022).
Suivent les réfugiés du Bangladesh, de Turquie et de Géorgie, qui représentent chacun 7 % du total des demandes. Les demandes d’asile en provenance de Russie ont bondi de 75 % (avec 2 617 demandes), conséquence du conflit en Ukraine, dont les ressortissants bénéficient eux d’une « protection temporaire » .
Lire l'article de Ouest France

Les filles davantage exposées à l'inceste, selon une étude

"Victimes d'un père, d'un oncle ou d'un frère, les filles sont davantage exposées que les garçons aux violences sexuelles incestueuses, qui restent particulièrement difficiles à révéler, malgré l'émergence du sujet dans le débat public, constate une étude publiée mercredi 21 juin.
Parmi les personnes qui ont subi des violences sexuelles avant l'âge de 18 ans, 35,7% des femmes déclarent avoir été agressées par un membre de leur famille contre 21,6% des hommes, indique cette étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined). Elle s'appuie sur un sondage auprès de 28.000 personnes, réalisé par l'Inserm à la demande de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église catholique (Ciase). Celui-ci avait révélé fin 2021 que 14,5% des femmes et 6,4% des hommes en France ont été agressés sexuellement pendant leur minorité".
Lire l'article du FIgaro
Lire le rapport de l'INED

Les « groupes Balint » : un espace de réflexion et de formation

"Le dispositif de formation créé en 1950 par Michaël et Enid Balint s’est imposé comme une source d’inspiration féconde pour tous les chercheurs et praticiens d’aujourd’hui, en particulier pour les professionnels des métiers du lien qui doivent composer avec toutes les complexités des relations. Comment fonctionnent les groupes Balint ? En quoi restent-ils pertinents aujourd’hui ? Quelles sont les permanences et les extensions qu’ils ont connues ?"
Le dossier de CarnetPSY fait le point à ce sujet.
Lire le dossier sur Cairn


Revue de presse 1 juillet 2023


Fabien Truong, sociologue : « Dans ces quartiers, la pauvreté et l’insécurité sont des réalités concrètes. C’est pourquoi cette colère est politique »

"Pourquoi une partie de la jeunesse française s’est-elle soulevée après la mort de Nahel M., embrasant des quartiers bien au-delà de la ville où il résidait et où il a été tué ?
Ce sont des garçons du même âge que Nahel, qui réagissent de manière intime et violente pour une raison simple : cette mort aurait pu être la leur. Chacun se dit en son for intérieur : « Cela aurait pu être moi. » Chaque adolescent de ces quartiers garde en mémoire des souvenirs d’altercations négatives et heurtées avec la police. Les contrôles d’identité désagréables et répétés en bas de chez soi sont humiliants, génèrent du stress et nourrissent, à la longue, un profond ressentiment. Ils induisent que leur présence, au pied même de leur domicile n’est pas légitime, qu’elle doit se justifier. Cette logique du soupçon est presque métaphysique et existentielle. Ces jeunes se disent qu’ils sont contrôlés pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils font. Ces expériences laissent des traces durables dans l’existence. Dans le cadre de mes enquêtes, je constate à quel point ces blessures marquent : passés la trentaine, la peur de la police reste vive. Le rapport à l’Etat a été douloureux, la promesse républicaine n’a pas été tenue. C’est sans doute ce qui explique en partie la désaffection politique des habitants des cités et la méfiance à l’égard de ce qui incarne le pouvoir."
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Mort de Nahel M. : ce qu’impose le drame de Nanterre

"Ce qui rend d’autant plus intolérables les événements de Nanterre est qu’il s’agit d’un drame pour ainsi dire annoncé. Le lien entre la loi de sécurité publique de février 2017 (portant notamment sur l’usage des armes à feux par les forces de l’ordre), la forte augmentation, depuis lors, du nombre de tirs policiers « sur des véhicules en mouvement » et le nombre de morts ne fait guère de doute et a été déjà pointé à plusieurs reprises.
En déclinant cinq situations – dont le « refus d’obtempérer menaçant physiquement les policiers » – ouvrant droit à l’usage des armes, le texte, adopté sous la pression des syndicats de police, a rendu confus un texte clair qui conditionne les tirs à l’« absolue nécessité » et à la condition d’une « stricte proportionnalité ».
La mort de Nahel M. doit déboucher sur une clarification de ce texte qui n’a que trop tardé. Le fait que, chez les gendarmes, l’usage des armes soit en baisse et qu’aucun mort ne soit à déplorer en 2022 après « refus d’obtempérer », en dépit d’une multiplication des violences les visant, interroge aussi sur la défaillance de la formation des policiers. Celle-ci devrait aussi s’inspirer des pays étrangers, où les règles d’engagement sont claires et connues de tous."
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Tirs mortels après refus d’obtempérer : un mort en dix ans en Allemagne, un mort chaque mois en France

"Le sociologue Sebastian Roché a identifié, dans les archives d’une revue berlinoise spécialisée, seulement un cas de personne tuée par la police dans le cadre d’un refus d’obtempérer, en une décennie. La comparaison avec les chiffres hexagonaux sur la même période est spectaculaire.
La mort de Nahel, adolescent de 17 ans tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre mardi, a relancé les critiques sur l’usage des armes à feux par les forces de l’ordre en France, et l’inflation de tirs meurtriers lors de refus d’obtempérer. Plusieurs médias ont évoqué ces derniers jours une statistique spectaculaire, avancée par le sociologue et spécialiste des questions de police et de sécurité, Sebastian Roché. «En Allemagne, il y a eu un tir mortel en dix ans pour refus d’obtempérer, contre 16 en France depuis un an et demi».
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La protection de l'enfance « sous tension » pour placer les enfants en danger

"Confrontés à une hausse des placements d’enfants en danger et à un afflux de mineurs isolés étrangers, les départements alertent sur une situation « intenable » et « explosive » avant l’été dans le secteur de la protection de l’enfance.
Cette double pression complique leurs efforts pour se conformer à la loi Taquet de protection de l’enfance qui prévoit de ne plus recourir aux hôtels pour les héberger à partir de février 2024. Une mesure prise lorsqu’un jeune de l’aide sociale à l’enfance (ASE) en avait poignardé à mort un autre dans un hôtel en banlieue parisienne en 2019.
L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait estimé en 2021 que plus de 7.500 jeunes de l’ASE étaient hébergés en hôtels.
Un décret d’application provisoire pour limiter, voire interdire dès maintenant, dans certains départements, l’hébergement à l’hôtel, est attendu. Si tout le monde est d’accord pour éviter l’hôtel, y parvenir s’avère plus compliqué avec la hausse du nombre de jeunes placés sous la protection de l’ASE, gérée par les départements, selon l’Assemblée des départements de France (ADF)."
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En détention : ce que surveiller veut dire

"La France connaît depuis des années une situation de surpopulation carcérale. Quels problèmes cette situation pose-t-elle au quotidien pour le personnel pénitentiaire ? Quels défis pour la réinsertion des détenus ? Suite et fin d'une série d'émissions sur la réalité des prisons françaises."
Les analyses de Berbard Bolze sont remarquables et montrent comment les prisons françaises pourraient fonctionner correctement.
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« En France, en 2022, des enfants et adolescents meurent de souffrance psychique par manque de soins et de prise en compte sociétale »

"Le délitement des structures de soins empêche les soignants d’exercer leur fonction de dernier rempart contre les tentations suicidaires des jeunes, dont la hausse massive est attestée, alertent les pédopsychiatres dans une tribune cosignée par plus de 700 professionnels du soin aux enfants et adolescents.
Face à l’expansion massive des gestes suicidaires chez les adolescents et préadolescents, entre 2019 et 2021, attestée par Santé publique France (Analyse des indicateurs surveillés en continu, 7 février 2022), les services de pédiatrie et de pédopsychiatrie sont débordés. En France, en 2022, des enfants et adolescents, particulièrement des très jeunes filles, meurent de souffrance psychique par manque de soins et de prise en compte sociétale. Pour nous qui soignons des adolescents, des causes complexes et cumulées étaient déjà identifiables avant la pandémie. Les tentatives de suicide des jeunes augmentaient déjà en France, et le taux de suicide dans la population générale était au-dessus de la plupart des pays européens (Santé publique France, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 05/02/19)."
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Aide sociale à l’enfance : un rapport plaide pour un accompagnement financier par l’Etat des jeunes majeurs sortant de l’ASE

"Et si l’Etat mettait la main à la poche pour améliorer le sort, souvent peu enviable, des jeunes sortants de la protection de l’enfance ? Dans un rapport que Le Monde a pu consulter en avant-première, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) et le Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) formulent l’hypothèse d’une responsabilité conjointe de l’Etat et des départements pour ces jeunes aux parcours cabossés : d’une part, une allocation, versée par l’Etat, d’un montant au moins équivalent à celui du contrat d’engagement jeune (autour de 500 euros), de l’autre un accompagnement obligatoire des départements, jusqu’à une insertion réussie.
La recommandation, audacieuse, figure parmi quarante-huit mesures listées par les deux conseils pour répondre à la forte disparité de prise en charge actuelle. Selon les derniers chiffres disponibles, quelque 35 000 jeunes (sur 345 637 mineurs et jeunes majeurs suivis au titre de la protection de l’enfance) bénéficiaient en 2021 d’un « contrat jeune majeur ». Ce dernier peut prendre diverses formes (aide financière, logement, financement d’une formation…). Ces accompagnements, en hausse au fil des ans, sont aujourd’hui à la charge des départements, la protection de l’enfance étant décentralisée."
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Vivre dans un logement trop chaud sans pouvoir y remédier : un enjeu de santé publique négligé par les pouvoirs publics, juge la Fondation Abbé Pierre

"L’ONG regrette que la protection des logements contre la chaleur ne soit pas suffisamment prise en compte dans la politique de rénovation énergétique. Elle émet une série de dix-neuf recommandations.
L’ampleur du problème n’est pas connue précisément, mais de nombreuses personnes en France souffrent de la précarité énergétique d’été. La Fondation Abbé Pierre a publié, lundi 26 juin, une étude qui affirme que le fait de vivre dans un logement trop chaud sans pouvoir y remédier est encore trop négligé par les pouvoirs publics en France. Cet enjeu de santé publique va s’aggraver avec le changement climatique, qui augmente la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur.
En 2021, 37 % des Français disaient souffrir souvent ou systématiquement de la chaleur dans leur logement, selon un sondage OpinionWay, les populations précaires urbaines étant davantage touchées, tout comme les jeunes et les personnes âgées. « Les personnes modestes sont davantage concernées », explique la fondation, qui cite des sondages récents révélant certains aspects du phénomène. Les quartiers populaires, souvent peu végétalisés, sont plus vulnérables au phénomène d’îlot de chaleur urbain, causé entre autres par le manque de végétation. « De plus, les ménages qui y vivent sont plus souvent confrontés à des situations de surpeuplement, habitent des logements moins bien isolés, moins ventilés », note l’ONG".
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Jonathan Moncassin, sujet de sa propre vie

"Enfant maltraité, souffrant de troubles du comportement et de l'apprentissage, Jonathan Moncassin s'est forgé un avenir, à force de détermination et grâce aux nombreuses rencontres qui ont jalonné son chemin. Devenu éducateur spécialisé, il co-signe, avec notre collaboratrice Laetitia Delhon, le récit d'un parcours atypique, porteur d'espoir.
Nos lecteurs assidus s’en souviennent peut-être : ils ont fait la connaissance de Jonathan Moncassin début 2020, à travers son portrait, réalisé dans le cadre de notre série « À voix haute » par Laetitia Delhon, fidèle plume du Media Social.
La journaliste spécialisée dans le social et le jeune éducateur ont poursuivi plus loin l'échange. Et nous livrent aujourd’hui cet ouvrage ("Le bruit des talons aiguilles. Itinéraire d'un enfant placé") qu'ils cosignent, exploration en profondeur du chemin, douloureux et lumineux à la fois, de cet ancien enfant maltraité, devenu travailleur social et père de famille".
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Revue de presse 24 juin 2023


L’expérimentation « Maison de l’Enfant et de la Famille » est lancée

"L’expérimentation « Maison de l’Enfant et de la Famille » est autorisée à compter de la date de publication d’un arrêté du 1er juin, dans les conditions précisées par le cahier des charges.
La durée de l’expérimentation est fixée à 3 ans et 5 mois à compter du 10 juin 2023.
Cette expérimentation est prévue par l’article 33 de la loi Taquet du 7 février 2022, relative à la protection des enfants. D’après cet article, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, dans les départements volontaires et dans le cadre du dispositif mentionné à l’article L. 162-31-1 du code de la sécurité sociale, peut être créée une structure dénommée « maison de l’enfant et de la famille », visant à améliorer la prise en charge des enfants et des jeunes et à assurer une meilleure coordination des professionnels de santé exerçant auprès d’eux.
Elle participe notamment à l’amélioration de l’accès aux soins, à l’organisation du parcours de soins, au développement des actions de prévention, de promotion de la santé et de soutien à la parentalité ainsi qu’à l’accompagnement et à la formation des professionnels en contact avec les enfants et leurs familles sur le territoire".
Lire l'article de la Gazette des communes

«Cette drogue nous massacre» : Philadelphie face aux ravages de la xylazine

"Désignée par l’administration Biden comme «la drogue la plus mortelle ayant jamais menacé les Etats-Unis», cette nouvelle substance se répand à travers le pays, décuplant le désastre humain causé par la crise des opioïdes. Des ravages dont les âmes en peine du quartier de Kensington se trouvent tragiquement aux avant-postes.
Les deux hommes s’étreignent presque, face à face et à 10 ou 20 centimètres à peine l’un de l’autre, tout contre le rideau de fer baissé d’une échoppe en déshérence. Le plus grand a le visage qui se colore à mesure qu’il comprime sa mâchoire et retient son souffle pour épaissir les veines de son cou. Ses traits émaciés soudain gonflés par l’afflux d’air et de sang, le regard mi-clos, il semble sur le point de chanceler. Mais il tient comme en appui sur l’aiguille que l’autre lui décharge dans la jugulaire, très doucement. A leurs pieds, sur le bitume, une jeune femme avachie, l’œil à la dérive et une seringue en évidence derrière l’oreille, logée là telle une cigarette fraîchement roulée. Autour, un attroupement traînard de silhouettes toutes plus décharnées les unes que les autres, sans attention aucune pour l’intensité de ce tête-à-tête. L’une mange une glace saupoudrée de vermicelles multicolores. Un autre est accaparé par un jeu à gratter. Passent deux voitures de police, en toute indifférence, tandis qu’une procession de collégiens défile cartable à l’épaule sur le trottoir d’en face – c’est le milieu d’après-midi, l’école est finie".
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20% d’élèves allophones en plus

"Le nombre d’élèves allophones nouvellement arrivés a connu une augmentation remarquable au cours de l’année scolaire 2021-2022, selon une enquête annuelle réalisée par la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance). Ces élèves, qui ont des besoins éducatifs particuliers dans l’apprentissage du français langue seconde (FLS), ont été au nombre de 77 435, C’est 20 % de plus par rapport à l’année précédente.
L’obligation d’accueil dans les établissements scolaires s’applique à tous les enfants nouvellement arrivés en France, qu’ils soient allophones ou non. Cette obligation relève du droit commun et de l’obligation scolaire, et vise à assurer une intégration progressive des élèves allophones dans les classes ordinaires, tout en leur fournissant un soutien linguistique adapté à leurs besoins rappelle le service statistique du ministère.
Pour évaluer les besoins éducatifs des élèves allophones nouvellement arrivés, un test de positionnement initial est réalisé à leur entrée dans le système éducatif français. Ce test permet de déterminer leur niveau de scolarisation antérieur, leurs acquis en français langue seconde et leurs compétences scolaires. Les résultats de ce test guident les équipes pédagogiques dans la mise en place de réponses pédagogiques adaptées à chaque élève.
L’enquête de la DEPP révèle que la grande majorité des élèves allophones nouvellement arrivés étaient déjà scolarisés avant leur arrivée en France, dans 85 % des cas."
Lire l'article du Café pédagogique

Laurent Puech."Manuel du travailleur social sceptique — Déjouer les pièces de la pensée"

"Ce manuel à l'usage des travailleurs sociaux les invite à identifier leurs mécanismes de pensée, parfois biaisés, à développer leur réflexion et autocritique pour éviter de prendre des décisions néfastes pour les personnes dans le cadre de leurs évaluations.
Les professionnels du travail social interviennent auprès des personnes, adultes, enfants, familles, parfois sans leur consentement, par exemple suite à une information préoccupante ou un signalement pour suspicion de maltraitance.
Lorsqu'elles n'en sont pas à l'origine, ces personnes peuvent vivre ces interventions comme une réelle intrusion dans leur vie privée, de la part de professionnels, certes, mais qui n'en demeurent pas moins des personnes inconnues qui vont les observer, voire les « juger » si l'on en croit le ressenti de certains.
A l'issue de cette évaluation sur la base d'informations très parcellaires, des magistrats pourront prendre des décisions lourdes de conséquences, comme un retrait de l'enfant de son environnement et un placement dans un lieu d'accueil.
Ces décisions sont très souvent vécues comme un véritable cataclysme pour les familles. Enlever un enfant à un père, une mère, ses frères et sœurs est une décision gravissime, terrible, dont les ravages pourront se faire sentir pendant des vies entières, et qui doivent demeurer exceptionnelles, en cas de danger imminent majeur.
Mais comment évaluer ce danger, sur quelles bases ? C'est là toute la difficulté de l'évaluation du travailleur social qui porte une énorme responsabilité dans ces procédures.
Or, comme Laurent Puech l'indique, les « seuils d'alerte n'ont cesser de baisser » : il y a de plus en plus d'enquêtes, d'interventions... mais pour quel résultat ? Comment ces enquêtes sont-elles menées, quel est l'impact de la psychologie des professionnels impliqués ? Car bien souvent, les évaluations donnant lieu à des décisions lourdes pour les familles sont dépendantes des ressorts psychologiques partagés par tout un chacun, y compris par tous les professionnels impliqués dans les situations de travail social."
Acceder à Adikia.fr

