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Revue de presse 20 septembre 2020


Mixité sociale, revenus… les inégalités de plus en plus criantes en région parisienne

"Les milliers de conseillers municipaux fraîchement élus à Paris et en banlieue doivent se ruer sur cette étude. Les futurs candidats aux élections régionales aussi. En moins de vingt pages, l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), un institut financé par la Ville de Paris, décrit le cœur d’une grande partie des problèmes auxquels sont confrontés les responsables politiques locaux et qu’ils ont tant de mal à résoudre : les inégalités sociales, de plus en plus criantes dans la région.
Paris et sa métropole constituent globalement une zone riche. Le revenu médian y est supérieur de 12 % à celui de l’ensemble des Français. Mais ces revenus élevés se révèlent très inégalement répartis. Les 131 communes du Grand Paris constituent même « la métropole française dans laquelle les disparités de revenus sont les plus fortes », souligne l’étude publiée jeudi 17 septembre.
Les pauvres y sont plus pauvres qu’ailleurs. En moyenne, les 10 % des ménages les moins bien lotis vivent avec un revenu inférieur de 18 % à celui dont dispose la même tranche de population dans le reste du pays. Surtout, les riches y sont beaucoup plus riches. Les 10 % les plus aisés bénéficient d’un revenu supérieur de 40 % à celui des ménages équivalents ailleurs en France.
Les quartiers pris dans une spirale négative comptent beaucoup de logements sociaux, d’immigrés, de familles monoparentales, de chômeurs, et n’attirent guère les ménages qui disposent de revenus plus élevés.
« L’évitement des cadres et la concentration d’actifs peu qualifiés exposent davantage ces secteurs à la montée du chômage et à la précarité de l’emploi », note l’APUR. A Paris même, certains quartiers situés aux portes connaissent les mêmes difficultés, à l’image des Périchaux, dans le 15e arrondissement, de la porte Dorée (12e), ou des portes du 18e."
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La rixe

"Eric vit en Seine-Saint-Denis. Il est arrivé "au quartier" lorsqu'il était âgé d'une douzaine d'année, après avoir vécu à l'hôtel avec ses parents venus de Tunisie pour tenter de lui offrir une vie meilleure. Malgré la précarité, Eric a eu une enfance protégée. C'est en arrivant au collège que les choses ont basculé.
L'environnement a changé. La violence entre les enfants est partout. Tout le monde s'insulte, les bagarres sont le quotidien. Moi j'était petit, j'étais maigre, je n'avais pas de caractère : je n'en avait pas besoin, parce que je ne connaissais pas l'adversité. Mais avec le temps, pour te faire respecter, tu es obligé d'adopter le même langage. Et même si tu perds au début, tu commences à te bagarrer. "



Immigration : la Commission européenne veut « abolir le règlement de Dublin », annonce sa présidente

"La Commission européenne veut « abolir » le règlement dit « de Dublin » confiant la responsabilité d’une demande d’asile au pays de première entrée des migrants dans l’UE, a déclaré, mercredi 16 septembre, la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen devant le Parlement européen.
« Je peux annoncer que nous allons abolir le règlement de Dublin et le remplacer par un nouveau système européen de gouvernance de la migration (…). Il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité », a-t-elle dit, une semaine avant la présentation par la Commission d’une réforme très attendue de la politique migratoire dans l’UE."
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Revue de presse 13 septembre 2020


Les 1 000 premiers jours : Boris Cyrulnik remet le rapport de la commission d’experts à Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles

"Les 1 000 premiers jours de l’enfant constituent une période essentielle pour le bon développement et la construction de l’enfant. Cette période conditionne la santé et le bien-être de l’individu tout au long de sa vie. C’est sur ce sujet qu’a travaillé une commission de 18 experts spécialistes de la petite enfance, présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, et lancée par le Président de la République en septembre 2019."
La commission d’experts des « 1 000 premiers jours » a émis de nombreuses recommandations qui ont retenu l’attention du secrétaire d’État, parmi lesquelles :
  • La création d’un parcours des 1 000 jours, qui comprendrait un accompagnement personnalisé commençant dès l’entretien du 4ème mois, se poursuivant en maternité et jusqu’au domicile, et qui se renforcerait en cas de fragilités (handicaps, troubles psychiques ou fragilités sociales) ;
  • La généralisation de l’entretien prénatal précoce, qui ne concerne aujourd’hui que 28% des grossesses ;
  • L’augmentation des moyens des maternités et des PMI, afin que chacune des 500 maternités sur le territoire bénéficie d’un lien étroit et quotidien avec la PMI pour mieux accompagner les parents ;
  • L’allongement du congé paternité, qui serait une première étape d’une réforme ambitieuse du congé parental, dans l’intérêt du développement de l’enfant, mais également pour lutter contre la solitude et l’isolement des mamans,
  • La généralisation et l’harmonisation du projet éducatif de l’accueil des enfants avant 3 ans, etc."

Lire l'article sur le site du ministère
Téléchargez le rapport

Ehpad : des députés proposent qu’ils soient contrôlés par le défenseur des droits

"Dix ans après sa création, et alors que Jacques Toubon vient de laisser sa place à Claire Hédon (ancienne présidente d’ATD quart monde), la commission des lois de l’Assemblée , sous la plume des députés Coralie Dubost (LREM) et Pierre Morel-A-L’Huissier (UDI), a fait le point sur l’action du défenseur des droits dans un rapport publié en juillet. Une de leurs recommandations est « d’étendre le périmètre d’action du Défenseur des droits aux Ehpad et autres établissements et services sociaux et médico-sociaux ».
De fait, environ 6 % des réclamations reçues par le défenseur des droits en matière de discriminations sont relatives à l'âge. En début d’année, Jacques Toubon, encore à la tête de cette institution, énumérait les raisons de ces saisines : non-respect de l'individu, manque d'hygiène, entraves à la liberté d'aller et venir, restrictions ou interdictions de droit de visite sans raison médicale, accueil inadapté aux besoins de prise en charge des personnes (par exemple les malades d'Alzheimer), demandes arbitraires de mise sous régime de protection juridique et, plus rarement, agressions physiques ou psychiques.
« Je pense qu'il y a une omerta épouvantable sur les Ehpad. Beaucoup d'établissements sont dans un état catastrophique, ce sont des mouroirs. Et je pèse mes mots. Il faut donc donner la possibilité au défenseur des droits d'intervenir, justifie le député Pierre Morel-A-L’Huissier (UDI), corapporteur de ce texte. Cette administration a des délégués qui vont dans tous les centres pénitentiaires par exemple. Je verrais donc d’un bon œil que, de manière ponctuelle, elle aille dans les Ehpad pour les contrôler. » Et d’ajouter : « Ces dernières années, les scandales se multiplient. De plus en plus de personnes dénoncent des maltraitances. Or, dès qu'il y a un rapport critique du défenseur des droits, les autorités prennent immédiatement des sanctions, des mesures. D'où l'intérêt de lui permettre d'investiguer, de contrôler ces structures. »"
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Procès des attentats de janvier 2015 : pourquoi il ne faut pas surévaluer les motivations religieuses des terroristes

"Une lecture exclusivement confessionnelle des causes du terrorisme peut entraîner ce que François Thuillier, ancien officier des services français antiterroristes, et Emmanuel-Pierre Guittet, docteur en sciences politiques et chercheur associé à l’université de Cambridge (Angleterre), appellent « l’effet Allah Akbar » : « Voilà donc qu’il nous plaît de considérer le terroriste moderne en musulman. Cela semble convenir au plus grand nombre. Sans doute parce que cela fournit une explication et, ce faisant, cela rassure. »
Ancien officier de la CIA devenu psychiatre et chercheur indépendant, Marc Sageman a rencontré des dizaines de djihadistes depuis plus de trente ans. Il écrit dans son livre référence, Le vrai visage des terroristes (Denoël, 2005) : « Sur cent moudjahidines à propos desquels j’ai obtenu des informations pertinentes concernant leur milieu d’origine, treize ont expliqué leur ralliement par leurs seules croyances religieuses […], et ce chiffre est peut-être surévalué, puisque les moudjahidines ont toujours tendance à expliquer le djihad comme une révélation religieuse, sans mesurer l’importance de leurs amis, de leurs parents ou de leur maître. »"
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Revue de presse 06 septembre 2020


Le Podcast SMS, le nouveau rendez-vous de la rédaction des ASH

"Le Podcast SMS, c’est le nouveau rendez-vous de la rédaction des ASH.
Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir dans un format court l’essentiel de l’actualité du social et du médico-social.
Pour ce premier épisode, gros plan sur les dossiers brûlants de la rentrée : création d’une 5e branche de la sécurité sociale, loi grand âge, gouvernance de l’Aide-Sociale à l’enfance, absence de stratégie de lutte contre la pauvreté et bien sûr, la menace du Covid-19 en filigrane. "
Ecouter le Podcast des ASH

Une santé mentale dégradée pour plus d’un élève de 3e sur dix

"La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie, vendredi 4 septembre, une étude sur la santé mentale des élèves de 3e, qui montre que plus d’un élève sur dix affiche une détresse psychique.
Un questionnaire auto-administré a été distribué à ces collégiens pour évaluer la qualité de leur sommeil, leur comportement alimentaire, les blessures cutanées auto-infligées, leur comportement suicidaire… Ce travail a été réalisé en marge de l’enquête nationale de santé scolaire de 2016-2017, mené avec l’éducation nationale. Les données sont « axées sur les comportements plutôt que sur les seules humeurs, trop fluctuantes à cet âge ». « L’enquête se veut plus descriptive qu’explicative », précise Valérie Carrasco, chargée de l’étude avec Nathalie Guignon.
La photo obtenue avec l’ensemble des données récoltées permet de dresser un constat. Les filles sont plus nombreuses que les garçons, parmi ceux qui souffrent. Les résultats montrent qu’un tiers des filles sont en détresse psychique contre un cinquième, seulement, des garçons. « On retrouve là une constante des enquêtes en population générale adulte dans lesquelles la santé mentale est en générale ressentie comme plus mauvaise par les femmes », note la Drees."
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Témoignage : le journaliste Valentin Gendrot raconte son infiltration dans la police

"C’est le tout premier journaliste à infiltrer la police. De sa "formation low cost" jusqu’à une "bavure", Valentin Gendrot raconte son enquête inédite pour comprendre les violences policières et le mal-être des agents"



Revue de presse 30 août 2020


Contrat jeune majeur : pas d’exclusion pour ancienneté insuffisante à l'ASE

"La bataille du collectif « adopteunjeune.com » et de l’intersyndicale FSU et CGT a duré six ans, mais a fini par porter ses fruits. Le 15 juillet dernier, un arrêt du Conseil d’Etat a annulé une partie de la délibération du conseil départemental de la Haute-Vienne qui permettait d’exclure des contrats jeunes majeurs les personnes de plus de 18 ans n’ayant pas eu préalablement au moins trois ans successifs de prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE).
Cette décision, en date du 6 octobre 2014, était contraire à la réglementation en vigueur. L’arrêt rappelle en effet que le département a l’obligation de verser « les prestations d’aide sociale que la loi met à sa charge à toute personne remplissant les conditions légales » et que « le règlement d’aide sociale peut définir des priorités, préciser des critères, mais qu’il ne peut en aucun cas s’écarter du principe du bénéfice des prestations des personnes entrant dans le champ des dispositions législatives applicables ».
Or, selon le Conseil d’Etat, en subordonnant l’une des modalités de prise en charge au fait que le jeune ait bénéficié d’un suivi continu de trois ans à l’ASE avant sa majorité, le département a outrepassé son droit et « a fixé, sans avoir la compétence, une condition non prévue par les lois et décrets applicables à la prise en charge de ces jeunes par l’aide sociale à l’enfance ». Cette décision abusive aurait conduit plusieurs dizaines de jeunes à la rue, relève « adopteunjeune.com »."
Lire l'article des ASH

Covid-19 : pourquoi la flambée des nouveaux cas ne conduit-elle pas à une hausse similaire des hospitalisations ?

"Depuis la mi-juillet, la hausse des entrées à l'hôpital et en réanimation est deux fois moins importante que la hausse du nombre de nouveaux cas. Un phénomène qui serait lié à une augmentation du nombre de tests, et à un rajeunissement des populations récemment contaminées."
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« Médiatisés et surtout polymorphes, les actes de violence extrême donnent à penser qu’ils augmentent »

"La crise sanitaire de ces derniers mois, et notamment l’obligation croissante du port du masque, a fait resurgir le spectre de la violence. De l’agression mortelle du chauffeur de bus à Bayonne, le 5 juillet, au passage à tabac, quelques jours plus tard, de l’infirmière dans un bus qui demandait à deux jeunes personnes de mettre leur masque, l’insécurité refait la « une » des médias et des discours politiques.
Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, va jusqu’à évoquer « l’ensauvagement d’une partie de la société ». Deux France semblent s’opposer : l’une inquiète, abasourdie par le déchaînement de cette violence au cours de l’été, et l’autre, que l’on pourrait qualifier de « sereine », qui fait le constat froid que les statistiques policières ne démontrent aucun embrasement de notre pays. La situation n’est pas aussi apocalyptique que certains le pensent, mais pas aussi stable que d’autres le prétendent.
Premièrement, la France n’est, heureusement, pas les Etats-Unis, mais n’est, malheureusement, pas l’Allemagne ou l’Italie non plus. Les statistiques policières sont des données délicates à exploiter. Une partie des crimes et des délits ne sont pas reportés à la police et il existe par conséquent « un chiffre noir » difficile à estimer.
Les seules données fiables se résument à celles qui sont relatives aux homicides intentionnels, tant aux Etats-Unis qu’au sein de l’Union européenne. Si le taux d’homicides est quasiment cinq fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en France, celui-ci est nettement plus haut en France (1,4 homicide pour 100 000 habitants) qu’en Allemagne (0,8 pour 100 000 habitants), d’après les données Eurostat. L’Italie a, elle, un nombre d’homicides deux fois moins importants que la France pour un nombre d’habitants quasi identique."
Lire l'article du Monde


Revue de presse 23 août 2020


Prendre soin, un village pour élever un enfant

"Les familles dont un enfant est autiste sont souvent prisonnières des dizaines de "méthodes" proposées pour tenter d'aider leur enfant ; des méthodes coûteuses aux jargons protocolaires. Alena, la mère de Nicolas utilise la méthode des "3i" pour : intensive, interactive et individuelle. Cette proposition venue des Etats-unis, consiste à stimuler les autistes par le jeu pour les guider vers l'autonomie. Au domicile de Nicolas, à Thorenc, des bénévoles se relaient six heures par jour pour jouer avec l'enfant. Il s'agit de voisins volontaires, pas de professionnels du secteur médical."


