La revue de presse d'educationspecialisee.frRevue de presse du 21 janvier 2012 - Revue de presse du 15 janvier 2012 - Revue de presse du 9 janvier 2012 - Revue de presse du 28 décembre 2011 - Revue de presse du 18 décembre 2011 - Revue de presse du 11 décembre 2011 - Revue de presse du 3 décembre 2011 - Revue de presse du 26 novembre 2011 - Revue de presse du 20 novembre 2011 - Revue de presse du 14 novembre 2011 - Revue de presse du 6 novembre 2011 - Revue de presse du 30 octobre 2011 - Revue de presse du 24 octobre 2011 - Revue de presse du 17 octobre 2011 - Revue de presse du 9 octobre 2011 - Revue de presse du 2 octobre 2011 - Revue de presse du 25 septembre 2011 - Revue de presse du 18 septembre 2011 - Revue de presse du 11 septembre 2011 - Revue de presse du 4 septembre 2011 Revue de presse du 21 janvier 2012Grèce : les orphelins de la criseSelon les services sociaux, les cas d'abandon d'enfants, que les familles ne peuvent plus nourrir, se sont multipliés ces derniers mois. Reportage.Lire l'article de courrier international Dossier de lien social : Familles monoparentales sous pressionLes parents isolés, majoritairement des femmes, percevaient, jusqu'à la généralisation du revenu de solidarité active, une allocation spécifique. Désormais allocataires du RSA comme les autres, elles sont incitées à trouver un emploi. D'un point de vue théorique, les parents isolés ne sont plus perçus comme des citoyens à part. L'égalité homme-femme y gagne au change. Toutefois, en pratique, ces femmes seules se heurtent à des obstacles multiples qui les éloignent de l'emploi, notamment en termes de garde d'enfant.Acceder au dossier de lien social "Pas de quartier?": Pierre Joxe défend dans un livre la justice des mineurs"M. Joxe fut député, plusieurs fois ministre (Industrie, Intérieur et Défense), premier président de la Cour des Comptes et membre du Conseil constitutionnel, de 2001 à 2010."C'est au conseil constitutionnel, avec l'examen des lois Perben 1 (2002) et Perben 2 (2004) qu'il a découvert la justice des mineurs et la dérive débutée alors pour plus d'enfermement des mineurs contrairement à l'esprit de l'ordonnance de 1945. Devenu avocat il défend des mineurs dont les familles manquent de ressources et se bat pour la primauté des mesures éducatives sur les mesures repressives. Extrait :"D'une façon massive, obsédante (...), j'ai vérifié la coïncidence de plus en plus frappante entre relégation urbaine, misère sociale et délinquance juvénile" Piere Joxe pointe aussi l'influence du modèle amèricain avec un traitement qui punit de la même façon les mineurs et les majeurs. Lire son interview sur le point.fr Cécile Van de Velde, maître de conférences à l'EHESS de Paris :"Le plus préoccupant reste le chômage des jeunes non diplômés""Maître de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris, Cécile Van de Velde travaille sur la problématique de l'entrée des jeunes dans la vie adulte au niveau européen."extraits : "Cette adversité à l'entrée sur le marché du travail a une conséquence induite : le stress et l'anxiété des jeunes. La France est avec le Japon le pays où le stress des élèves est le plus élevé. C'est un revers de notre système méritocratique : en cas de crise, la pression sur le diplôme et l'anxiété aux études augmentent, que ce soit auprès des jeunes ou de leurs parents. Choisir sa vie et ses études si tôt, entre 15 et 18 ans, dans un contexte de pénurie d'emploi, est anxiogène. " (..) élément sans doute le plus préoccupant : le chômage des non diplômés. Même si la crise se résorbe, lui ne se résorbera pas. Car les moyens manquent à la fois au niveau de l'Etat mais aussi au niveau associatif pour les accompagner réellement vers l'emploi. L'entreprise a un rôle majeur à jouer dans ce domaine. Elle pourrait travailler sur des programmes d'intégration avec les collectivités locales et le maillage associatif, pour ces jeunes laissés actuellement sur le bord du chemin de la vie professionnelle. Lire l'article de la tribune Revue de presse du 15 janvier 2012De la correctionnelle aux assises, le nouveau visage de la justice en 2012L'organisation judiciaire présente depuis dimanche 1er janvier plusieurs nouveautés significatives, telles que la présence de jurés populaires dans certains tribunaux correctionnels, la motivation des arrêts d'assises ou le tribunal correctionnel pour mineurs.Tribunal correctionnel pour mineurs. Une autre réforme concernera cette fois l'ensemble du territoire : c'est la mise en place d'un tribunal correctionnel pour mineurs pour les délinquants récidivistes de plus de seize ans qui encourent une peine supérieure à trois ans. Ces jeunes comparaissaient jusqu'à présent devant un tribunal pour enfants composé d'un juge pour enfants et deux assesseurs non professionnels. Devant le tribunal correctionnel pour mineurs, le prévenu aura face à lui trois magistrats professionnels en robe, dont un juge des enfants qui présidera les débats, soit un cadre "plus solennel", promet la chancellerie. Lire l'article du Monde Dossier de lien social: Informations préoccupantes : comment gérer le risque ?"Mars 2007, la loi sur la protection de l'enfance institue la mise en place des cellules de recueil d'informations préoccupantes qui fait des conseils généraux le pivot de la protection de l'enfance. L'information préoccupante remplace l'information signalante qui avait été caractérisée par la loi du 10 juillet 1989. Les travailleurs sociaux chargés du traitement des informations préoccupantes approuvent majoritairement les nouveautés apportées par la loi du 5 mars 2007. Des situations familiales de plus en plus complexes et l'absence du financement spécifique prévu suscitent toutefois interrogations et difficultés."Lire le sommaire du dossier L'OFPRA rappelé à sa mission de protection par le Conseil d'EtatLa Coordination française pour le droit d'asile (CFDA) se félicite de l'ordonnance du juge des référés du Conseil d'Etat du 11 janvier qui « suspend » une note interne dans laquelle le directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) préconise de rejeter systématiquement et sans entretien certaines demandes d'asile.Lire la suite sur le site de la CIMADE La politique migratoire a été nettement durcie en 2011C'est un discours très dur sur l'immigration que devait prononcer, mardi 10janvier, le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, place Beauvau. Son thème central: la baisse des flux globaux de l'immigration. Alors que la campagne présidentielle entre dans sa phase la plus intense et que l'électorat du Front national est considéré par la majorité comme l'une de ses principales réserves de voix, M. Guéant a annoncé, mardi, vouloir "revenir à un niveau de flux migratoires connus en France dans les années 1990".Lire l'article du Monde Revue de presse du 9 janvier 2012Dossier de lien social : L'accompagnement social des SDFL'expérience de l'Accueil Carteret, à Lyon, est quasi unique en France : depuis 2001, cette structure héberge une trentaine de SDF avec leurs addictions et leurs chiens. La majorité du public est constitué de grands exclus, qui ont connu dix ou quinze ans de rue. La souplesse est le maître-mot des travailleurs sociaux. Dans ce CHRS, nul besoin de remplir un contrat pour rester. Importée de l'accompagnement social des toxicomanes, la notion de bas seuil d'exigence semble pertinente pour certains sans-abri. Explication.Voir le sommaire du dossier Handicap : LE GROUPE IMMOBILIER FONCIA ACCUSÉ DE PRATIQUE DISCRIMINATOIREDominique Baudis, le défenseur des droits, a jugé discriminatoire la pratique du groupe immobilier Foncia. Le groupe aurait refusé de louer des appartements à des personnes handicapées au motif que l'Allocation adulte handicapé (AAH) ne pouvait pas être saisie en cas de non-paiement du loyer. Dominique Baudis demande au groupe de modifier ses pratiques rapidement, dans un délai de quatre mois. Il estime que cette mesure de Foncia est de nature à caractériser « l'existence d'une discrimination indirecte fondée sur le handicap ».Lire la suite de l'article sur www.Handroit.com Accord avec la Belgique : polémique sur des exils forcés !5 000 Français handicapés en BelgiqueDes langues bien déliées crient à la consternation. C'est notamment le cas de Jean-Louis Fontaine, président du Collectif des démocrates handicapés (CDH). Dans une lettre ouverte, il « condamne la contribution de la ministre à l'exil de milliers de citoyens français ». Retour sur une visite qui crée la polémique... Le village de Neufvilles, en Wallonie, n'a pas été choisi au hasard. Il abrite un établissement spécialisé qui, depuis 1963, accueille des résidents handicapés. Comme de nombreuses communes voisines d'ailleurs. Pas moins de treize foyers où sont logées 450 personnes avec un handicap mental ou autistes. Jusque là, rien de répréhensible. Bien au contraire. Mais ce qu'il faut savoir c'est que 350 d'entre eux sont Français... Mais que diable allaient-ils faire au-delà de cette frontière ? Lire la suite sur informations handicap.fr Revue de presse du 28 décembre 2011Conversation avec Boris Cyrulnik - Petite EnfanceAide et Action a rencontré Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue français, chez lui, à la Seyne-sur-Mer, dans le Var. Premier épisode de la série : La Petite Enfance
Le gouvernement fait de l'autisme la grande cause nationale 2012François Fillon a attribué mardi le label de Grande cause nationale 2012 au collectif d'associations "Rassemblement Ensemble pour l'autisme", a annoncé Matignon dans un communiqué. "En faisant de l'autisme la Grande cause nationale 2012, le premier ministre souhaite sensibiliser les Français à la nécessité de lutter contre les préjugés qui l'entourent encore trop souvent", soulignent les services du premier ministre. Ce label permet notamment à des associations qui souhaitent organiser des "campagnes faisant appel à la générosité publique d'obtenir des diffusions gratuites sur les radios et les télévisions publiques", ajoute le communiqué. (AFP)Lire l'article du monde De la prise en charge...à la prise en compteLe nouveau rapport de Jean-François Chossy, l'un des rapporteurs de la loi Handicap de 2005, ouvre des pistes de réflexion pour une évolution des mentalités sur la question du handicap.Lire le rapport et découvrir le site de la MDPH 77 Chômage record depuis 12 ansRetour à la situation du début du siècle... Avec, selon la Dares, une nouvelle hausse en novembre des personnes en quête de travail : 4.244.800, en incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite. C'est la 7e hausse consécutive et, selon les experts, cela devrait se poursuivre en 2012 sur fond de crise et de récessionAccèder au dossier de France culture Revue de presse du 18 décembre 2011Autisme : changer le regardC'est une histoire unique, scientifique et humaine que raconte le psychiatre-chercheur canadien Laurent Mottron, instigateur du Centre d'excellence en autisme de l'université de Montréal : celle de sa relation de travail avec Michelle Dawson, une patiente autiste devenue chercheuse dans son laboratoire en neurosciences cognitives. Mais, pour lui comme pour elle, l'essentiel est ailleurs que dans l'anecdote de cette rencontre. Il réside dans ce qu'elle a pu susciter pour faire avancer la science de l'autisme, jusqu'à lui donner un statut de "variant" humain plutôt que de "trouble", traduction du terme anglais consacré autistic disorder.Les recherches du groupe de Montréal, avec quelque 80 articles publiés dans les meilleures revues scientifiques et dans lesquels Michelle Dawson a pris une place majeure, permettent d'affirmer que les autistes pensent, retiennent, s'émeuvent, et surtout perçoivent différemment des non-autistes. Ce groupe défend l'idée que la science, en considérant l'autisme comme une maladie à guérir, passe à côté de sa contribution intellectuelle et sociale. Lire l'article du Monde Découvrez la psychoéducation dans l'accompagnement des troubles mentauxLa psychoéducation du trouble bipolaire fait partie des recommandations internationales de prise en charge, mais reste encore marginale à l'heure actuelle en France, bien que cette thérapie innovante soit efficace et relativement peu coûteuse. Plusieurs études scientifiques ont démontré son efficacité : diminution du taux de rechutes dépressives et maniaques, diminution de la durée des hospitalisations et meilleure adhérence au traitement médicamenteux. Comment ça marche ?Les procureurs français réclament leur indépendanceLa plupart des procureurs français ont exhorté jeudi le pouvoir exécutif à promouvoir un nouveau statut garantissant leur indépendance et à sortir la justice de sa misère, une démarche sans précédent à cinq mois de l'élection présidentielle. Une résolution signée par 126 des 163 procureurs a été rendue publique jeudi à Paris par ces magistrats chargés de déclencher ou non les poursuites et de soutenir l'accusation. A la différences des juges, ils sont nommés par le chef de l'Etat après avis consultatif et sont hiérarchiquement soumis par leur statut actuel au ministère de la Justice. "Magistrats à part entière, les procureurs de la République appellent à la mise à niveau de leur statut, par un renforcement des pouvoirs du Conseil supérieur de la magistrature, (...) afin de répondre aux nécessités d'une justice impartiale et de permettre d'établir la confiance des citoyens", dit le texte. Les procureurs appellent également le pouvoir politique à renforcer les moyens et les effectifs de la justice.Lire l'article du Nouvel Observateur La cour des comptes pointe les lacunes de la politique d'hébergement"La recommandation est suffisamment inhabituelle pour être soulignée. Dans un rapport d'évaluation sur "la politique publique de l'hébergement des personnes sans domicile", rendu public jeudi 15 décembre, la Cour des comptes, garante de la bonne utilisation des deniers publics, préconise, à mots feutrés, de mettre plus d'argent en faveur de l'hébergement d'urgence: "Il n'apparaît pas déraisonnable de se donner les moyens de créer des places [d'hébergement] supplémentaires en zones tendues. En effet, la situation traditionnelle et inconfortable dans laquelle l'offre d'hébergement court en permanence après la demande d'hébergement n'a pas été encore interrompue, malgré des résultats importants en termes de sorties vers le logement."Entre 2004 et 2010, le nombre de places est passé de 51 103 à 82 890 (+62,2%). Mais le constat de la Cour est clair: "Les résultats escomptés ne sont pas encore atteints." Demandé par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, sur proposition du Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques du Parlement, le travail de la Cour pointe en filigrane les lacunes et blocages d'une politique dont l'objectif premier est le "logement d'abord". Lire l'article du Monde.fr Les troubles mentaux augmentent chez les salariésSur fond de crise économique, de mondialisation et de nouvelles organisations du travail, la santé mentale des travailleurs se dégrade. Tel est le constat de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointé dans une étude publiée le mercredi 14 décembre, "Mal être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale au travail ". Selon l'organisation, qui regroupe 34 pays parmi les économies les plus avancées, mais aussi quelques émergents comme le Chili, la Turquie ou le Mexique, "la précarisation croissante des emplois et l'augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les