Santé mentale : à Barbès, les “écouteurs de rue” tendent l’oreille

"Bonjour, sur une échelle de 1 à 10, comment allez-vous aujourd’hui ? Vous voulez discuter ? » Séverine Bourguignon n’a pas encore terminé d’installer son cabinet éphémère qu’elle alpague déjà une femme traînant un lourd chariot de courses. Un samedi par mois, pendant deux heures, elle et d’autres thérapeutes de son association Les écouteurs de rue sortent des chaises sur un trottoir devant une friche du quartier parisien de la Goutte d’or pour prêter une oreille aux passants, gratuitement. « Je veux bien m’asseoir, comme je suis fatiguée, et puis j’aime bien parler », lui répond la dame d’une cinquantaine d’années, un foulard noué autour de la tête, en prenant place au milieu de gens pressés.
« Il y a beaucoup de choses à dire, mais je ressens déjà un poids en moins », souffle-t-elle en se levant, plus d’une demi-heure plus tard, sans vouloir entrer dans les détails de sa discussion. C’est la première fois qu’elle parlait à un psy. « L’idée c’est ça, poursuit Séverine Bourguignon. Montrer que ça peut être simple de nous rencontrer, qu’un psy n’est pas forcément qu’une figure d’autorité, un sachant derrière un bureau. Il s’agit d’une écoute, et non d’une thérapie, mais elle a des effets thérapeutiques réels, même si elle n’a lieu qu’une fois ! »
« Au début, j’étais dubitative sur ce que peut donner une approche sans suivi, confie Karine, bénévole depuis six mois. Mais j’ai compris qu’écouter avec bienveillance une personne, lui donner un moment à elle permettait déjà de la soulager. »
Lire l'article de Télérama


Revue de presse 17 juin 2023


Santé mentale : plus d’un enfant sur dix souffre au moins d’un trouble

"Anxiété, humeur colérique, troubles de l’attention… Ce mardi 20 juin une première étude nationale révèle que plus d’un enfant sur dix âgé de 6 à 11 ans présente au moins un trouble probable de santé mentale. Cette étude transversale, menée par l’agence Santé publique France, croise des données collectées en fin d’année scolaire 2021-2022 auprès de plus de 15 000 enfants et enseignants dans près de 400 écoles, ainsi que de 10 000 parents. De quoi donner une image pertinente alors que jusqu’alors, les informations sur l’état de santé des enfants n’étaient que parcellaires ou peu représentatives.
Grâce aux questionnaires complétés par différentes populations (parents, enseignants et enfants), l’étude Enabee fait le constat que 13 % des 6-11 ans présentent «au moins un trouble probable de santé mentale». C’est un taux de prévalence du même ordre que ceux observés dans d’autres pays en Europe sur la même tranche d’âge. «Nous ne sommes pas surpris mais les chiffres sont suffisamment importants pour conduire à s’interroger sur ce sujet, pour lequel nous ne disposions d’aucune donnée jusqu’à présent», commente Stéphanie Monnier-Besnard, épidémiologiste et cheffe de projet de l’étude".
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Protection de l’enfance : l’engagement citoyen à l’épreuve du terrain

"Parrainage de proximité, mentorat, accueil durable et bénévole, tiers digne de confiance… La mobilisation de la société civile en protection de l’enfance est l’un des enjeux de la loi du 7 février 2022. Loin d’être nouveau, l’engagement citoyen auprès des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance se heurte néanmoins à diverses difficultés, et nécessite de solides garde-fous.
Le nombre de bénévoles engagés auprès des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) va-t-il grimper en flèche ? S’il est impossible de prédire l’avenir, une chose est sûre : la loi du 7 février 2022, dite « loi Taquet », a fait de la solidarité citoyenne l’un des axes majeurs de la politique de la protection de l’enfance. Parrainage de proximité, mentorat, accueil durable et bénévole, tiers digne de confiance… La mobilisation de la société civile en protection de l’enfance est l’un des enjeux de la loi du 7 février 2022. Loin d’être nouveau, l’engagement citoyen auprès des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance se heurte néanmoins à diverses difficultés, et nécessite de solides garde-fous.
Le nombre de bénévoles engagés auprès des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) va-t-il grimper en flèche ? S’il est impossible de prédire l’avenir, une chose est sûre : la loi du 7 février 2022, dite « loi Taquet », a fait de la solidarité citoyenne l’un des axes majeurs de la politique de la protection de l’enfance.
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Un « sociogénogramme » pour niveler les relations : bonnes pratiques avec les familles (2/6)

"Plusieurs structures qui accueillent les mineurs confiés à l’aide sociale à l'enfance (ASE) élaborent des dispositifs pour redonner une place aux parents en s’appuyant sur leurs besoins et leurs savoir-faire. La Mecs nîmoise Coste rééquilibre ainsi, grâce au sociogramme, les relations entre les usagers et les professionnels. Deuxième volet de notre série sur les bonnes pratiques à mettre en place avec les familles. C’est une grande affiche placardée sur un mur, constellée de petits personnages et de bâtiments reliés les uns aux autres par des flèches colorées. Un schéma simplifié, aux faux airs enfantins, pour rendre compte avec clarté des interconnexions entre les différents acteurs de la protection de l’enfance, les enfants suivis par l’aide sociale à l’enfance (ASE) et leurs familles.
Lancé en 1996 par le neuro­psychiatre Jean-Marie Lemaire dans le cadre de la « clinique de concertation » – une approche systémique qui consiste à faire collaborer, à l’initiative des bénéficiaires, différents intervenants autour d’une problématique commune –, le « sociogénogramme » est un outil utilisé par la Mecs (maison d’enfants à caractère social) Coste, à Nîmes.
Feuille blanche remplie pas à pas par un éducateur lors de sa première rencontre avec les familles des mineurs accueillis, ce travail de co-construction, où chacun participe, est destiné à rééquilibrer les relations entre les usagers et les professionnels pour laisser la place à une réelle collaboration.
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Edouard Gentaz : Les compétences émotionnelles et la réussite scolaire

« On établit un lien très fort entre processus cognitifs et émotionnels ». C’est ce lien qu’Edouard Gentaz, professeur de psychologie du développement à l’Université de Genève, développe dans « Comment les émotions viennent aux enfants » (Nathan). L’ouvrage s’adresse en priorité aux parents. Dans cet entretien, Edouard Gentaz montre son intérêt pour les enseignants et la réussite scolaire des enfants. Les émotions sont partout. Elles sont éphémères mais incessantes. Des recherches convergentes montrent qu’il n’y a pas de dissociation entre la cognition, le raisonnement, et les émotions. On établit un lien très fort entre processus cognitifs et émotionnels. On a longtemps cru que les modes cognitifs et affectifs étaient disjoints. Piaget, par exemple, dans Psychologie de l’intelligence, évoque en une seule page ce qui relève de l’affectif pour dire que ce n’est pas son domaine. Et dans les milieux professionnels, les enseignants par exemple étaient formés à mettre à distance les émotions. Cela a duré jusqu’aux années 1980. Depuis une trentaine d’années, on fait le lien entre cognitif et émotions. Par exemple, chez les professionnels de santé on sait que c’est important de traiter l’empathie. Dans le milieu scolaire, depuis une vingtaine d’années, des chercheurs étudient la relation entre la performance scolaire et les compétences émotionnelles. Il y a une convergence de données pour montrer que, quand on apprend et raisonne, nos processus émotionnels sont liés aux processus cognitifs. Ils s’alimentent l’un l’autre.
Faut-il apprendre à développer les compétences émotionnelles des élèves ?
Oui, pour plusieurs raisons. Parce que c’est lié aux apprentissages scolaires et à la réussite des élèves. Mais aussi pour la santé mentale des enfants. On peut travailler dessus explicitement ou indirectement en utilisant d’autres activités. Par exemple, en maternelle, avec le jeu du faire semblant.
Depuis 4 ans, je travaille sur les compétences émotionnelles avec une cinquantaine d’enseignants. On travaille avec les enfants à identifier les émotions et à identifier les conséquences de ces émotions. Par exemple on part d’images représentant des visages exprimant des émotions et on apprend à identifier les émotions. On peut faire le même travail à partir de postures corporelles par exemple quand le personnage porte un masque. On fait le même travail d’identification avec les sons en racontant un conte. Et on travaille sur la compréhension des émotions, les situations qui les fait naitre et les conséquences qu’elles peuvent avoir.
On pense souvent que c’est un trivial de reconnaitre une émotion. Mais ce n’est pas le cas et les enfants ont du mal à les identifier. Ils apprennent ainsi à décoder les émotions des adultes et à réguler leurs propres émotions. Ils mettent à jour des stratégies pour baisser leur niveau d’motion. Ils observent celles qui fonctionnent et celles qui ne marchent pas. C’est important que les élèves trouvent la stratégie qui leur permettra de baisser leur niveau se stress par exemple. On obtient des résultats vraiment prometteurs.
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« Le harcèlement en milieu scolaire n’est pas que du harcèlement scolaire »

Éric Debarbieux : "Ce que nous nommons en France « harcèlement en milieu scolaire » est une transposition du terme «School bullying », employé par Dan Olweus qui a mené la première recherche importante sur le sujet, dans des écoles norvégiennes, il y a plus de 50 ans. Nous n’avons pas de terme français qui permettrait de traduire exactement cette locution, que les Québécois par exemple décrivent souvent comme « intimidation ».
Mais l’essentiel réside bien dans la répétitivité d’agressions le plus souvent mineures. Le terme de harcèlement traduit bien cette idée de répétition. Peter Smith le définissait ainsi lors de la première conférence mondiale que nous avons organisé en 2001 à Paris : « Nous dirons qu’un enfant ou une jeune personne est victime de bullying lorsqu’un autre enfant ou jeune ou groupe de jeunes se moquent de lui ou l’insultent. Il s’agit aussi de bullying lorsqu’un enfant est menacé, battu, bousculé, enfermé dans une pièce, lorsqu’il reçoit des messages injurieux ou méchants.
Ces situations peuvent durer et il est difficile pour l’enfant ou la jeune personne en question de se défendre ». La caractéristique principale du harcèlement est que l’intimidation physique ou psychique se produit de manière répétée créant un état d’insécurité permanent dangereux pour la victime."
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Revue de presse 10 juin 2023


ODAS : LES BREVES ENFANCE-FAMILLE N°17

"L'Odas publie tous les trois mois une newsletter sur le thème de l'enfance et la famille relayant les dernières actus du secteur. Nous sommes donc ravis de vous partager la dernière newsletter. De quoi vous mettre à jour sur l’actualité des derniers mois."
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Une fracture sociale persistante en France, selon l’Observatoire des inégalités

"L’objectif est de « comprendre la société française, sans chercher à noircir le tableau, ni à l’enjoliver », prévient l’Observatoire des inégalités dans l’avant-propos de son rapport 2023 sur les inégalités en France. Publié ce jeudi 8 juin, le document d’environ 150 pages décrit pourtant la réalité d’une fracture sociale dans une France où « les inégalités entre les classes sociales demeurent aiguës ». « Ce rapport s’inscrit dans un contexte paradoxal, avec, d’un côté, une amélioration de l’emploi depuis 2015 et, de l’autre, une forte inflation et un risque de déclassement pour les salariés peu qualifiés qui subissent de fortes pertes de pouvoir d’achat », développe Louis Maurin, directeur de cet organisme indépendant."
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Bouches-du-Rhône : l’ASE épinglée, la directrice débarquée

"L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a rendu public, mardi 6 juin, le résultat des investigations menées depuis 2022 auprès de l’aide sociale à l’enfance (ASE) des Bouches-du-Rhône. Dispositifs saturés, enfants humiliés, professionnels mal à l’aise… Les constats sont accablants. Quatre mois d’enquête, 450 professionnels, une centaine de mineurs et des dizaines de parents auditionnés, 21 lieux d’accueil d’enfants visités de façon programmée ou inopinée et ont conduit l’analyse intégrale de 50 dossiers d’enfants".
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Harcèlement et maltraitance dans des foyers pour personnes handicapées du Boulonnais : «On joue à la loterie avec la vie des résidents»

"A l’Association de parents d’enfants inadaptés (Apei) du Boulonnais, une association pour personnes handicapées, tout le monde a déjà entendu un collègue parler de mettre fin à ses jours. Ou vu quelqu’un pleurer, au minimum. Des années que cela dure : la pression, les burn-out et les résidents qui en payent les conséquences. En apparence, l’Apei du Boulonnais est une jolie famille : 280 salariés, 600 personnes porteuses de handicap réparties sur douze établissements du Pas-de-Calais et 18 millions d’euros annuels de dotations publiques. L’Apei fait partie de l’Unapei (Union nationale des associations de parents de l’enfance inadaptée) – aussi appelée les Papillons blancs –, la plus grande gestionnaire d’établissements pour personnes porteuses de handicap mental en France. Voilà pour la photo.
Fin mai, le cliché s’est écorné. L’Apei du Boulonnais a été radiée des instances nationales par l’Unapei pour «manquements graves dans le fonctionnement de l’association et dans l’accompagnement de personnes». Vingt ans qu’une radiation n’avait pas eu lieu. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert deux enquêtes, pour «harcèlement moral» et «abus de confiance». Libération et Médiapart avons enquêté plusieurs mois sur cette structure, consulté des documents, recueilli des témoignages, remonté le fil des multiples signalements aux autorités, portant sur des suspicions de harcèlement moral, d’infantilisation voire de mise en danger des résidents, ainsi que des craintes de détournements de fonds."
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Le plan contre les violences aux enfants annoncé pour septembre

"Le lancement du prochain plan contre les violences faites aux enfants pour 2024-2027 est « envisagé à la rentrée de septembre », annonce le gouvernement, à l'issue du conseil des ministres du 7 juin.
Ses grands axes ont été présentés, par le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, et par la secrétaire d'État à l'Enfance, Charlotte Caubel. Parmi les priorités figureront « la formation et l’accompagnement des professionnels de santé, de l’éducation, de l’enfance, pour renforcer leur capacité à détecter et signaler les situations de violence », ainsi qu'une « attention particulière aux enfants protégés, en situation de handicap ou encore résidant en territoires ultramarins ».
Le plan prévoit en outre « des actions éducatives de prévention à grande échelle pour sensibiliser les adultes et les enfants ». Face à la presse, en mai, Charlotte Caubel espérait notamment une campagne de communication « choc » pour cet automne, afin de mobiliser enfin la société contre les violences sur mineurs.
Le précédent plan, lancé en 2019 par son prédécesseur Adrien Taquet, aura abouti à la mise en œuvre de « 20 des 22 mesures prévues », souligne le gouvernement, qui mentionne le déploiement des « unités d'accueil pédiatrique enfant en danger » (Uaped), la création de la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Civiise), ou encore le premier plan contre la prostitution des mineurs".
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Revue de presse 3 juin 2023


Les enfants placés, poule aux œufs d’or des agences d’intérim

"Depuis 2021, une agence d’intérim, Domino Assist’m, a fait effraction dans le monde de la protection de l’enfance. Cette entreprise privée remporte ses premiers marchés et compte faire de l’accueil des enfants placés une nouvelle source de profits.
De ses missions d’intérim, Philippe (*) a retenu cette consigne que lui aurait donnée l’un de ses managers : « On n’est pas là pour faire de la pédagogie. On est là pour encadrer, surveiller et faire en sorte qu’il se passe rien. » Sans qualification, doté d’une « petite expérience équivalente à un Bafa », il a joué le rôle d’éducateur dans une maison d’enfants à caractère social (MECS), qui accueillait 40 mineur·es confié·es à l’aide sociale à l’enfance (ASE) dans le département du Calvados.
La structure a fermé ses portes le 23 mars dernier, signant la fin d’une incursion inédite du privé dans la protection de l’enfance. Créé « à titre expérimental », selon la convention encadrant son fonctionnement, cet établissement « éphémère » était géré depuis deux ans par une agence d’intérim : Domino Assist’m, filiale du groupe Domino RH. Une première en France.
Jusqu’à présent, les agences d’intérim se contentaient, la plupart du temps, de mettre à disposition du personnel auprès d’associations de protection de l’enfance agréées. Dans d’autres cas, plus rares, les agences pouvaient prendre en charge quelques mineur·es dans des chambres d’hôtel ou des appartements. Jamais le privé n’avait été chargé de gérer un foyer.
« Turnover incessant », personnel diplômé « largement minoritaire », contrats « reconduits de semaine en semaine »... Les documents consultés par Mediapart détaillent la gestion défaillante de cette MECS, montée à la hâte par un opérateur dans un but lucratif".
Lire l'article de Mediapart