Revue de presse 8 août 2020


Covid-19 : le conseil scientifique appelle à se préparer à une deuxième vague à l’automne

"Dans un avis publié lundi, les experts appellent les grandes villes à préparer un plan de « confinement local plus ou moins important en fonction de l’épidémie ».
Alors que le premier ministre, Jean Castex, en visite à Lille lundi 3 août, a appelé les Français à se protéger contre le virus, pour éviter la perspective d’un « reconfinement généralisé », le ministère de la santé a rendu public le huitième avis du conseil scientifique, intitulé : « Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne ». Ce document de 42 pages, transmis à l’exécutif le 27 juillet, s’inscrit dans la continuité de l’avis précédent de début juin, qui envisageait quatre scénarios pour les prochains mois (de l’hypothèse la plus favorable d’une épidémie sous contrôle à une situation critique, en passant par deux scénarios intermédiaires), mais s’inquiète de la perspective « hautement probable » d’une deuxième vague.
Pour l’heure, estime le conseil scientifique, la France est dans une situation correspondant au « scénario de type 1 fragilisé », comme l’Italie, avec une recrudescence récente du nombre de cas de Covid-19 dans plusieurs régions. En l’absence de mesures suffisantes (gestes barrières, port du masque, distanciation physique, lavage des mains), « on ne peut exclure une reprise épidémique dès l’été, en particulier à l’occasion de rassemblements mal contrôlés », souligne l’avis des scientifiques."
Lire l'article du Monde
Lire l'avis du conseil scientifique

Insertion - Vers un futur service public pour les jeunes de 18 à 30 ans

Saisi en décembre dernier par le gouvernement, le conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) a rendu la semaine dernière son rapport sur le déploiement du futur service public de l’insertion (SPI). L’organisation de la concertation nationale autour de ce dispositif constitue « le deuxième grand chantier » du gouvernement pour rénover le modèle social français, après celui du revenu universel d’activité (RUA), rappelle en préambule le COJ.
Après avoir organisé plusieurs réunions et ateliers de travail, cette commission consultative, placée auprès du Premier ministre, recommande que le SPI jeunes soit rattaché au SPI général, qui s’adresse principalement aux personnes éloignées du marché de l’emploi et aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). A condition toutefois, « de prendre en compte l’accompagnement des jeunes au regard de l’expertise et de l’approche des acteurs depuis 30 ans ». Autrement, le COJ préconise de créer un service public de l’insertion autonome dédié aux jeunes et de l’élargir à la tranche d’âge 18-30 ans, afin que ces publics obtiennent les mêmes droits."
Lire l'article des ASH


Revue de presse 26 juillet 2020


« Le plan de relance européen acte une avancée institutionnelle majeure »

"Ils ont enfin franchi la ligne d’arrivée. Après un marathon de négociations de quatre jours et quatre nuits, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont mis d’accord sur les termes du plan de relance européen. Le paquet sera bien de 750 milliards d’euros, mais la part des subventions sera finalement de 390 milliards, au lieu des 500 proposés en mai par le couple franco-allemand puis par la Commission. Une concession arrachée par les « pays frugaux », emmenés par le plus ferme d’entre eux, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.
Chercheure au CNRS et conseillère scientifique du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), l’économiste Anne-Laure Delatte décrypte le contenu de cet accord qui, même s’il a été raboté, marque une nouvelle avancée institutionnelle européenne."
Lire l'article d'Alternatives économiques

Emploi des jeunes | Présentation du plan "1 jeune, 1 solution"

"Jeudi 23 juillet 2020, Jean Castex, Premier ministre, s’est rendu rendu à Besançon (Doubs) accompagné d’Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, pour une visite placée sous le signe de la jeunesse et de l’emploi.
L’occasion de présenter le plan "1 jeune, 1 solution" – doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros – avec des mesures pour accompagner les jeunes de 16-25 ans au sortir de la crise de la COVID-19, avec notamment une aide au recrutement de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021."
Lire la suite sur le site du ministère

Prostitution des mineurs : un dispositif expérimental mis en place en Seine-Saint-Denis

"L’an passé, la procureure de la République a été saisie de faits prostitutionnels pour 95 mineurs au sein du département. De sa volonté, un groupe de travail a été lancé, réunissant les associations, le département et le Centre départemental enfants et familles. « Ses travaux ont été nourris par les constats d’une étude, parue en novembre 2019, et initiée par l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes de la Seine-Saint-Denis », détaille le département dans un communiqué de presse. Selon cette étude, un tiers des prostitués mineurs ont entre 13 et 15 ans et, dans neuf cas sur dix, ces personnes ont vécu des violences dans l’enfance. « Dans beaucoup de quartiers, se prostituer est presque devenu un statut social, car les filles gagnent beaucoup d’argent, expliquait alors Ouarda Sadoudi, cofondatrice du Féminisme populaire et de l’association Home. Certains termes, comme “escort girl”, normalisent la prostitution. »
Lire l'article des ASH

Claire Hédon : "La réalité du non-accès au droit, c'est une atteinte à notre démocratie"

Elle a un profil différent de celui de Jacques Toubon, ancien ministre et issu du monde politique : Claire Hédon, elle, revendique de venir de la société civile et du milieu associatif. "En tant que présidente d'ATD Quart Monde, je sais que la pauvreté c'est pas simplement un manque de revenus financiers, c'est aussi un problème de non-accès aux droits. J'ai une réelle connaissance de ces difficultés qu'ont les personnes au quotidien pour accéder à leurs droits."


Revue de presse 19 juillet 2020


Martine Vigneau : « Les travailleurs sociaux doivent être reconnus » (Unsa)

"Ecartés du Ségur de la santé, les travailleurs sociaux ne bénéficieront pas des accords signés le 13 juillet dernier. Trois questions à Martine Vigneau, secrétaire nationale en charge du secteur social à l’Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) et présidente du groupe Unsa au Conseil économique, social et environnemental (Cese).
Martine Vigneau : Longtemps, on a considéré que la reconnaissance du métier de travailleur social devait rimer avec la notion d’investissement. Or nous accompagnons des personnes pour leur épanouissement et leur émancipation. Accueillir, accompagner, protéger les adultes, les enfants ou les personnes handicapées est une mission qui demande un savoir-faire. Pourtant, le discours public est souvent péjoratif à l’égard des métiers du social.
On parle des « scandales » de l’ASE [aide sociale à l’enfance] ou du « pognon de dingue » dépensé pour les plus démunis. Les travailleurs sociaux doivent être reconnus. Ils n’ont pas été considérés comme prioritaires pendant le confinement. Le manque de masques a contraint de nombreuses structures à se retirer physiquement du terrain. Le système de garde de leurs enfants n’a pas été mis en place tout de suite.
A l’ASE, les prises en charge et les soins ont été stoppés du jour au lendemain. Certains gamins étaient perdus, sans repères, on a assisté à des décompensations qui vont nécessiter un accompagnement adapté que le secteur psychiatrique n’aura pas forcément les moyens d’absorber. Pour mieux rendre compte des activités du secteur et donner de la visibilité aux professionnels, nous allons bientôt démarrer un gros travail au sein du Conseil économique, social et environnemental sur les métiers du lien et du social."
Lire l'article des ASH

La très grande souffrance de la psychiatrie française

"La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu. Alors que les plus pessimistes, aux premiers jours du confinement instauré pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, prévoyaient une prise en charge ingérable des malades psychiatriques, la mobilisation des professionnels a permis de limiter les dégâts. De fait, les établissements psychiatriques ont réorganisé leurs services et le circuit des admissions de telle sorte que l’épidémie de Covid est restée contrôlable, et aucun « tri de patients » n’a été nécessaire pour cause d’indisponibilité de lits. Mais le pire reste sans doute à venir.
Ruptures de soins durant le confinement (10 % des malades auraient été perdus de vue), isolement social accru, discours alarmiste sur la crise sociale à venir : l’effet boomerang que redoutent les professionnels de santé commence déjà à se faire sentir.
En Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine, les patients affluent aux urgences psychiatriques. Dans le département de Seine-Saint-Denis, sous tension maximale, les lits manquent pour hospitaliser des malades en grande demande. « De la souffrance psychique est née dans la population confinée et les besoins de soins ont globalement augmenté », constate le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, Franck Bellivier. Et de nouveaux patients sans antécédents psychiatriques pourraient se présenter à la rentrée, souffrant en contrecoup de stress post-traumatique ou d’épisodes dépressifs. De quoi aggraver encore la souffrance de la psychiatrie française, grande malade de la santé publique en France."
Lire l'article du Monde

« La situation des urgences pédopsychiatriques est un drame »

"La capacité d’accueil et de soin d’enfants atteints de troubles mentaux ne suit pas l’augmentation et l’aggravation des cas, alerte un collectif de professionnels hospitaliers, dont le professeur Richard Delorme, dans une tribune au « Monde ».
Tribune. Avons-nous décidé collectivement d’être négligents avec la santé mentale de nos enfants ? Cette question surprenante est pourtant celle que nous, professionnels de santé, nous posons chaque jour – plus encore depuis la crise due au Covid-19 – lorsque nous avons à gérer la souffrance des enfants qui se présentent aux urgences pour des troubles psychiatriques. Que s’est-il passé depuis août 2018, où nous soulignions dans Le Monde les difficultés que nous rencontrions pour pallier l’augmentation de la gravité et du nombre de passages aux urgences ?
Est-il normal que, faute de places d’hospitalisation et d’une organisation cohérente des soins urgents en pédopsychiatrie, nous soyons obligés de laisser des enfants de moins de 15 ans dormir aux urgences, parfois trois ou quatre nuits, dans des lieux où ils ne devraient passer que quelques heures ? Est-ce normal de laisser des enfants angoissés, suicidaires, dans des conditions précaires, sans les soins nécessaires à la prise en charge de leur trouble ? A-t-on accepté collectivement que cette situation est tolérable pour notre société, alors même que les conséquences de la crise sanitaire actuelle se manifestent par un afflux aux urgences ? Ce qui était insupportable l’est plus encore.
Lire l'article du Monde


Revue de presse 12 juillet 2020


La faim pourrait tuer 12 000 personnes par jour à la fin de l'année

"Les effets collatéraux du Covid-19 finiront-ils par devenir plus meurtriers que le virus lui-même ? Pour Oxfam, nous prenons le chemin de ce scénario catastrophe en laissant croître l’insécurité alimentaire. Selon des données du programme alimentaire mondial (PAM) reprises par l’ONG, «121 millions de personnes supplémentaires pourraient être exposées à la famine à cause des répercussions sociales et économiques de la pandémie».
En cause, le chômage de masse, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et une réduction de l’aide humanitaire. «Nous faisons face à un type de crise alimentaire jamais vue. Une part importante de la population de certains pays ne pourra plus accéder à l’alimentation parce qu’elle a perdu ses sources de revenus», explique Hélène Botreau, chargée de plaidoyer sur la question de la sécurité alimentaire pour l’ONG.
Lire l'article de Libération

Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti, Roselyne Bachelot... : retrouvez la composition du gouvernement Castex

" "Après la démission, vendredi 3 juillet, du gouvernement d’Edouard Philippe et la nomination par Emmanuel Macron de son ancien « M. Déconfinement », Jean Castex, à Matignon, le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a annoncé, lundi 6 juillet, la composition du nouveau gouvernement.
Lire l'article du Monde

Regain épidémique, accélération sur le continent américain, «Ségur de la santé»… Une semaine d'actu sur le coronavirus

"La pandémie du nouveau coronavirus a fait depuis fin décembre au moins 560 425 morts dans le monde, dont le plus grand nombre aux Etats-Unis (134 097 décès), suivis par le Brésil (plus de 70 000), selon un bilan réalisé par l’AFP. Il poursuit ses ravages sur le continent américain.
En Europe, la situation semble sous contrôle, même si le Vieux Continent reste le plus durement touché par le virus avec plus de 200 000 morts, dont plus des deux-tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France (le seuil des 30 000 morts a été franchi vendredi) et en Espagne. Près de 7% de la population de France métropolitaine a été infectée par le SARS-CoV-2 avant mi-avril, soit 4 368 000 personnes, selon l’agence sanitaire Santé publique France (SpF)."
Lire l'article de Libération

Frank Bellivier : « Les filières psychiatriques sont encore plus sous tension »

"En région parisienne et particulièrement en Seine-Saint-Denis, des patients souffrant de troubles psychiques ne trouvent pas de lits d’hospitalisation, explique le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie.
Les Français vont-ils plus mal après presque deux mois de confinement ?
De la souffrance psychique est née dans la population générale confinée et les besoins de soins ont globalement augmenté. Le baromètre de Santé publique France et l’enquête Coclico conduite par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé en donnent une photographie assez intéressante, avec une augmentation des symptômes dépressifs, des symptômes anxieux, des addictions, et dans une moindre mesure des idées suicidaires, même si le Centre national de coordination des centres VigilanS n’a pas indiqué à ce jour de recrudescence de tentatives de suicide. Il y a également eu des renoncements aux soins pendant cette période. On récupère des patients qui n’ont pas eu des prises en charge optimales."
Lire l'article du Monde

Discriminations : une méthode d’évaluation est publiée

"Au travers de la publication d’une fiche pratique, le défenseur des droits fournit aux personnes ayant le sentiment d’avoir été discriminées à la suite d’une prise de décision un outil qui leur permettra de confirmer leurs soupçons. Intitulé « Le test de discrimination, une méthodologie à respecter », le document propose l’évaluation d’une situation selon des critères tels que le sexe, l’orientation sexuelle, l’origine, la nationalité ou le handicap. « Un test de discrimination, ou testing, consiste à soumettre deux profils comparables pour une même demande (entretien d’embauche, visite d’appartement, rendez-vous médical, etc.), sauf en ce qui concerne le critère susceptible d’exposer aux discriminations (origine, handicap, âge, sexe…) », explique le défenseur des droits."
Lire l'article des ASH
Lire la fiche pratique


Revue de presse 05 juillet 2020


Municipales : un scrutin marqué par l’abstention

"Le 28 juin, l’abstention a encore progressé jusqu’à atteindre 72,25 % à Nice ou 72 % à Saint-Etienne. Un phénomène qui met à mal la légitimité des élus locaux.
La plupart des commentaires suivant le second tour des élections municipales ont contribué à produire un effet de loupe sur les succès remportés par les écologistes dans quelques grandes villes. Succès réels mais la carte des victoires électorales remportées par Europe Ecologie-Les Verts et ses alliés ne recouvre pas la carte du territoire.
S’il est une déferlante qui a submergé le pays dimanche 28 juin, c’est celle de l’abstention. Déjà, le premier tour avait été marqué par une abstention historique pour des élections municipales de 55,34 %. Le second tour a enfoncé ce record, avec 58,33 % d’abstention. Bien sûr, on invoquera le Covid-19, les conditions particulières dans lesquelles s’est tenu ce scrutin – ces deux scrutins, pourrait-on dire, à quinze semaines d’intervalle, séparés par une longue période de confinement."
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« Push », sur Arte, montre des grandes villes de plus en plus réservées aux riches

Avocate de formation, originaire d’Ottawa, Leilani Farha fait le tour du monde. Son job ? Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement convenable. Dans ce documentaire qui dresse un tableau accablant de la situation du logement dans les grandes villes de la planète pour les plus démunis, le cinéaste suédois Fredrik Gertten a suivi Leilani Farha de Toronto à Berlin en passant par Londres, Uppsala (Suède), Barcelone, New York ou Valparaiso (Chili).
Quel que soit le pays en question, la problématique est la même : en rachetant des immeubles, des appartements ou des terrains, les grands investisseurs, fonds de pension en tête, obligent les habitants les moins riches à quitter les lieux. Soit en augmentant brutalement les loyers, soit en rasant des immeubles vétustes pour construire des résidences de luxe. Quitte à laisser de nombreux logements vacants, de façon à pouvoir revendre avec plus-value le plus rapidement possible.
Face à des fonds vautours pour qui l’immobilier représente un actif beaucoup plus rentable et moins risqué que les marchés boursiers, certains font de la résistance : grève des loyers, actions menées avec la municipalité, rachat de logements. Mais le combat est inégal. « La situation actuelle est extrêmement grave. Les salaires stagnent, les logements deviennent de plus en plus inabordables. De quoi ont besoin les gens pour vivre dignement ? D’un logement convenable et abordable. C’est soutenu par le droit international », rappelle Leilani Farha."
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Coronavirus : un peu partout dans le monde, des signaux d’une poussée de la pandémie causée par le coronavirus

Même si elle s’est stabilisée en Europe, l’épidémie, qui a fait plus de 500 000 morts, est toujours en pleine expansion dans une grande partie de la planète.
La statistique, dévoilée mercredi 1er juillet par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), résume à elle seule la dynamique actuelle de la pandémie de Covid-19 : « 60 % de tous les cas recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du mois dernier », a indiqué son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Cette semaine, deux seuils symboliques ont été franchis : au 3 juillet, plus de dix millions de cas d’infection au SARS-CoV-2 ont été détectés dans 188 pays, faisant plus de 500 000 morts – un bilan qui a doublé en deux mois. Si plus de 5,5 millions de personnes ont guéri de la maladie, qui peut prendre des formes longues et occasionner des convalescences tardives, l’épidémie est donc « loin d’être finie » et « s’accélère » même, a mis en garde, lundi 29 juin, l’OMS.
A commencer par les Etats-Unis, où le nombre de nouveaux cas a connu une flambée spectaculaire ces derniers jours, obligeant certains Etats à réintroduire des restrictions d’urgence. Le 3 juillet, un niveau record a été atteint avec plus de 57 000 nouvelles contaminations en vingt-quatre heures, selon le comptage de l’université Johns-Hopkins."
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Santé mentale - Confinement : 33 % des Français en détresse psychologique

"Imposé par une crise sanitaire sans précédent, le confinement n’a pas été sans conséquence sur la santé mentale des Français. Selon une enquête Internet menée par l’Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) du 3 au 14 avril et baptisée « Coclico », 33 % des Français se sont retrouvés en état de détresse psychologique, dont 12 % d’intensité sévère. Si plusieurs études ont été publiées sur le sujet depuis le début de la pandémie, celle de l’Irdes se veut différente. « Contrairement aux autres publications qui se sont basées sur un échantillon aléatoire, nous avons eu recours à un panel de répondants représentatif de la population française, ce qui nous a permis d’extrapoler », explique Coralie Gandré, coauteure du rapport.
Par détresse psychologique, les chercheurs font notamment référence aux problèmes de tension, de stress, aux troubles du sommeil ou de la concentration, au sentiment d’être malheureux ou encore au manque de confiance en soi. Ce phénomène, s’il est bien entendu lié à la vulnérabilité des individus face à la pandémie, semble surtout découler des conditions et conséquences du confinement. « Parmi les facteurs de risque les plus marquants, on retrouve les conséquences économiques du confinement, analyse Coralie Gandré. Ceux dont la situation financière s’est dégradée présentent une détresse psychologique très forte. Cela n’est pas forcément lié à l’évolution de la situation par rapport à l’emploi. Au sein des personnes mises au chômage partiel ou total, ce sont celles dont les revenus ont baissé qui ont été les plus impactées. »"
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La crise sanitaire a porté atteinte aux droits des personnes privées de liberté