années à venir". Et l'OCDE n'hésite pas à qualifier la santé mentale de "nouveau défi prioritaire pour le marché du travail". Par "mauvaise santé mentale", l'OCDE entend les dépressions graves, les toxicomanies sévères (alcool, drogue), les troubles maniaco-dépressifs... tous ces maux étant établis par un diagnostic médical. La mauvaise santé mentale des salariés, et celle des demandeurs d'emploi, encore plus vulnérables, intéresse l'OCDE, parce qu'elle coûte cher. "Selon une estimation prudente de l'Organisation internationale du travail, écrivent les auteurs du rapport, les coûts d'une mauvaise santé mentale pour les individus concernés, les employeurs et la société représentent 3 à 4 % du produit intérieur brut dans l'Union européenne." Les taux de chômage élevés, la "forte incidence de l'absentéisme pour maladie et d'une moindre productivité du travail" expliquent les coûts de ce fléau grandissant.Lire l'article du Monde Premier rapport annuel commun sur les centres de rétention administrativeDepuis deux ans, cinq associations sont présentes en rétention, l'ASSFAM, La Cimade, Forum Réfugiés, France terre d'asile et l'Ordre de Malte. Elles ont publié, ce mardi 13 décembre, leur premier rapport annuel commun sur les centres de rétention administrative (CRA) En 2010, plus de 60 000 personnes en situation irrégulière sont passées par un centre de rétention de la métropole ou de l'Outre-mer. Pour les cinq associations, ce nombre est la conséquence directe d'une « politique du chiffre » mise en place en 2002 et renforcée depuis. Elles se sont opposées, d'une seule voix, à la banalisation de l'enfermement administratif, contraire - selon elles - à l'esprit du droit européen.Ecouter l'émission de France Culture Les présidents d'université s'élèvent contre la circulaire GuéantLa Conférence des présidents d'université (CPU) a jugé mercredi que la circulaire du 31 mai du ministre de l'Intérieur Claude Guéant visant à réduire l'immigration professionnelle était "très grave" pour les universités françaises et le devenir des étudiants étrangers en France.Cette circulaire est "très très grave, car elle peut avoir des conséquences importantes pour notre enseignement supérieur. On rend la situation des étudiants étrangers difficile", a déclaré Louis Vogel, président de Paris-2 et de la CPU, lors de la conférence de presse de rentrée de cette dernière. Les présidents d'université s'inquiètent surtout du fait que les étudiants étrangers ayant décroché en France un diplôme au moins de niveau master se voient refuser la possibilité d'y rester pour démarrer leur vie professionnelle. Lire l'article de l'express Revue de presse du 11 décembre 2011La "France d'à côté" ne se sent plus représentéeLa société française se fissure, une partie fait le constat d'un "abandon démocratique". C'est la "France des invisibles", la "France d'à côté", celle qu'on n'entend pas, dont on ne relaie pas les colères et qui se sent de moins en moins représentée.Avec des outils d'analyse différents, des sociologues, des géographes, des politologues et des spécialistes de l'opinion travaillant pour des institutions différentes et parfois concurrentes arrivent au même diagnostic. A cinq mois de l'élection présidentielle, ils partagent la même conviction : la clé de l'élection se trouve dans la réponse que les candidats sauront apporter à cette partie de l'électorat, de plus en plus nombreuse, qui oscille entre colère sourde et résignation rageuse. "Une rupture d'ordre existentiel s'est produite", affirme le sociologue et sondeur François Miquet-Marty, qui vient de publier Les Oubliés de la démocratie (Michalon, 304p., 17 euros). Lire l'article du monde L'observatoire international des prisons (OIP) adresse une lettre ouverte aux parlementaires."Madame, Monsieur,Vous serez amené dans les semaines à venir à examiner un projet de loi de programmation relatif à l'exécution des peines. Il prévoit la construction de 24 397 nouvelles places de prison pour fin 2017, dans l'optique d'un parc carcéral de 80 000 places. L'OIP se fait aujourd'hui un devoir de vous alerter sur les conséquences d'une politique économiquement coûteuse et contre-productive en termes de prévention de la récidive. De nouveaux établissements pour « courtes peines » Les nouvelles prisons envisagées devraient être « dédiées aux condamnés pour courtes peines ne présentant pas de dangerosité particulière. Cette catégorie de détenus constitue aujourd'hui la majorité des personnes incarcérées, et la plupart des peines qui sont en attente d'exécution sont précisément des courtes peines » (N. Sarkozy, discours au centre pénitentiaire de Réau, 13 sept. 2011). Si ces condamnés ne présentent pas de « dangerosité particulière », il est permis de se demander pour quelles raisons ils doivent nécessairement purger leur peine en prison. Afin de mieux prévenir la récidive, toutes les études montrent qu'il est préférable d'exécuter ces peines en milieu ouvert. Les taux de récidive les plus élevés concernent les détenus qui ont purgé la totalité de leur peine en prison (63% de récidive dans les cinq ans). Les libérés conditionnels récidivent moins (39%), tout comme les bénéficiaires d'un autre aménagement de peine (55%) ou encore les condamnés à une peine alternative (45%)1.Dès lors, une première étape pour limiter la récidive réside dans le fait d'éviter l'emprisonnement le plus possible, en ce qu'il aggrave la situation sociale, psychique, familiale des personnes, a tendance à perpétuer les phénomènes de violence et à renforcer les personnes dans un « statut de délinquant ». Le Conseil de l'Europe évoque ainsi que « dans la plupart des cas, la privation de liberté est loin d'être le meilleur recours pour aider l'auteur d'une infraction à devenir un membre de la société respectueux de la loi » Lire la suite sur le site de l'OIP Ré écouter l'émission d'Antoine Garapon: "peut-on éduquer et punir en même temps ?Dans cette émission remarquable "Antoine Garapon s'entretient avec le sociologue Gilles Chantraine, du Centre lillois d'études et de recherches économiques et sociologiques (CLERSE), qui a publié en juillet 2011 un rapport intitulé : "Les Prisons pour mineurs, controverses sociales, pratiques professionnelles, expériences de réclusion". Ensemble, ils évoquent le récent rapport de la Commission des lois du Sénat, "Enfermer et éduquer : quel bilan pour les centres éducatifs fermés et les établissements pénitentiaires pour mineurs?"Ecouter l'émission Lire le rapport du sénat Revue de presse du 3 décembre 2011comprendre les chiffres du chomage"un jeune sur 10 est au chomage" ; "un jeune actif sur quatre est au chomage". Les deux affirmations sont justes et il importe de comprendre ce qu'elles signifient.Combien de jeunes ne sont ni dans l'emploi, ni scolarisés ni en formation (NEET : en anglais, « neither in employment, nor in education or training »)? Pour la société en général et les travailleurs sociaux en particulier, il importe de connaitre ces situations de jeunes n'ayant pas achevé le deuxième cycle du secondaire et n'apparaissent pas dans les stastitiques du chômage. Le rapport du conseil d'orientation pour l'emploi (COE) permet de comprendre la nécessité de passer d'indicateurs statiques à l'appréhension de trajectoires. La différenciation des catégories d'âge s'impose alors : dans les tranchees d'âge 15-19, 20-24, 25-29 ans se jouent des problèmes communs (orientation, obtention ou non de diplômes, filières, conjoncture...) mais avec cette différence que la situation des jeunes sur le marché du travail est assez différente pour chacune des catégories."
Notons que ces chiffres sont des moyennes nationales et qu'ils sont bien différents d'un territoire à l'autre.