Enseignement privé : la Cour des comptes souligne les carences du contrôle de l’Etat

"Dans son premier rapport consacré à l’enseignement privé, publié jeudi, la juridiction souligne le « net recul » de la mixité dans le privé sous contrat et estime nécessaire que ces établissements soient « davantage mobilisé[s] au service de la performance éducative et de la mixité sociale ».
« Le dialogue de gestion entre l’Etat et l’enseignement privé sur les problèmes de fond – mixité sociale, équité territoriale dans la répartition des moyens, performances scolaires, politique éducative – est presque inexistant »"
Lire l'article du Monde

Publication de rapports sur la dignité des conditions de détention dans plusieurs établissements pénitentiaires

"Le CGLPL a développé en 2022 une nouvelle forme de contrôle des établissements pénitentiaires spécifiquement orienté sur l’évaluation de la dignité des conditions de détention. Les « rapports relatifs à la dignité des conditions de détention »[1] sont centrés autour de la situation d’un quartier de détention. Ils ont pour objectif de mesurer, au moyen d’indicateurs objectifs, le respect de la dignité des détenus, au regard notamment des critères retenus par la jurisprudence convergente de la Cour européenne des droits de l’homme, du Conseil d’Etat et de la Cour de cassation".
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Découvrir l'approche thérapeutique des schémas

Cette vidéo est la première partie du cours sur la thérapie des schémas de personnalité de Jeffrey Young, par Marion MARTINELLI


Revue de presse 27 mai 2023


Habitat indigne : une mission va identifier les freins à l'action des élus

"Après avoir installé un Observatoire national du sans-abrisme, Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au Logement, a lancé le 17 mai une mission relative aux outils de lutte contre l'habitat indigne.
Michèle Lutz, maire de Mulhouse, et Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis, devront recenser les « freins techniques » et les difficultés opérationnelles « qui ralentissent l'action politique des élus locaux » dans l'utilisation des outils de lutte contre l'habitat indigne, a fait savoir le ministère dans un communiqué.
La revue portera notamment sur la loi Elan de 2018, le « plan initiatives copropriétés » qui vise à traiter les copropriétés dégradées, ou encore la mobilisation des crédits de l'Agence nationale de l'amélioration de l'habitat (Anah)."
Lire l'article du Media social

Identifier la pluralité du phénomène de violence institutionnelle en protection de l'enfance

"La recherche « Identifier la pluralité du phénomène de violence institutionnelle en Protection de l’Enfance » réalisée par Patrick Lecaplain, Philippe Lyet, Yvette Molina et Amélie Turlais, issue de l’appel à projets ouvert 2020 de l’ONPE vient d'être publiée.
Cette recherche qualitative réalisée sur quatre types de structures d’accueil en protection de l’enfance (placement familial, foyer d’urgence, lieu de vie médicosocial et maison d’enfants à caractère social) prend appui sur une approche compréhensive des violences vécues par l’ensemble des acteurs (enfants, parents et professionnels), dans les dynamiques interactives intra et inter institutionnelle afin d’apporter des clés de compréhension de ce qui fait violence institutionnelle".
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Schizophrénie liée au cannabis : les jeunes hommes sont les plus vulnérables

"Le lien entre cannabis et schizophrénie a toujours fait couler beaucoup d’encre. Dès le XIXe siècle, il a été montré que le cannabis pouvait déclencher des épisodes délirants. Le psychiatre Jacques-Joseph Moreau (1804-1884) a même étudié les effets de l’aliénation mentale engendrée par l’absorption de haschisch.
Une étude publiée le 4 mai dans la revue Psychological Medicine confirme que la consommation abusive de cannabis augmente le risque de schizophrénie, surtout chez les jeunes hommes. Pour ce faire, des scientifiques des services de santé mentale du Danemark et de l’institut de recherche américain sur les addictions, le National Institute on Drug Abuse, ont examiné les dossiers médicaux de près de 7 millions de Danois âgés de 16 à 49 ans, de 1972 à 2021.
Très différente d’une personne à l’autre, la schizophrénie, pathologie complexe qui se traduit par une perception perturbée de la réalité, touche environ 1 % de la population. Les symptômes sont très variables – repli sur soi, délires, hallucinations, troubles cognitifs…
Les chercheurs confirment que plus la consommation est précoce et fréquente, plus le risque est grand."
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Les violences conjugales : un "devoir au Moyen âge", inacceptables au 21° siècle

"Si les violences conjugales ont traversé les époques avec une grande constance, le regard que nous portons sur elles a radicalement changé. Aujourd’hui, cela nous semble évident : ce sont des actes inadmissibles.
Pourtant, si on remonte dans le temps, on constate que ces violences étaient tolérées jusqu’à récemment. Au Moyen Age, elles étaient même encouragées. On parlait alors du « devoir de correction » du mari envers son épouse. Comment s’est opérée cette révolution du regard ? Qu’est-ce qui a fait changer nos mentalités ?
Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Anne Chemin, journaliste au service Idées du Monde, raconte l’évolution de la perception des violences conjugales, du Moyen Age à l’ère Metoo.


Revue de presse 20 mai 2023


Sylviane Giampino, présidente du Conseil de l’enfance du HCFEA

Sylviane Giampino est interviewée sur l'actualité "on ne peut plus dense du secteur - la publication des derniers rapports du HCFEA, du rapport de l’IGAS, le futur SPPE ou encore la campagne de valorisation des métiers de la petite enfance".
Extrait : "Pour quelle raison a-t-on tant de mal à mettre en priorité la qualité pour la petite enfance ?
C’est un mécanisme de déni. Le déni de compétence nécessaire pour s’occuper des bébés a depuis toujours accompagné les politiques petite enfance. Comme si le bébé merveilleux et charmant ne peut pas être aussi considéré dans son dénuement et sa vulnérabilité. Ce déni s’origine aussi de stéréotypes de genre. Ce sont des femmes qui s’occupent des enfants, qui sont élues sur ces dossiers. Ce déni aujourd’hui confine à la passion du non-savoir. Il va falloir que ça change".
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Prisons : comment sortir de l'inértie

"Publié le 11 mai dernier, le rapport annuel de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) fait le constat d’une surpopulation carcérale record en France en 2022. Au 1er avril, 73 080 personnes étaient détenues pour 60 899 places.
La surpopulation carcérale atteint des records en France. D’après le dernier rapport annuel de la CGLPL, aucun établissement carcéral ne détenait un taux d’occupation inférieur à 135%. Selon les données du ministère, plus de 15 000 détenus sont actuellement en surnombre et plus de 2 000 personnes sont contraintes de dormir sur des matelas à même le sol. Ce rapport pointe un “sentiment d’un abandon de l’Etat” chez le personnel pénitencier et constate une “inertie coupable” malgré des “alertes incessantes”. Pour faire face à un tel enjeu, les pouvoirs publics ont tendance à augmenter la capacité d’accueil des établissements pénitentiers. Le gouvernement prévoit notamment la création de 10 à 15 000 nouvelles places d’ici 2027. Mais cela est-il suffisant ?"
Ecouter le Podcast

Expériences du passage à la majorité des jeunes incarcérés

"Chaque année, près de 600 jeunes deviennent majeurs en prison". Dans l'enquête "18 ans, en prison", "près de la moitié des jeunes rencontrés ont arrêté leur scolarité avant 15 ans. Près d’un tiers se déclare indépendant économiquement (au moins partiellement) depuis leurs 15 ans : ils gagnent leur propre argent à partir d’activités légales ou non (et en reversent parfois une partie à leur famille). Quatre sur dix déclarent avoir décohabité du foyer parental ou de l’institution de placement (ASE ou PJJ) dès leurs 14-15 ans. Nombre d’entre eux décrivent ensuite une grande précarité résidentielle, alternant hébergement chez des amis, à l’hôtel, dans des locations temporaires d’appartement via internet, et font quelques allers-retours chez leurs parents – ou au foyer relevant de l’aide sociale à l’enfance ou de la protection judiciaire de la jeunesse auquel ils ont été confiés. Dans la même période, certains ont aussi vécu par moments dans la rue. Ils s’organisent seuls ou avec des amis pour se vêtir, manger et se déplacer. Contrairement aux autres jeunes du même âge, ils déclarent ne pas avoir la contrainte ni l’obligation de justifier leurs occupations quotidiennes auprès de leurs parents ni d’autres autorités.
Ces filles et garçons n’ont ainsi pas bénéficié des privilèges de l’adolescence comme période d’entre-deux, d’essais et de changements, où l’autonomie à l’égard des parents et l’indépendance économique seraient le fruit d’un processus. Leurs trajectoires sont marquées par des responsabilités précoces de la vie adulte. Ces constats amènent une fraction d’entre eux à évoquer « la jeunesse » sans s’y inclure eux-mêmes".
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Les Départements de France alertent sur une "arrivée massive de mineurs non accompagnés"

"Avec les mineurs non accompagnés (MNA), « les structures de l'ASE [aide sociale à l'enfance] sont saturées. L'État doit agir ! » C'est par cette interpellation que les Départements de France rendent compte, dans un communiqué du 11 mai, d'une rencontre avec les ministres Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti et la secrétaire d'État Charlotte Caubel.
« Tout est en train d'exploser », y est cité leur président François Sauvadet. « Nous accueillons déjà, au sein de l'ASE, un grand nombre de mineurs qui ne devraient pas être de notre responsabilité, du fait des carences de la PJJ et des ARS. Les MNA sont devenus trop nombreux pour un système qui n'a pas été pensé pour cela », déplore l'élu (UDI) de la Côte-d'Or.
Les Départements de France jugent « urgent de renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie pour gérer les flux aux frontières, mais aussi ceux de la justice pour accélérer les processus d'évaluation de minorité ».
Ils regrettent en outre qu'une « simple déclaration de minorité » suffise à « solliciter l'ASE » pour une mise à l'abri. Selon cette association d'élus, à majorité de droite, certains MNA « sont violents et délinquants récidivistes », ce qui ne « laisse pas d'autre possibilité aux départements que de recourir à l'hôtel », une formule de placement qui doit être interdite à partir de 2024."
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"Arrivée massive de MNA" : des réponses aux Départements de France

"Dans l'aide sociale à l'enfance (ASE), les mineurs non accompagnés (MNA) seraient-ils « devenus trop nombreux pour un système qui n'a pas été pensé pour cela », comme l'écrivent les Départements de France ?
« Il faudrait réfléchir plus largement à la crise de la protection de l'enfance, qui dépasse la question des MNA », répond Lorette Privat, conseillère technique à la Convention nationale des associations de protection de l'enfant (Cnape).
Alors que ces jeunes représentaient 19 % de l'ensemble des mineurs protégés en 2017, le nombre d'enfants de 0 à 6 ans à l'ASE, notamment, a également bondi ces dix dernières années, rappelle la spécialiste : « On ne peut pas imputer aux seuls MNA le manque de moyens et de places. »
Lorette Privat regrette, pour sa part, les lacunes de la prévention, « qui éviterait la dégradation des situations et cette augmentation du nombre des placements », si les départements misaient sur l'accompagnement des familles ou les actions éducatives à domicile (AED).
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Revue de presse 13 mai 2023


Une pauvreté toujours aussi intense

"La moitié des personnes pauvres gagne moins de 752 euros, un niveau inférieur de 18 % au seuil de pauvreté. C’est ce que mesure l’intensité de la pauvreté. Cet indicateur s’est stabilisé à un niveau élevé depuis quinze ans.
Entre le sans-abri qui vit à la rue et une famille modeste qui dispose d’un logement social, la pauvreté regroupe des conditions de vie très différentes. Le seuil de pauvreté que nous utilisons se situe à la moitié du niveau de vie médian, soit 918 euros par mois en 2019 pour une personne seule, après prestations sociales. C’est un montant maximum en dessous duquel se situent des personnes qui ont bien moins que cela.
Pour mesurer les disparités à l’intérieur de la population pauvre, on mesure ce que l’on appelle « l’intensité de la pauvreté ». Pour cela, on rapporte le niveau de vie médian de toutes les personnes pauvres au montant du seuil de pauvreté. Si l’écart est important, cela veut dire que l’on compte des personnes avec de très faibles revenus, très en dessous du seuil de pauvreté. Si l’écart est réduit, cela indique que les pauvres ont un niveau de vie proche de ce seuil. Dans le premier cas, l’intensité de la pauvreté est élevée, dans l’autre, elle est faible.
Essayons de comprendre comment on mesure concrètement cette intensité. En France, le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian est de 918 euros par mois pour une personne seule (donnée 2019). Le niveau de vie médian des personnes dont le revenu est inférieur à ce seuil se situe à 752 euros. Cela veut dire que la moitié des pauvres touchent entre 0 et 752 euros (par mois et pour l’équivalent d’une personne seule) et l’autre moitié entre 752 et 918 euros. Si l’on calcule la différence (918 euros moins 752 euros), on obtient 166 euros : c’est l’écart entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté. Si l’on rapporte ces 166 euros à 918 euros, on obtient 18,1 %, c’est la mesure de l’intensité de la pauvreté.
Lire l'article de l'observatoire des inégalités

Le contrat d'engagement jeune "sans doute moins accessible" pour les plus en difficulté

"Plus d'un an après son déploiement, le contrat d'engagement jeune (CEJ) fait l'objet d'un nouveau bilan d'étape, signé cette fois de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).
Avec 301 725 jeunes intégrés à la fin janvier 2023, la dynamique est « incontestable », estiment les auteurs, qui y relèvent « une surreprésentation importante des jeunes non diplômés », comme les pouvoirs publics l'espéraient, ainsi que des « demandeurs d'emploi handicapés ».
Il reste que 70 % de ces jeunes étaient déjà suivis par le service public de l'emploi, ce qui pose la question de la « capacité du dispositif à prendre en charge l'intégralité » des 900 000 « ni en emploi, ni en études, ni en formation » (Neef). Et selon les inspecteurs, les « ambitions d'insertion professionnelle à court terme » du CEJ le rendent « sans doute moins accessible » pour les plus en difficulté".
Lire l'article du Média social

Mixité sociale à l’école : comment impliquer l’enseignement privé ?

Le 11 mai 2023, le ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye annoncera des mesures pour renforcer la mixité sociale et scolaire dans les établissements scolaires français. Comment faire participer davantage l’enseignement privé à l’impératif de mixité sociale ?
Pour en parler, Guillaume Erner reçoit l'économiste Elise Huillery, spécialiste de l'éducation, et Philippe Delorme, le secrétaire générale de l'enseignement catholique.



La discrimination à l'entrée des établissements scolaires privés : Les résultats d'une expérience contrôlée

Pour faire suite à l'article précédent, voici une recherche menée en 2014 et établissant une discrimnation ethnique à l'entré de 18% des établissements privés.
"Nous avons construit de toutes pièces les identités de deux pères fictifs, l'un portant un prénom et un nom à consonance française, l'autre à consonance maghrébine. A quelques jours d'intervalle, ces deux pères fictifs ont adressé un court message à chacun de ces établissements pour obtenir plus d'informations en vue d'y inscrire leur enfant à la rentrée suivante. Cette démarche de première prise de contact est celle préconisée par l'Education Nationale. Nous avons ensuite comparé les suites données à ces messages par ces établissements. Cette comparaison nous permet de rendre compte de la discrimination à l'entrée de l'enseignement privé, dans la mesure où le protocole expérimental de cette expérience contrôlée, qui s'inspire de la méthode du testing, nous permet d'éliminer parfaitement les deux autres facteurs potentiellement explicatifs de l'inégal accès à ces établissements : l'auto-sélection des parents et l'hétérogénéité des demandes d'inscription. Dans 18% des cas, les établissements privés discriminent le père issu de l'immigration, en donnant à sa demande d'informations une suite moins favorable qu'à celle de l'autre père fictif. "
Lire l'article et la recherche

Handicap : 1,5 milliard sur la table et beaucoup de questions

"La sixième conférence nationale du handicap n’a pas convaincu les acteurs, qui attendent maintenant du concret.
Avec un appel au report à deux jours de la conférence et l’absence d’une grande partie des associations membres, le 26 avril, le collectif Handicaps a montré à tous, et principalement au président de la République, le manque d’enthousiasme autour de la conférence nationale du handicap, sixième du genre depuis 2005. Il faut dire que les retards sur de nombreux sujets, au premier rang desquels l’accessibilité, avaient échauffé les esprits."
Lire l'article de la Gazette des communes

CINÉ • Des Amérindiens en perte de repères

"Pendant sept ans, les deux réalisatrices de War Pony ont vécu avec la tribu Oglala Lakota, dans la réserve amérindienne de Pine Ridge du Sud Dakota américain. Elles filment le parcours chaotique de deux jeunes : Bill et Matho qui passent leur vie entre leur famille et un monde hostile.
À travers l’histoire de ces deux jeunes marginaux, le film a aussi pour but de faire connaitre ce qui reste de l’indianité contemporaine aux États-Unis".
Lire l'article de Lien social