"Publié le 2 juillet, le rapport « Les droits fondamentaux des personnes privées de liberté à l’épreuve de la crise sanitaire » d’Adeline Hazan, contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), est formel : pendant la crise sanitaire, les droit des personnes privées de liberté ont été bafoués. L’analyse des lieux contrôlés entre le 17 mars et le 2 juin indique que « la prolongation des détentions provisoires de plein droit sans examen par le juge est la plus grave des atteintes portées aux droits des personnes privées de liberté ». Durant cette période, les détenus n’ont plus été présentés devant le juge de l’application des peines, le juge des libertés et de la détention ou le juge des enfants.
En ce qui concerne les établissements pénitentiaires, la CGLPL admet la baisse significative de la population pénale, mais en recense certaines limites. « Les établissements les plus surpeuplés n’ont pas tous été concernés et les dispositions prises par ordonnance ont été trop timides, mais on doit constater, d’une part, que ce mouvement inédit a été possible et, d’autre part, que la réaction négative de l’opinion publique, crainte par certains face à cette baisse massive de la population pénale, ne s’est pas manifestée », souligne l’autorité administrative. Pour cette dernière, respecter la capacité d’accueil des prisons françaises reste un objectif à atteindre. « La régulation carcérale, que la CGLPL recommande avec insistance depuis 2014, doit être inscrite dans la loi », précise le rapport."
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Revue de presse 29 juin 2020


Adaptation des épreuves de certification des diplômes du travail social pour la session 2020

"Publié au Journal officiel le 27 juin 2020, un arrêté adapte les modalités de délivrance des diplômes. Ce texte prévoit que les périodes de stage incomplètes, les productions écrites non rendues et les perturbations du cursus de formation liées à la gestion de la crise sanitaire « ne peuvent faire obstacle à la présentation des candidats au diplôme par les établissements de formation » (article 2)."
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En France, "une vague de problèmes de santé mentale" se poursuit, en particulier "chez les plus précaires et jeunes"

"Santé publique France a lancé une enquête, depuis le 23 mars, sur l'évolution des comportements et de la santé mentale. Quels enseignements en tirez-vous ?
Cette enquête montre que pendant le confinement, la santé mentale au sens large des Français s'est très significativement dégradée, en termes d'anxiété, en termes de dépression et en termes de problèmes de sommeil aussi. Et comme l'enquête s'est poursuivie, nous constatons un recul de ces indicateurs, un recul des problèmes de santé mentale après le confinement, mais pas encore un retour à la normale.
Nous ne savons pas encore combien de temps cette vague de problèmes de santé mentale va mettre pour se résorber, sachant que les résultats de Santé publique France montrent aussi une différenciation sociale assez importante, puisque du point de vue du sexe, de l'âge, de la catégorie socio-professionnelle, du niveau de diplôme ou du niveau de revenu, l'impact n'est pas le même, l'impact est plus fort chez les plus précaires et chez les plus jeunes."
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La famille, valeur refuge pour affronter la crise liée au Covid-19

"L’étude de deux chercheuses de l’université de Bourgogne Franche-Comté montre un renforcement des liens pendant le connement
Plusieurs tendances se dégagent. La première est celle d’un recours au regroupement familial. Ainsi, 48,4 % des répondants qui vivaient seuls avant le connement ont choisi de se conner en couple ou avec leur famille. Alors qu’un tiers des répondants vivaient seuls avant, ils n’étaient plus que 16 % pendant la période. C’est particulièrement le cas des étudiants, très représentés dans l’enquête.
Le choix de la résidence temporaire varie : chez les parents, mais aussi pour les jeunes en couple chez les parents de leur petit(e) ami(e), avec parfois une alternance entre les domiciles des parents de chacun. Un mouvement qu’on retrouve d’ailleurs pour les enfants de parents séparés, qui ont poursuivi leurs allersretours, autorisés au titre de « motif familial impérieux ».
Pour beaucoup, le fait de s’être confinés ailleurs que dans leur logement habituel marque une proximité préexistante.Laquelle a été renforcée pour certains pendant cette période : 16 % des répondants témoignent d’une amélioration de leurs relations avec leur père, 18 % avec leur mère, 30 % avec leur lle et 25 % avec leur fils.
Un tableau qui ne doit pas masquer cependant l’existence de tensions, préviennent les deux chercheuses, « Environ 10 % à 15 % de répondants ont indiqué que les relations au sein de la famille ont été plus difficiles ; 8 % témoignent ainsi de relations dégradées au sein du couple » précise Veronika Kushtanina. Des tensions qui ont parfois provoqué des changements de lieux de confinement."
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« Territoires zéro chômeur » : une expérimentation en devenir

"Depuis 2016, le dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée » fait ses preuves dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Fort de ce succès, son expérimentation va être reconduite et étendue. Une urgence pour ses fondateurs, dans un contexte de crise économique et sociale.
`[...]portée par plusieurs associations (ATD quart monde, Emmaüs, le Secours catholique, la Fédération des acteurs de la solidarité) et actée par une loi en 2016, cette expérimentation poursuit son chemin dans dix territoires. Le principe : embaucher en contrat à durée indéterminée des personnes au chômage depuis plus d’un an dans une entreprise à but d’emploi (EBE), où elles sont payées au Smic. Elles doivent être volontaires et habiter dans la commune depuis au moins six mois. Le financement des emplois – qui doivent répondre à des besoins locaux non satisfaits et être sans risque de concurrence avec des emplois existants – est assuré par l’Etat, les conseils départementaux et régionaux, les communautés de communes, les organismes publics et privés ainsi que par le chiffre d’affaires des EBE. Cinq ans plus tard, sur 1 849 personnes s’étant déclarées intéressées par le projet, 1 112 ont un travail. Agées en moyenne de 44 ans, elles étaient le plus souvent sans emploi depuis quatre ans et demi."
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Au second tour des élections municipales 2020, abstention record et percée écologiste

"Quinze semaines après le premier tour, qui s’était tenu alors que l’épidémie de Covid-19 gagnait en intensité, ce second tour n’a pas réussi à ramener les électeurs aux urnes.
L’enseignement dominant du second tour des élections municipales, qui s’est tenu dimanche 28 juin, c’est d’abord le nouveau recul de la participation. Comme le laissaient craindre les estimations des instituts de sondage, un nouveau record d’abstention a été enregistré : 58,4 %, selon les chiffres officiels du ministère de l’intérieur, soit près de 4 points de plus qu’au premier tour, le 15 mars, et plus de 20 points de plus qu’au second tour des élections municipales de 2014."
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Revue de presse 21 juin 2020


DOSSIER SPECIAL FORMATION


« Le contact humain manque énormément » : pour les étudiants, l’inégale expérience des cours à distance

"Le basculement des cours en ligne a mieux marché dans certaines formations que dans d’autres, tandis que le confinement a exacerbé les inégalités entre les jeunes."
Ce long article présente les témoignages et analyses de nombreux acteurs de la formation, étudiants, formateurs, enseignants.
Extrait : "La vice-présidente estime qu’entre 10% et 20 % des jeunes se trouvent dans une situation préoccupante, avec un cumul de difficultés et donc un fort risque de décrochage. Dans un sondage réalisé par l’université, plus de la moitié des participants déclarent avoir des problèmes pour suivre les cours (scolaires pour un tiers d’entre eux, puis psychologiques, pratiques et financiers)."
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Baisse de motivation des étudiants, interactions « au point mort » avec les enseignants : le ras-le-bol des cours en ligne

"Chaque semaine depuis la mi-mars, Alexandre Mayol, maître de conférences en sciences économiques à l’université de Lorraine, allumait son ordinateur, se branchait sur Zoom et saluait ses étudiants. Ou plutôt, des dizaines d’écrans noirs : autant de petits carrés sombres que d’étudiants, invisibles. Les micros étaient fermés, les caméras éteintes afin d’éviter de saturer le réseau, et pour respecter l’intimité d’un chez-soi devenu brusquement lieu d’études. Puis, dans un « silence d’outre-tombe », Alexandre Mayol commençait son cours. « Mon monologue », rectifie l’enseignant, saisi par la désagréable impression de « parler dans le vide ».
Ces mots sont dans toutes les bouches : interaction « au point mort », « frustration », voire « tensions » manifestes… Lorsque, en mars, les universités et grandes écoles ont basculé vers des cours en ligne à cause de l’épidémie de Covid-19, la relation pédagogique entre enseignants et étudiants a en effet dû s’adapter, tant bien que mal et sans préparation, à cette situation inédite.
Un modèle qui pourrait se poursuivre en septembre, si la situation sanitaire ne permet pas un retour normal dans les établissements. Non sans difficulté, ces derniers préparent déjà une « rentrée hybride », mêlant enseignement en ligne et en présentiel. Dans cette formule défendue par le ministère de l’enseignement supérieur, les cours à distance pourraient rester majoritaires, jusqu’à 80 % de la formation selon les décisions de chaque établissement. Dans les rangs professoraux, cette perspective génère de l’inquiétude. D’autant qu’il s’agira alors d’accueillir de nouveaux étudiants, qu’ils n’auront même pas rencontrés quelques semaines en présentiel."
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« Les prochaines semaines risquent d’être très compliquées » : confinés et sans job, la vie sur le fil des étudiants précaires

"Alors que près de la moitié des jeunes financent leurs études grâce à des petits boulots, nombreux sont ceux qui se retrouvent en difficultés financières depuis le début du confinement. Des aides se déploient.
Trois kg de féculents, des conserves et des produits d’hygiène. Tel est le contenu des paniers qui sont distribués, depuis le 18 mars, à des centaines d’étudiants bordelais confinés dans leurs cités universitaires. Gantés, masqués et toujours un par un, ce sont des doctorants, post-doctorants et maîtres de conférences des universités de la métropole qui se chargent bénévolement de la livraison : une urgence face à la situation de « détresse » de certains jeunes, alertent-ils par le biais de leur collectif, Solidarité : continuité alimentaire Bordeaux.
« Avec la fermeture des restaurants universitaires, on s’est rendu compte que certains étudiants n’avaient pas mangé depuis quarante-huit heures, raconte un des membres du collectif. Plus que la continuité pédagogique, l’enjeu est surtout, aujourd’hui, celui de la continuité alimentaire. » [...]« Pour la majorité des étudiants qui nous contactent, la perte d’un job ou d’un stage est venue se rajouter à une vulnérabilité antérieure, ce qui rend leurs dépenses courantes très compliquées »"
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A l’université, la préparation de la rentrée vire au casse-tête

"A quoi ressemblera la rentrée dans l’enseignement supérieur ? Y aura-t-il des étudiants dans les amphithéâtres ? Tous les cours seront-ils transformés en enseignement numérique ? Les universités, qui ont le sentiment d’avoir été les grandes oubliées du déconfinement, n’en finissent pas de s’interroger.
« La possibilité que les choses reprennent normalement en septembre est présentée par le gouvernement comme le scénario le moins probable, dénonce d’emblée Camille Peugny, professeur de sociologie à l’université de Versailles-Saint-Quentin. Il y a un sentiment d’incompréhension, comme si nous étions punis. »
Dans les rangs universitaires, la même crainte s’exprime de plus en plus fortement, à mesure que l’été approche : celle d’une rentrée profondément « dégradée » en perspective. C’est maintenant que se prépare l’accueil des futurs étudiants, mais le flou demeure autour du fonctionnement hybride – mêlant enseignement à distance et « présentiel » – sur lequel le ministère de l’enseignement supérieur appelle les établissements à travailler.
De son expérience de l’enseignement à distance lors des derniers mois de confinement, l’enseignant Camille Peugny garde l’impression d’avoir « déversé son cours dans un trou noir » : « On ne peut pas transformer un étudiant en un atome qui fait tout depuis chez lui. »"
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Pauvreté : les moins de 25 ans parmi les plus fortement touchés

"En France – pays membre du G7, qui rassemble les sept plus grandes puissances économiques mondiales –, des jeunes, en particulier de moins de 26 ans, étudiants ou non, ont eu faim durant les deux mois de confinement. Et hors temps de crise sanitaire, ils sont, rappelle la Fage, un sur cinq à vivre sous le seuil de pauvreté.
Ainsi, l’ampleur des difficultés rencontrées par les jeunes durant ce printemps n’a pas surpris tout le monde… « Cela a rendu visible une réalité préexistante », commente Jérôme Voiturier, directeur général de l’Uniopss (regroupement de structures sanitaires et sociales non lucratives) et membre du collectif Alerte, qui rassemble les associations de lutte contre la pauvreté. « Depuis des années, nous alertons les pouvoirs publics. La situation se dégrade, les difficultés financières des jeunes s’accroissent », note Orlane François, présidente de la Fage. Et d’énumérer : les bourses et les aides personnalisées au logement (APL) ne sont pas indexées sur l’inflation. Les APL ont subi une baisse de 5 € au début du mandat présidentiel. Le coût de la vie augmente. Pour beaucoup, l’accès aux soins devient compliqué. Les jeunes sont davantage touchés par la précarité et le chômage, et, rappelle enfin la jeune femme, le premier contrat à durée indéterminée est signé en moyenne à 29 ans."
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L’après-crise : la pauvreté doit devenir la priorité de l’Union européenne

"Alors que 87 millions d’européens pourraient sombrer dans la misère à la suite de la crise du coronavirus, vingt-sept associations alertent le Conseil européen sur la nécessité de soutenir la lutte contre la pauvreté.
Pour faire face à l’augmentation massive des cas de pauvreté liés à la crise sanitaire de 2020, vingt-sept associations européennes s’allient et lancent un appel pour un soutien d’urgence aux plus démunis. Elles demandent au Conseil européen, se réunissant vendredi 19 juin sur les questions relatives au budget 2021-2027, de « prendre la mesure de l’extrême gravité de la situation » et d’« inscrire la lutte contre la pauvreté comme priorité de l’Union européenne »."
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Revue de presse 15 juin 2020


« The talk » : comment les Afro-Américains parlent à leurs enfants du danger d’être noir

"C’est une tradition largement répandue dans la communauté afro-américaine : éduquer ses enfants aux risques encourus par le simple fait d’être noir. Une « conversation » relancée par le mouvement Black Lives Matter."
[...]« “The talk”, c’est ce que nous faisons depuis des générations pour garder nos jeunes en vie, résume le quinquagénaire. Nous informons nos fils que même la plus banale interaction, notamment avec des fonctionnaires chargés de les protéger et de les servir, peut se révéler fatale. » Un euphémisme pour prévenir la jeunesse noire américaine des effets toujours vivaces du racisme au sein d’une partie de la société et dans les forces de l’ordre."
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Suicides : les travailleurs sociaux particulièrement concernés

"Le dernier rapport de l’Observatoire national du suicide dévoile que l’action sociale est un des secteurs avec le taux de mortalité par suicide le plus important. Les chercheurs appellent également à replacer au cœur des débats le « mal-être » des chômeurs, particulièrement susceptibles de passer à l’acte.
Le rapport s’intéresse également aux pathologies psychiques en relation avec le travail. Là encore, il est souligné que les hommes atteints de PPRT (pathologies psychiques en relation avec le travail) exercent principalement dans le milieu de la santé, du social ou de l’action sociale, comprenant les métiers de l’hébergement médico-social et social et de l’action sociale sans hébergement. Même constat chez les femmes, puisque 14,5 % de celles qui présentent ce type de pathologies travaillent dans un de ces secteurs."
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Coronavirus : nouvelle très forte hausse du chômage en avril

"Le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) a bondi de 843.000 personnes le mois dernier, a annoncé ce jeudi le ministère du Travail. Cette hausse exceptionnelle de 22,6 % par rapport à mars s'explique pour les trois quarts par une bascule des chômeurs déjà inscrits en activité réduite.
Des chômeurs plus nombreux, malgré l'amortisseur massif de l'activité partielle , et surtout de plus en plus « à temps plein ». C'est ce que montrent des statistiques de Pôle emploi pour le mois d'avril, premier mois plein de confinement, publiées ce jeudi. Elles confirment l'envolée amorcée en mars. Leur ampleur rend encore plus urgente l'annonce par le ministère du Travail de son grand plan de soutien à l'emploi pour éviter que les entreprises n'engagent des vagues de plans sociaux.
Il ressort des chiffres que le nombre de personnes inscrites en catégorie A en France hors Mayotte, c'est-à-dire sans aucune activité dans le mois, a enregistré un bond spectaculaire : +843.000, ou +22,6 % par rapport à mars où la hausse avait déjà été de 7,1 % . Il s'agit d'un record absolu depuis le début de la mesure en 1996, et qui porte les effectifs de cette catégorie, la plus scrutée, à 4,57 millions de personnes ! Toutes les tranches d'âges sont concernées, de même que toutes les régions. A noter toutefois que les hommes paient un plus lourd tribut."
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Logement – Hébergement - Loyers impayés : une « bombe à retardement économique et sociale»

"Alors que l’impact de la crise sanitaire sur les loyers impayés est constaté, les départements, les bailleurs sociaux et les associations s’inquiètent d’un possible effet « boomerang ». Ils appellent le gouvernement à décréter une année blanche d’expulsions locatives, à créer un fonds national de lutte contre les impayés de loyers et à augmenter les APL.
En matière de loyers impayés sur le parc social, les premières données chiffrées concernant la période du confinement sont disponibles. La crise économique induite par l’épidémie du Covid-19 a fragilisé le budget de nombreuses familles. Paris Habitat indique que 6 416 locataires n’ont pas honoré un premier loyer entre février et mai. L’augmentation de la dette de ce bailleur est de 13 à 14 %, soit 3,4 millions d’euros supplémentaires. « Il s’agit de locataires dont la situation était déjà fragile, indique Emmanuelle Copin, directrice générale adjointe chargeé de la proximité et des politiques sociales pour Paris Habitat. Nous étions inquiets mais la situation se normalise. »
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Le déconfinement s’accélère : restos, frontières, cinémas, écoles… quelles restrictions sont encore en vigueur ?