Ainsi en zone urbaine sensible (Zus), seul un jeune de 15-24 ans sur cinq est actif". Voir à ce sujet le site banlieue de la république
Droit au logement opposable : les ménages en attente de relogement toujours plus nombreux"Monsieur le Président de la République, faisons enfin appliquer la loi Dalo!" Dans son cinquième rapport, publié mercredi 30 novembre, le comité de suivi du droit au logement opposable (DALO), a choisi d'en appeler aux plus hautes autorités de l'Etat pour dénoncer une situation qui empire. Presque quatre ans après l'entrée en vigueur de la loi, au 1er janvier 2008, les ménages en attente de relogement sont toujours plus nombreux et les demandes d'hébergement s'envolent. En 2011, en Ile-de-France, qui concentre 62% des recours, pour la première fois, le taux de relogement des ménages prioritaires a baissé. D'après les projections faites par les experts, fin 2011, seulement 5060 ménages devraient voir leur demande satisfaite, alors qu'ils étaient près de 6000 en 2010. "L'écart entre les prioritaires et les relogés se creuse donc, actuellement au rythme de 7000 par an, soit près de 600 par mois", analyse le comité de suivi.Lire l'article du monde Revue de presse du 26 novembre 2011Le renoncement aux soins : une approche socio-anthropologiqueL'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) propose dans une étude une analyse novatrice de la notion de renoncement aux soins. "Cette étude montre que le renoncement aux soins, qui peut survenir à tout moment d'un itinéraire thérapeutique, prend deux formes principales : le renoncement-barrière et le renoncement- refus. Dans le premier cas, l'individu fait face à un environnement de contraintes, le plus souvent budgétaires, qui ne lui permet pas d'accéder au soin désiré. Le second cas est l'expression d'un refus qui porte soit sur des soins spécifiques - il s'agit alors d'un acte d'autonomie à l'égard de la médecine dite conventionnelle - soit, plus radicalement, sur le fait même de se soigner : il revêt alors un caractère définitif et traduit la perception d'une inutilité des soins. Ces deux formes de renoncement - barrière et refus - sont fréquemment associées : le facteur financier est rarement isolé et se combine à d'autres motifs amenant les individus à renoncer à un soin.Lire le rapport de l'IRDES "L'idée que l'on peut conjurer la récidive est une illusion""Psychiatre à l'hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et expert auprès de la cour d'appel de Paris, Daniel Zagury dénonce la stigmatisation des professionnels du monde judiciaire, médical et éducatif." Extrait : "On peut faire une erreur de diagnostic, mais il n'existe pas à proprement parler d'erreur de pronostic car, par définition, même s'il est très favorable, il reste toujours une zone d'incertitude. Et c'est encore plus vrai pour les adolescents chez lesquels la personnalité est rarement fixée. Chez eux, il n'y a pas obligatoirement de parallélisme entre la gravité des actes commis et un trouble nettement repérable. Tout juge et tout expert rencontrera dans sa carrière un cas de récidive. On ne peut véhiculer l'illusion qu'on pourrait totalement conjurer cette évidence par des mesures appropriées.""On peut repérer des sujets qui présentent plus ou moins de probabilité de réitération pour mieux les encadrer, les contrôler et les traiter, mais le risque demeurera. Prétendre l'éliminer totalement serait aussi irrationnel que d'affirmer qu'il n'y aura plus jamais d'accidents de voiture. Mais pas de contresens : on peut bien sûr mieux faire ! Ce que l'on ne peut pas, c'est affirmer que demain ou après-demain, on saura prédire l'avenir de chaque délinquant potentiel." Lire l'article du monde.fr Mort d'Agnès : combien de cas similaires chaque année ?"François Fillon déclare que la prévention de la récidive sera désormais "une priorité absolue" (elle ne l'était pas déjà ?). De son côté, le ministre de la Justice annonce qu'il présentera mercredi au Conseil des ministres un nouveau projet de loi réformant le code pénal (peut-être la 50e réforme depuis dix ans ?). Mais personne ne se demande jamais si ce genre de crime est fréquent ou pas.""(..)En 2010, il y a eu en France deux mineurs ayant tué un(e) autre mineur." Lire le blog de Laurent Mucchielli Un drame, une loi, suite mais pas finLa réponse gouvernementale est tombée à 18 h ce lundi après les événements dramatiques de jeudi : un amendement législatif sera adopté mercredi en conseil des ministres pour améliorer les conditions d'évaluation de la dangerosité des jeunes et rendre obligatoire le placement en centre éducatif fermé des jeunes auteurs de faits graves.On en sourirait presque si l'affaire n'était pas dramatique, tellement on aurait pu prendre les paris ce matin : un drame, une loi ! Malgré les avertissements, on n'aura pas échappé à cette réponse. Un engagement peu crédible aux yeux de tant et tant de français. Acceder au blog de J P Rosenczveig Sur France 2 u ne minie série humoristique sur le handicap"Le pitch : des nageurs handicapés se retrouvent chaque semaine pour leur entraînement. L'occasion de se raconter un peu et de faire des blagues. Une immersion humaniste, satyrique, politiquement incorrecte. et hautement recommandée dont nous vous proposons trois épisodes diffusés début novembre."VOir trois épisodes sur le site de Déclic.com Etre enfant d'homo, qu'est-ce que ça fait ?"Etre enfant d'homos, ça fait quoi ? Comment vit-on avec ça ? Taina Tervonen, journaliste, a recueilli les témoignages de trente adultes qui ont en commun d'avoir au moins un parent homosexuel ; Zabou Carrière les a photographiés. Il en résulte un livre au ton juste, sans fioritures (Fils de..., éd. Trans Photographic Press, 25 euros)."Lire l'article du monde Revue de presse du 20 novembre 2011« Enfants confiés, enfants placés : défendre et promouvoir leurs droits »Dans ce premier rapport, le défenseur des droits, Dominique Baudis, présente l'articulation entre son poste et celui de défenseur des enfants, rôle dévolu à Marie Derain, co-signataire du rapport : "Le Défenseur des droits est chargé de défendre et de promouvoir l'intérêt supérieur et les droits des enfants. Il est assisté dans cette mission par la Défenseure des enfants.". Il tient à défendre le nouveau dispositif, expliquant que la défense des enfants ne sera pas noyée parmi les autres fonctions du défenseur des droits. D'autre part le défenseur des droits "est une autorité constitutionnelle indépendante" avec des pouvoirs beaucoup plus étendus que l'ancien défenseur des enfants.Le rapport concerne "la prise en charge des 48 600 enfants concernés par le placement en institution (maisons d'enfants à caractère social, foyers de l'enfance généralement du ressort du département, les pouponnières à caractère social)." Le rapport s'appuie sur la convention internationale des droits de l'enfant et veut promouvoir la notion d'intérêt supérieur de l'enfant. Concernant la situation des enfants placés le rapport pose comme base de départ le droit de l'enfant de vivre en famille et d'être élevé par ses parents. Je conseille la lecture de ce rapport et aussi de sa bibliographie (beaucoup d'articles) Acceder au site du défenseur des droits Lire le rapport "France, portrait social"« France, portrait social » est un ouvrage de référence pour mieux connaître la société française. La vue d'ensemble présente le bilan des évolutions économiques et sociales de l'année écoulée. Elle dresse le portrait de la population en matière de démographie et d'éducation, décrit les disparités et évolutions de salaires et de niveaux de vie et dépeint les conditions de vie. Elle est complétée par une quarantaine de fiches qui commentent les chiffres essentiels et intègrent des comparaisons européennes. Les trois dossiers de cette édition apportent un éclairage particulier sur l'évolution du nombre d'élèves en difficulté face à l'écrit, les politiques d'accès à l'emploi en faveur des jeunes et les conditions d'habitat des enfants."Lire le document sur le site de l'insee "A trop vouloir protéger les handicapés, on ne les aide pas""Star des émissions culinaires à la télévision, Grégory Cuilleron, 31 ans, né sans avant-bras gauche, est le nouvel ambassadeur de l'Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), qui a lancé la campagne publicitaire "Ici, nous sommes là et c'est normal !", soutenant l'insertion professionnelle des personnes handicapées."Lire l'article du monde.fr L'emploi des handicapés peine à décollerCe qui semble dominer, c'est le sentiment d'être au milieu du gué : de textes législatifs en campagnes d'information, d'aides aux entreprises en sessions de formation, tout un arsenal de mesures a été mis en place pour favoriser l'emploi des personnes handicapées. Pourtant, après une phase de progression - en considérant l'accélérateur qu'a constitué la loi de février 2005 pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées -, le taux d'emploi stagne."les chiffres publiés par l'Agefiph en octobre montrent ainsi que la progression du taux de chômage (+ 14 % en un an en juin 2011) touche particulièrement les travailleurs handicapés âgés de plus de 50 ans (+ 21 %) et les personnes inscrites comme demandeurs d'emploi depuis plus de deux ans (+ 18 %). "Seules 15 % d'entre elles contractent un handicap dans leur jeunesse. Il reste donc 85 % de personnes, qui deviennent handicapées à la suite d'un accident ou d'une maladie", rappelle M. Blanc. Le vi"eillissement de la population entraîne de fait une augmentation des personnes handicapées. Pour autant, à côté de cet effet mécanique qui influe en partie sur les chiffres du chômage, restent des freins puissants qui expliquent l'échec relatif des politiques d'accès à l'emploi. Du côté des personnes handicapées, c'est le déficit de qualification qui constitue encore la principale difficulté. 