Revue de presse 6 mai 2023


Au Step de Rouen : ne jamais "lâcher" les jeunes

"Des semaines de préparation avant une première rencontre, un lien de confiance patiemment construit… L’équipe du service de transition éducative personnalisée (Step) de Rouen, lancé il y a un an, accomplit un travail d’orfèvre. Pour les jeunes, ayant tous une ordonnance de placement non exécutée, ce suivi ouvre une sécurité au-delà des ruptures.
La silhouette longiligne de Melvin (*) apparaît sans bruit devant la portière de la voiture, garée sur le parking. Saïd Arrhouq, éducateur spécialisé, penche la tête pour le saluer, satisfait : le garçon est venu au rendez-vous. « Tu as passé une bonne journée ? Je t’ai réveillé tout à l’heure en t’appelant ? » Saïd enchaîne les questions en prenant le volant. « Oui », « Non » : Melvin répond par bribes, le regard fixé sur les rues de Rouen qui défilent sous le soleil du printemps. Par moments, sa bouche esquisse de timides sourires. Melvin vient d’avoir 15 ans.
Cela fait six mois qu’il est accompagné par le service de transition éducative personnalisée (Step). Ce dispositif inédit, géré par l'établissement public Idefhi (Institut départemental de l’enfance, de la famille et du handicap pour l’insertion), est déployé à Rouen depuis un an, ainsi qu'au Havre.
« C’est un gamin comme on en a beaucoup : déscolarisé, avec des addictions notamment aux jeux vidéo. Des jeunes qui vivent la nuit, dorment le jour… Impossible pour eux de se mobiliser pour des apprentissages », confiait Saïd, juste avant le rendez-vous.
Récemment, l’éducateur a réussi à lui décrocher un stage en mécanique, « sa vocation », assure-t-il. « C’était pendant une semaine, raconte Melvin, soudain plus causant. On enlevait les roues, on utilisait de l’huile… J’ai bien aimé ». L’employeur « lui a dit que s’il revenait à 16 ans, il lui proposerait un contrat d’apprentissage », glisse Saïd."
Lire l'article du Media social

Décryptage | Missions locales : en pole position pour l'emploi des jeunes

"En ce printemps 2023, commencent à se dessiner les contours de France Travail. Ce futur «guichet unique», prévu pour début 2024, devrait chapeauter toute la politique de l’accès à l’emploi. L’organisation prochaine de ce dispositif, avec ses conséquences sur Pôle Emploi, Cap Emploi et les missions locales, se joue en ce moment.
Depuis plus de 40 ans, les missions locales oeuvrent à l’accompagnement de jeunes vers l’emploi ou la formation avec l’efficacité que leur confère la connaissance de ce public et leurs liens étroits avec les élus locaux. C’est donc peut-être l’occasion d’accroître leur compétence en l’étendant à tous les jeunes âgés de moins de 26 ans et à tous les dispositifs qui leur sont consacrés. C’est une option de plus en plus évoquée, dont Le Jas apprécie toute la pertinence. "
Lire l'article du JAS

Le handicap invisible : une réalité souvent méconnue

"Le handicap est souvent associé à des limitations physiques visibles telles que l'utilisation d'un fauteuil roulant ou de béquilles. Cependant, il existe un type de handicap qui ne se manifeste pas de manière évidente, mais qui peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne des personnes qui en sont atteintes. Il s'agit du handicap invisible, une réalité souvent méconnue et mal comprise.
Le handicap invisible désigne les limitations fonctionnelles, cognitives ou psychiques qui ne sont pas immédiatement perceptibles par les autres. Les personnes atteintes de handicap invisible peuvent sembler en bonne santé ou ne pas présenter de signes extérieurs évidents de leur condition. Cependant, cela ne signifie pas que leur handicap est moins réel ou moins impactant.
Les handicaps invisibles peuvent prendre de nombreuses formes. Certaines personnes souffrent de troubles neurologiques tels que l'épilepsie, la sclérose en plaques, ou la maladie de Parkinson. D'autres peuvent avoir des troubles mentaux ou psychiques tels que l'anxiété, la dépression, le trouble bipolaire, ou le trouble du spectre autistique. Des maladies chroniques comme la fibromyalgie, la fatigue chronique, ou la maladie de Crohn peuvent également être considérées comme des handicaps invisibles."
Lire l'article sur Handroit.com


Revue de presse 29 avril 2023


Véronique Bédague : "La crise du logement est un poison lent mais extrêmement sûr"

"Outre ses fonctions de PDG du groupe Nexity, premier groupe immobilier en France, Véronique Bédague co-anime, avec Christophe Robert de la Fondation Abbé Pierre, le Conseil national de la refondation consacré à l'immobilier. Dimanche, elle a lancé un avertissement sur "un choc d'une violence folle" sur le logement : "Il y a depuis plusieurs années pas assez d'offre, on ne construit pas assez. Tout d'un coup est arrivée la guerre en Ukraine et la hausse des taux d'intérêt, qui a diminué de 25% le pouvoir d'achat immobilier des Français", explique-t-elle.
Ainsi, il y a eu cette année 100 000 personnes mal logées de plus, autant de demandeurs de logement social de plus, 10% de personnes à la rue en plus, "et nous ce que l'on voit dans notre métier c'est l'effondrement des ventes de logements neufs, et dans nos activités de services un blocage complet du marché de la location", analyse Véronique Bédague."
Ecouter le podcast

Remise du rapport « Mieux prévenir et prendre en charge l’obésité en France »

"Alors que le surpoids touche la moitié des Français, l’obésité concerne aujourd’hui 17% des adultes soit 8,5 millions de nos concitoyens. Une hausse notable de l’obésité est particulièrement marquée chez les Français les plus jeunes : depuis 1997, l’obésité chez les 18-24 ans a en effet été multipliée par plus de quatre, et par près de trois chez les 25-34 ans. Chez les enfants également, 17% sont en surpoids dont 4% obèses.
En étant près de deux fois plus répandue au sein des catégories les plus modestes, l’obésité est au carrefour des inégalités sociales et des inégalités de santé."
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Les conditions inégales du travail en France

Les débats actuels sont l'occasion de lire ou relire le numéro 8 de la lettre de l'observatoire des inégalités, téléchargeable gratuitement.
"Dans le débat sur les inégalités, un domaine a du mal à trouver sa place : celui des conditions de travail. Sur la dernière décennie, nos principaux indicateurs d’inégalités ne diminuent pas. Cette note présente l’essentiel des données sur les inégalités de conditions de travail".
Lire le dossier


Revue de presse 22 avril 2023


Handicap : première plate-forme de vidéos à la demande spécialisée

"Dénommée Cortex, cette plate-forme en ligne devrait améliorer la représentation des personnes handicapées et de leurs proches dans les médias, et contribuer à la diffusion des connaissances sur ces sujets.
Un court métrage, Downside Up, qui raconte le parcours d’un garçon né différent dans un monde où tous les humains sont porteurs de trisomie 21. Un reportage consacré à Axel Zorzi, sprinteur professionnel qui s’entraîne en vue des Jeux paralympiques de Paris 2024, catégorie malvoyants. Ou encore des contes traditionnels en podcast, adaptés en facile à entendre et à comprendre, équivalent audio du facile à lire et à comprendre (FALC), méthode qui a pour but de traduire un texte en langage simplifié, pour le rendre accessible au plus grand nombre. Tels sont quelques-uns des contenus de Cortex, première plate-forme de vidéos à la demande spécialisée dans les sujets de santé, de handicap et d’autonomie. Accessible en ligne depuis le 30 mars (sur abonnement, 5,99 euros/mois), elle a été présentée le 11 avril au ministère de la santé".
Lire l'article du Monde

Santé mentale des enfants : « Les efforts sont insuffisants au regard des besoins et du retard accumulés »

"A l’occasion de la tenue prochaine des Assises nationales de la pédiatrie et de la santé de l’enfant, la présidente de l’Unicef-France, Adeline Hazan, et les pédopsychiatres Marie-Rose Moro et Thierry Baubet appellent, dans une tribune au « Monde », à garantir à chaque enfant l’accès à des soins de qualité, notamment en créant de nouveaux postes.
Extrait : "L’explosion des besoins en matière d’accompagnement et de prise en charge médicale s’accroît de manière dramatique. Entre 2016 et 2021, le nombre de passages aux urgences pour troubles psychiques chez les moins de 18 ans, notamment des tentatives de suicide, a augmenté de 65 %. En parallèle, le nombre de pédopsychiatres diminue et l’on compte aujourd’hui seulement 700 pédopsychiatres dans le pays, pour 15 000 psychiatres."
Lire l'article du Monde

Services publics : la défenseure des droits s'inquiète d'une "dématérialisation excessive" des démarches

"C'est le motif exprimé dans deux tiers des réclamations faites à la Défenseure des droits. Les citoyens français déplorent un accès aux services publics détérioré en raison d'une "dématérialisation excessive". Dans son rapport annuel, publié lundi 17 avril, Claire Hédon souligne pourtant bien que les démarches par Internet peuvent être vues comme une chance, quand cette option offre à chacun la souplesse de s'y atteler à toute heure du jour ou de la nuit. Mais quand elle signifie la fermeture totale des guichets de proximité, alors dématérialisation rime aussi avec déshumanisation".
Les étrangers sont le premier public concerné. "Pour ces étrangers, la dématérialisation a un impact considérable, insiste Lise Faron, de l'association d'aide aux étrangers, la Cimade : "Quand une personne étrangère essaye de faire une demande de titre de séjour, c'est quasiment impossible de se rendre dans une préfecture sans avoir fait une démarche dématérialisée au préalable. Il y a certains cas où il va falloir prendre un rendez-vous sur Internet par un planning en ligne pour accéder à la préfecture. Puis, de plus en plus, il y a aussi des démarches qui sont vraiment complètement dématérialisées. Donc la personne va devoir scanner la totalité de son dossier"."
Lire l'article sur Francetvinfo

Accès aux services publics : pour le collectif "Nos services publics", la détérioration s'explique par la "chute du nombre de fonctionnaires"

"Pour Lucie Castets, co-porte-parole du collectif "Nos services publics", invitée lundi 17 avril sur franceinfo, la détérioration de l'accès aux services publics s'explique par la "chute du nombre de fonctionnaires" et la "baisse d'attractivité" pour ces métiers. Elle réagissait au rapport annuel de la Défenseure des droits, de plus en plus saisie par les citoyens sur ce manque d'accès. Cette dégradation s'explique notamment par une dématérialisation des démarches qui "si elle n'est pas bien encadrée, conduit à une exclusion des services publics des plus vulnérables"
Lire l'article sur Francetvinfo


Revue de presse 15 avril 2023


Rapport IGAS sur les crèches : la qualité d’accueil, les normes d’encadrement et la formation des professionnels en question

"Les quatre inspecteurs généraux de l’IGAS en charge de la mission sur « la qualité de l’accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches » ont donné la primeur des grands axes de leur rapport (voir encadré) jeudi 6 avril au Comité de filière petite enfance. En l’absence du ministre retenu à l’Assemblée nationale. Il est, depuis mardi 11 avril, publié sur le site de l'IGAS et accessible à tous. Un rapport de près de 100 pages assorti de deux tomes d’annexes qui rappelle que les crèches ne doivent pas seulement être au service des familles mais aussi et avant tout au service des enfants. Il dresse d’une part un constat non édulcoré, assez sévère mais hélas réaliste de la qualité d’accueil qui n’est pas au rendez-vous. Et il propose d’autre part 39 recommandations dont certaines sont assez décoiffantes. Ce rapport courageux et, à bien des égards, alarmant ne restera pas lettre morte et des mesures destinées à rassurer professionnels et parents devraient être annoncées d’ici la fin du mois. Probablement lors du dernier CNR petite enfance qui se tiendra à Nancy, début mai." https://lesprosdelapetiteenfance.fr/formation-droits/les-politiques-petite-enfance/rapport-igas-sur-les-creches-la-qualite-daccueil-les-normes-dencadrement-et-la-formation-des">Lire l'article sur le site "les pros de la petite enfance"
Lire le rapport de l'IGAS

Dominique Méda : « La codétermination apparaît comme la solution la plus raisonnable pour sortir de la crise du travail »

"Les débats suscités par la réforme des retraites ont eu l’immense mérite de faire prendre conscience de l’ampleur de la crise du travail à une large partie de l’opinion publique et des responsables politiques. Certains députés Renaissance le reconnaissent à voix basse : il aurait fallu commencer par traiter cette question avant d’ouvrir le chantier des retraites. Le gouvernement explique lui aussi mettre désormais le travail en tête de ses priorités. Mais en apportant quels remèdes à la crise ? Tentons donc d’esquisser le programme de transformation que les données d’enquête nous suggèrent.
Depuis 1978, une enquête remarquable est consacrée en France à l’analyse approfondie des conditions de travail. Portée par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), elle s’intéresse aujourd’hui à un échantillon représentatif de 25 000 actifs occupés. Les ministres du travail ont ainsi à leur disposition un formidable outil pour suivre le rapport au travail de nos concitoyens.
La vague 2005 de l’enquête avait permis de mettre en évidence une pause dans l’intensification du travail ; celle de 2013 avait montré l’immense malaise des agents de la fonction publique d’Etat et aurait dû jouer le rôle d’alerte sur les conditions de travail à l’hôpital – plus de 36 % des agents de la fonction publique hospitalière disaient en effet « ne pas ressentir la fierté du travail bien fait ».
Mais les résultats de la vague 2019 de l’enquête étaient encore plus édifiants : 37 % des actifs occupés déclaraient ne pas se sentir capables de tenir dans leur travail jusqu’à la retraite ! Toutes les catégories sociales étaient concernées, puisque 32 % des cadres et 39 % des ouvriers et employés étaient dans ce cas. Les moins de 30 ans et les femmes, en particulier les femmes avec enfants, étaient les plus concernés.
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Face à la perte d'autonomie, il faut agir maintenant, martèle le Cese

"Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) s'est saisi à son tour du chantier de la prévention de la perte d'autonomie. Dans un avis, il préconise d'avoir une vision globale et structurée notamment sur la question des inégalités sociales et de genre. D’abord, le Cese pose la question du genre. Si les femmes représentent 62 % des personnes de 85 ans et plus, elles sont également plus impactées par l’entrée dans la dépendance. Ainsi, entre 80 et 84 ans, 14 % des femmes reçoivent l’allocation personnalisée d'autonomie (contre 8 % chez les hommes), 28 % entre 85 et 89 ans (contre 17 % chez les hommes), etc."
Lire l'article du Média social

Mixité scolaire : des écarts socio-économiques parfois immenses entre des collèges voisins

"L’analyse des indices de position sociale (IPS) des établissements montre à la fois les écarts entre public et privé, mais aussi entre certains collèges du public peu éloignés.
« Plus de mixité, c’est la meilleure des trajectoires », vantait le ministre de l’éducation Pap Ndiaye lors de sa visite d’un collège de Bordeaux, début mars. Pourtant, l’annonce d’un plan en faveur de la mixité sociale à l’école, qu’il présentait comme une de ses priorités, a été plusieurs fois repoussée, avant d’être reportée sine die, victime de la crise politique liée à la réforme des retraites.
Les réflexions sur le manque de brassage social dans les établissements scolaires ne sont pas nouvelles mais ont été mises en lumière ces derniers par la publication récente par le ministère de l’éducation nationale des indices de position sociale (IPS) des collèges et lycées, un indicateur clé pour apprécier les différences entre les profils sociaux des élèves selon les établissements."
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Droit au logement ou à l’hébergement opposables : une légère baisse des recours

"Le ministère du Logement a récemment partagé au Haut comité pour le droit au logement les chiffres du Droit au logement opposable (Dalo) et a l’hébergement opposable (Daho). L'an dernier, 112 080 recours ont été déposés, ce qui représente « une très légère baisse » par rapport à l’année précédente (113 588). Sur l’ensemble de ces recours, 110 464 décisions ont été rendues, contre 89 670 en 2020. Mis en ligne jeudi 6 avril, « ces chiffres témoignent de la stabilité de la reprise de l’activité des commissions, après les craintes de baisse durable après la crise sanitaire », estime le ministère.
Dans le détail, 40% des ménages qui ont déposé un recours Dalo sont salariés et 52% présentent des revenus supérieurs à un Smic. Pour Olivier Klein, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement, ces données « témoignent à la fois du fonctionnement du droit au logement opposable, et de sa capacité à prioriser les situations individuelles qui nécessitent des relogements » et « permettent de démentir certaines idées reçues en effet, le besoin urgent d’un logement peut concerner de nombreuses situations de vie ».
Selon le ministère, depuis la création du droit au logement opposable, 404 067 décisions favorables ont été rendues par les commissions de médiation et 258 788 demandeurs ont été relogés (dont 23 688 en 2022). Toutefois, 93 116 ménages restent à reloger, essentiellement en Ile-de-France. Ce qui « rappelle le besoin de production de logements dans ces zones, et la nécessaire mobilisation de l’ensemble des acteurs pour assurer le droit au logement »."
Lire l'article des ASH

« Jamais je n’aurais imaginé me retrouver ainsi à dormir dans la rue à 18 ans »