"L’ensemble de la France métropolitaine est désormais en « zone verte ». Les frontières rouvrent aussi progressivement. « Le Monde » fait le point sur ce qui reste restreint."
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Coronavirus : les associations en première ligne contre l’exclusion

"Des Restos du cœur à la Croix-Rouge en passant par le Samu Social, le tissu associatif a été extrêmement mobilisé depuis le mois de mars dernier. Quel rôle a-t-il précisément joué ?"


Revue de presse 8 juin 2020


Formation en travail social : « Les signaux sont au rouge »

"Alors que leurs stages sont suspendus ou supprimés, les étudiants en travail social subissent aussi les effets de la crise sanitaire du Covid-19. Déléguée générale de l’Unaforis, Diane Bossière s’inquiète de la raréfaction des stages."
Dans la phase de confinement, des mesures dérogatoires ont été prises pour permettre aux étudiants de continuer leur parcours de formation le plus sereinement possible même si leurs stages avaient été suspendus. On espérait qu’avec le déconfinement, la situation allait reprendre un cours à peu près normal. Or tous les signaux sont au rouge. L’arrêt des stages a précarisé les étudiants, certains n’ont pas eu de gratifications, d’autres ont bénéficié de CDD très différents des « formations pratiques » décrites dans les référentiels. Mais, surtout, les lieux de stage qualifiants ne sont pas certains de pouvoir accueillir des stagiaires car ils ne disposent pas des conditions sanitaires exigées ou de l’encadrement requis.
Certains encadrants sont toujours au chômage partiel, d’autres sont pris par des urgences liées au Covid-19 qui imposent de respecter des consignes strictes, d’autres encore travaillent à distance… Des associations, des conseils départementaux, habituellement pourvoyeurs de stages, nous ont prévenus avoir un mal fou à reconstituer leurs équipes et sont dans l’impossibilité de s’engager à reprendre des stagiaires en septembre. La pénurie était déjà réelle depuis la gratification des stages en 2015. Là, c’est d’autant plus inquiétant que la situation épidémique sera probablement toujours délicate à la rentrée."
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Patrick Boucheron : "La jeunesse a payé un prix extravagant à cette crise"

"Pour entamer ce "Monde d'après", Patrick Boucheron tire le bilan, d'un point de vue historique, de ce confinement : "On est ramené aux conditions singulières de l'expérience, chacun confronté à sa propre solitude (...) On a pas tous les mêmes fondations, sûres, et il est temps de descendre à la cave pour voir les dégâts (...) Il y a un gouffre qui s'ouvre devant nous, la responsabilité politique c'est l'autre temps, qui vient"."


Éducation - Les enfants les plus précaires ne sont pas revenus en classe

"Après avoir fermé le 16 mars dernier, les établissements scolaires accueillent depuis trois semaines et progressivement les élèves. Or, parmi les 12 millions d’élèves, tous n’ont pas repris le chemin de l’école. Dans les familles les plus précaires les inégalités se creusent face à l’apprentissage." [...]A L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au cœur d’un des départements les plus touchés par l’épidémie de Covid-19, Marie-Hélène Plard, directrice d’une école maternelle, ne compte pour l’instant que 22 enfants, en rotation selon les jours de la semaine, contre 144 avant la pandémie. « C’est inquiétant car il y a très peu de sollicitations des familles pour remettre les enfants. Dans notre quartier, à la fois fortement paupérisé et qui a été durement touché par le Covid-19, il y a une énorme crainte d’un retour à la collectivité. Concrètement, les enfants des familles les plus précaires ne sont pas revenus. J’ai échangé avec certaines, elles ne veulent pas prendre de risque. Il y a des familles qui ne ressortent toujours pas et prolonge une espèce de confinement de crainte », raconte la directrice d’école et co-secrétaire du SNUipp 93."
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Our cities only serve the wealthy. Coronavirus could change that

"Urban spaces have always catered to the needs of the elite but the community reaction to the pandemic shows it doesn’t have to be this way"
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Revue de presse 1 juin 2020


L'admission en formation de travail social fondée sur le seul examen du dossier de candidature

"Un décret et un arrêté publiés au Journal officiel le 26 mai prévoient des modalités dérogatoires d’admission, pour la session 2020, aux formations de certains diplômes de travail social."
"Par dérogation à l’article D. 451-28-5 du code de l’action sociale et des familles, les modalités d’admission dans les formations aux diplômes du travail social conférant le grade de licence mentionnés au 16o de l’article D. 612-32-2 du code de l’éducation peuvent, pour la rentrée 2020, être fondées sur le seul examen du dossier de candidature.Ces modalités d’admission s’appliquent à tous les candidats à une même formation d’un établissement.
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Lien social : Crise sanitaire • Mineurs abandonnés

« Si il n’y avait pas eu les associations et les collectifs, nous aurions eu des mineurs qui mourraient de faim et seraient à la rue en pleine crise sanitaire », Clémentine Bret, référente mineurs en danger de Médecins du Monde ne cache pas sa colère. Déjà abandonnés en temps normal, les mineurs en procédure pour faire reconnaître leur minorité et leur isolement se sont retrouvés totalement livrés à eux-mêmes pendant le confinement.
Malgré les nombreuses alertes, aucune aide, ni hébergement n’a été proposé à ces mineurs. Pourtant, le 22 mars, le secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet, l’assurait : « évalué mineur ou majeur, chaque jeune qui le demande sera mis à l’abri ». Une annonce sans effet."
Lire l'actu de lien social

ANAS, Travail social apprendre du confinement #2.Accompagner autrement les familles et la parentalité



Explosion du nombre d’appels au 119 pendant le confinement

"On savait que la fréquentation du 119 (numéro d’appel d’urgence de l’enfance en danger) avait augmenté au cours du confinement. Et les chiffres du rapport final le confirment : une hausse exponentielle avec 97 542 appels entrants du 18 mars au 10 mai 2020, soit une augmentation de 56,2 % par rapport à la même période l’an dernier. Ces appels, quand ils peuvent être décrochés, sont alors triés, pris en charge par les équipes du Snated (renforcées pendant la période) ou réorientés vers d’autres numéros d’urgence et associations partenaires. Ainsi, les écoutants du 119 ont pu traiter 6 044 appels pendant le confinement, c’est 17 % de plus que l’an dernier à la même période.
Dans les faits, les écoutants ont davantage eu recours aux services de premiers secours (police, gendarmerie, Samu) à la suite des appels traités, dont le nombre a explosé de 113,5 % par rapport à 2019 et traduit des situations de danger imminent. Parmi les appels traités, plus de la moitié (55 %) ont donné lieu à la transmission d’informations préoccupantes aux services de la protection de l’enfance des départements, un chiffre en augmentation de 30,4 % par rapport à l’an dernier.
Parmi les chiffres clés, on note aussi une augmentation des appels de mineurs, 1 245 sur la période dont près d’un millier qui alertaient sur leur propre situation. Les appelants majoritaires restent cependant les parents et, en troisième position, avec une hausse notable, les voisins (16,6 % contre 10,3 %). Le Snated attribue cette augmentation des appels à une campagne de communication renforcée sur tous les supports."
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De nouvelles manifestations ont tourné à l’émeute à Minneapolis, les Etats-Unis sous le choc des violences policières

"Les images sont tragiquement familières. La mort d’un Afro-Américain aux mains de la police ; les manifestations de colère qui tournent à l’émeute ; la mobilisation de la garde nationale. L’enchaînement des événements a pour théâtre cette fois-ci Minneapolis, dans le Minnesota. Tout part de l’interpellation musclée d’un Noir de 46 ans, le 25 mai. La scène, filmée par un témoin, est difficilement soutenable. George Floyd est jeté au sol et un policier s’agenouille sur son cou. « Je ne peux pas respirer », répète-t-il. Ni ses suppliques ni celles des personnes qui assistent à la scène ne sont entendues. Puis, le corps de George Floyd s’immobilise. Lorsque les secours interviennent, le policier, Derek Chauvin, est toujours juché sur lui.
La réaction de la municipalité a été rapide : les quatre policiers ont été licenciés sur-le-champ. Le policier incriminé avait fait l’objet de dix-huit plaintes liées à son comportement. [...]Cette routine sanglante est vérifiée par les chiffres. Le nombre de personnes tuées par la police aux Etats-Unis en 2019 s’est élevé à 1 004, selon la comptabilité du Washington Post, qui ne recense que les morts par armes à feu. Un chiffre supérieur à celui enregistré en 2018 (992) et qui concerne de manière disproportionnée les Afro-Américains."
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Pourquoi l’Allemagne fait figure d’exemple dans sa gestion de l’épidémie de Covid-19

"Avec un des taux de mortalité les plus faibles d’Europe, l’Allemagne s’en sort remarquablement bien jusqu’à présent dans sa gestion de la crise sanitaire. Comment l’expliquer ?
Que dire de l’action d’Angela Merkel, que l’on donnait finie politiquement il y a encore quelques mois ? Système hospitalier particulièrement bien équipé, tests massifs : on vous explique les raisons du succès allemand dans le dernier épisode de « Pandémie », le podcast du Monde consacré à la crise engendrée par le coronavirus."
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Revue de presse 24 mai 2020


Violences conjugales : le huis clos accélère la prise de conscience

"Face à la montée des violences intrafamiliales lors du confinement, les associations spécialisées dans l’accompagnement des femmes victimes dressent leurs constats. Parmi les axes de travail pour les mois à venir : améliorer la prise en charge des violences psychologiques, déployer d’autres formes de médiation ou encore veiller aux personnes invisibilisées, femmes en situation de handicap et LGBT+ en tête. Jocelyne Vaysse vient d’enchaîner cinq appels dans la matinée… Médecin praticienne hospitalière et psychologue à la retraite, elle est écoutante de la ligne téléphonique dédiée aux victimes de violences de l’association Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA). « Rendue presque aveugle par les coups de monsieur », une femme de 76 ans lui a assuré « avec beaucoup d’énergie » vouloir divorcer. Une autre a témoigné d’un mari alcoolisé, devenu plus violent avec le confinement. La période a ceci de particulier que « l’enfermement avec monsieur ou avec une famille délétère fait émerger des prises de conscience, et fait dire à nombre de femmes : “Cette fois-ci, je divorce, je porte plainte”, alors même qu’elles subissent ces situations depuis des années », expose Jocelyne Vaysse. Avec le déconfinement, le départ du domicile se profile. Sur ce sujet, « nous nous attendons à une grande vague d’accompagnement », abonde Thomas Humber, cofondateur de l’association En avant toute(s) et éducateur spécialisé de formation.
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Confinement : avec les enfants des foyers

"Dans le huis clos des foyers de l’Aide sociale à l’enfance, le confinement est une épreuve durement ressentie. Enfants placés et éducateurs racontent le poids du quotidien et les tensions intimes et collectives."
NB : en complément de cette émission, sur le site de l'émission ("les pieds sur terre") figure une lettre : "Quand Nadia se sent triste, elle écrit des lettres la nuit. Elle a accepté d'en partager une".
Nadia a 17 ans et ce qu'elle écrit éclaire bien la vie en foyer et les enjeux de la sortie de l'ASE et le poids de l'incertitude des "contrats jeunes majeurs": la perspective de se retourver à 18 ans sans aucun soutien.


« Après le confinement, assurer la continuité relationnelle plus que la continuité pédagogique »

"Si la fermeture des écoles a souvent été « éprouvante » et « déstabilisante », « nombreux sont les élèves à retirer aussi des éléments positifs de cette période », notamment dans la relation avec leurs professeurs, expliquent dans une tribune au « Monde » les enseignantes-chercheuses Pascale Haag et Muriel Epstein.
[...]Assurément, cette période aura été éprouvante pour les élèves qui sont dans les situations les plus précaires, ceux qui n’ont pas facilement accès aux équipements informatiques et dont les familles ne sont pas en mesure de les accompagner dans leurs apprentissages. Mais l’analyse des premières réponses de ces élèves du CP à la terminale montre aussi qu’ils sont nombreux à retirer des éléments positifs de cette période : ils constatent qu’ils gagnent en autonomie, sont moins stressés, mangent et dorment mieux, apprécient de pouvoir travailler à leur rythme et sont heureux de passer plus de temps en famille. Un lycéen de terminale considère ainsi que « pour le travail, ce confinement est presque parfait ». Une élève de CM2 partage ce constat : « Je suis libre et je me sens plus apaisée et je peux choisir ce que je souhaite apprendre. »
[...]La situation invite ou contraint l’enseignant à changer de posture. Pour certains élèves, le changement ne va pas dans le sens d’une amélioration des relations : l’enseignement à distance est difficilement vécu par un tiers des répondants, en particulier l’absence de cours et de relations personnalisées. C’est ce qu’expriment deux lycéens dans leurs commentaires : « Il y a trop de cours balancés dans mes e-mails et [les profs] s’attendent à ce qu’on s’enseigne tout seul », « Je ne m’y retrouve pas dans le travail, j’ai l’impression de tout découvrir à la dernière minute, trop de mails, trop d’informations différentes et incomplètes. » Une collégienne résume laconiquement : « Que des devoirs, pas de cours ! ». A l’école primaire aussi, certains élèves souffrent du manque de contact et peuvent se sentir délaissés.
A l’inverse, un tiers des participants ont le sentiment de communiquer mieux qu’avant avec les enseignants et se sont sentis bien accompagnés depuis le début du confinement : « Plus de communication et de compréhension », résume une collégienne. Près de 30 % des élèves souhaitent même qu’une partie des cours se poursuive à distance après la reprise !"
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Confinement et protection de l’enfance : les premiers chiffres

"Ce mercredi 20 mai, la Drees publie une première photographie de la gestion et des conséquences du confinement dans les établissements et services de l’aide sociale à l’enfance. Parmi ses constats, l'organisme relève une augmentation importante de la quantité de travail pour les professionnels présents pendant cette période. [...]Pour pallier le manque de personnel, l’ASE a reçu un renfort important de bénévoles. Ainsi, en plus de leurs réseaux habituels, les structures ont accueilli une part de nouveaux bénévoles, dont une immense majorité d’étudiants en travail social : ils représentaient 67 % des nouveaux bénévoles dans les établissements. Si la Drees souligne que la continuité pédagogique a pu être assurée dans l’immense majorité des cas, les résultats de son enquête pointent aussi le manque dans certaines structures de matériel informatique disponible pour les jeunes. [...]Contrairement à la scolarité, le suivi médico-psychologique a été plus difficile à mettre en œuvre : dans un quart des établissements ces suivis n’ont pas pu être assurés. La fermeture de certains lieux comme les IME (instituts médico-éducatifs) ou les Itep (instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques) expliquent en partie cette absence de suivi. L’enquête permet aussi de relever une forte disparité dans la disponibilité des masques : la moitié des établissements en disposaient pour l’ensemble du personnel en contact avec les jeunes (non malades) alors que, dans un quart des établissements (hors lieux de vie), il n’y en avait pas du tout pour ces mêmes professionnels".
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Assistants familiaux : premier bilan du confinement par l’ONPE

"« Le travail des assistants familiaux est salué, les directeurs soulignant leur capacité à faire face à leur responsabilité d’accueil, voire à accueillir plus d’enfants que d’habitude ou sur des durées plus longues, pour pallier la défaillance de structures du médico-social » relève le document.
Malgré la fermeture des ITEP et IME dès le début du confinement dans plusieurs départements, « vécue comme un « choc » » qui s’est répercuté « particulièrement sur les assistants familiaux », très peu d’enfants ont été réorientés, très peu de relais ont été sollicités. Les professionnels ont spontanément annulé leurs congés prévus pour assurer leur mission.
ÉQUIPEMENT SANITAIRE DÉFAILLANT
Permanence téléphonique, intervention de travailleurs sociaux au domicile, communication massive de consignes : plusieurs départements témoignent d’un renfort de soutien aux assistants familiaux pendant cette période. Toutefois ce recueil de témoignages confirme que la question de l’équipement en matériel de protection sanitaire « a été un énorme problème dans plusieurs départements ».
DES ENFANTS PLUS APAISÉS
Autre enseignement déjà soulevé par les fédérations représentatives des assistants familiaux : le constat « d’enfants plus apaisés sur le plan affectif, n’étant plus ballotés d’un endroit à l’autre et vivant à leur rythme dans un contexte protégé ». Des psychologues observent ainsi que le cadre du confinement « imposé à tous est apaisant » et émettent l’hypothèse que cette stabilité de l’environnement de proximité est « favorable aux enfants ayant des troubles de l’attachement ».
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Un nouveau départ franco-allemand pour l’Europe