80 % des demandeurs d'emploi n'ont pas le bac, contre 58 % pour l'ensemble du public. Alors que l'accès à la formation reste pour beaucoup difficile, cette Semaine pour l'emploi est d'ailleurs placée sous le signe de l'alternance." Lire l'article du monde.fr SDF, pas forcément malade mentalL'amalgame entre folie, toxicomanies et sans-abrisme est largement pratiqué, y compris par les travailleurs sociaux. Non, le SDF n'est pas obligatoirement sujet à l'addiction, ni aux troubles mentaux.Pour la première fois en France, une enquête - intitulée Santé mentale et addictions chez les personnes sans logement personnel d'Ile-de-France (Samenta) - apporte un éclairage affiné sur la question. S'appuyant sur une grande diversité de situations et de conditions de vie de personnes à la rue, l'Observatoire du Samu social de Paris et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) livrent ainsi leurs constats. La part des personnes atteintes d'un trouble psychiatrique sévère représente 31 % des 840 personnes rencontrées (psychotique pour 13 %, de l'humeur pour 7 % ou anxieux pour 12 %). Autre constat : un petit tiers d'entre elles sont consommatrices, régulières ou dépendantes, de substances psychoactives. En effet, « seulement » 28,5 % des personnes sans abri souffraient d'une addiction (soit trois à cinq fois plus que dans la population totale)." NB : "le nombre de personnes sans domicile en famille a dépassé celui des personnes isolées. C'est un phénomène peu visible, que les chercheurs anglo-saxons ont déjà analysé depuis longtemps » Lire l'article de lien social Lire le rapport sur le site du samu social 1, 2, 3,... 29999, 30000!Le site médiapart présente des témoignages de personnes et de groupes luttant contre les expulsionsLire les témoignages Revue de presse du 14 novembre 2011Sursis de deux ans pour le programme d'aide alimentaire de l'UE"Le programme européen d'aide alimentaire (PEAD) restera en vigueur encore deux ans, jusqu'en 2014, l'Allemagne ayant accepté de maintenir temporairement sa contribution financière, a annoncé lundi le commissaire européen à l'Agriculture."Je suis profondément heureux du déblocage par les Etats membres des plans 2012 et 2013 de distribution alimentaire aux plus démunis", déclare Dacian Ciolos dans un communiqué après la décision européenne d'y consacrer 500 millions d'euros par an pendant deux ans encore sous la pression de la France. "J'ai d'ores et déjà demandé à mes services de se mobiliser pour que tout soit prêt afin d'assurer la continuité du programme cet hiver", ajoute-t-il. Les banques alimentaires n'obtiennent en effet qu'un sursis puisque la ministre allemande de l'Agriculture, Ilse Aigner, a clairement signifié lundi que l'Allemagne, principal contributeur au PEAD, n'envisageait aucune mesure sociale de ce type au-delà de 2014." Lire l'article de l'express Un clip pour parler de la sclérose en plaquesla sclérose en plaques est la maladie neurologique chronique la plus répandue chez les jeunes adultesAccèder au site handidroit Accèder au site passeport santé.net Forum < Refaire société >La République des Idées, plus que jamais convaincue qu'il est urgent de refonder les conditions de notre être-ensemble, lance les Ateliers du présent. Boîte à idées destinée à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, ils ont vocation à associer intellectuels, artistes, acteurs du monde social et politiques, au service d'une réflexion attentive aux enjeux de notre temps. Ce forum, < Refaire société > en est la première édition.Retrouvez les interventions enregistrées sur France culture Revue de presse du 6 novembre 2011Dossier de lien social : La galère des mineurs isolés étrangers à Paris"Conformément à la convention internationale des droits de l'Enfant, l'État doit protéger les mineurs isolés étrangers en attendant que l'aide sociale à l'enfance les prenne en charge, conformément à la loi de 2007. Or, l'État se désengage en se défaussant sur certains Départements qui ont de plus en plus de difficultés à faire face à l'arrivée massive de ces adolescents. C'est notamment le cas de Paris."Voir le sommaire du dossier de lien social Recommandations pour améliorer la participation des personnes en situation de pauvreté et d'exclusion à l'élaboration, à la mise en ouvre et à l'évaluation des politiques publiques - CNLELes membres du groupe de travail du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (CNLE), présidé par le député des Yvelines, Etienne Pinte, ont remis le 21 octobre 2011, à la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, leurs recommandations pour améliorer la participation des personnes en situation de pauvreté et d'exclusion à l'élaboration, à la mise en ouvre et à l'évaluation des politiques publiques."Consulter les recommandations sur le site de la Gazette santé social Un exemple de participation de jeunes marginaux au débat public au QuébecUne initiative démocratique innovante des centres jeuensse au Québec: faire participer des jeunes délinquants (« contrevenants » au Québec) à la discussion d'un projet de loi les concernant (projet de loi C-10, alourdissant les peines et le recours à l'emprisonnement). Madame Goyette, directrice des services spécialisés et des services aux jeunes contrevenants au Centre jeunesse de Montréal explique cette démarche. Pourrions nous imaginer la même chose en France, une directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse expliquant dans les médias pourquoi les projets toujours plus sécuritaires du parti au pouvoir sont dangereux ?Voir le site des centres jeunesse Voir le dossier de Radio Canada Protection de l'enfance : l'enquète de l'ONED sur les informations préoccupantes"L'enquête « Informations Préoccupantes » vise à répondre à une attente des acteurs de la protection de l'enfance concernant la production de données chiffrées sur les informations préoccupantes (IP), les signalements réalisés par les Conseils généraux aux parquets et les copies de signalements directs reçues par les Conseils généraux1. En effet, aucune donnée chiffrée concernant le nombre d'enfants entrant dans le dispositif de protection de l'enfance chaque année n'est disponible depuis la dernière enquête de l'ODAS de 2006. Relancer cette production de données chiffrées sous la forme d'une enquête s'inscrit dans la dynamique de la mise en place des Observatoires Départementaux de la Protection de l'Enfance (ODPE), et se place en lien avec la mise en oeuvre du décret n° 2011-222 du 28 février 2011 permettant la remontée à l'Observatoire National de l'Enfance en Danger des données anonymisées des départements (ces données permettront, au-delà de l'analyse des entrées, d'appréhender les parcours des enfants)"Lire l'enquète sur le site de l'ONED Revue de presse du 30 octobre 2011Une enquête inédite de l'Institut Montaigne sur les banlieues en France"Dans la lignée de ses travaux sur la société française, l'Institut Montaigne a mené une grande enquête intitulée Banlieue de la République sur le territoire où ont éclaté les émeutes de 2005 : la communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois/Montfermeil (93). Ces deux villes bénéficient aujourd'hui du plus important plan de rénovation urbaine (dans le cadre du PNRU) de France, mais doivent faire face à un fort taux de chômage.Comment continuer à « faire société » ? Cette question a agité les esprits suite aux violences urbaines de 2005. Ce malaise est-il à mettre sur le compte d'une panne du modèle d'intégration culturelle ? Sur des problèmes d'insertion sociale plus large ? Une enquête de terrain pour recentrer les débats. L'ouvrage Banlieue de la République dirigé par Gilles Kepel permet d'interroger la façon dont se construit le lien social dans un territoire très contrasté. Y résident classes populaires et classes moyennes, françaises ou étrangères, en pavillon ou en grands ensembles, dégradés ou non. Ce travail apparaît nécessaire dans un contexte où les opinions se sont enflammées au cours des débats successifs sur l'identité nationale, la burqa, la sécurité, etc.." Voir l'enquète sur le site de l'Institut Montaigne