"La première fois que j’ai dormi dans la rue, c’était en octobre 2022, gare du Nord, à Paris. Je venais pourtant tout juste de trouver une formation et un travail dans un chantier d’insertion. J’ai dormi dehors une semaine et demie, les dix jours les pires de ma vie, avant que l’association La mie de pain me trouve une place dans son refuge dans le 13e arrondissement de Paris, où je suis encore aujourd’hui. Jamais je n’aurais imaginé me retrouver ainsi à dormir dans la rue à 18 ans.
A l’âge de 2 ans, j’ai été placé dans une famille d’accueil par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Mon père était sans-domicile-fixe, et ma mère ne pouvait pas s’occuper des enfants à cause de sa santé.
Mais dans ce malheur, j’ai eu la chance d’être placé dans une famille d’accueil avec mes deux frères. J’ai pu grandir avec eux, dans la Sarthe. Je suis arrivé dans cette famille encore bébé. La dame et le monsieur qui nous gardaient nous laissaient les appeler « maman » et « papa ». J’en avais presque oublié que c’était leur « boulot » de nous accueillir.
Cette jeunesse « presque comme les autres » s’est terminée d’un coup en 2021 lorsque cette « mère » est tombée gravement malade et que ma famille d’accueil n’a donc pu plus nous garder. N’ayant pas encore 18 ans à l’époque, l’ASE m’a placé dans une famille « relais » assez loin de chez moi, alors que mes frères, majeurs, ont réussi à s’installer seuls et à voler de leurs propres ailes. J’ai très mal vécu le fait de couper ainsi les ponts avec tout le monde. Quinze ans après, ça a été comme un second abandon… J’ai fait trois familles d’accueil en quelques mois : comme l’impression d’être un colis".
Lire l'article du Monde


Revue de presse 8 avril 2023


Mayotte : Étude sur la non-scolarisation. Agir pour résoudre le problème

"La non-scolarisation et la déscolarisation des enfants présents sur le territoire mahorais est un phénomène important, visible à l’œil nu. Les associations et fédérations : la CNAPE, les Apprentis d’Auteuil, Mlezi Maore-groupe SOS, dont les équipes sont chaque jour confrontées à cette difficulté, ont sollicité l’Université de Paris Nanterre afin d’objectiver la situation et de dénombrer les enfants concernés.
L’étude menée par Gilles Séraphin et Tanguy Mathon-Cécillon démontre que de 5 300 enfants à près de 10 000 enfants (selon les méthodes de calcul) de 3 à 15 ans ne vont pas ou plus à l’école à Mayotte.
Lire l'article de la CNAPE
lire l'étude

Les éducateurs à la télévision, de plus en plus visibles

Comment le travail des éducateurs est-il représenté dans les médias ? Alors que certaines émissions produisent des reportages sensationnalistes, les journaux télévisés s'inscrivent plutôt dans une démarche de mise en valeur, nous explique Youcef Boudjémaï, qui a travaillé à la constitution d'un catalogue d'archives, en lien avec l'Institut national de l'audiovisuel (INA).
Le Conservatoire national des archives et de l'histoire de l'éducation spécialisée (Cnahes) des Hauts-de-France a mené un important travail de recherche sur la présence des éducateurs et éducatrices à la télévision. Un catalogue a été publié, mine d’informations pour comprendre les évolutions du métier et de ses représentations. Une démarche visant à outiller les professionnels et valoriser ce métier, selon Youcef Boudjémaï, rédacteur du catalogue".
Lire l'article du Média social
Acceder au catalogue du CNAHES

Mixité en berne dans les collèges privés et d’éducation prioritaire

"Le 30 mars dernier, la Depp – Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance – publiait « L’indice de position sociale : un outil statistique pour décrire les inégalités sociales entre établissements ». Cette note s’est intéressée à l’étude des profils sociologiques des collèges, publics et privés sous contrat et à la corrélation possible de l’IPS à la réussite au DNB – Diplôme National du Brevet. Le constat est clair, les établissement les plus ségrégués socialement sont les établissements privés sous contrat – dont l’IPS est très élevé et ceux de REP dont l’IPS est le moins élevé. Les résultats aux DNB s’en ressentent considérablement. Pour donner à voir l’hétérogénéité sociale d’un établissement, il convient de s’appuyer sur l’écart-type de l’IPS de ses élèves. « Plus il est élevé, plus le profil social des élèves est diversifié ».
Lire l'article du café pédagogique

La réinsertion pénale fait sa révolution scientifique

"Le travail de réinsertion des personnes détenues - ou comme disent les professionnels « sous main de justice » c’est-à-dire suivies par des services de probation et de réinsertion -, est en train de connaître une véritable révolution.
Denis Lafortune : "[Pour déterminer les risques criminogènes], il y a essentiellement sept grandes catégories : la consommation d'alcool et de produits, l'utilisation du temps libre, le réseau de connaissances, l'employabilité, l'impulsivité, la façon dont on gère ses émotions et surtout, ce qu'on croit. C'est-à-dire par exemple : ce qu'on croit sur les hommes, sur les femmes, sur le couple, sur le sexe, sur la violence... Il y a tout un domaine qui concerne les croyances."
Ecouter l'émission "Esprit de justice"

Grand âge et handicap : l’Uniopss plaide pour une politique de l’autonomie

"Deux jours après la restitution du Conseil national de la refondation sur le bien-vieillir et l’annonce des principales orientations de la réforme du grand âge par Jean-Christophe Combe, l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss) a dévoilé, jeudi 6 avril, son plaidoyer pour une politique d’autonomie. Intitulé « Faire de l’autonomie de chacun le cœur d’une société solidaire et inclusive », ce texte a pour ambition de mettre en avant « une approche globale de l’autonomie consistant à prendre d’un même tenant le grand âge et le handicap, l’établissement et le domicile », a revendiqué Daniel Goldberg, son président. Et ce dernier de définir l’autonomie comme « un état complet de maîtrise de son parcours de vie, de bien-être physique, mental et social, quelles que soient les situations liées au handicap et à l’âge ».
En cinq chapitres et 50 fiches-actions, l’Uniopss porte 350 propositions qui répondent « conjointement aux défis du vieillissement et à la prise en compte du handicap ». Les préconisations concernent à la fois les droits et la citoyenneté des personnes âgées et/ou en situation de handicap, l’attractivité des métiers et la formation, la gouvernance et le pilotage de ces politiques, le financement et la régulation de l’offre ainsi que l’innovation. L’union demande en particulier l’abrogation « définitive de la barrière de l’âge des 60 ans » entre grand âge et handicap. « Il s’agit de supprimer toutes les dispositions qui peuvent conduire à des ruptures ou à des différences de prise en charge entre les personnes. C’est un choix sociétal, un droit à l’accompagnement de tous », estime Etienne Petitmengin, président de la commission « autonomie » de l’Uniopss."
Lire l'article des ASH

Les jeunes majeurs toujours plus nombreux en protection de l'enfance

"Plus de 35 000 jeunes majeurs étaient suivis en protection de l'enfance à la fin 2021, selon les calculs de l'Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE). Ainsi leurs effectifs ont-ils encore progressé de 9 % en un an, « après une hausse de 30 % entre 2019 et 2020, et de 15 % entre 2018 et 2019 », souligne l'organisation, dans ses derniers Chiffres clés en protection de l'enfance, publiés le 31 mars.
L'ONPE cite comme explication possible « la prolongation des mesures exceptionnelles, prises pendant l'état d'urgence sanitaire », qui ont interdit aux départements de mettre fin aux prises en charge des jeunes majeurs.
Parmi les autres hypothèses figurent « la mise en place de l'entretien obligatoire » avant la majorité et « le déploiement des projets d'accès à l'autonomie » dans plusieurs départements, ainsi que « le passage à l'âge adulte de nombreux mineurs non accompagnés » immigrés à partir de 2016.
Le nombre de mineurs suivis, quant à lui, a progressé de 1 % par rapport à 2020, pour dépasser de nouveau le seuil des 310 000 – le record restant de 312 689 enfants en 2019."
Lire l'article du Média social


Revue de presse 1 avril 2023


Découvrez la chaine YouTube de l'Observatoire natironal de la protection de l'enfance

L'ONPE met en ligne un grand nombre de ressources classées par thématique : pratiques professionnelles ; enfants et familles ; parcours et interventions ; approche juridique et institutionnelle ; santé.
Voir par exemple la première rencontre annuelle ASE et pédopsychiatrie :


accedez à la Chaine YouTube de l'ONPE

En France, des immigrés plus nombreux, aux origines plus diverses et aux trajectoires ascendantes d’une génération à l’autre

"C’est une photographie de la population immigrée et de ses descendants, une photographie sociale qui raconte qui sont les immigrés, d’où ils viennent, pourquoi ils migrent, où et comment ils s’insèrent et ce que deviennent leurs enfants après eux. Jeudi 30 mars, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié une somme d’études démographiques intitulée « Immigrés et descendants d’immigrés en France ».
Leur profil a profondément évolué dans le temps. Alors qu’en France, en 1968, 72 % étaient originaires d’Europe du Sud et du Maghreb, ceux-ci représentent aujourd’hui 45 % des immigrés (en France vivent ainsi 887 000 immigrés d’Algérie et 600 000 du Portugal).
Depuis les années 2000, ce sont en particulier les arrivées en provenance d’Asie et d’Afrique subsaharienne qui progressent. Facilitée par la libre circulation, l’immigration intra-européenne est elle aussi dynamique. En 2021, 48 % de l’ensemble viennent d’Afrique, un tiers d’Europe et 14 % d’Asie.
Les femmes, qui représentaient 44 % de la population immigrée en 1968, sont désormais une majorité (52 %). De même, les immigrés sont dans leur ensemble plus diplômés que par le passé (43 % de ceux arrivés en 2019 et âgés de 15 ans ou plus sont diplômés de l’enseignement supérieur, contre 38 % de ceux venus en 2006). Les motifs de venue en France se diversifient eux aussi. L’immigration familiale recule (elle ne représente plus qu’un tiers des nouveaux titres en 2021, contre la moitié en 2007) au profit de l’immigration étudiante – qui a représenté pour la première fois le premier motif de venue en 2021 –, mais aussi professionnelle (13,3 % des titres délivrés en 2021, trois fois plus qu’en 2007) et politique (14,6 %)".
Lire l'article du Monde

Podcast : Quelle différence entre expatriés et migrants ?

"Chaque semaine sur euradio, les membres du réseau Désinfox Migration proposent du fact checking sur les enjeux migratoires.
Cette semaine, Sylvain Beck docteur en Sociologie, affilié à l’IC Migrations nous explique la différence entre expatriés et migrants.
Ecouter le podcast sur euradio.fr

Recommandations sur l’accompagnement des mineurs non accompagnés en conflit avec la loi

"Présente dans le débat public depuis quelques années, la question de la délinquance des mineurs non accompagnés (MNA) est aujourd’hui une préoccupation majeure pour les responsables politiques. Comme en témoignent les récentes initiatives parlementaires, la question des mineurs non accompagnés est essentiellement traité sous le prisme de la sécurité, de l’évaluation de la minorité et de la régulation des flux migratoires.
Dans ce contexte, nombre d’institutions et de professionnels de terrain alertent sur une tendance à la banalisation des pratiques de rétention et d’incarcération de ces jeunes, à rebours du droit commun s’agissant de justice pénale des mineurs. Les derniers chiffres compilés par la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) l’illustrent : les MNA constituent entre un cinquième et un quart du public détenu dans les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM).
La contribution élaborée par la CNAPE vise à mettre en lumière le contexte d’émergence de la délinquance des MNA d’une part, et porter des recommandations relatives à leur prise en charge d’autre part. Particulièrement vulnérables et souvent embrigadés dans des réseaux d’exploitation, ces mineurs isolés sont avant tout des enfants et adolescents en danger devant bénéficier à ce titre d’une mesure de protection et d’accompagnement, tout en devant répondre justement aux actes qu’ils ont commis.
Lire l'article de la CNAPE

Podcast : Nassim, Chef de service en prévention spécialisée

La fondation Droit d'enfance donne chaque mois la parole à un professionnel.
"Ce nouvel épisode offre la parole à Nassim, Chef de service en prévention spécialisée à Paris. Il revient sur son parcours, évoque ses débuts dans le milieu associatif en tant que bénévole pour une association d’aide aux devoirs, avant de se tourner vers le métier d’éducateur en prévention spécialisée grâce à une rencontre marquante, et de sa vision du secteur de la protection de l’enfance".


Revue de presse 24 mars 2023


Les conditions de travail des assistantes familiales passées au crible

"« Attester du bien-être ou du mal-être au travail » des assistants familiaux. C’est l’objectif du premier baromètre de la qualité de vie et des conditions de travail de ces professionnels, initié par deux associations nationales (Anamaaf et la Casamaaf) et réalisé par des chercheurs avec le soutien des pouvoirs publics.
À partir des réponses de plus de 2 600 assistants familiaux à une enquête par questionnaire, le rapport analyse leurs conditions d'exercice – relations avec l'employeur, conditions matérielles et psychosociales – et propose un « indicateur de [leur] bien-être au travail », dont l'évolution sera mesurée dans le cadre de futures enquêtes.
En préambule, les auteurs rappellent que cette étude s’inscrit dans le contexte « d'un climat sociétal préoccupant pour la profession » avec la baisse du nombre de professionnels s'y engageant.
À cela s'ajoute une « transformation sociologique silencieuse » de ce métier avec « une masculinisation progressive » et une augmentation du niveau de diplôme. À noter également que la majorité a exercé d’autres métiers avant d'embrasser cette profession.
Lire l'article du Média social
Lire le rapport

Le virage domiciliaire peut-il réussir si les aidants se raréfient ?

"Vieillir à domicile, disparités territoriales, enjeux et perspectives ». Dans le cadre d’un contrat de recherche avec la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), lancé en 2019, l’Institut des politiques publiques (IPP) a produit, le 16 mars, un document fourmillant de réflexions et de scénarios autour du virage domiciliaire affirmant que « les conditions d’un virage domiciliaire réussi pour les générations vieillissantes du baby-boom ne sont, aujourd’hui encore, pas réunies. »
Enseignements clés :
1/ Les personnes accueillies en établissement sont très hétérogènes. Parmi elles, les plus jeunes sont plus souvent isolées socialement et fragiles économiquement. Comment vieillir à domicile sans entourage ni ressource pour rémunérer des aides à domicile ? Pour celles dont le degré de perte d’autonomie est élevé, vieillir à domicile plutôt qu’en établissement nécessiterait des aides bien plus importantes et diverses que celles fournies actuellement aux personnes vivant à domicile.
2/ L’aide de l’entourage, que l’on appelle “aide informelle” n’est ni évidente, ni gratuite, ni inépuisable. Les projections du nombre de personnes âgées et d’aidants potentiels montrent que cette ressource pourrait venir à manquer dès les années 2030, notamment pour les hommes âgés qui seraient de plus en plus nombreux à n’avoir ni conjoint ni enfant, et principalement du fait de la baisse de la descendance.
3/ Les budgets des conseils départementaux, qui financent l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), sont inégaux et contraints. Cela contribue à réduire leurs marges de manœuvre dans le financement de l’APA et les conduit à répondre en priorité aux demandes les moins évitables : celles des personnes en établissement, des personnes les plus défavorisées économiquement ou isolées socialement. Il est à craindre que sans progression de leur enveloppe budgétaire, les départements les plus contraints financièrement accentuent ces priorisations, au détriment de la couverture de l’ensemble des besoins".
Lire l'article du Media social
Consulter la synthèse et le rapport intégral

Lutte contre la pauvreté : des mesures gouvernementales inadaptées en temps de crise

"Dans son rapport publié le vendredi 2 avril, le comité d’évaluation de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté adapte ses recommandations au contexte de la crise sociale liée à la Covid-19. Revenu universel d’activité, soutien aux jeunes majeurs et garantie des droits pour tous en sont les fers de lance".
« La crise sanitaire a souligné les limites, pour les étudiants, les jeunes en recherche d’emploi et les jeunes en emploi les plus démunis, du système actuel reposant sur l’aide parentale et sur des revenus d’appoint tirés de petits boulots», indique le rapport.
Lire l'article des ASH

TRIBUNE Claude Volkmar : Plaidoyer pour une réorganisation de la protection de l’enfance à partir de la clinique de la maltraitance

Claude Volkmar propose, à partir des "cas complexes", de développer l'outillage clinique des travailleurs sociaux et de concevoir l'organisation à partir de bases théoriques solides, notamment les connaisances sur les traumatisme complexe et sur la théorie de l'attachement.
"Les « cas complexes » apportent pourtant un éclairage clinique précieux pour comprendre, au nom de l’adage de « qui peut le plus, peut le moins », la faible diffusion des explications scientifiques des conséquences graves, et à long terme, des maltraitances subies de façon le plus souvent répétée et durable par de nombreux enfants accueillis en protection de l’enfance.
Or, pour ne prendre qu’un exemple, celui de la diffusion des travaux internationaux sur le traumatisme complexe développemental (qui continue de faire débat), force est de constater que les institutions et les professionnels en France ne s’y intéressent pas suffisamment. On pourrait s’intéresser de la même manière à l’essor – enfin- des explications apportées par la théorie de l’attachement, qui commence à porter des fruits tangibles dans des institutions dédiées comme l’Institut de la parentalité, qui soutient une parole et des pratiques indispensables au terrain".
Lire l'article sur Enfancejeunesseinfo.fr


Revue de presse 17 mars 2023


Rapport: quand les enfants vont mal, comment les aider ?