"Editorial du « Monde ». L’Europe, dit-on, ne progresse que par les crises. Une fois encore, l’adage se vérifiera si les propositions inédites faites conjointement, lundi 18 mai, par la chancelière allemande et le président français sont acceptées par les vingt-cinq autres Etats de l’Union européenne. La pandémie de Covid-19 et le séisme économique qu’elle provoque, le pire jamais enduré par l’UE, pourraient alors lui faire franchir un pas décisif, non seulement dans le sens d’une plus grande solidarité budgétaire, mais aussi vers une politique de santé mieux coordonnée et une souveraineté mieux partagée dans des domaines industriels stratégiques."
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Le gouvernement accélère la création d’une branche dépendance au sein de la Sécurité sociale

"Le gouvernement tire les conséquences de la crise du coronavirus, qui met à mal les finances de notre Etat-providence et souligne l’ampleur des besoins pour la prise en charge des personnes âgées. Alors que la dette sociale devait être remboursée en 2024, cette échéance va être repoussée de neuf années supplémentaires. C’est l’une des mesures phares contenues dans deux projets de loi, organique et ordinaire, auxquels Le Monde a eu accès et qui confirment des informations dévoilées par Les Echos, mercredi 20 mai."
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Revue de presse 17 mai 2020


L’ouest de l’Europe face à ses nouveaux pauvres : l’épidémie de Covid-19 fait basculer des milliers de familles dans le dénuement

"Dans les pays les plus touchés par le Covid-19, la demande d’aide alimentaire s’est accrue de 25 % à 30 %. Le chômage et la perte de revenus ont fait basculer des milliers d’Européens dans le dénuement.
Pour la première fois depuis sa création en 1971, une équipe de Médecins sans frontières (MSF) intervient au Royaume-Uni, une autre en Allemagne. Dans la capitale britannique, onze employés de l’ONG, en partenariat avec un hôpital universitaire londonien, fournissent ainsi depuis le 11 avril un soutien médical et logistique aux sans-abri, devenus encore plus vulnérables avec la pandémie de Covid-19.
Et cette aide inclut, désormais, des nouvelles populations qui ont perdu leur emploi – ou un job précaire – avec la fermeture des bars, restaurants et commerces, et dont les conditions de logement, la promiscuité, sont devenues sources aggravantes de contamination."
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"Ça apporte plus de stress que d'information" : comment l'emballement autour des études scientifiques sur le coronavirus trouble public et chercheurs".

"Si le cas de l'hydroxychloroquine est le plus emblématique, une partie de la communauté scientifique s'inquiète plus largement de la communication parfois prématurée des chercheurs et du manque de prudence des médias."
Ce texte explique que le nombre d'articles sur le covid-19 a tellement augmenté, passé de 13.500 à 25.000 en deux semaines, que le processus scientifique de validation par les pairs est débordé. Les chercheurs mettent donc leurs articles en pré-publication ("pre-prints"). Le problème est que les média traitent de la mème façon les articles validés par les pairs et ceux qui sont en attente d'une validation.Certains scientifiques s'expriment avant même d'avoir les résultats des essais cliniques.
Ainsi Yves Sciama pointe, concernant la chlorochine, "Que le président américain cite ce traitement et que le nôtre se rende à Marseille, juste sur la base de 'preprints', c'est incroyable."
Lire l'article sur Francetvinfo.fr

Assistantes familiales : les grandes inquiétudes du déconfinement

"Les assistantes et assistants familiaux accueillent la moitié des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Ces quelque 45 000« familles d’accueil » sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire. Pour ces professionnels, le déconfinement soulève beaucoup de questions. Entretien avec Michèle Babin, chargée de mission au sein de la Fnaf (Fédération nationale des assistants familiaux), qui fédère plus de 2 000 acteurs du secteur."
"Michèle Babin : Leur inquiétude concerne actuellement le retour à l’école des enfants qu’elle ont en charge. Certaines assistantes familiales sont des personnes dites à risque, de par leur âge ou leurs pathologies. C’est aussi parfois le cas de leurs conjoints, alors il existe une réelle crainte d’être contaminée par un enfant qui aurait été en contact avec le virus à l’école. Par ailleurs, on nous fait part de situations où des départements veulent obliger les assistantes familiales à remettre les enfants en classe, alors que c’est censé être sur la base du volontariat. Sur ce point, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, a précisé les choses. Si les parents de l’enfant placé ne veulent pas le remettre en classe, leur choix sera appliqué. En revanche, s’il y a désaccord entre les deux parents, le juge des enfants sera contacté et devra trancher. C’est important que les parents aient voix au chapitre à ce sujet. Mais si, dans plusieurs départements, les inquiétudes des assistantes familiales ne sont pas prises en compte, quelques-unes envisagent d’appliquer leur droit de retrait. Il faut se figurer que certaines ne sont pas sorties depuis des semaines et se font même livrer les courses pour plus de précautions, lorsque le niveau d’anxiété est à son maximum."
Lire l'article des ASH

Paroles de soignant.e.s. Épisode 32 | Christophe, éducateur spécialisé auprès d'enfants autistes




La catastrophe du Covid-19 dans les Ehpad

Manque de masques, manques de tests, moindre accès à l'hôpital, de nombreuses causes expliquent que plus de la moitié des morts du Covid-19 provient des EHPAD.
"Dans les Ehpad, la crise du Covid agit comme un révélateur du manque des moyens chronique auxquels font face ces établissements. Rencontre avec le fils d’une résidente décédée, un directeur d’Ehpad, qui a connu une hécatombe dans son institution, et une salariée en colère."


ARIFTS Pays de la Loire - Actus du secteur social - Covid 19

L’association régionale pour l'institut de formation en travail social (ARIFTS) des pays de la Loire anime un site d’actualité sur le COVID 19 avec une veille documentaire très riche sur la façon dont le travail social s’adapte et réfléchit à la situation actuelle.
Article de fonds, témoignages, vidéo… un site à visiter régulièrement. Exemple de vidéo trouvée sur ce site, une vidéo de Yapaka : "Covid-19 : comment soutenir la confiance entre adultes quand la peur sanitaire est envahissante ?"


Acceder au site de l'ARIFTS


Revue de presse 10 mai 2020


Les universités devront privilégier les cours à distance l'année prochaine

"Les dates de la rentrée ne seront pas décalées dans l'enseignement supérieur, mais les cours dans des amphithéâtres bondés ne seront plus possibles.
La ministre de l'enseignement supérieur laisse beaucoup de latitude aux universités qui n'ont pas toutes les mêmes contraintes, en fonction de la configuration des bâtiments ou du nombre d'étudiants. Cela dépendra aussi de la situation sanitaire en septembre. Mais elles doivent anticiper dès maintenant, surtout s'il faut lancer des travaux pendant l'été, équiper des salles en systèmes de visioconférence. L'idée serait de maintenir un maximum de cours à distance, ce que les professeurs ont déjà fait depuis mars.
Les cours en amphi pourraient avoir lieu avec moins d'étudiants pour respecter les distances. Le professeur ferait son cours en direct ou serait enregistré pour les autres étudiants qui suivraient de chez eux à partir d'une plateforme. C'est une organisation qui fonctionne déjà par exemple pour les étudiants en médecine très nombreux. Et ce sera nécessaire pour les étudiants internationaux qui ne pourront pas forcément venir en France dès le premier semestre.
Les cours en amphi représentent environ un tiers du temps de formation. Le reste ce sont les TD, les travaux dirigés où les étudiants sont en plus petits groupes mais dans des salles plus petites. Là aussi, il faudra sans doute dédoubler les effectifs, avec un groupe A en présentiel, un groupe B à distance, imaginer des systèmes pour que les professeurs puissent répondre aux questions des étudiants. L'enjeu sera d'éviter que les jeunes décrochent, surtout en première année, ceux qui arrivent à l'université".
Acceder à l'article su Franceinter.fr

Handicap et Covid-19 : le répit, c’est permis mais c’est réduit

"Différentes solutions de répit émergent, du soutien à domicile à l’hébergement temporaire en passant par l’accueil de jour. Mais si le gouvernement a assoupli le cadre réglementaire, les associations se heurtent encore à des contraintes pour répondre complètement aux attentes des familles".
Lire l'article de Faire-face

information STRATÉGIE DE DÉCONFINEMENT

Dans la présentation de sa stratégie de déconfinement, le gouvernement présente tout d'abod la carte active de circulation du virus, qui abouti à dinstinguer des organisations différentes selon que le département est classé en zone rouge, orange ou verte, ceci pour trois critères : la circulation active du virus; a tension hospitalière sur les capacités de réanimation ; le taux de couverture des besoins en tests.
L'objectif affiché est " préserver un équilibre entre la nécessité de reprendre l’activité économique et celle de préserver la santé des Français."
Acceder au site du gouvernement

2017-2020 : comment la France a continué à détruire son stock de masques après le début de l’épidémie

Cet article est le 5° d'une série, "Aux racines de la crise sanitaire française".
Aux racines de la crise sanitaire française 5|5. La colère le dispute à la stupéfaction, en cette dernière semaine du mois de mars. En pleine crise du Covid-19, alors que la France est confinée, les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés… Ces fameux masques dont la population a tant besoin, et dont les stocks ont fondu dans des proportions phénoménales au fil des ans depuis 2009. Matignon fait aussitôt stopper le processus de destruction, mais l’épisode offre un saisissant raccourci de ce « désarmement sanitaire » dont le pays paie lourdement le prix aujourd’hui, et dans lequel le pouvoir actuel, notre enquête l’atteste, porte une lourde part de responsabilité."
Lire l'article du Monde

Paroles de soignant.e.s. Vincent, psychanalyste, il soigne les soignants

"Il s’appelle Vincent Hein, il a 49 ans. Il est psychanalyste à Paris et Marseille. Vincent et d’autres confrères ont décidé de monter une plateforme d’écoute pour les soignants, dès le début de la crise du Covid. Rapidement, ils se rendent compte qu’il est impératif de soutenir le personnel médical, pas seulement lors de coups de fil ponctuels, mais au cours de véritable séances régulières, fréquentes et gratuites. Vincent essaie chaque jour de soigner les soignants. Si vous êtes soignant et que vous souhaitez joindre cette plateforme, vous pouvez appeler le 06.13.74.04.14."


Revue de presse 03 mai 2020


Les diplômes de travail social de 2020 à conclure par le contrôle continu

Askoria a mis en ligne La note de la direction de la cohésion sociale, ainsi qu'une foire aux questions
Il y a donc une "annulation de toutes les épreuves terminales, écrites et orales, pour tous les diplômes délivrés au titre de l’année 2020. En lieu et place des notes attendues suite aux épreuves terminales, propositions de notes fournies par les établissements, au vu des différentes évaluations conduites lors du parcours de formation des candidats. Les notes obtenues pendant le confinement ne sont pas prises en compte.
Il n'y a "pas d’obligation de rendre les productions écrites prévues de la part des apprenants. Ces derniers seront néanmoins incités, lorsque cela leur est possible, à rendre ces travaux directement à leur établissement de formation, afin de faciliter le suivi pédagogique par l’équipe pédagogique de l’établissement.
Il n'y aura "pas de valorisation spécifique de l’engagement au sein de la réserve sociale puisque tous les étudiants n’étaient pas en situation de pouvoir s’engager. En revanche cet engagement pourra être signalé dans le dossier de l’étudiant et venir à l’appui de son étude par le jury".
A noter : Askoria donne aussi des informations aux structures accuillant les stagiares, aux employeurs et aux intervenants occasionnels
Accede au site d'Askoria

ASH.Travail social : l’aménagement du passage des diplômes interroge

"Les questions des étudiants et formateurs se multiplient depuis que la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a transmis ses consignes pour adapter le passage des diplômes du travail social. Toutes les épreuves terminales sont annulées, au bénéfice d’un contrôle continu. Or la mise en place s’annonce disparate entre les écoles.
En lieu et place des épreuves écrites et orales de certification habituelles, la DGCS (direction générale de la cohésion sociale) demande, dans un mail adressé aux rectorats le 20 avril, de déterminer l’obtention des diplômes du travail social sur la base de « propositions de notes fournies par les établissements, au vu des différentes évaluations conduites lors du parcours de formation des candidats ». Ces consignes de la DGCS visent à s’adapter aux perturbations provoquées par le confinement et aux mesures sanitaires en vigueur. Mais l’application d’un tel contrôle continu risque d’être « très acrobatique », prévoit Julien Parent, coprésident de l’Interrégionale des formatrices et formateurs en travail social (IRE), par ailleurs formateur à l’Ecole européenne supérieure en travail social.
De fait, un certain nombre de centres de formation et de filières ne fonctionnent pas sur un système de notation, mais plutôt de validation. « Dans mon école, je valide des semestres sans mettre de notes : le contrôle continu n’existe pas », témoigne Julien Parent. Parmi les étudiants, le flou règne. La Fédération nationale des étudiant.es en milieu social (FNEMS), après avoir sondé plus de 800 d’entre eux, a synthétisé leurs interrogations majeures. Transmis à la DGCS, le document relaie les problématiques propres à des filières spécifiques : par exemple, les moniteurs-éducateurs ou les conseiller.ères en économie sociale et familiale « n’ont pas de notes : par conséquent, sur quoi va se baser leur contrôle continu ? »
La question de la cohérence nationale du diplôme se pose. "
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Le souci de l’autre, un retour de l’éthique du « care »

"La crise due au coronavirus a mis en lumière les activités du soin et du service à l’autre, surtout exercées par des femmes socialement défavorisées. Depuis trente ans, des recherches féministes n’ont eu de cesse de faire reconnaître ce travail invisible.
La crise sanitaire « décape notre regard, rend visible une réalité habituellement tissée dans l’ordinaire de nos vies », constate Pascale Molinier, chercheuse en psychologie sociale, auteure de Le Care monde. Trois essais de psychologie morale (Lyon, ENS Editions, 2018). Pour la philosophe Sandra Laugier, codirectrice de l’ouvrage Le Souci des autres, éthique et politique du care (Editions de l’EHESS, 2005), « le fait que des individus s’occupent d’autres, s’en soucient et ainsi veillent au fonctionnement ordinaire du monde, tout cela va de soi en temps normal, on ne le voit pas. Il y a quelque chose d’extrêmement nouveau dans le fait de prêter attention aux personnes dont on tenait pour acquis qu’elles étaient là pour servir, et dont la fonction apparaît aujourd’hui comme centrale dans le fonctionnement de nos sociétés ».
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Le handicap face au Covid-19 : "On se sent abandonné"

"Céline Martinez, maman d'un enfant handicapé mental, craque. Son petit dernier, William, 11 ans, est atteint du syndrome de Prader-Willi, qui occasionne notamment un défaut de satiété - le poussant à vouloir manger continuellement - et des crises de colère intense. Habituellement accueilli par un Institut médico-éducatif (IME) dans les Hauts-de-Seine, William se retrouve désormais toute la journée à la maison, puisque son établissement est fermé, du fait de l'état d'urgence sanitaire. "Nous, aidants d'une personne handicapée, on se sent abandonné", déplore t-elle.
"Ce confinement a réduit à néant tout ce qu'on a mis en place depuis une dizaine d'années, avec un enseignement spécialisé. Aujourd'hui, mon enfant est en perte de repères, il n'a pas d'activités, j'ai réussi à en mener pendant un mois, à lui faire la classe, mais aujourd'hui mes forces m'abandonnent. Mon enfant ne supporte pas le vide, si je ne suis pas reposée, à l'écoute, il ne va pas bien ; dès que je vais passer un coup de fil par exemple, les cris, voire les coups vont redoubler" explique t-elle."