Leyla Arslan : La religion est un marqueur d'intégration"Mon doctorat, Enfants d'islam et de Marianne (Presses universitaires de France, 2010), interrogeait la façon dont l'ascension sociale permise par l'école influait sur la construction des identités ethniques et religieuses et sur leur déploiement dans la sphère publique et privée. J'en concluais que l'expression du religieux ou de l'ethnicité est liée aux parcours sociaux des individus. Plus l'individu se sent inséré d'un point de vue socio-économique, plus la gestion qu'il fera de ses différentes identités, territoriale, ethnique, religieuse tendra à être souple et apaisée.Lire l'article sur lemonde.fr Débat du monde.fr : "La pauvreté, une cause politique abandonnée ?""En dépit des objectifs de Bruxelles visant à diminuer la misère d'ici dix ans, le programme européen d'aide alimentaire aux plus démunis est menacé. La défense des plus pauvres n'intéresse-t-elle plus ? Elle s'est pourtant accrue dans la décennie 2000, explique Julien Damon. Et sortir 20 millions de personnes de l'exclusion d'ici à 2020 est une priorité de l'Union européenne rappelle László Andor. La politique sociale ne doit donc pas être sous-estimée, insiste Nicole Maestracci. Sauf que, lance Patrick Kanner, l'action de la majorité actuelle est choquante, puisqu'elle sanctionne les démunis au lieu de les aider. Il ne faut pas faire payer la crise aux pauvres, conclut Najat Vallaud-Belkacem.Lire l'article sur lemonde.fr France culture : Centres de rétention administrative : à quoi bon ?"C'est l'un des aspects de la politique du gouvernement français en matière d'immigration.Visite du plus grand centre de rétention de France, construit récemment. Avec les témoignages de retenus, d'ex retenus, d'un juge des libertés et de la détention et d'associations d'accès aux droits pour les étrangers. Accèder au dossier de France culture Revue de presse du 24 octobre 2011Doit-on évaluer les enfants à risque dés la maternelle ?A partir de travaux fort utiles de Michel Zorman, le ministère de l'éducation a annoncé la proposition d'outils très différents de ceux proposés par ce chercheur et son équipe. En effet, alors qu'il cherche à mesurer les besoins d'aide des enfants dans différents domaine (aides "centrées sur le développement des compétences en compréhension, vocabulaire, phonologie, code, assemblage, fluence, production d'écrits. "), les outils annoncés par le ministère utilisent des termes stigmatisants "enfant à risque", "enfant à haut risque", dans des rubriques simplifiées (comportement, langage, motricité). Il est dommage que des travaux utiles à tous, enfants, enseignants, parents soient présentés d'une façon qui ne peut susciter que la polémique en proposant des catégorisations simplistes et dangereuses.Voir à ce sujet l'article de l'express et les dossiers de l'UNSA L'article de l'express le point de vue de l'UNSA à propos des évaluations nationales Les jeunes en difficultés sociales face à l'école et l'emploi"Entre juillet et septembre 2011, la FNARS a réalisé une enquête auprès de 229 structures d'accueil qui ont accompagné 12.600 jeunes de 18 à 25 ans en 2010.La trilogie, échec scolaire, manque de soutien familial, absence de ressources, est mise en évidence par l'enquête comme un frein très fort à l'insertion. De même, le nombre de demandeurs d'emploi non inscrits à Pôle Emploi est symptomatique de la négligence dont fait preuve la société à l'égard de ces jeunes. Les principaux résultats :
Lire l'enquète Revue de presse du 17 octobre 2011Un rapport du conseil de l'europe : Les enfants migrants sans-papiers en situation irrégulière: une réelle cause d'inquiétudeLa question des enfants migrants sans-papiers et de leurs droits doit être examinée d'abord dans la perspective de l'enfant et non de son statut au regard de l'immigration. La commission des migrations, des réfugiés et de la population est particulièrement préoccupée par l'absence de législation interne et de principes directeurs sur les droits de ces enfants au niveau national. Elle s'inquiète également de la diversité des approches en Europe, tant en termes de législation que de pratiques. Certains droits sont plus clairement protégés que d'autres, comme le droit à l'éducation, le droit à des soins de santé, ou encore la nécessité de s'abstenir, dans la mesure du possible, de placer des enfants en rétention. D'autres droits sont plus problématiques: par exemple, comment garantir un logement adéquat ou combattre plus efficacement certaines formes d'exploitation des enfants, parmi lesquelles la mendicité. La commission des migrations, des réfugiés et de la population recense les principaux obstacles qui empêchent les enfants migrants sans-papiers de jouir de leurs droits sans discrimination, et propose des recommandations aux Etats membres et au Comité des Ministres sur les mesures à adopter pour améliorer la législation et la pratique dans ce domaine.Lire le rapport l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) publie une nouvelle « recommandation de bonnes pratiques professionnelles » : Qualité de vie en Ehpad, volet 2 : le cadre de vie et l'organisation de la vie quotidienne"Les éléments concourant à la qualité de vie de la personne accueillie en Ehpad se situent à quatre niveaux distincts et complémentaires. L'Anesm a donc conçu un programme spécifique Qualité de vie en Ehpad qui sera décliné à travers quatre recommandations. Objectif : promouvoir l'ensemble des pratiques professionnelles destinées à améliorer la qualité de vie des résidents :
Acceder au site de l'ANESM Revue de presse du 9 octobre 2011Le "binge drinking" ou la "cuite express" : Nuits d'ivresse à Cardiff"Selon une enquête européenne menée en octobre 2009, les Britanniques sont les plus grands consommateurs d'alcool de l'Union européenne (UE). L'UE étant elle-même la région la plus alcoolisée au monde. Si les sujets de Sa Majesté ne sont pas les buveurs les plus réguliers - - ils ne boivent que quatre fois en moyenne par semaine -, ils sont, en revanche, numéro un en termes de quantité ingurgitée en un seul soir. 24 % d'entre eux consomment au moins cinq verres en une soirée. Et ce sont les jeunes qui battent tous les records. Il y a quelques années encore, ce « sport » était principalement réservé aux étudiants. Depuis quelque temps, les autorités observent qu'il tend à se féminiser et à gagner des collégiens pas encore teen-agers. En dix ans, la pratique de la « biture expresse » a doublé chez les filles âgées de 16 à 24 ans, tandis qu'elle se répand chez les 11-13 ans".Lire l'article du monde Brève des ASH : Le département de Seine Saint-Denis reprend l'accueil des mineurs étrangers après la mise en oeuvre d'une péréquationLe conseil général de la Seine-Saint-Denis a repris lundi 10 octobre l'accueil des mineurs isolés étrangers (MIE), après l'instauration d'un système de "péréquation", la Seine-Saint-Denis accueillant désormais un mineur sur dix relevant de sa juridiction, tandis que les neuf autres seront répartis sur la vingtaine de départements du "grand bassin parisien".Dossier de lien social : Les lignes téléphoniques à caractère social"Apparues dans les années 60 en France, les permanences téléphoniques, le plus souvent orientées vers un public spécifique, se multiplient. L'association des Amis les Rochers, qui gère trois ITEP et deux Sessad en Bretagne, a une approche particulière de la relation éducative ; elle souhaite faire de l'enfant, l'acteur de son destin. Suite à un reportage dans un de ses ITEP, les appels se sont multipliés, prouvant le besoin d'information et de soutien tant de la part de professionnels que de parents. L'association a donc ouvert en 2009 une permanence téléphonique pour répondre à ces demandes."Voir le sommaire du dossier L'Unicef reproche au Royaume-Uni d'avoir emprisonné massivement des mineurs après les émeutes d'août"Le Royaume-Uni détient le taux de détention le plus élevé de mineurs des pays d'Europe occidentale. Les émeutes ont encore aggravé le traitement réservé par les tribunaux aux enfants et aux adolescents. D'après des chiffres provisoires publiés par le ministère de la justice lundi 10 octobre, parmi les mineurs accusés d'avoir participé aux émeutes, un quart a été maintenu en détention en attendant la tenue d'un procès. Plus inquiétant encore selon l'Unicef (le Fonds des Nations unies pour l'enfance), parmi les adolescents privés de liberté à la suite des émeutes, 45 % n'avaient jamais eu maille à partir avec la justice avant les quatre jours de chaos du mois d'août, ni avertissement, ni condamnation."Lire l'article du monde Les bénéficiaires de l'ACTP et de la PCH : deux populations bien différentes"Trois ans après la mise en place de la prestation de compensation du handicap (PCH) qui est vouée à succéder à l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), la Drees a mené une enquête auprès d'un échantillon de bénéficiaires de l'une ou l'autre de ces prestations. Elle a mise en ligne cette enquête (Études et résultats n°772), le 26 août 2011.Ces populations souffrent le plus souvent d'une déficience motrice (42% des allocataires de la PCH et 37% de ceux de l'ACTP ont une déficience principale motrice) mais diffèrent fortement sur les autres types de déficience : les déficients intellectuels et visuels sont plus nombreux parmi les allocataires de l'ACTP tandis que parmi les allocataires de la PCH, on trouve davantage de personnes ayant une déficience auditive ou langagière. Même si la PCH couvre divers types d'aides (aides humaines, mais aussi aides techniques ou aménagements du logement par exemple), la prestation est principalement attribuée pour financer de l'aide humaine, le plus souvent pour dédommager un aidant familial." lire l'article de la gazette santé-social Michel Fize critique le rapport de B Cyrulnik sur le suicide des enfants"Négliger ou refuser, quand on est chercheur, la lecture de ses collèges, fussent-ils des adversaires (par la pensée), est toujours une erreur scientifique. Si M. Cyrulnik m'avait un tant soit peu lu, cela lui aurait évité sans doute de commettre la grossière erreur d'analyse qu'il vient de commettre à l'occasion de son travail sur le suicide des "enfants"."Enfants" : voilà bien le mot de l'erreur. Rappelons tout d'abord que, face à toute "demande sociale" (ministérielle en l'espèce), le premier devoir du chercheur-expert est d'interroger la pertinence de la formulation administrative, en l'espèce la tranche d'âge choisie : de 5 ans à 12 ans. M. Cyrulnik n'a pas cru devoir en passer par là. A cet égard, le fait que cet intervalle d'âge soit couramment utilisé ne le rend pas légitime pour autant. Or, précisément, légitime, il ne l'est pas. Dans cet intervalle, en effet, se logent deux âges distincts : l'enfance proprement dite : de 5 ans à 7 ans inclus et l'adolescence débutante : de 8 ans à 12 ans. Lire l'article du monde.fr Revue de presse du 2 octobre 2011Les précaires, cour de cible de la réforme des indemnités maladie"Officiellement, il s'agit d'une simple harmonisation. Mais une harmonisation qui doit rapporter 220 millions d'euros au budget de la Sécu a forcément des conséquences. Dans le budget de la Sécurité sociale pour 2012, présenté jeudi 22 septembre, le gouvernement a introduit un nouveau mode de calcul des indémnités journalières pour maladie et accident du travail qui va se traduire par une perte pour un certain nombre de salariés, les plus jeunes et les plus précaires."Lire l'article du monde.fr Un rapport majore le nombre de suicides chez les enfants"la détresse d'un enfant est souvent difficile à percevoir car il vit dans un temps immédiat" et plus que l'adulte, il a du mal à dire son mal-être. L'enfant "insécurisé", "seul, sans partage de la souffrance, sans aide ni possibilité de déchiffrer ce qui lui arrive, le jour où il comprend ce qu'est la mort, il se laisse prendre", écrit encore Boris Cyrulnik. On considère que les enfants commencent à comprendre ce qu'est la mort "entre 6 et 9 ans", rappelle-t-il."Lire l'article du monde.fr Revue de presse du 25 septembre 2011L'appel des 123 pour une santé plus justeLe "Nouvel Observateur" publie en exclusivité des extraits du "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire" (Odile Jacob) rédigé par cinq professeurs de médecine et experts et co-signé par 123 personnalités. "Cinq éminents professeurs de médecine et experts en politique de santé publient un "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire" (Odile Jacob), co-signé par 123 personnalités du monde médical et de la société civile. Leur diagnostic est sévère : le modèle français est malade ; faute d'un traitement de choc, il est condamné."Lire l'appel sur le site du nouvel observateur Mineurs étrangers isolés: des solutions en vue"L'Etat a fait des propositions en vue de mettre fin au conflit qui l'oppose avec la Seine-Saint-Denis sur le dossier de l'accueil des mineurs isolés."Depuis trois semaines, la seine saint-denis orientait les jeunes mineurs arrivant sur son térritoire (par Roissy) vers les services de la PJJ. Le préfet a annoncé une série de mesure :
Voir le dossier sur le site de FR3 ile de France brève des ASH : Pas d'accord des ministres européens de l'agriculture sur l'avenir du PEAD"Réunis mardi 20 septembre à Bruxelles, "les ministres européens de l'agriculture n'ont pas réussi à s'accorder sur l'avenir du programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) et ont, une nouvelle fois, différé la décision", déplorent les associations françaises mobilisées pour la défense du PEAD, soutenues par le ministre français de l'Agriculture qui les a reçues mercredi."Revue de presse du 18 septembre 2011Les diplômes de niveau 3 en travail social reconnus au niveau licence ?Une série d'arrêtés publiés le 14 septembre 2011 au JOURNAL OFFICIEL modifie les diplomes de niveaux 3 pour qu'ils donnent lieu à l'attribution de 180 crédits européens (ECTS), ce qui équivaut à une licence.Cependant cette reconnaissance est présentée comme une équivalence permettant de poursuivre des études en master et les différents diplômes restent inscrits au au niveau III du Répertoire Français National des Certifications Professionnelles, et non au niveau II. Cette inscription au niveau II va-t-elle suivre ? Voir le dossier de l'ONES à ce sujet Voir le dossier de l'ANAS Europe : Pas d'accord sur le programme d'aide alimentaire aux plus démunis."Le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) avait été lancé en 1987 sous l'impulsion du président de la Commission européenne de l'époque, Jacques Delors, à la suite de l'appel du fondateur des "Restos du Coeur", l'humoriste français Coluche, en utilisant les excédents agricoles européens.Mais il risque aujourd'hui de passer de 480 millions d'euros cette année à 113,5 millions d'euros en 2012. En cause: un arrêt de la Cour européenne de justice en avril, qui a jugé que ce programme avait été dénaturé au fil des ans. Car les excédents agricoles qui l'alimentaient ont pratiquement disparu, au point d'être supplantés ces dernières années par des achats massifs de nourriture, financés par la Politique agricole commune, a relevé la Cour." Six pays, constituant une minorité de blocage, sont opposés à la poursuite du programme. De ce fait le programme pourrait passer de 480 millions d'euros à 113,5 millions d'euros en 2012. Les associations concernées prédisent une grave crise humanitaire dans ce cas. Lire l'article sur France24.com N. Sarkozy veut créer 30.000 places supplémentaires de prison d'ici 2017Nicolas Sarkozy a annoncé mardi la création de 30.000 places supplémentaires de prison d'ici 2017, ainsi que de 20 nouveaux centres éducatifs fermés pour les mineurs. Ces mesures figureront dans un projet de loi de programmation relatif à l'exécution des peines, "qui sera déposé dans les prochaines semaines", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours prononcé dans le centre pénitentiaire nouvellement construit de Réau (Seine-et-Marne), qui doit entrer en fonctionnement en octobre."Pour assurer une exécution normale des peines d'emprisonnement, la France a besoin de 80.000 places de détention", contre 60.000 actuellement, a déclaré M. Sarkozy, rappelant qu'il y a actuellement 65.000 détenus en France. Lire la suite de l'article sur eitb.com Sans-papiers, Roms. la traque s'intensifie"Sombre été pour les sans-papiers, mauvaise passe pour les Roms. Claude Guéant persiste et signe dans son objectif de 30 000 reconduites à la frontière.Encore mieux que Besson, plus fort que Hortefeux. Claude Guéant a déclaré, lundi 8 août à l'AFP, son intention d'expulser 30 000 étrangers en situation irrégulière. Et c'est sur la bonne voie, puisqu'en juillet 17 500 étrangers avaient déjà été reconduits à la frontière ! S'il atteignait le score de 30 000 reconduites, il s'agirait « du meilleur résultat historiquement enregistré », confiait le ministre de l'Intérieur. L'été a été particulièrement douloureux pour les Roms, bêtes noires du gouvernement. En 2010, 9 000 Roms sur les 15 000 qui vivent en France ont été reconduits à la frontière et plus de 600 campements détruits. Le dernier en date a fait couler beaucoup d'encre : le mercredi 31 août, les forces de l'ordre ont évacué un camp d'une