"L’étude par le Haut conseil de la famille de l'enfance et de l'âge (HCFEA) des bases de données de santé entre 2014 et 2021 montre que la consommation de psychotropes chez l’enfant et l’adolescent a augmenté de +48,54% pour les antipsychotiques ; +62,58% pour les antidépresseurs ; +78,07% pour les psychostimulants ; +27,7% pour les anticholinergiques ; +9,48% pour les dopaminergiques ; +155,48% pour les hypnotiques et sédatifs.
La prévalence de consommation en population pédiatrique entre 2010 et 2021 a, elle, augmenté de +35% pour les hypnotiques et les anxiolytiques ; de +179% pour les antidépresseurs, +114% pour les antipsychotiques ; et +148% pour les psychostimulants. Pour la seule année 2021, l’augmentation est de +16% pour les anxiolytiques ; de +224% pour les hypnotiques ; de +23% pour les antidépresseurs, et de +7,5% pour les antipsychotiques Ce phénomène de sur-médication ne concerne pas des cas isolés mais bien des dizaines de milliers d’enfants.
Ces niveaux d’augmentation sont sans commune mesure (2 à 20 fois plus élevés) avec ceux observés au niveau de la population générale. Les enfants sont donc nettement plus exposés que les adultes à la souffrance psychique et aux difficultés psychologiques, mais aussi à la médication.
Alors qu’à l’étranger, on observe des effets de pallier voire une diminution de la médication chez les plus jeunes, on constate en France entre 2010 et 2019 que les prescriptions de méthylphénidate (ritaline) ont augmenté de +116%, alors que les consultations en CMPP ont été divisées par 4".
Lire le rapport
Lire la synthèse

Dépression chez les étudiants : la longue peine de la promo Covid

"Trois ans après l’annonce du premier confinement, les jeunes adultes continuent de subir les conséquences psychologiques de la crise sanitaire. Une large étude de l’université de Bordeaux démontre la profondeur de leur mal-être.
Infirmières, psychiatres, psychologues, épidémiologiste, chercheurs… le constat est unanime pour les professionnels qui gravitent autour de l’université bordelaise : le mal-être des étudiants, une population particulièrement fragile, est un phénomène qui s’est renforcé et perdure depuis la crise sanitaire. Le Covid a considérablement aggravé les cas de pathologies psychiatriques préexistants, les passages aux urgences, la demande de soins. A l’ESE, les chiffres parlent d’eux-mêmes : les consultations ont bondi de 30 % et les séances financées par les «chèques psy» (un dispositif mis en place – sous pression – par le gouvernement pendant le Covid) ont doublé entre 2021 et 2022, passant de 2 440 à 4 800. «La demande est telle que tous les soirs nous sommes obligés de vérifier que les créneaux “accueil écoute” ne sont pas saturés. On fait le maximum pour que les étudiants n’attendent pas plus d’une semaine avant d’avoir un premier rendez-vous», détaille Anne Moreau, la directrice de l’ESE.
Publiée mi-février, la dernière étude de Santé publique France (SPF) confirme que la Nouvelle-Aquitaine, région aux 6 millions d’habitants, est loin d’être un cas isolé. Plusieurs éléments de l’enquête donnent le vertige : on apprend notamment qu’en 2021, environ un jeune de 18-24 ans sur cinq a déclaré avoir eu des épisodes dépressifs. C’était un peu plus d’un sur dix avant la pandémie. Une hausse «sans précédent», s’alarme SPF, qui conclut que le stress causé par la maladie et les restrictions imposées pour la contrôler sont l’une des principales hypothèses explicatives".
Lire l'article de Libération

Travail jusqu'à la retraite : difficile pour 37% des salariés de continuer sur le même emploi

"En 2019, 37% des salariés ne se sentaient pas rester dans leur emploi jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite selon une enquête des services statistiques du ministère du travail (Dares) publiée le 9 mars 2023. Mais, quels sont les facteurs qui expliquent une telle situation ?
Exposition à des risques professionnels physiques ou psychosociaux, secteurs professionnels particulièrement soumis à des tâches pénibles, niveau de qualification des emplois, linéarité des carrières professionnelles… l'étude de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) sur la capacité des salariés à faire le même travail jusqu'à la retraite a observé les facteurs qui influent sur le sentiment des salariés quant à leur capacité à tenir leur emploi jusqu'à la retraite".
Lire l'article de Vie Publique

Réforme des retraites : à quoi ressemblera le texte définitif ?

"La partie s’annonce serrée pour le gouvernement, qui devra d’ici jeudi 16 mars trouver une majorité pour voter le texte de la réforme des retraites. Tout se jouera mercredi. Sept députés et sept sénateurs se réuniront pour tenter de trouver un compromis.
L’heure des tractations a sonné. À quoi ressemblera la version finale de la réforme des retraites ? Parmi les 14 parlementaires qui débattront mercredi 15 mars en commission mixte paritaire, dix sont issus de la majorité présidentielle et de la droite, et favorables à la réforme. Le recul de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans ne sera donc qu’une formalité. La question des carrières longues s’annonce en revanche comme un point de crispation.
Lire l'article sur France tvinfo

Décentralisation : un élan à retrouver selon la Cour des comptes

"Complétant un rapport de 2009 portant sur La conduite par l'État de la décentralisation, consacré à l'"acte II de la décentralisation", la Cour s'attache ici aux suites des réformes intervenues depuis lors.
Elle fait le constat d'une décentralisation ayant abouti, quarante ans après les lois de 1982, à un paysage institutionnel difficilement lisible.
Ainsi, l'émiettement communal mais aussi la création de grandes régions, depuis 2015, plus éloignées des citoyens, brouillent les rapports entre échelons décentralisés.
Les collectivités et leurs groupements (avec les établissements publics de coopération intercommunale - EPCI) entrent en "compétition", ce qui ne renforce pas l’efficacité de l’action publique locale.
Lire l'article sur Vie publique


Revue de presse 10 mars 2023


Crise de l’attractivité en psychiatrie : état des lieux et perspectives par Frank Bellivier

"S’exprimant au Congrès de l’Encéphale le 20 janvier, le délégué ministériel à la Santé mentale et à la psychiatrie, Frank Bellivier, a dressé un état des lieux de la démographie des psychiatres, dans le contexte de « crise profonde d’attractivité » de la discipline et évoqué des pistes pour préparer l’avenir pour préparer une nouvelle génération de psychiatres, tout en répondant aux « urgences » du moment.
Sur le plan de la démographie, le Pr Bellivier communique des chiffres qui peuvent paraître « rassurants ». Ainsi, « la France n’est pas le plus mal placée parmi les pays développés en nombre de psychiatres par habitant » et la densités de psychiatres est « parmi les plus élevées d’Europe (20 psychiatres pour 100 000 habitants, dont 10 en exercice libéral ou mixte), ce qui la situe à la 4e place des 27 États de l’Union européenne », observe-t-il.
En 2021, l’Observatoire nationale des professions de santé (ONDPS) comptabilise 15 500 psychiatres, dont 4500 libéraux exclusifs. Par ailleurs, le nombre total de psychiatres en France « n’a cessé de croître depuis les années 1980 » et diminue depuis 2016, la fin de cette décrue devant être effective en 2023.
La réalité est cependant préoccupante, car « l’offre ne correspond plus aux besoins ». Le Délégué a ainsi pointé que les professionnels sont très mal répartis sur le territoire, avec des densités qui varient de 1 à 4 entre les départements les moins bien dotés. La pédopsychiatrie est « une spécialité sinistrée ». En 10 ans, le nombre de pédopsychiatres a été divisé par deux et un dizaine de départements sont aujourd’hui « dépourvus de toute offre de pédopsychiatres libéraux ».
Par ailleurs, on relève des évolutions démographiques inquiétantes, et notamment le vieillissement des professionnels non compensé par de nouvelles arrivées : en janvier 2021, l’âge moyens des psychiatres libéraux et salariés s’établissait à 52 ans . Pour les pédopsychiatres, la moyenne d’âge est de 63 ans pour les hommes et 61 ans pour les femmes.
Lire l'article de Santementale.fr

Violences sexuelles faites aux enfants : chantier prioritaire pour l’aide sociale à l’enfance

"En Seine-Saint-Denis, l’observatoire départemental des violences envers les femmes, en lien avec l’ASE, a mené une étude inédite sur 100 dossiers d’enfants placés victimes de violences sexuelles. Dont certains durant leur placement. Le département s’engage à améliorer le repérage et la prise en charge des victimes, à travers un plan d’action.
« L’objectif de l’étude est de permettre un meilleur repérage des situations et une meilleure prise en charge des enfants victimes. Elle concerne 100 dossiers d’enfants placés, qui ont marqué l’ASE du fait de la gravité des violences sexuelles subies », explique Alix Vallot, chargée d’études à l’observatoire des violences envers les femmes de la Seine-Saint-Denis, qui présentait les résultats d’un an d’enquête, lors de la 21e rencontre de l’observatoire."
Lire l'article de la Gazette des communes

L’Una demande un plan de sauvetage des structures non lucratives

"L’Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (Una) estime à 100 M€ les sommes à débloquer d’urgence pour sauver le secteur de l’aide à domicile, qui arrive à son « point de rupture », selon Marie-Reine Tillon, sa présidente. À l’occasion de la présentation des résultats de son 4e observatoire sur les difficultés rencontrées dans la prise en charge des demandes, l’Una appelle à mieux doter le domicile, « petit Poucet » de la branche autonomie".
Lire l'article de la Gazette des communes


Revue de presse 03 mars 2023


Isabelle Lonvis-Rome : «Les victimes de violences conjugales n’auront plus à aller frapper à toutes les portes»

"En 2021, 208 000 victimes de violences conjugales ont passé la porte d’un commissariat ou d’une gendarmerie, un bond de 21 % par rapport à 2020, selon les données du ministère de l’Intérieur. La même année, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex (+20 %).
La ministre l’espère, son «pack nouveau départ» – annoncé le 2 septembre par la Première ministre, Elisabeth Borne – pourrait sauver des vies. Expérimenté dès vendredi dans le Val-d’Oise, premier département pilote, cet accompagnement devrait permettre via un interlocuteur unique de faciliter leur parcours et débloquer rapidement les aides dont elles ont besoin.
Insistant sur la nécessité de travailler sur l’après, Isabelle Lonvis-Rome dévoile à Libération les contours de ce dispositif s’inscrivant dans le plan égalité 2027 en quatre axes (santé des femmes, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, égalité professionnelle et culture de l’égalité), qui sera annoncé pour le 8 mars."
Lire l'article de Libération

Contre les addictions, il faut sortir du stigmate et du tabou

"Notre société n’est plus préparée à lutter correctement contre les addictions. L’a-t-elle jamais été ? L’accident tragique dans lequel est impliqué le comédien Pierre Palmade, au-delà du drame insondable pour les victimes, a ouvert le champ des commentaires et des remarques que nous n’aurions jamais imaginé entendre dans le débat public. Des années de politique de santé, d’information et de prévention n’ont pas été suffisantes. Ni pour sortir d’une approche purement sensationnaliste, encore moins pour aborder les causes profondes du drame.

Nous, acteurs publics, professionnels de santé, responsables associatifs ou usager.es de drogues, appelons par ce texte à une prise de conscience sur la question des addictions qui devraient devenir une priorité des politiques publiques.
Des hommes et femmes tels que Pierre Palmade, les professionnels de santé en prennent en charge régulièrement. Ils et elles sont dépendant.e.s à l’alcool, aux drogues illicites ou aux jeux, sont en difficulté avec leurs consommations.
Mais le spectaculaire de leurs situations respectives ne doit pas faire oublier que l’addiction concerne tout le monde, depuis les jeunes skieurs qui dévalent les pentes «défoncés» à l’alcool aux centaines de milliers de personnes qui ne peuvent plus se passer de benzodiazépines pour dormir. Depuis 2017, la politique des drogues se brouille. Le mot d’ordre répressif prend une place exclusive dans le débat public et l’absence de perspective devient résignation de facto."
Lire l'article de Libération

Service national universel : la possible généralisation du programme suscite l’émoi

"La secrétaire d’Etat à la jeunesse, Sarah El Haïry, pousse pour l’extension du SNU, qui concernerait tous les élèves de seconde. Mais aucun arbitrage n’a été rendu.
Cette hypothèse d’une généralisation qui vaudrait obligation provoque l’ire du milieu éducatif et des organisations de jeunesse. « Les jeunes ont besoin d’école, pas d’un dispositif de domestication qui dévoie les symboles de l’armée au profit d’un projet politique qui vise une fois de plus à affaiblir l’éducation nationale », affirme le SNES-FSU, principal syndicat enseignant des collèges et lycées.
Le Forum français de la jeunesse, qui réunit une vingtaine d’associations, dont les syndicats La Voix lycéenne et l’UNEF, « continuera à s’opposer à toute forme d’engagement obligatoire », fait-il savoir sur Twitter.
Lire l'article du Monde

Au Canada, des entreprises reçoivent l’autorisation de vendre de la cocaïne

La délivrance de ces licences à deux sociétés s’inscrit dans la nouvelle politique du gouvernement, qui cherche à faire face à une grave crise d’overdoses aux opiacés par la dépénalisation de la possession de petites quantités de drogues dites dures.
[...] L’objectif est de lutter contre la stigmatisation associée à l’usage de stupéfiants, qui empêche certains de demander de l’aide. Les militants en faveur de cette mesure demandent également qu’un approvisionnement plus sûr en drogues soit disponible pour les personnes en situation de dépendance.
Celles-ci font face à un risque accru d’overdose liée à des drogues achetées illégalement dans la rue.'
Lire l'article du Monde


Revue de presse 23 février 2023


Contre la robotisation des métiers de l'humain, des travailleurs sociaux livrent leur expertise

"Le Haut Conseil du travail social a lancé des auditions, pour son prochain Livre blanc sur la crise des métiers. Pour la première séance, des intervenantes sociales ont expliqué comment elles tentaient de préserver un accompagnement humain de qualité".
Il est possible de retrouver ces interventions d'une grande qualité en s'inscrivant gratuitement sur le site d'idealCO.
Lire l'article du Media social

Soutenir les aidants en levant les freins au développement de solutions de répit

"Dans le cadre de la stratégie gouvernementale “Agir pour les aidants 2020-2022”, la ministre déléguée à l’autonomie et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées ont saisi l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’une mission portant sur l’évolution du cadre juridique et financier de l’offre de répit pour les aidants de personnes âgées, de personnes en situation de handicap et de personnes malades.
La mission "a ciblé ses travaux sur quatre solutions de répit, sans prétendre à l’exhaustivité, compte tenu de la variété de l’offre, et de la diversité des aidants concernés :
• les plateformes d’accompagnement et de répit, qui informent et orientent les aidants ;
• les solutions de répit à domicile, qui permettent de suppléer l’aidant ;
• les solutions de répit en établissement, incluant les différentes formes d’accueil temporaire et l’expérimentation de “maisons de répit” ;
• les séjours de vacances-répit. "
Lire le rapport

les révélations d’abus sexuels de Jean Vanier au sein de L’Arche

"Trois ans après les révélations d’abus sexuels de Jean Vanier au sein de L’Arche, un nouveau rapport de 900 pages mené par six chercheurs, éclaire les zones d’ombres de la vie d’un homme aussi charismatique qu’obscur. Ce rapport révèle comment Jean Vanier et son père spirituel Thomas Philippe ont mis en pratique leurs théories mystico-sexuelles pendant des années, profitant de leur charisme et de l’image de « saints vivants », dont ils bénéficiaient, pour abuser de nombreuses femmes, tout en fondant L’Arche.
Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les mécanismes sociologiques, psychiatriques qui ont permis une telle dérive sectaire ? Avons-nous été aveuglés par une œuvre si grande et si belle qu’elle nous empêchait d’entendre les alertes envoyées dès les années 50 ?"
Lire le rapport et écouter l'émission sur RCF radio

Adoptions illégales en France : un rapport inédit dresse l’état des lieux

"Les témoignages sur certaines pratiques douteuses, voire criminelles, liées à l’adoption d’enfants étrangers se multiplient depuis quelques années. Elles viennent de plus en plus souvent des personnes adoptées elles-mêmes. Au point de pousser l’ONU, en septembre dernier, à exhorter les États à enquêter sur ces pratiques et le gouvernement français à mettre sur pied une mission interministérielle chargée de débusquer les dysfonctionnements dans l’administration et de pointer certaines responsabilités.
En marge de ces initiatives, les historiens Yves Denéchère, professeur à l'université d'Angers et directeur du laboratoire Temps, Mondes, Sociétés1 (Temos), et Fabio Macedo, chercheur postdoctorant à l’université d’Angers et à Temos, ont entrepris l’an dernier une étude qu’ils viennent de publier en accès libre. Elle est le résultat d’un dépouillement minutieux de milliers de pages d’archives diplomatiques.
Lire l'interview des historiens


Revue de presse 16 février 2023


Le Livre vert du travail social est en ligne

"Le Livre vert du travail social est en ligne. Il a été rédigé dans de courts délais à la demande du Gouvernement. Placé sous la responsabilité de Mathieu Klein, président du Haut Conseil du Travail Social ce « livre vert » vise à s’inscrire dans la continuité de 2 autres rapports publiés auparavant avec le plan d’action en faveur du travail social et du développement social suivi du rapport Reconnaître et valoriser le travail social de Brigitte Bourguignon paru en 2015.
Il aborde des éléments de contexte avec les grands changements sociaux, économiques ou environnementaux et de leur impact sur les travailleurs sociaux. Le Livre vert tente de recenser les évolutions du travail social, tant pour ce qui concerne l’identification des professionnels concernés que des structures qui les emploient."
Lire l'article de Didier Dubasque