Trois méthodes simples pour ne pas céder à l'anxiété




Coronavirus : la crise peut devenir une catastrophe humanitaire pour les travailleurs de l’économie informelle

"Les pertes de revenus de ces travailleurs devraient atteindre 60 % à l’échelle mondiale, selon l’Organisation internationale du travail. La chute pourrait s’élever à 81 % en Afrique et en Amérique latine.
L’ampleur de la crise économique et sociale dépassera probablement ce qui était prévu il y a encore peu. Dans un nouveau rapport, publié jeudi 29 avril, l’Organisation internationale du travail (OIT) revoit à la hausse ses prévisions de pertes d’heures travaillées. Dans une précédente étude, il y a trois semaines, la baisse du temps effectivement travaillé avait été estimée à 4,5 % au premier trimestre 2020, comparé au quatrième trimestre 2019, ce qui équivaut à 130 millions d’emplois à plein temps. Pour le deuxième trimestre, le repli atteindra 10,5 %.
« On continue de perdre des emplois à une vitesse extraordinaire. Nous avions estimé cette perte à 195 millions pour le deuxième trimestre. Aujourd’hui, nous tablons plutôt sur l’équivalent de 305 millions de postes supprimés », annonce Guy Ryder, le directeur général de l’OIT, qui regroupe les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs de 187 Etats membres.
« La prochaine pandémie sera la famine »
L’OIT insiste sur l’extrême gravité que fait peser cette crise sur le secteur de l’économie informelle, soit 2 milliards de travailleurs dans le monde. Quelque 76 % d’entre eux (1,6 milliard) sont « fortement affectés par les mesures de confinement, dans les secteurs les plus touchés ». Ces travailleurs, majoritairement des femmes, n’ont aucune possibilité de travail à distance, ne disposent généralement pas de protection sociale et ont un accès limité aux services de santé. Pour eux, les pertes de revenus devraient atteindre 60 % à l’échelle mondiale, mais la chute pourrait s’élever à 81 % sur les continents où ce secteur est le plus important, en Afrique et en Amérique latine.
« Sans réaction internationale pour aider ces pays les plus défavorisés, qui n’auront pas les moyens de soutenir cette économie informelle, cette catastrophe deviendra un drame humanitaire, prévient Guy Ryder. Sinon, comme a alerté le Programme alimentaire mondial, la prochaine pandémie sera la famine. »
Lire l'article du Monde


Revue de presse 26 avril 2020


Pourquoi les travailleurs sociaux sont-ils oubliés de cette crise ?

Tribune de Vanessa Julien, psychologue clinicienne à la la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et psychanalyste. Extrait : "L’étymologie du mot «confinement», si elle renvoie à la question de la «limite», n’est pas sans résonner justement sur la place des marginaux sur les bords de nos sociétés. Les professionnels qui font le choix de travailler auprès d’eux sont aussi touchés par cette mise au ban. Les récentes lois sur le handicap accompagnant les mouvements de nos sociétés prônant l’inclusion de tous pourraient nous leurrer sur notre capacité à intégrer tous ceux qui ne rentrent dans aucune case identitaire.
La mère alcoolique qui bat son enfant, le psychotique qui défèque au milieu de sa chambre d’hôtel financée par des services sociaux, l’adolescent délinquant qui multiplie les vols de sacs à main, le criminel qui est incarcéré pour le meurtre de sa femme, le gamin qui tape ceux qui l’entourent tellement il se sent persécuté, le sans-papiers shooté au Tramadol qui serait prêt à tuer pour un paquet de pilules.
Tous ces êtres en survie, ces corps abîmés, ces âmes torturées incarnent dans notre imaginaire «les étrangers radicaux», ceux auxquels on se convainc que l’on ne ressemblera jamais. On évitera soigneusement de les approcher de trop près de peur d’être contaminés par leurs étranges destinées."
"Pendant que les hôpitaux débordent de situations dramatiques, les services sociaux, les foyers de l’enfance, les prisons, contiennent la détresse de personnes encore plus isolées depuis la crise sanitaire. Pourtant, les travailleurs sociaux continuent de les accompagner dans l'ombre sans protections ni moyens supplémentaires".
Lire l'article de Libération

Jean-Pierre Rosenczveig : « L’école participe de la protection de l’enfance maltraitée »

"Face à l’augmentation des signalements d’enfants en danger pendant le confinement, l’ex-président du tribunal pour enfants de Bobigny insiste sur le rôle clé du 119 et du service social rendu par l’école.
Lire l'interviews dans les ASH

Dans les Ehpad, « le plus important, désormais, c'est le temps humain »

"Mis en place il y a plus d’un mois maintenant, le confinement n’est pas sans conséquences. Elles sont autant physiques que psychiques. C’est pourquoi, après avoir obtenu le retour des familles, les acteurs du grand âge demandent celui des professionnels secondaires tels que les kinésithérapeutes ou les psychologues.
Le 19 avril, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, annonçait la réouverture progressive des Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) aux familles. Une mesure saluée par la majorité des professionnels du secteur. « Cette décision très encourageante, compte tenu du nécessaire prolongement du confinement sur les semaines à venir, devra également permettre d’en adapter les modalités afin que les kinésithérapeutes et bénévoles puissent également ré-intervenir », a par exemple souligné l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) dans un communiqué.
Et son président, Pascal Champvert, de demander expressément « la mise en place d'une réelle présence de psychologues ». « Dans les établissements et les services à domicile, nous risquons d'avoir des gens qui vont mourir d'autres choses que du coronavirus, des effets secondaires du confinement. Ils vont mourir à domicile de l'isolement. Ce soutien psychologique est nécessaire et il faudra qu'il soit pérenne », justifie-t-il."
Lire l'article des ASH

En contexte de confinement, comment soutenir les parents et prévenir la maltraitance?




Les leçons de la pénurie de tests

"Le système administratif français n’a pas su s’adapter avec la rapidité de décision et l’agilité qu’exigeait la production de tests dès le début de l’épidémie. Ce retard aura coûté cher. [...] Pour les tests comme pour les masques, la France ne manque ni de compétences ni de bonne volonté pour les produire. On a vu fleurir ces dernières semaines à travers toute la France des ateliers de couture et mille initiatives, nombre de laboratoires ont proposé leurs services pour activer la réalisation de tests. Mais, soudainement mis en tension, le système administratif, davantage formaté pour la gestion, a eu le plus grand mal à s’adapter. Toutes sortes de lourdeurs sont apparues, qui n’étaient pas seulement liées à la nécessité de s’assurer de la fiabilité des tests : respect excessif des procédures, désir de protéger telle ou telle citadelle, ou manque de dialogue entre les préfectures et les agences régionales de santé.
Près d’un précieux mois a été perdu ; ce n’est qu’à la mi-avril que le gouvernement est parvenu à rassembler enfin tous les acteurs publics et privés au sein d’une « cellule de tests »."
Lire l'article du Monde.fr

In a Paris banlieue, coronavirus amplifies years of inequality

"Seine-Saint-Denis has long been one of France’s poorest areas, but the pandemic has laid bare social rifts as never before"
"France has now been in coronavirus lockdown for six weeks, and has seen more than 21,000 deaths from the virus. But social distancing in the neuf-trois, the deprived Seine-Saint-Denis département north of Paris, looks very different from in Saint-Tropez, where billionaires in a gated compound were reported last week to be paying for private Covid-19 tests.
“We are locked down in our inequality,” said the Seine-Saint-Denis MP Alexis Corbière. “The virus has just amplified the problems the banlieue has had for a long time. It has revealed how wide and deep the social fracture really is.”
For decades le neuf-trois has broken records: the poorest area of mainland France, with more than 28% of residents – a large number of them immigrants – living below the breadline; the highest unemployment – up to 40% in some districts; the most social housing – 10% of which is sub-standard; and inadequate public services. Even before the pandemic it was a grim symbol of France’s inequalities in wealth, opportunity and living standards.
Now, as the virus hits the most vulnerable, those rifts are clear as never before. In March, the national statistics institute, Insee, found the death rate in Seine-Saint-Denis up 62% on the previous year and reported undertakers saying they were overwhelmed.
With 1.6 million inhabitants, making it one of France’s most densely populated departments, Seine-Saint-Denis has the lowest number of doctors per head, but the highest rates of obesity and diseases including cancer, diabetes and asthma."
Lire l'article du Gardian


Revue de presse 19 avril 2020


Coronavirus : Emmanuel Macron annonce une prolongation du confinement jusqu'au 11 mai

"Alors que les Français sont confinés depuis le 17 mars dernier pour lutter contre la propagation du Covid-19, Emmanuel Macron a prononcé sa quatrième allocution depuis le début de la crise sanitaire. Le chef de l’État a annoncé une prolongation du confinement au moins jusqu'au 11 mai prochain pour "ralentir la propagation du virus".
Les écoles rouvriront progressivement au 11 mai
Emmanuel Macron s'est aussi prononcé sur la reprise des cours pour les élèves. "A partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles et les lycées." Les étudiants, eux, ne reprendront pas les cours "physiquement" jusqu'à l'été. Les lieux rassemblant du public tels que les restaurants, les cafés, les hôtels, les cinémas, resteront fermés après cette date. "Les grands festivals et les évènements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu'à mi-juillet", a précisé le président, avant d'affirmer que la France sera en mesure de "tester toutes les personnes présentant des symptômes" à la date du 11 mai. A partir de cette date, tous les Français auront un "masque grand public" pour entamer le déconfinement."
Acceder au dossier de France info

Logement social : face au Covid-19, s’adapter aux ménages en difficulté de paiement

"Le règlement des loyers dans le logement social s’opère entre le 25 et le 30 du mois. « Les difficultés liées aux impayés vont apparaître dans les semaines et mois à venir », soulève Thierry Asselin, directeur des politiques urbaines et sociales à l’Union sociale pour l’habitat (USH). La situation des foyers soumis à une baisse de ressources immédiates due au chômage partiel ou au non-accès aux dispositifs de soutien suscite une « vive crainte » à la Confédération syndicale des familles (CSF), affirme son secrétaire confédéral, Romain Biessy. En outre, « le budget est déjà bien impacté par le poste alimentation » pour les familles dont les enfants mangeaient jusqu’ici à la cantine avec des tarifs préférentiels, constate-t-il".
Les problèmes d’impayés dans le parc social ne sont, certes, pas nouveaux. Chaque année en moyenne, « 800 000 ménages rencontrent une difficulté de paiement ponctuel d’un mois, et 270 000 de plus de trois mois », précise Thierry Asselin. Prévenir ces situations fait partie des missions des bailleurs. « Le principal reste d’établir une prise de contact immédiate afin d’éviter que le foyer ne se retrouve isolé avec ses difficultés », pointe le responsable de l’USH. Depuis le début du confinement, nombre d’entre eux ont mis en place des cellules inédites de recueil des situations délicates."
Lire l'article des ASH

« L’âpre combat d’une équipe médicale face à un virus indomptable » : quand un infectiologue raconte ses indignations

"Chronique. Le matin tôt, avant de partir sauver des vies à l’hôpital, le professeur Louis Bernard écrit. L’aube ne va pas tarder, le café coule dans la machine : stylo à la main, le praticien relate sa journée de la veille au service des maladies infectieuses du CHU de Tours, unité qu’il dirige depuis 2009. Publié sur le site Internet de France Bleu Touraine, son « Journal d’un médecin » n’est qu’un témoignage parmi d’autres au milieu du grand feuilleton national des ravages du Covid-19, qu’offrent à lire les médias depuis le début de l’épidémie. Celui-ci prend aux tripes, il émeut et bouscule. Louis Bernard a la plume aussi acérée que la lame d’un bistouri.
Ecrits au présent, ses courts billets racontent l’âpre combat d’une équipe médicale face à un virus indomptable, qualifié, ici, d’« araignée tissant inexorablement sa toile au milieu des poumons », là de « loup » frappant aux portes des bergeries que sont les Ehpad. Agé de 57 ans, le professeur Bernard dépeint également une autre bataille, celle qu’il mène au jour le jour contre un ennemi de l’intérieur : les normes, ces « fichues normes » qui l’empêchent d’exercer la médecine comme il le souhaiterait, dans l’urgence d’une situation exceptionnelle."
Lire l'article du Monde
Le blog "Coronavirus, journal d'un médecin

EHPAD : de la lutte contre le coronavirus vers la refonte du système ?

"La crise du coronavirus sera-t-elle le déclic qui nous conduira à repenser notre politique de prise en charge du grand-âge ? Nous en discutons ce matin avec le Dr. Hugues Bensaid, gériatre et coordonnateur en Ehpad dans les Hauts-de-Seine."


INITIATIVES - Recueillir les témoignages des plus précaires

"Dans le cadre des dispositions d’urgence prise pour limiter la propagation du coronavirus, risque est grand que notre parole, celle des personnes en situation de précarité, ne soit pas suffisamment prise en compte alors que nous subissons, à la rue ainsi qu’au sein des établissements et services qui nous accueillent, de multiples difficultés liées aux mesures de confinement.
Une démarche de participation numérique mise en œuvre et animée par le réseau CRPA-CNPA vise à solliciter les témoignages des personnes en situation de précarité touchées par les effets des mesures prises dans le cadre de la pandémie Covid-19.
Cette démarche a pour objectif de créer une interface entre décideurs publics et personnes concernées en rendant davantage visible la perception des personnes concernées de la situation présente
Cette plate-forme comprend des témoignages collectés par les délégués régionaux et nationaux des Conseils de Personnes Accueillies /accompagnées, ainsi que de personnes ressources, en situation de précarité, d’associations porte-voix, partenaires du réseau des CRPA."
Lire l'article sur Lien social

A Paris, l’infortune des « confinés dehors »

"Dans les quartiers du nord et de l’est de la capitale, sans-abri et toxicomanes errants sont les dernières âmes qui vivent dans les rues désertes. [...] Dans une tribune parue le 9 avril dans Libération, un collectif d’associations a décidé d’alerter sur la situation des usagers de drogues, les « grands oubliés » du Covid-19. « La crise actuelle agit en révélateur des manquements de notre société vis-à-vis de ses membres les plus vulnérables, et met en lumière les limites d’un système basé sur la prohibition et la répression », écrivent ces professionnels du monde associatif.
La docteure Elisabeth Avril, directrice du centre Gaïa, la salle de consommation de drogue à moindre risque jouxtant l’hôpital Lariboisière, fait partie des signataires. Beaucoup des personnes que reçoit l’association « vivent de la manche, mais aujourd’hui, en raison du confinement, ça ne leur rapporte plus rien », explique-t-elle. Elles sont sans domicile fixe pour la plupart. Début avril, une soixantaine d’entre elles ont été relogées grâce à la solidarité de quelques hôteliers.
Les plus autonomes – entre 70 et 100 par jour depuis le début du confinement – se déplacent jusqu’au centre Gaïa pour accéder à un traitement de substitution. Le chiffre de fréquentation de la salle a décru à l’initiative de la direction en raison de la nécessité d’observer les gestes barrières et la distanciation sociale. Les usagers n’ont ni masque ni gel, l’équipe de Gaïa peinant déjà à en avoir pour elle, mais rentrent désormais un par un. Ils doivent patienter à l’extérieur, ce qui les rend encore un peu plus visibles pour les riverains.
La moitié sont accros au Skenan, un antalgique composé de sulfate de morphine utilisé contre le cancer et moins risqué que l’héroïne de mauvaise qualité. Les plus précaires se rabattent sur de la drogue bon marché vendue autour de la gare de Nord, dont le parvis paraît avoir été abandonné. Seuls quelques chauffeurs de taxi, de rares bus et le kebab Oasis du Nord poursuivent leurs activités. Les devantures du McDonald’s, du Burger King et de la célèbre brasserie Art déco terminus Nord, tous fermés, sont squattés par des sans-abri couchés dans la saleté.
De chaque côté de l’entrée de la gare, rue de Dunkerque, les dealeurs, eux, continuent leurs affaires à ciel ouvert. « On peut y trouver facilement un petit caillou de crack pour 12 euros, de quoi se faire un ou deux shoot à la pipe en ce moment, mais c’est de la “pharmacie”, avec moins de 2 % de coke dedans. Ça bouche les artères et la descente est hyper dure », dit Hervé, un usager de la salle Gaïa, la quarantaine abîmée. « Nous, on est à la rue, on a besoin de notre came, coronavirus ou pas », ajoute-t-il.
[...] « La crise sanitaire rend visibles ceux qui étaient jusque-là invisibles et fait ressortir les inégalités. On ne voit plus qu’eux car il n’y a plus qu’eux dehors, les confinés dehors, constate Louis Barda, coordinateur des programmes de Médecins du monde à Paris. La situation est très compliquée, car l’Etat se repose trop sur le secteur associatif, dont l’activité a baissé avec le confinement. Les SDF sont surexposés à la maladie. »"
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Revue de presse 12 avril 2020


Coronavirus : « Il faut cartographier les cas de porteurs du virus et renforcer la surveillance là où existent des clusters »

"Renaud Piarroux, chef du service de parasitologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, prône un suivi étroit des cas sur le terrain, parallèlement au confinement, afin d’éviter une deuxième vague de contamination.
Professeur à la faculté de médecine de Sorbonne Université, chercheur et chef du service de parasitologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Renaud Piarroux avait révélé que le camp des casques bleus népalais déployés en Haïti après le séisme de 2010 était bien la source de l’épidémie de choléra qui avait ravagé l’île moins d’un an après, faisant 10 000 morts. Il avait aussi proposé une approche de la lutte communautaire par des équipes d’intervention rapide, ce qui a permis d’éliminer ce fléau. Face à l’épidémie de Covid-19 en France, cet épidémiologiste de terrain plaide pour une approche ciblée sur les cas et l’application de mesures de suivi étroit des contacts.
[...] La France n’a pas adopté la stratégie de certains pays qui ont déployé des équipes pour identifier les cas, rechercher les porteurs du coronavirus dans leur entourage, isoler tous les porteurs parallèlement au confinement. Cette méthode implique de nombreux tests, des enquêtes épidémiologiques et l’isolement de toutes les personnes qui pourraient être porteuses du virus.
Aujourd’hui, quand un malade vient aux urgences à l’hôpital et qu’il ne remplit pas les critères d’une hospitalisation, il repart avec une fiche donnant quelques consignes, une invitation à s’inscrire sur Covidom [application gratuite de suivi à domicile], mais on ne lui donne pas de masques, ni de solution hydroalcoolique. Ainsi, il est susceptible de contaminer d’autres personnes sur son trajet ou à son domicile. S’il n’est pas isolé, on a des chaînes de transmission, comme en témoigne la survenue de nouveaux cas trois semaines après l’entrée en vigueur du confinement. Il faut identifier et isoler les malades et les porteurs.
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COMMUNIQUÉ – Associations et avocats demandent des mesures contraignantes pour assurer la protection des MNA