centaine de Roms et de Bulgares à Saint-Denis (93). Selon des associations, l'expulsion se serait déroulée brutalement : les CRS auraient détruit les baraquements après en avoir fait sortir les familles à coups de grenades lacrymogènes." Lire l'article de lien social Revue de presse du 11 septembre 2011Scolarisation des élèves handicapés : encore loin du compte"En se déplaçant, lundi 12 septembre, dans une école et un collège de l'Yonne sur le thème de la scolarisation des enfants handicapés, Luc Chatel, le ministre de l'éducation nationale, a voulu communiquer sur l'une de ses grandes fiertés de la rentrée : 214 600 élèves handicapés sont scolarisés en "milieu ordinaire" à la rentrée 2011, soit 13 212 élèves de plus qu'à la rentrée 2010 et 60,3 % de plus par rapport à 2005.Mais la réalité est beaucoup moins idyllique. Depuis la loi handicap de février 2005, l'éducation nationale a été constamment épinglée en raison des lacunes de ses dispositifs d'accompagnement et de la faiblesse des moyens déployés. Dernière salve en date, le rapport du sénateur Paul Blanc (UMP, Pyrénées orientales) daté de mai 2011. Son bilan est plus que mitigé : "L'école peine aujourd'hui à répondre de manière pertinente aux besoins des enfants handicapés." En 2010-2011, 20 000 enfants âgés de 6 à 16 ans n'étaient pas scolarisés, dont 5 000 restant à domicile. 13,5 % des élèves étaient scolarisés à temps partiel à l'école primaire, contre 4 % au collège. Le sénateur met aussi en avant un "déficit de formation des équipes éducatives"." Lire l'article du monde Lire la synthèse du rapport de Paul Blanc Dossier de lien social : Violences conjugales, comment protéger l'enfant?"La violence conjugale a de très graves répercussions sur le développement psychologique de l'enfant. Assurer sa protection constitue une priorité pour éviter les traumatismes, les troubles du comportement et la reproduction de la violence à l'âge adulte. Cependant, la sensibilisation et la formation des acteurs sanitaires et sociaux à cette question restent insuffisantes. La loi de 2010 contre les violences faites aux femmes et intrafamilliales changera-t-elle la donne ?"Voir le sommaire du dossier Les nouvelles conditions pour l'AAH"Un décret précise la réforme de l'allocation adulte handicapé (AAH). Il définit la notion de « restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi » pour l'octroi de l'AAH aux personnes avec un taux d'incapacité compris entre 50 et 79 %. Il faudra désormais « justifier d'une restriction durable d'accès à l'emploi pendant au moins un an » pour obtenir l'AAH. Ce décret réduit la durée d'attribution de l'AAH pour les personnes dont le taux d'incapacité est compris entre 50 et 79 % à deux ans maximum contre cinq auparavant. La prestation n'est pas versée lorsque les restrictions d'accès à l'emploi peuvent être surmontées soit « par l'aménagement du poste de travail », soit par des « potentialités d'adaptation dans le cadre d'une situation de travail », précise le décret. « Totalement déconnecté de la réalité quotidienne des bénéficiaires, ce décret n'a qu'un seul objectif : faire des économies sur le dos des malades en compliquant un peu plus les procédures d'attribution de l'AAH », s'insurge l'association patients, chroniques et associés qui regroupe cinq associations de patients (Aides, Afsep, Fnair, AFD et AFH)"Lire la suite de l'article de lien social Pour une économie moins marchande"Dans toutes les démocraties, le taux de chômage détermine désormais le succès ou non d'une politique et l'issue des élections. Ce qui conduit, entre autres, le président Barack Obama à annoncer des mesures d'urgence, dont il espère des résultats immédiats. Hélas !, le chômage ne répond pas aux injonctions politiques. Pire, on décèle une tendance de long terme, dans les économies modernes, vers l'exclusion permanente de 10 % des demandeurs d'emploi : les Etats-Unis, à cet égard, ne font que rejoindre l'Europe.Si l'on trace une courbe de la croissance sur ces trente dernières années et, en parallèle, une courbe de chômage, on constate que les crises augmentent le chômage, mais que les reprises ne le résorbent jamais complètement : les entreprises en récession se réorganisent, ce qui leur évite de recruter à l'identique quand la conjoncture s'améliore. Les récessions génèrent donc du chômage définitif, le progrès technique aussi, en améliorant la productivité. La mondialisation contribue à cette tendance lourde : les emplois délocalisés ne reviendront jamais." Lire la suite de l'article de Guy Sorman Revue de presse du 4 septembre 2011Secours populaire : la pauvreté s'est aggravée en France en 2011Le tableau de la pauvreté en France en 2009, déjà alarmant, que dresse l'Insee, est bien "en dessous" de la réalité de 2011, la situation s'étant depuis "considérablement aggravée", a estimé le président du Secours populaire français, Julien Lauprêtre. Selon l'étude publiée mardi par l'Institut de la statistique, 13,5 % de la population de France métropolitaine étaient considérés comme pauvre, c'est-à-dire vivant avec moins de 954 euros par mois, contre 13 % en 2008. Il y avait ainsi en France 8,2 millions de "pauvres" en 2009, contre 7,8 millions l'année précédente.Lire l'article du monde La Seine-Saint-Denis ne veut plus accueillir de nouveaux mineurs étrangers isolés"Le conseil général de Seine-Saint-Denis refuse désormais d'accueillir de nouveaux mineurs isolés étrangers, n'étant pas en mesure de le faire "dignement", et va les renvoyer directement à l'Etat, a-t-il indiqué, le 1er septembre 2011, dans un communiqué." "Dans un courrier du 22 juillet, j'ai informé le Garde des Sceaux Michel Mercier de l'incapacité du département à accueillir dignement de nouveaux mineurs isolés étrangers au-delà du millier que nous suivons déjà à ce jour", écrit le président PS du conseil général Claude Bartolone. Il avait alors annoncé au ministre, qu'à partir du 1er septembre, le département n'accueillerait plus de nouveaux arrivants.(...) "En 2010, en Seine-Saint-Denis, 943 mineurs étrangers isolés ont été confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE), relevant du conseil général. Leur prise en charge a coûté 35 millions d'euros, soit 20% du budget consacré à l'enfance dans ce département. ". Lire l'article de la Gazette Santé Social La RATP devait-elle aider la police à évacuer des Roms ?"Malaise et tollé à la RATP. Mercredi, la régie a affrété spécialement une rame de tramway pour aider la police à évacuer une centaine de Roms qui se trouvait dans un camp de Saint-Denis. En tant qu'entreprise publique, la RATP était-elle obligée de se mettre à la disposition des forces de l'ordre ? Frédéric Rolin, professeur de droit et avocat spécialisé en droit public, propose sa réponse."Lire l'article du nouvel Obs Protection de l'enfance: 2 nouvelles publications du groupe d'appui en direction des professionnels"Le groupe d'appui à la protection de l'enfance, animé par la CNAPE depuis octobre 2007, publie deux nouvelles fiches à destination des professionnels de la protection de l'enfance.La première concerne la notion d'intérêt de l'enfant dans le cadre de la loi réformant la protection de l'enfance. Ce document vise à rappeler les fondements en droit international de cette notion et sa place dans la réforme de la protection de l'enfance, mais aussi à préciser la place de l'enfant dans la définition de son propre intérêt et à donner quelques recommandations pour son usage. La seconde publication vient en appui de la fiche relative à la parentalité, publiée en avril 2011. Il s'agit d'une fiche qui reprend des dispositifs de soutien à la parentalité concourant à la protection de l'enfance dans le cadre de la prévention. Elle sera bientôt suivie d'une fiche sur les dispositifs dans le cadre d'une décision de protection." Accèder au site du CNAPE telecharger les documents Les sept leçons d'un été meurtrierDouche froide en plein été. Gouvernés, gouvernants et gouverneurs étaient partis en vacances à peu près confiants : la reprise semblait se confirmer, la création d'emplois avait redémarré, la Grèce avait bénéficié d'un plan de sauvetage pour affronter la défiance des marchés, les "stress tests" publiés début juillet allaient rétablir la confiance dans la solidité des banques européennes.Début août, les vacances interrompues du premier ministre britannique, David Cameron, et du président de la République, Nicolas Sarkozy, ont symbolisé l'effet de surprise déclenché par le regain d'une crise démarrée en 2007. Le premier devant affronter des émeutes ; le second devant faire face à la rumeur d'une dégradation de la note française et convaincre la chancelière allemande, Angela Merkel, de sauver à nouveau la Grèce... Lire la suite de l'article du monde |
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