9,3 millions de personnes déclarent apporter une aide régulière à un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie en 2021

L’enquête Vie quotidienne et santé est la première enquête du dispositif Autonomie 2021-2025, grand dispositif d’enquêtes décennal sur le handicap et la perte d’autonomie. Elle permet un premier dénombrement des personnes qui déclarent une restriction d’activité dans la vie de tous les jours ou bien des limitations fonctionnelles. Pour la première fois, elle permet aussi un décompte des personnes qui, quel que soit leur âge, aident des proches. En 2021, 334 000 personnes ont répondu à l’enquête. Ce large échantillon permet une déclinaison départementale des résultats.
8,8 millions d’adultes et 0,5 million de mineurs âgés de 5 ans ou plus sont proches aidants, soit respectivement une personne sur six et un mineur sur vingt. Le pourcentage de proches aidants culmine aux alentours de 60 ans : entre 55 et 64 ans, une personne sur quatre est concernée. L’aide régulière apportée peut prendre la forme d’une aide dans les activités de la vie quotidienne, d’un soutien moral ou d’une aide financière. L’aide la plus fréquemment déclarée est le soutien moral (6,4 millions de personnes âgées de 5 ans ou plus, dont 368 000 mineurs), puis l’aide à la vie quotidienne (5,7 millions de personnes, dont 308 000 mineurs) et l’aide financière (1,3 million d’adultes).
Les femmes apportent plus souvent que les hommes une aide régulière à la vie quotidienne ou un soutien moral
Lire l'article du Monde

Territoire zéro non-recours : un "bouleversement" pour les assistants sociaux de Bastia

"Depuis 2020, au CCAS de Bastia, Laetitia Damiani s’essaie à "aller-vers" la totalité des habitants de deux cités pour leur proposer l’ouverture de droits sociaux manquants. À force d'appels téléphoniques, elle a pu aider plus de 150 foyers.
Jean-Christophe Combe veut expérimenter, à partir de mai 2023, dix « territoires zéro non-recours » aux droits sociaux, pour une durée de trois ans, comme le prévoit la loi 3DS."
Lire l'article du Média social

Financement : la réforme Serafin-PH mise en œuvre dès 2025

"Initialement prévu pour 2024, le déploiement de la réforme Serafin-PH s’opérera finalement l’année suivante, annonce Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, à l’issue du comité stratégique qui s’est réuni lundi 13 février. « Même si nous ne pouvions anticiper toutes les évolutions qui ont eu lieu depuis 2015, il nous faut désormais penser à faire atterrir la réforme vers un système de tarification simple, visible et pratique », explique-t-elle.
Lors de ce comité, la feuille de route 2023 a été établie. Celle-ci prévoit de définir les indicateurs de mesure de l’activité « nécessaires à la construction » de ce nouveau modèle et de mettre en place les premières équations tarifaires qui doivent être déployées en 2025."
Lire l'article des ASH

Révélations sur Team Jorge, des mercenaires de la désinformation opérant dans le monde entier

"« Story Killers ». « Le Monde » et Forbidden Stories révèlent les dessous de cette officine sans existence officielle, basée en Israël, qui propose à ses clients des campagnes de dénigrement et d’influence, relayées par des dizaines de milliers de faux comptes sur les réseaux sociaux.
Team Jorge pourrait aussi bien ne pas exister. Cette société fantôme n’a pas de site Internet, pas de standard téléphonique ni de formulaire de contact. Pour s’offrir ses services, il faut soit approcher une des entreprises vitrines qui gravitent autour d’elle, soit être mis en relation par un proche de « Jorge », l’élusif mercenaire en chef qui se présente uniquement sous pseudonyme. Un secret qui s’explique par la nature des prestations fournies par Team Jorge : des campagnes de dénigrement et de désinformation à la carte, allant du piratage de boîtes e-mail à la diffusion de rumeurs grâce à de faux sites d’information et à des armées de profils factices sur les réseaux sociaux."
Lire l'article du Monde

"Story Killers" : quand Valeurs actuelles est ciblé par une société de désinformation israélienne

Cette enquète de Radio France est passionnante car elle décrit très précisemment le travail des mercenaires de la désinformation.
L'exemple de l'attaque d'une ONG de la Croix-Rouge au Burkina Fasso en prenant appui sur des articles dans une revue, "Valeurs actuelles", montre une technologie très poussée d'amplification des fausses informations. Cela montre puissance des avatars, par exemple, “une journaliste d’investigation qui a commencé à opérer en 2019 et qui interagit avec beaucoup de journalistes, y compris en France”. Nos investigations nous ont permis d’établir que Percepto a effectivement créé et activé une fausse journaliste d’investigation française, prétendant travailler entre la France et l’Afrique et se prénommant Anita Pettit. Elle a un profil sur Twitter et Facebook, dispose d’un numéro de téléphone français et d’une adresse email. Elle anime même un site d’information personnel intitulé “Pour la vérité”. Anita Pettit n’existe pourtant pas. Elle est un leurre comme en attestent nos recoupements."
Lire le dossier de Radio-France


Revue de presse 9 février 2023


Médecins du Monde : 90 propositions pour une meilleure protection des mineur.e.s isolé.e.s.

"Un an après la promulgation de la loi relative à la protection des enfants dite “Loi Taquet”, les droits de milliers d’enfants présents sur le territoire français ne sont toujours pas pleinement respectés. Dans un rapport publié ce jour, 7 associations, soutenues par 28 organisations signataires, appellent le gouvernement à garantir un accueil et une protection adaptés à tous les enfants en danger, y compris lorsqu’ils sont étrangers."
Lire le rapport
Acceder au dossier de la Cimade

Sans-abri : les contours du second plan "Logement d'abord" dévoilés

Les grands axes du deuxième plan Logement d'abord, couvrant les années 2023 à 2027, ont été présentés en conseil des ministres. Parmi les priorités : construire davantage de logements adaptés et investir dans les dispositifs de veille sociale.
Les ministres Olivier Klein (Logement) et Christophe Béchu (Transition écologique et Cohésion des territoires) ont présenté, en conseil des ministres du 1er février, les contours du deuxième plan quinquennal « Logement d'abord » pour les années 2023-2027. Objectif : « poursuivre les évolutions structurelles de la politique publique en faveur de l’accès au logement des personnes sans domicile ».
Bilan du premier plan : grâce au premier plan Logement d'abord (2018-2022), au moins 440 000 personnes sans domicile ont accédé au logement social ou privé, se félicitent-ils.
L'un des moteurs de ce phénomène : la hausse « significative » des attributions de logements sociaux en faveur de ménages sans domicile (+ 50 % en 2022 par rapport à 2017)."
Lire l'article du Media social

"Projet de loi pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration"

"Régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension, carte de séjour "talent" pour les médecins étrangers, éloignement facilité en cas de menace grave à l'ordre public, réforme de la Cour nationale du droit d'asile... Que contient le nouveau projet de loi sur l'immigration et l'intégration ?
Face à la pénurie de main-d'oeuvre rencontrée par certains secteurs économiques (restauration, bâtiment...), le projet de loi crée une carte de séjour d'un an "travail dans des métiers en tension". Les travailleurs irréguliers pourront demander leur régularisation au titre de cette nouvelle carte qui sera délivrée automatiquement, sous certaines conditions (ancienneté de séjour d'au moins trois ans en France, expérience de huit mois pendant les derniers 24 mois dans un métier ou une zone géographique en tension). Cette carte sera expérimentée jusqu'à fin 2026, avant son éventuelle pérennisation. Les employeurs n'auront pas de démarches à faire, la carte valant autorisation de travail. À l'heure actuelle, les travailleurs sans papiers peuvent obtenir une carte "salarié" ou "salarié temporaire" en application de la circulaire dite "Valls" du 12 novembre 2012 mais il s'agit de régularisations exceptionnelles à l'initiative des employeurs.
Pour répondre aux besoins de recrutement dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux, une nouvelle carte de séjour pluriannuelle "talent - professions médicales et de la pharmacie" est instituée. Elle bénéficiera aux praticiens diplômés hors Union européenne (PADHUE), médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens. Parallèlement, la compétence pour délivrer des autorisations d’exercer en France pour les titulaires d’un diplôme étranger est déconcentrée au niveau régional dans le but d'accélérer le traitement des demandes.
Les demandeurs d'asile originaires des pays les plus à risques (pays bénéficiant d’un taux de protection internationale élevée en France) pourront travailler immédiatement.
Lire l'article sur Vie publique

« Est-il dans l’intérêt des enfants de voir un parent violent continuer d’exercer son autorité parentale ? »

"Depuis quelques années, les violences conjugales apparaissent au grand public pour ce qu’elles sont : massives. Il est aujourd’hui largement documenté que celles-ci ont des répercussions délétères pour les enfants. Publié en janvier 2021, le livre de Camille Kouchner La Familia Grande (Seuil) a quant à lui permis de briser le tabou de l’inceste : les langues se déliaient enfin pour raconter l’indicible.
Pourtant, malgré d’importantes avancées législatives, chaque année, 165 000 enfants sont victimes d’agressions sexuelles ou de viols, pour moitié au domicile familial, selon une estimation résultant de plusieurs enquêtes menées entre 2008 et 2017 : « Contexte de la sexualité en France » (2008) ; Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (2012-2017) ; « Une approche statistique du harcèlement sexuel à partir de l’enquête Virage » (ministère de l’intérieur, 2017).
Ces enfants ont en moyenne 10 ans, et près de la moitié d’entre eux tentent par la suite de mettre fin à leurs jours. A cette horreur s’ajoute le chiffre glaçant des 400 000 enfants qui vivent actuellement dans un foyer où les violences conjugales sont permanentes."
Lire l'article du Monde

Accès aux droits pour tous. Evenement national le 11 février

Lancée à l’initiative de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, "et à quelques mois de la Conférence nationale du handicap (CNH), cette journée mobilisera la société sur la question du handicap, l’impliquera dans son ensemble pour que chaque citoyen se sente concerné et s’investisse de ce sujet.
Ces actions permettront :
• de faire connaître les acteurs agissant sur les territoires,
• de faire connaître les services existants pour les personnes en situation de handicap et leurs aidants
• de faire naître des vocations, surtout chez les jeunes, pour les métiers de l’accompagnement.
Acceder à handicap.gouv.fr

Trouver un emploi, le garder et gagner sa vie : les attentes des jeunes des classes populaires

"Les statistiques nous apprennent qu’en France le diplôme reste le meilleur atout pour avoir accès à l’emploi, d’autant plus quand il s’agit d’un contrat stable, à durée indéterminée – surtout en temps de crise. C’est l’enseignement que nous livre la crise financière de 2007-2008, comme l’explique le Céreq : « En 2010, soit trois ans après avoir quitté le système éducatif, 73 % des jeunes travaillent. Parmi les diplômé·es de l’enseignement supérieur, 85 % sont en emploi. C’est le cas de seulement de 48 % des non diplômé·es. »"
La recherche montre le parcours d'obstacle qu'est l'accès à un emploi stable pour les non diplômés."Les entretiens montrent à quel point le marché du travail et de l’emploi s’est complexifié. Il se caractérise aujourd’hui par une injonction très forte à la flexibilité et par une mise en compétition de plus en plus dure."
Autre fait marquant : ces jeunes, conscients de la faiblesse relative de leur qualification, s’accommodent d’emplois peu rémunérateurs et de conditions de travail parfois éprouvantes.
Lire l'article de the conversation


Revue de presse 2 février 2023


Réforme des retraites, convention collective : Fortes tensions à la veille d'une nouvelle mobilisation

"Au surlendemain de la grande manifestation contre la réforme des retraites, les travailleurs sociaux devraient battre à nouveau le pavé, jeudi 2 février à Paris, à l'appel de plusieurs collectifs et syndicats, pour réclamer de meilleures conditions de travail et de salaire.
En filigrane : de fortes tensions autour de la future convention collective unique étendue.
Lire l'article du Média social

Protection de l’enfance : « Il est urgent de donner des moyens plus importants à la pédopsychiatrie et de créer des places dans le médico-social »

"Un collectif formé à l’initiative de Jean-Luc Gleyze, président (PS) du département de la Gironde, rassemblant une vingtaine de présidents de département, demande à Emmanuel Macron, dans une tribune au « Monde », de respecter les engagements qu’il a pris pour la protection de l’enfance.
Extrait : "Aujourd’hui entre 20 % et 40 % des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) sont en situation de handicap, là où ils représentent de 2 % à 4 % dans le reste de la population. Présidentes et présidents de conseils départementaux, nous dénonçons le manque cruel de moyens alloués par l’Etat à la psychiatrie et à la prise en charge du handicap qui impacte particulièrement les enfants confiés à l’ASE."
Lire l'article du Monde

La fondation Abbé Pierre s'inquiète du nombre de mères et de nourrissons à la rue

"Dans son rapport 2023 sur "l'état du mal-logement en France", la Fondation Abbé Pierre consacre un chapitre au "genre du mal-logement". Après une première alerte lancée en 2016, elle s'inquiète de nouveau du nombre de mères et de nourrissons à la rue.
"l'accroissement dans la dernière décennie du nombre de femmes avec enfants à la rue vient conforter l'hypothèse d'un affaiblissement de la protection que conférait le statut de mère isolée", note la fondation Abbé Pierre. Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde en novembre 2022, un collectif de défenseuses des droits humains alertait déjà sur la hausse du "nombre de femmes sans papiers enceintes ou avec enfants en bas âge à la rue". S'il n'existe pas de statistiques nationales sur le sujet, d'après Santé Publique France, la proportion de femmes sans-abri ayant accouché en Ile-de-France est passée de 5,8 pour 1.000 en 2010 à 22,8 pour 1.000 en 2019. Les femmes les plus concernées sont les étrangères arrivées récemment sur le territoire."
Lire le dossier de France Inter

Rapport de l'IGAS : L’insertion par l’activité économique : état des lieux et perspectives

"L’insertion par l’activité économique (IAE) est un dispositif original qui permet à des publics très éloigné de l’emploi (chômeurs de longue durée, bénéficiaires des minimas sociaux, …) et présentant des difficultés sociales (état de santé, précarité…) de bénéficier d’un contrat salarié au sein de structures privées.
L’IAE repose sur la mobilisation de trois leviers : une mise en situation professionnelle, un accompagnement socioprofessionnel, la mobilisation d’actions de formation. Fin février 2022, 137 869 bénéficiaires étaient salariés d’une des 4 000 structures de l’insertion par l’activité économique pour un financement public estimé à 1,5 mds€.
Les investigations font état d’améliorations notables dans la dernière décennie, tant en termes de ciblage des publics que de simplification administrative. Le bilan global de l’IAE demeure toutefois perfectible : la qualité de l’accompagnement professionnel et social peut être renforcée, le mode de financement et d’allocation de l’IAE fait prospérer des inégalités non justifiées, le pilotage administratif pourrait être significativement simplifié."
Lire le rapport de l'IGAS

Podcast : Vieillir ensemble

"Après un changement de vie ou par évitement de la maison de retraite, des personnes âgées choisissent un habitat plus social et coopératif. Cela prend la forme d'une coloc gay pour Luc, l'accueil de personnes en perte d'autonomie pour Nathalie ou l'achat d'un habitat participatif pour Anne-Marie."
Ecouter l'émission "les pieds sur terre


Revue de presse 28 janvier 2023


Un chez soi d’abord jeunes

"Après une expérimentation qui a démontré sa pertinence en terme d’accompagnement et de dépenses publiques, le dispositif Un chez-soi d’abord se décline dans une version dédiée au 18-21 ans. Actuellement, cette adaptation concerne 50 jeunes à Lille et 50 à Toulouse. L’expérimentation entamée fin 2020 vient d’être prolongé d’un an et va donc se poursuivre jusqu’en fin 2024.
Assez proches de ceux du Un chez soi généraliste, les critères d’entrée combinent des symptôme dans le champ de la psychose (même s’ils sont trop jeunes pour figer un diagnostic), une situation de rue ou à fort risque d’y arriver et des besoins d’accompagnements élevés. Dès lors, un appartement est proposé et une équipe pluriprofessionnelle (psychiatres, infirmiers, travailleurs sociaux, médiateurs en santé pair) entame un accompagnement renforcé, à raison de deux visites à domicile par semaine.
L’expérimentation menée à Lille et à Toulouse révèle que les jeunes à la rue ou en risque de rue ont tous vécus au moins un traumatisme de l’enfance. « Tous ces jeunes ont des expériences traumatiques de l’enfance (ndlr : maltraitance, agression sexuelle, parents toxicomane…) et quasiment 70% en cumulent quatre"
Lire l'article de Lien social

Comment mieux prendre en charge les mineurs auteurs de violences sexuelles ?