"36 Associations et syndicats s’associent à 88 avocats d’enfants et adressent une lettre ouverte au Premier Ministre pour l’alerter sur la situation dramatique de nombreux mineurs isolés qui, malgré les mesures prises par le gouvernement, continuent à être laissés sans protection.
Les obstacles à l’accès à une protection effective pour les mineurs isolés existaient avant la crise sanitaire, ils perdurent aujourd’hui. Les quelques mesures prises ces derniers jours et les recommandations adressées aux conseils départementaux ne suffisent pas à préserver tous les enfants de la rue lors des différentes étapes de leur parcours. Les nombreux exemples cités dans la lettre démontrent que :
  • certains départements continuent de leur refuser l’accueil provisoire d’urgence lorsqu’ils se présentent pour demander une protection, en violation de la loi.
  • d’autres mettent fin à leur prise en charge après avoir remis en cause leur minorité.
  • des ordonnances de placements provisoires prises par les juges des enfants ne sont pas exécutées.
  • les enfants et adolescents dont la minorité a été contestée avant la crise doivent survivre dans la rue, des campements ou des squats et sont exposés à tous les dangers.
L’épidémie de Covid-19 renforce immanquablement les risques rencontrés par ces jeunes dont l’état de santé est déjà fragilisé : impossibilité de respecter les mesures de confinement, accès insuffisants à l’alimentation, à l’hygiène et à l’eau, carences d’informations adaptées sur les gestes barrières et les précautions à prendre, difficultés d’accès aux soins.
Lire le communiqué sur Lien Social

Coronavirus : aux Etats-Unis, le lourd tribut des Afro-Américains

"La proportion des Noirs emportés par l’épidémie dépasse de beaucoup leur part dans la population. En cause, des professions plus exposées et plus de précarité.
[...] "le directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses, Anthony Fauci, devenu la figure médicale la plus respectée dans cette crise, selon un sondage publié mercredi par l’institut Morning Consult, a apporté des éléments de réponse. « Nous avons un problème particulièrement difficile d’exacerbation d’une disparité en matière de santé », a-t-il admis. « Nous savons, littéralement depuis toujours, que des maladies comme le diabète, l’hypertension, l’obésité et l’asthme affectent de manière disproportionnée les populations minoritaires, en particulier les Afro-Américains », a-t-il noté.
« Malheureusement, lorsque vous regardez les antécédents de santé qui conduisent à un mauvais résultat avec le coronavirus, ce qui mène les gens dans les unités de soins intensifs, ce qui nécessite une intubation et conduit souvent à la mort, ce ne sont que ces mêmes comorbidités, qui, malheureusement, sont disproportionnellement répandues dans la population afro-américaine », a-t-il expliqué. « Nous sommes donc très préoccupés par cela. C’est très triste. Il n’y a rien que nous puissions faire pour le moment, sauf pour essayer de leur prodiguer les meilleurs soins possible afin d’éviter ces complications », a conclu M. Fauci."
Lire l'article du Monde

SOUTIEN A LA PARENTALITE

"Adrien Taquet, en lien avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, annonce un plan d’actions pour aider les parents pendant la période de confinement.
Parmi les dispositifs annoncés figurent la création d’un fonds de soutien aux associations, le lancement d’un centre de loisirs en ligne et la création de ressources utiles et faciles d’accès pour soutenir les parents en période de confinement.
La période actuelle de confinement liée à la gestion de l’épidémie COVID-19 constitue une situation inédite de temps passé en famille, qui peut contribuer à renforcer le lien parents-enfants. Mais cette situation peut également exacerber les tensions familiales, de conflits ou mettre les parents en difficulté quant à leurs pratiques éducatives.
A ce titre, quatre grands types de besoins des parents ont été identifiés par les acteurs de terrain dont le réseau des caisses d’allocations familiales :
  • Un besoin d’information et de réassurance sur la pandémie de Covid-19 et la manière d’en parler aux enfants ;
  • Un besoin d’idées, d’activités éducatives et ludiques pour occuper les enfants durant la journée et notamment trouver une alternative aux écrans ;
  • Un besoin d’appui en termes d’accompagnement à la scolarité ;
  • Un besoin d’accompagnement, d’appui, d’écoute et de conseils en matière de soutien à la parentalité, pour prendre du recul sur ses pratiques, souffler et trouver les réponses pour faire autrement avec ses enfants.

Lire l'article sur le site du ministère

Ecole à la maison : « Qui sont les 800 000 élèves “perdus” ? »

"« La fracture numérique ne peut pas à elle seule expliquer le décrochage d’entre 5 % et 8 % des élèves depuis le début du confinement, selon Pascal Plantard, professeur d’anthropologie des usages des technologies numériques à l’université Rennes-2.
Extrait : "Le confinement cristallise les inégalités entre les cultures numériques « ordinaires », plutôt associées aux loisirs, et la culture numérique scolaire. Il est donc primordial de comprendre les pratiques numériques des jeunes pour réduire l’opposition entre ces deux types de culture numérique.
Par exemple, on ne peut pas passer à côté du phénomène Fortnite lorsqu’on réfléchit à la situation des enfants de 8 à 12 ans. De même qu’il faut savoir qu’en sortant de la « culture de la chambre », très présente dans TikTok, pour la tranche 12 à 14 ans, Snapchat est ensuite très utilisé au collège et favorise l’entre-soi des collégiens. S’il demeure au lycée, il est plus ou moins délaissé au profit d’Instagram.
Il devient aussi essentiel de savoir que les tutoriels sur YouTube sont vécus comme une « seconde école » par les familles modestes (Pasquier, 2018). Et, d’après la recherche Ineduc, que ce sont les élèves qui ont les moins bons résultats scolaires qui, avant le confinement, allaient chercher le plus sur Internet des ressources pour leurs devoirs.
Lire l'article du Monde/a>


Revue de presse 5 avril 2020


A l’Ehpad des Quatre-Saisons, la vie et la mort au jour le jour

"Florence Aubenas, grande reporter au « Monde », a passé les onze premiers jours de confinement dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis. Face à la progression de l’épidémie de Covid-19, le personnel tente de faire face, entre peur et abnégation.
[Les Quatre-Saisons, où vivent 65 résidents, fait partie des quelque 7 000 Ehpad que compte la France. Dans cette maison de retraite de Bagnolet, en banlieue proche de Paris, le quotidien a été totalement bouleversé, à partir de la mi-mars, par les mesures de protection contre le virus. Les visites étant interdites, récit de la vie confinée.]
Un grand reportage avec des humains plein d'humanité, en première ligne face au virus.
Lire l'article de Florence Aubenas

Soignants dans la tempête

"Elles sont infirmières, psychiatres, kinés et médecin de campagne. Paroles de quatre soignantes en première ligne, où l'on se demande, entre autre, si les applaudissements entendus chaque soir leur apporte soutien, réconfort, ou bien agace ce personnel médical en manque cruel de moyens."



Coronavirus : avec la crise sanitaire, les travailleurs invisibles sortent de l’ombre

"Le Covid-19 les a fait surgir au grand jour. Alors que l’économie du pays est clouée au sol, caissières, livreurs, agents de nettoyage, ouvriers de chantier, conducteurs de métro, auxiliaires de vie, ces travailleurs invisibles apparaissent enfin pour ce qu’ils sont : des rouages essentiels de la vie du pays, sans lesquels point de commerces, de transports ou de services aux personnes.
Alors qu’une partie des salariés s’installent dans le télétravail, ils et elles n’ont pas d’autre choix que de continuer à aller travailler, parfois de nuit, souvent en horaires décalés, toujours au risque d’attraper la maladie. Quatre d’entre eux ont déjà perdu la vie, comme le rappelle la fédération CGT des commerces et services dans une lettre ouverte adressée à la ministre du travail Muriel Pénicaud, le 31 mars. Et des centaines d’autres sont contaminés. « Cette crise fait apparaître une forme de pénibilité que l’on n’imaginait plus : celle d’être exposé à un risque sanitaire létal dans le cadre de son activité professionnelle », souligne le sociologue Julien Damon, professeur associé à Sciences Po. « Cette exposition à des risques majeurs n’était plus tellement prise en compte dans l’évolution de notre droit du travail, on l’avait un peu oubliée. »
Selon une note de l’OFCE publiée lundi 30 mars, 8,4 millions de personnes en France peuvent travailler à distance, de leur domicile : la moitié sont des cadres, les autres sont employés qualifiés ou appartiennent aux professions intermédiaires, comme les enseignants. Et, à l’inverse, 18,8 millions de salariés, ouvriers ou employés pour l’essentiel, ne peuvent effectuer leur travail à distance. Pour certaines personnes interrogées, il existe une certaine fierté à continuer à aller au travail, que ce soit pour ne pas laisser tomber les « copains » ou les personnes dont elles s’occupent, pour contribuer à assurer le service public. Mais c’est aussi un non-choix. Droit de retrait difficile à faire appliquer, nécessité de faire rentrer un salaire coûte que coûte. Beaucoup y vont la boule au ventre, avec la peur de tomber malade, de contaminer leur famille."
Lire l'article du Monde

L’usine bretonne qui alimentait la France en masques : histoire secrète d’un saccage industriel

"Alors que la France manque cruellement de masques face à la pandémie de nouveau coronavirus, une entreprise française, installée en Bretagne, qui pouvait en fabriquer jusqu’à 200 millions par an, a fermé en 2018 après avoir été rachetée par un groupe américain. Qui est responsable de ce fiasco ?"
Cet article décrit très bien l'association d'un Etat désinvolte et d'une société américaine prise d'un délire managérial aigu et l'efficacité de cette association pour détruire une entreprise d'intérêt public.
Notons le point commun entre l'attitude de l'Etat et du groupe Honeywell dans cette affaire : une vision gestionnaire à court terme.
Lire l'article de France Culture

Blanquer: "Nous avons perdu entre 5 et 8% des élèves"

"Paris (AFP) - Jean-Michel Blanquer a estimé mardi qu'"entre 5 et 8% des élèves" ont été "perdus" par leurs professeurs, qui ne peuvent pas les joindre pour assurer la "continuité pédagogique" souhaitée, deux semaines après la fermeture des écoles pour lutter contre le coronavirus.
"Il y a un grand risque" que la situation actuelle "creuse les inégalités", a reconnu le ministre de l'Education nationale sur Cnews, entre les familles qui ont la possibilité de faire la classe à la maison et les autres.
Pour y remédier, il a détaillé plusieurs dispositifs qui doivent permettre d'"aller chercher des élèves": "On estime que c'est entre 5 et 8% des élèves, d'après nos premières évaluations, que nous avons en quelque sorte perdus depuis deux semaines".
Un accord a notamment été passé avec La Poste, qui "va permettre à chaque professeur d'envoyer à partir de son ordinateur un document imprimé à un élève qui n'a pas d'équipement numérique ou qu'il n'a pas réussi à joindre autrement", a-t-il détaillé.
Par ailleurs, des tablettes peuvent être distribuées par des collectivités locales ou des associations aux familles qui n'ont pas d'équipement informatique, a rappelé le ministre."
Lire l'article du nouvelobs.com

« Pour les plus démunis, le système tient mais avec de graves insuffisances »

En pleine crise sanitaire causée par le coronavirus, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Louis Gallois, alerte sur la situation des sans-domicile et des migrants.
Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), réclame la mise à disposition de nouveaux lieux pour mettre à l’abri les sans-domicile et juge catastrophique la fin de l’enregistrement des demandes d’asile. Il plaide pour que les plus démunis ne soient pas les grands oubliés une fois la crise liée à l’épidémie de Covid-19 passée." Extrait : "Sur le plan de l’hébergement, qui accueille 110 000 sans-abri dans des structures dédiées, 50 000 dans des chambres d’hôtels et 100 000 dans les circuits réservés aux demandeurs d’asile, le système tient grâce à l’engagement des salariés : entre 60 % et 70 % d’entre eux sont au travail, alors qu’ils ne sont pas correctement protégés car nous manquons cruellement de masques et de gel hydroalcoolique. Chaque jour, je constate leur engagement et leur créativité. C’est une fierté. Un grand merci à eux."
Lire l'article du Monde

« Le visio-machin, je n’y connais rien » : la fracture numérique en France aggravée par le confinement

"A l’heure où certains ne peuvent pas envisager le confinement sans écran, des millions de Français doivent composer avec un manque d’équipement informatique ou des difficultés d’usage, renforçant leur sentiment d’exclusion."
"Gwenaelle a dû se débrouiller pour récupérer ses attestations de déplacement dérogatoire dans les pages de La Nouvelle République et auprès de sa voisine. Frédéric, lui, s’est rendu au Super U, et Stella à la blanchisserie où elle travaille. D’autres ont pu compter sur les distributions du centre social de leur quartier pour leur en déposer dans la boîte aux lettres. Du village de Villentrois-Faverolles-en-Berry (Indre) aux quartiers populaires de Trélazé (Maine-et-Loire) et Strasbourg (Bas-Rhin), tous racontent cette même « galère » pour savoir comment obtenir et renseigner le précieux sésame, devenu nécessaire pour justifier ses trajets pendant le confinement. Plus compliqué encore quand on n’a ni ordinateur ni imprimante, ou qu’on est peu à l’aise avec l’écrit.
L’obtention de ce « bout de papier » est révélatrice à elle seule de l’exclusion numérique que subissent des millions de Français, soudain aggravée par le confinement."
Lire l'article du Monde

Lien social en accès libre

Découvrez le Numéro 1270 : "Pédopsychiatrie • Un secteur asphyxié"
"Une demande en forte augmentation d’un côté, des baisses d’effectifs et des fusions de services de l’autre… les professionnels de la pédopsychiatrie se trouvent confrontés à un dilemme : comment faire plus avec moins ?"
Acceder à Lien Social

Videos - Ressources pour les professionnels (Covid-19)

Yapaka, magnifique outil belge de prévention de la maltraitance, met en ligne de nombreux livres (gratuits et téléchargeables), de nombreuses vidéos. Actuellement le site propose des "points d'appui pour les professionels dans le contexte du Covid 19".
Extrait : "Cultiver le lien social aide à se mobiliser dans un esprit solidaire. Les expériences émotionnelles de chacun sont aussi influencées par nos affiliations. Nous sommes engagés dans nos identités professionnelles, auprès de collègues, coordinateurs, institutions, fédérations, autant de relais et de sources potentielles de soutien. Aussi, chacun de sa place professionnelle et citoyenne tient un rôle important pour maintenir et créer du lien entre les personnes et également entre les personnes et l’institution. Cette logique collective nous invite à nous appuyer sur les ressources des groupes et des communautés d’appartenance. Elle ne chasse pas l’importance du repérage des besoins individuels, mais elle les raccorde à tous ceux qui les partagent de près ou de loin, afin de créer un sentiment d’union là où l’événement peut venir instaurer le règne de l’isolement et de la défiance envers autrui. ".
La vidéo ci-dessous est un exemple :


Acceder aux vidéos sur Yapaka.be


Revue de presse 29 mars 2020


Coronavirus : l’urgence absolue de créer des structures de prise en charge des patients peu symptomatiques

"Les spécialistes de santé publique s’alarment : le risque, en confinant chez eux des malades plus légèrement atteints, est de transmettre le virus à leur famille, créant ainsi des milliers de « clusters » intrafamiliaux. Il faut, d’urgence, organiser leur accueil dans des centres d’hébergement ou des hôtels.
Des dizaines de milliers de personnes malades mais ne nécessitant pas d’hospitalisation immédiate sont aujourd’hui confinées à domicile, où elles sont prises en charge par des médecins libéraux. Déjà 42 000 au 22 mars, selon l’estimation de Santé publique France dans son rapport hebdomadaire. Combien depuis ? Combien la semaine prochaine ? "
Il y a là une urgence absolue. Si l’on ne fait rien, les hôpitaux des régions les plus touchées seront débordés au point qu’ils ne pourront même plus servir de lieux de consultation pour ces patients « suspects ». Un engrenage infernal s’ensuivra, avec la multiplication de ces contaminations intrafamiliales ou entre amis.
Les pouvoirs publics, les grands groupes hôteliers, les groupes de services d’aide à la personne doivent se mobiliser sans tarder. Chaque journée de perdue, ce sont des milliers de contaminations qui auraient pu, qui auraient dû être évitées. Il y a aujourd’hui en France 660 000 chambres d’hôtel inoccupées."
Lire l'article du Monde