"Plus de 23 000 mineurs ont été accusés, en 2019 et 2020, d'une infraction à caractère sexuel, à commencer par des agressions sexuelles et des viols – une réponse pénale ayant été apportée à 9 000 d'entre eux. Face à ces profils souvent « primo-délinquants, assez inhibés, peu à l'aise en relation duelle », et susceptibles d'avoir eux-mêmes vécu des violences sexuelles, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a commandé une recherche sur leur prise en charge.
Le premier volet de cette étude, menée par Marie Romero, vient d'être publié. Il décrit toutes les « difficultés inhérentes » au travail auprès de ces jeunes, « exposés à la stigmatisation sociale et au vécu honteux des faits », et suscitant « un certain malaise » voire du « découragement » chez les professionnels qui les accompagnent.
Passant en revue les quatre types de dispositifs spécifiques de prise en charge de ces mineurs (approches thérapeutiques, justice restaurative...), la recherche en souligne tous les apports, mais aussi les limites – une prise en charge trop tardive, notamment, risquant d'être « plus difficile, moins efficiente »."
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Publication des résultats d'une enquête du CREDOC sur la perception des maltraitances par les Français

"Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie de lutte contre les maltraitances, le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, M. Jean-Christophe Combe a souhaité mieux comprendre les attentes des Français. L’enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) sur la perception des maltraitances par les Français, commandée à l’automne dernier à son initiative, est à cet égard la première du genre."
Acceder à l'enquète

Deux tiers des bénéficiaires du RSA au chômage se déclarent freinés dans leurs démarches de recherche d’emploi

"Parmi les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) fin 2017, un quart est en emploi fin 2018 et la moitié au chômage (sans emploi et à la recherche d’un travail), d’après l’enquête auprès des bénéficiaires de minima sociaux (BMS). Deux tiers des bénéficiaires du RSA fin 2017 se trouvant au chômage en 2018 déclarent être freinés dans leurs démarches de recherche d’emploi, dont près d’un sur deux cite comme principal obstacle l’absence de moyen de transport ou le coût des déplacements. Parmi les bénéficiaires du RSA sans emploi qui ne recherchent pas d’emploi mais qui souhaiteraient travailler, 40 % affirment que leurs problèmes de santé sont la raison principale pour laquelle ils ne tentent pas de trouver un travail.
Trois bénéficiaires du RSA sur cinq ont eu, en 2018, au moins un besoin d’aide en matière professionnelle ou sociale qui n’a pas abouti à un accompagnement. Seul un tiers des bénéficiaires ont déclaré avoir eu un accompagnement à visée professionnelle ou sociale au cours de l’année 2018. Les bénéficiaires connaissent par ailleurs assez mal l’organisation institutionnelle prévue pour leur accompagnement. Ces constats conduisent à questionner la réalité de l’accompagnement proposé et son adéquation aux besoins des bénéficiaires."
Lire le dossier de la Dress

Le Conseil de la CNSA rappelle ses attentes d'une politique de soutien à l'autonomie forte

Le conseil national de la solidarité pour l'autonomie a publié une motion. Celle-ci pointe l'importance d'associer les acteurs du champ de l'âge et du handicap : "les points communs entre handicap et âge sont nombreux : l'accompagnement des choix de vie des personnes, l’exercice de leur citoyenneté, leurs libertés d’aller et venir, quelles que soient leurs situations et leurs difficultés sont sans aucun doute au cœur du sujet.
L’attractivité des métiers et la formation des professionnels dans ces missions, la question de l'habitat et de l'aménagement urbain, les questions d'accessibilités, de nombreuses aides techniques, les guichets de services, les enjeux des restes à charge pour les personnes, mais aussi de santé des personnes âgées ou d'accès aux soins des personnes handicapées dans les territoires…, autant d'exemples de sujets qui se posent de façon identique dans les deux secteurs. A contrario les questions de scolarisation, d'emploi, et les enjeux de prévention peuvent être spécifiques."
À nos yeux, c’est bien cette convergence d’approche entre les publics concernés qui permettra de réaliser la politique de l’autonomie, de renforcer l’approche domiciliaire, en travaillant de concert notamment sur la compensation quel que soit l’âge, l’appui au renforcement de la capacité d’autodétermination des personnes, les droits de citoyenneté pour tous, leur liberté d’aller et venir et de faire leurs choix, l’« aller vers », mais aussi l’accessibilité universelle et la lutte contre l’isolement, le rôle des aidants et l’organisation d’un service public de l’autonomie."
Lire l'ensemble de la motion


Revue de presse 23 janvier 2023


Acteurs de secteur de l’enfance : contribuez aux Assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant

Les Assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant, qui se tiendront à la fin du printemps 2023, doivent permettre une réflexion transversale et globale sur la santé des enfants.
Six axes de travail ont été définis pour préparer la feuille de route à laquelle devront aboutir ces Assises :
- Garantir à tous les enfants un parcours de santé de qualité et sans rupture ;
- Améliorer le parcours de santé des enfants aux besoins particuliers ;
- Relever le défi de la santé mentale des enfants ;
- Mieux prévenir pour améliorer la santé globale des enfants ;
- Renforcer la formation des professionnels et faire évoluer les métiers de la santé de l’enfant ;
- Améliorer les connaissances et les pratiques en santé de l’enfant par la recherche et favoriser les pratiques innovantes. En tant qu’acteur du secteur de l’enfance, que ce soit dans la santé ou dans le médico-social, vos contributions et propositions concrètes viendront enrichir ce travail collectif et participeront à la définition d’un plan d’action le plus opérationnel possible."
Acceder au site du ministère pour participer

Retour sur les Assises du placement judiciaire 2022

"Lundi 4 octobre 2022, se sont tenues, à l’initiative de la Direction de la Protection Judiciaire de la jeunesse, les assises du placement judiciaire. Cette journée clôt deux ans de remontées de terrain, d’introspections professionnelles, d’ateliers participatifs au cœur des territoires sur la question épineuse du placement judiciaire au pénal dans un climat de crise des vocations et de difficultés d’attractivité des métiers du travail social en général et du socio-judiciaire en particulier."
Acceder au dossier de Citoyens et Justice

Livre : mémoire d'une ancienne enfant placée qui n'a rien oublié

"Marcia Blonzel a longtemps hésité avant de prendre la plume, « de peur de raviver la souffrance bien enfouie et de remettre en cause une résilience réussie ». Finalement, elle s’est décidée à écrire pour encourager les anciens enfants placés comme elle, et les actuels, à témoigner de leur parcours dans les institutions de l’aide sociale à l’enfance (ASE) qu’on appelait la Ddass (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) en 1953, année de sa naissance. Sept ans plus tard, tout bascule : après un grave accident de mobylette, son père est trépané. Il alterne alors entre les séjours chez lui et l’hôpital psychiatrique.
Pour la petite fille et ses trois frères et sœurs, il est devenu le « monstre » qui enferme ses enfants dans le placard, supportant à peine leur respiration, ses crises de démence imprévisibles les terrorisent. Leur mère n’est pas épargnée par la violence et les coups. Marcia a 9 ans quand elle est placée. Elle apprendra plus tard que sa mère, à bout, avait demandé une mesure d’assistance éducative pour ses enfants. C’est à ce « nouvel enfer » qu’est consacrée la deuxième partie du livre : l’arrachement d’avec sa mère, l’arrivée à l’ASE, la séparation d’avec ses frères et sœurs, la première famille d’accueil…
Des moments gravés à jamais dans son esprit, les plus douloureux de sa vie. Loin de l’« ASE basching », elle questionne : les liens de la fratrie disloqués du jour au lendemain, les enfants placés envoyés en CAP plutôt qu’en 6e comme elle le désirait, « thénardière » chez qui elle vit gardant pour elle les cadeaux que sa mère lui envoyait parfois, l’éducatrice à laquelle elle s’est accrochée, la douleur d’être « trimballée » comme un colis que l’on dépose d’un foyer à un autre… « Grandir sans amour est ce qui peut arriver de pire à un enfant », résume-t-elle."
Lire l'article des ASH

Témoignage de Valérie, Maîtresse de maison



Pourquoi des Français en situation de handicap migrent vers d’autres pays pour obtenir des soins adaptés

"On estime qu’environ 8 233 citoyens français en situation de handicap vivent dans des institutions situées dans cette région.
Bien que cette présence transfrontalière ait une longue histoire, les médias nationaux se sont concentrés sur ce qui est communément décrit comme une forme d’exil, ou sur des cas de pratiques abusives dans certaines institutions belges."
Nombreux sont les parents n'ayant pas d'autres alternative qu'un accueil de leur enfant en Belgique. "Mais les parents français se tournent également vers la Belgique en raison de la qualité supérieure et de l’éventail des aides proposées. Les écoles belges sont souvent perçues comme offrant des services mieux adaptés au développement individuel des personnes handicapées. De nombreux parents considèrent que le système belge met davantage l’accent sur les aspects éducatifs tandis que le système français se concentre sur la dimension médicale et serait donc moins efficace lorsqu’il s’agit de stimuler l’autonomie des enfants."
Lire l'article de the conversation


Revue de presse 17 janvier 2023


Suicide d'un collégien dans les Vosges : "Le blabla, je n'en peux plus", dénonce la mère de Marion Fraisse, qui demande "des moyens" contre le harcèlement

""C'est un aveu d'échec. Un enfant qui meurt, c'est toute la République qui se meurt", a réagi Nora Fraisse, également fondatrice de Marion La Main Tendue, association de prévention et de lutte contre le harcèlement en milieu scolaire. "En France, il manque de véritables moyens" pour lutter contre le harcèlement scolaire, a-t-elle estimé. Il n'y a pas de dotation, il n'y a pas de moyens, il n'y a pas de gens. On ne combat pas sans armée, on ne combat pas sans combattant."
"Cela n'apporte rien de dire que c'est triste et qu'on va s'en occuper. Il faut vraiment s'en occuper. Il faut mettre des moyens, il faut mettre de l'humain, il faut des personnes qui accompagnent, il faut des infirmières scolaires, il faut des structures.""
Lire l'article sur Francetvinfo.fr

Podcast DissociationS : "Le trauma, depuis quand en parle-t-on ?"

"L'Association Francophone du Trauma et de la dissociation(AFTD) présente un podcast reprenant l'histoire des notions de traumatisme et de dissociation."

Découvrir le site de l'AFTD

Zelli, la web application pour les jeunes accompagnés par l'Aide sociale à l'enfance

"Zelli, c'est une web application qui s'adresse aux jeunes de l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Son objectif ? Les préparer dès 16 ans à passer le cap des 18 ans, en regroupant des explications simples et claires sur les démarches à réaliser, les aides possibles, les services à contacter...
L'outil a été conçu avec des mineurs et jeunes majeurs de la protection de l'enfance, vivant en établissement, en famille d'accueil, ou toujours chez leurs parents.
C’est une source d'information complémentaire à l’accompagnement des professionnels de la protection de l’enfance et de l’insertion des jeunes."


Inceste : désormais, une condamnation entraînera systématiquement le retrait de l'autorité parentale

"Mercredi 21 septembre 2022, Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, et Charlotte Caubel, secrétaire d'État chargée de l'Enfance, ont annoncé plusieurs mesures afin de lutter contre l'inceste et les violences sexuelles sur mineurs. Parmi elles : le retrait automatique de l'autorité parentale à un auteur de violences sexuelles condamné, comme le préconisait l'année passée la Commission sur l'inceste."
Lire l'article de Marie-Claire


Revue de presse 10 janvier 2023


Protection de l’enfance : les textes d’application de la loi «Taquet »

"De la nouvelle mouture du Conseil national de la protection de l’enfance à la mise en place du groupement « France enfance protégée », l’exécutif a publié, depuis le mois décembre, plusieurs décrets et arrêtés en application de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants".
Cet article en donne un récapitulatif.
A noter : "le référentiel national d’évaluation des situations de danger ou de risque de danger pour l’enfant, cadre légal de référence. Il est consultable sur le site internet de la Haute Autorité de santé (décret n° 2022-1728 du 30/12, J.O. du 31-12).
Lire l'article des ASH

Handicap psychique : des pistes pour faire évoluer les groupes d’entraide mutuelle

"Dans un rapport de recherche participative, les sociologues Jean-Yves Barreyre et Patricia Fiacre formulent 29 propositions pour consolider les groupes d’entraide mutuelle (GEM). Ils invitent à "formaliser" le métier d’animateur de GEM."
Lire l'article du Media social

Urgences débordées, cabinets médicaux fermés ou engorgés, laboratoires mobilisés… : un « janvier noir » pour le système de santé

"La saturation du système de soins se joue du calendrier. L’année 2023 a débuté, pour les soignants, sous les mêmes auspices que 2022 s’était terminée : des services de réanimation franciliens au SAMU de Rouen, des urgences de Metz-Thionville (Moselle) – celles-là même où exerçait François Braun avant d’être nommé ministre de la santé – aux centres de SOS-Médecins, les voyants, les uns après les autres, ont viré au rouge en ces premiers jours de janvier. Et même au « rouge vif », commente-t-on dans les services et les cabinets médicaux pris d’assaut.
La période courant entre Noël et le Jour de l’an avait été qualifiée de « semaine de tous les dangers » par le ministre de la santé, lors d’un déplacement, le 28 décembre 2022, au centre hospitalier Annecy-Genevois (Haute-Savoie). En cause, la conjonction reconnue comme inédite de plusieurs facteurs : une « triple vague » épidémique – mêlant Covid-19, grippe et bronchiolite – venant peser sur des services hospitaliers déjà surchargés, un mouvement de grève parmi les médecins libéraux, prenant de court les autorités, et, toujours, des lits fermés à l’hôpital, des soignants en nombre insuffisant, en dépit des appels à l’« union sacrée » réitérés par le gouvernement. En dépit, aussi, des avertissements lancés, dès l’automne, par les professionnels en première ligne – à commencer par les pédiatres."
Lire l'article du Monde


Revue de presse 03 janvier 2023


BONNE ANNEE 2023 !



La mixité à l’école, tout le monde y gagne

«Certains nous disaient qu’on avait sacrifié nos enfants. Qu’ils se rassurent : ils vont très bien !» lance en riant Alexandra, qui fait partie des parents engagés dès le départ en faveur de la mixité expérimentée depuis cinq ans au collège Berlioz, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Encore aujourd’hui, malgré un bon climat scolaire et des résultats au brevet dans la moyenne parisienne, certaines familles de milieux favorisés ne sont pas rassurées à l’idée d’y mettre leurs enfants et optent pour le privé «par réflexe de l’entre-soi, par peur du déclassement», estime Alexandra. Les représentations mentales sont tenaces. Pourtant, les études montrent que «les résultats scolaires des élèves de milieux favorisés sont relativement peu influencés par le contexte dans lequel ils évoluent», remarque Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS et directeur adjoint à l’Institut des politiques publiques (IPP). «Les classes supérieures sont les seules qui ne sont pas sensibles aux conditionns de scolarisation parce que leurs parents ont un capital culturel élevé et sont toujours en mesure de compenser des dysfonctionnements scolaires», ajoute Choukri Ben Ayed, professeur de sociologie à l’université de Limoges et spécialiste des questions de ségrégation scolaire.
A l’inverse, les élèves de milieux populaires cumulent les inégalités lorsqu’ils se retrouvent dans des ghettos de pauvres. «Il est très clair que les chances de réussite au brevet des collèges sont beaucoup plus faibles pour les élèves de classes populaires dans les établissements ségrégués qui cumulent toutes les difficultés avec une concentration d’élèves en difficulté scolaire donc plus difficiles à gérer, un turn-over important des enseignants, un bâti délabré…» constate Choukri Ben Ayed. Leurs résultats scolaires grimpent-ils donc automatiquement dans un milieu plus hétérogène ? Ce n’est pas si simple. Les chercheurs sont tous d’accord là-dessus : il ne suffit pas de mélanger des enfants de milieux différents pour que la mayonnaise prenne si facilement. Il faut un certain équilibre entre les classes (mettre quelques élèves de milieux populaires dans un collège avec des classes supérieures ne fera que les stigmatiser) et un environnement scolaire de qualité, avec un bon encadrement pédagogique."
Lire l'article de Libération

Handicap : un service municipal d’accueil d'enfants "sans solution"

"La commune d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a mis en place un dispositif municipal, inédit en France, pour accueillir des enfants en situation de handicap, non scolarisés, en attente d’une place en établissement médico-social. L’objectif étant de maintenir leur sociabilisation et d'offrir des moments de répit aux parents.
Lire l'article du Média Social

Nouveau record de détenus en France : quatre chiffres pour comprendre la surpopulation carcérale

"Il n'y a jamais autant eu de prisonniers en France. Le pays compte 72.836 prisonniers en France au 1er décembre, soit une augmentation de 4,1% par rapport à l'an dernier, d'après les chiffres du ministère de la Justice dévoilés mercredi. Et ces détenus dorment souvent les uns sur les autres, puisque pour 72.836 détenus, il n'y a que 60.698 places. La Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté s'est indignée sur Twitter, dénonçant une "surpopulation carcérale de plus en plus effrayante" . "Il est inutile d'attendre que la prison puisse réinsérer quiconque dans une situation qui rend infernal également, le travail du personnel pénitentiaire", déplore Dominique Simonnot.
La France compte donc 72.836 prisonniers. C'est un record absolu, après avoir été battu une première fois en novembre dernier. Il y a donc eu 2.844 prisonniers de plus en un an (+4 %). Après une baisse entre mars 2020 et janvier 2021, les chiffres reviennent aux ordres de grandeur d'avant-Covid. Parmi ces prisonniers, 26 % sont en attente de leur procès".
Lire le dossier de France Inter

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