Coronavirus : suivez la propagation de la pandémie en France et dans le monde

"Retrouvez la situation en France et à l’étranger, pays par pays, synthétisée par « Le Monde » en carte et en graphiques, et actualisée tous les matins.
Si l’épidémie de Covid-19 fut longtemps quasi exclusivement contenue en Chine continentale, ce n’est désormais plus le cas. Autour du 20 février, trois pays ont enregistré une hausse spectaculaire du nombre de cas sur leur territoire : la Corée du Sud, l’Italie et l’Iran, avec des progressions spectaculaires. Début mars, la France, l’Espagne, l’Allemagne et les Etats-Unis ont enregistré le même envol du nombre de cas, confirmant que l’épidémie s’était installée sur leur territoire."
Accédez aux cartes

Coronavirus : le difficile décompte des morts au jour le jour

"A partir de la semaine prochaine, une estimation des décès en Ehpad viendra s’ajouter au bilan des hôpitaux. Les morts à domicile échappent, eux, aux statistiques en temps réel.
Lire l'article du Monde

Les visiteurs de prison s’inquiètent du confinement dans le confinement

"La pandémie de Covid-19 rend la vie des personnes détenues extrêmement difficile. Elles vivent une situation de confinement exceptionnel dans le confinement qui est leur condition habituelle.
Les visiteurs de prison n’ont plus accès aux parloirs. Après avoir été fortement limitées, les visites des proches aux parloirs, les parloirs familiaux et unités de vie familiale ont été, eux aussi, suspendus. Les activités socio-culturelles et d’enseignement, le sport en salle, les cultes et la formation professionnelle sont suspendus. L’accès au travail, d’abord conditionné à l’application de précautions sanitaires, est maintenant aussi suspendu.
La tension provoquée par les mesures de confinement au sein des établissements et le sous-effectif des personnels pénitentiaires occasionné par la pandémie rendent plus difficile, en retour, la vie quotidienne des personnes détenues. Les uns et les autres, personnes incarcérées et membres du personnel, doivent gérer l’anxiété d’un confinement collectif dans un espace réduit et, dans beaucoup de cas, surpeuplé."
L’Association Nationale des Visiteurs de Prison, ANVP, et l’ensemble des visiteurs de prison expriment leur solidarité à ceux qui souffrent de cette situation, les personnes détenues et leurs familles, comme les personnels pénitentiaires et leurs familles.
L’ANVP se félicite des mesures prises par le gouvernement en faveur des personnes détenues : un abondement à leur compte téléphonique afin de maintenir les liens familiaux, la gratuité de la télévision afin d’atténuer l’effet de la suppression des activités, ainsi qu’un accroissement de l’aide aux plus démunis afin de pallier l’impossibilité de travailler.
La situation d’entassement dans les prisons, avec, dans les maisons d’arrêt, un nombre important de détenus dormant sur des matelas au sol, additionné au stress de l’épidémie et au manque cruel d’activité est génératrice de tensions pouvant facilement virer à la violence."
A lire sur l'actu de Lien social

Covid-19 : la protection de l’enfance toujours désarmée

"Comme chaque semaine, une audioconférence s’est tenue le 25 mars entre les acteurs de la protection de l’enfance et leur secrétaire d’Etat, Adrien Taquet. Contrairement à la semaine précédente, la tension s’est invitée dans les débats, les masques étant le point d’achoppement.
C’était la deuxième réunion de ce type, avec une différence notable par rapport à la première : tous les acteurs de la protection de l’enfance – structures collectives, services à domicile et assistants familiaux – étaient présents à cette audioconférence avec Adrien Taquet et les membres de l’équipe du secrétaire d’Etat chargé de ce secteur. Une heure trente d’échanges pour faire le point sur la situation après dix jours de confinement dans une ambiance un peu moins sereine, à en croire certains participants.
Un point de blocage
Après avoir dressé un bilan des actions menées par son secrétariat d’Etat, Adrien Taquet a entendu les différents intervenants, pour ceux qui ont pu s’exprimer. Le point qui a soulevé le plus d’attente est celui des masques de protection, comme la semaine précédente. Là-dessus, Adrien Taquet a vite recadré ses interlocuteurs : ce sont les soignants qui sont prioritaires. Une réponse qui n’a pas satisfait Salvator Stella, président du Cnaemo (Carrefour national de l’action éducative en milieu ouvert) : « Nous comprenons qu’il y ait une priorité au sanitaire, mais la question n’est pas celle-ci. Comment fait-on pour continuer à travailler en protection de l’enfance ? Il faut aussi entendre que les mesures-barrières ne peuvent pas suffire lorsqu’on est dans un appartement exigu ou encore lorsqu’on doit se déplacer avec la famille en voiture. » Malgré ces arguments, Adrien Taquet n’a laissé que peu d’espoir d'obtenir des masques, laissant perplexes les professionnels.
Un positionnement qui risque de poser problème selon Fabienne Quiriau, directrice générale de la Cnape (Convention nationale des associations de protection de l’enfance) : « Même les professionnels, qui sont engagés dans leurs missions, vont certainement commencer à avoir peur, car ils ont des familles".
Lire l'article des ASH

La police tout aussi désarmée



Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie

"Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient, où l’appel à ne pas en porter en France si l’on n’est pas malade est vu comme une grave erreur."
Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie. Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive, au coût économique immense, que seule la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre.
En serions-nous arrivés là si nous n’avions pas regardé de haut les mesures prophylactiques mises en place par les tigres asiatiques ? Celles-là même qui ont permis à Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud et Singapour, et aussi, jusqu’à aujourd’hui le Japon, de se protéger d’une propagation exponentielle du virus. Voire, comme pour la Corée du Sud, de la juguler."
Lire l'article du Monde

La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État

Cet article explique bien par quelles étapes, "Au principe de précaution : stocker pour être sûr d’avoir en cas de crise, car c’est vital, s'est substitué la logique : être sûr de ne pas trop stocker car c’est essentiel de ne pas dépenser plus qu’il ne faut."
Les logiques gestionnaires,référées aux logiques marchandes, ont entrainé la création d'une chaine d'irresponsabilité. "Par une approche bureaucratico-comptable, s’éloignant de toute vision politique anticipatrice, on a oublié, étape par étape, les alertes sanitaires majeures qui prévalaient à ces choix de stocks préventifs de masse."
"Ceci oblige les actuels membres du gouvernement à expliquer péniblement, au détriment des recommandations de l’OMS et à rebours des cas asiatiques, que le masque ne sert à rien pour une grande partie de la population ou qu’on ne sait pas s’en servir. Et que ce serait donc à propos que l’État n’adopte pas une stratégie « asiatique » de protection de ses citoyens par des masques et du gel de désinfection massivement distribué, couplée à des tests massifs.
Les autorités placent aussi de nombreux travailleurs et leurs employeurs face à une injonction contradictoire : « nous vous demandons d’aller travailler » mais « nous ne pouvons pas vous fournir les moyens garantissant votre protection minimale »."
Lire l'article de The conversation

Coronavirus : au Royaume-Uni, examens de fin d’année annulés et diplômes attribués en contrôle continu

"En raison de la fermeture des lycées à partir de lundi, les candidats se verront attribuer des notes à l’équivalent du baccalauréat en fonction de leurs résultats pendant l’année.
Les épreuves du General Certificate of Secondary Education (GCSE) sanctionnant la fin du collège (autour de 16 ans) et celles du A Level, validant la fin des études secondaires, n’auront pas lieu. Elles devaient commencer dès la mi-mai pour le A Level. Pour autant, les diplômes seront bien validés, a annoncé le premier ministre, Boris Johnson, mercredi 18 mars, sans préciser d’emblée comment. Mais en promettant que « cela sera[it] fait d’une manière juste et qui protège les intérêts des écoliers ».
« C’est la première fois dans notre histoire que l’on supprime les examens, cela montre la gravité de la situation », a reconnu la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, vendredi. L’Ecosse a annoncé des mesures similaires à celles prises par l’Angleterre.
Plus encore que le GCSE, surtout utile pour les enfants quittant l’école à 16 ans, le A Level permet l’entrée dans les universités. Ces dernières sélectionnent en général les élèves par avance, sur la base de leurs notes en contrôle continu et d’entretiens, mais les admissions définitives ne sont validées que s’ils décrochent le diplôme, avec, si possible, des « A + » ou des « A », pour avoir une chance d’intégrer les très prestigieux collèges d’Oxford ou de Cambridge."
Lire l'article du Monde


Revue de presse 22 mars 2020


Des étudiants en renfort dans les établissements face au covid-19

"Les élèves en travail social sont finalement autorisés à poursuivre leurs stages - en cas d’accord de leur structure et de leur école. Mais des étudiants se mobilisent aussi pour renforcer les établissements en tension, en CDD ou sous d’autres formes.
D’un côté, des personnels contraints d’abandonner leurs établissements sociaux et médico-sociaux, ces tout derniers jours, pour cause de maladie, de vulnérabilité face au coronavirus, ou encore d’enfants à garder. Et de l’autre, des étudiants en travail social, particulièrement motivés pour aider les plus vulnérables face à la pandémie, et pour certains, déjà en stage auprès d’eux. Les premiers pourront-ils donc être remplacés par les seconds ? La réponse a d’abord été négative, à la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS).
Après l’annonce par Emmanuel Macron de la fermeture des établissements scolaires et universitaires, l’administration centrale a en effet relayé la consigne, le vendredi 13 mars, à l’attention des centres de formation en travail social. Dès le lundi 16, ils ne devaient plus accueillir d’élèves, et si possible organiser l’enseignement à distance. Les épreuves de certification, également, devaient être reportées. Et quant aux stages, ils devaient être, purement et simplement, annulés.
« Nous avons réagi très fortement », raconte Diane Bossière, la déléguée générale de l’Unaforis, l’union nationale des acteurs de formation et de recherche en intervention sociale. « Tous les établissements et services faisaient déjà face à une pénurie de personnels ! » Sur son compte twitter, Olivier Huet, le directeur général de l’École pratique de service social (EPSS), soulignait lui-même l’absurdité de l’équation : au moment même où une partie des personnels est empêchée, voilà donc qu’« on interdit aux étudiants en travail social d'aller en stage, alors qu'ils pourraient être vraiment utiles, pour soutenir les professionnels ».
Mais la DGCS a manifestement entendu les écoles : dès samedi soir elle apportait « des précisions sur la situation des stagiaires ». Certes, les stages peuvent bien « être suspendus si la structure d’accueil du stagiaire l’estime pertinent dans le contexte actuel ». Pour autant, « le stage peut se poursuivre en cas d’accord entre la structure d’accueil, le stagiaire et l’établissement de formation ». "
Lire l'article sur le site lemediasocial.fr

Lien social: "TERRAIN - CORONAVIRUS : APPEL À TÉMOIGNAGE de travailleurs sociaux en ces temps de pandémie"

La revue Lien social a lancé un appel à témoignage aux travailleurs sociaux pour faire remonter la situation des terrains dans les différents champs du travail social.
Ces témoignages montrent, après une première période de banalisation, la brutalité des effets des mesures de confinement, avec la fermeture massive des services et l'absence de protection (masques, gels..) des professionnels restant en première ligne.
Lien social précise comment faire remonter vos témoignages : "Il suffit de nous écrire (1000 signes max.) sur : red@lien-social@com et de nous laisser un numéro de téléphone, une date et une heure pour vous recontacter.Un journaliste peut aussi dialoguer avec vous et mettre en forme votre témoignage."
Lire les témoignages sur le site de Lien social

Coronavirus : « Sauvegardons les droits fondamentaux pendant la crise sanitaire »

"Si rien n’est fait pour les accompagner, les personnes isolées subiront le plus durement la crise sanitaire, estiment dans une tribune au « Monde » Jacques Toubon, Adeline Hazan et Jean-Marie Burguburu.
Dans les circonstances que nous connaissons, les personnes enfermées, isolées, celles qui vivent à la rue, qui ont besoin d’aide sociale pour une partie de leurs besoins fondamentaux, seront les premières à subir une double peine si rien n’est fait pour les accompagner.
Ces mesures jettent notamment une lumière cruelle sur les conditions de promiscuité qui prévalent dans les prisons et les centres de rétention administrative que l’hébergement collectif, une hygiène souvent défaillante et des locaux exigus risquent de transformer en foyers de propagation du virus que l’on voudrait combattre.
Le risque sanitaire touche les hommes, les femmes et les mineurs qui y sont enfermés, ainsi que les professionnels qui les prennent en charge, eux-mêmes susceptibles de transmettre la maladie à leurs proches. En temps ordinaire déjà, nous n’avons de cesse de dénoncer les conditions d’enfermement qui prévalent dans les prisons et les centres de rétention administrative (CRA)."
Lire la tribune sur le Monde.fr

Un dispositif exceptionnel de conciergerie solidaire : « Croix-Rouge chez vous ».

"Pour faire face à cette situation exceptionnelle liée à la crise du COVID-19 et assurer sa mission d’aide aux personnes vulnérables, la Croix-Rouge française a mis sur pied un dispositif exceptionnel de conciergerie solidaire : « Croix-Rouge chez vous ».
Toute personne vulnérable confinée en situation d’isolement social peut appeler 7j/7, de 8h à 20h, notre numéro national 09 70 28 30 00 pour bénéficier :
  • d’une écoute chaleureuse et rassurante de la part d’un professionnel du soutien psychologique,
  • d’informations fiables sur la situation,
  • de la possibilité de commander des produits de première nécessité (denrées alimentaires, produits d’hygiène et d’entretien, médicaments) que des volontaires de la Croix-Rouge leur livreront chez elles en toute sécurité dès le lendemain."

Lire l'article sur le site de la Croix-Rouge

Autisme info service : Comment s’occuper durant le confinement

Autisme Info Service a listé des ressources gratuites pour toute la famille.
La liste est riche : jeux, vidéos, documentaires, expositions, musées virtuels, spectacles en ligne...
Acceder à www.autismeinfoservice.fr

Handicap : une foire aux questions sur le site du ministère

"Pour les adultes et enfants en situation de handicap, la famille et les proches aidants, les professionnels médico-sociaux
Exemple de question : "Je dois m’arrêter de travailler pour garder un proche ?
Réponse : "Les parents qui sont amenés à garder leur enfant handicapé à domicile, du fait de la fermeture de la structure médico-sociale d’accueil, bénéficieront d’une prise en charge par la Sécurité sociale des indemnités journalières (sans barrière d’âge en cas de handicap, alors qu’elle est de 16 ans sinon). Mais quelle est la marche à suivre ?
Vous êtes salarié.e et vous devez vous arrêter de travailler pour garder votre enfant en situation de handicap. Vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail sans jour de carence et sans condition d’ouverture de droits. Votre employeur déclare l’arrêt sur le site declare.ameli.fr et ensuite la caisse de Sécurité sociale gère la mise en place des indemnités journalières sans avoir besoin de revenir vers vous.
Aucun jour de carence n’est appliqué.
Attention : en revanche, si l’établissement médico-social de votre enfant n’a pas fermé, il n’est pas prévu d’ouverture de droit pour un arrêt maladie indemnisé."
Lire l'article des ASH

Coronavirus : les hôteliers mis à contribution pour accueillir des SDF

"Le groupe Accor a déjà proposé de mettre à disposition près d'un millier de chambres pour loger des sans-abri durant la période de confinement. Le gouvernement a discuté ce jeudi avec les groupements d'hôteliers afin d'étendre le dispositif. Un dispositif similaire se dessine aussi pour le personnel de santé.
Avec la crise du coronavirus, les hôteliers ferment des chambres les unes après les autres, faute de clientèle. En parallèle, les 157.000 places d'hébergement d'urgence disponibles en France ne suffisent pas à accueillir tous les sans-abri, qui doivent eux aussi être confinés.
Le gouvernement a donc décidé de faire appel aux hôteliers pour loger des SDF. « Il faut mettre à l'abri le plus de personnes possible qui continuent à vivre dehors », explique le ministre du logement, Julien Denormandie,"et il nous faut un maximum de salles isolées" afin de limiter le risque de contagion".
Lire l'article du journal Les Echos

Aide à domicile : la digue résistera-t-elle au coronavirus ?

"Fragilisée par des années de négligences des pouvoirs publics, l'aide à domicile est en situation délicate depuis le début du confinement lié au Covid-19. Le manque flagrant de masques risque d'empêcher les professionnels de rester au chevet de personnes âgées affaiblies.
Le président de la fédération d'associations d'aide à domicile, l'UNA, rappelle que la consigne officielle est de libérer des lits hospitaliers pour prendre en charge les cas graves du coronavirus. Donc, la société a besoin de professionnels du domicile. Mais ceux-ci sont désarmés pour intervenir, faute notamment de masques. Il réclame pour les structures des consignes claires alors que circulent des informations contradictoires. « Qui est le pilote dans l'avion ? », s'exclame-t-il.
Lire l'article sur le mediasocial.fr

Coronavirus : enfin des consignes pour la protection de l’enfance


"Une fiche de consignes destinée aux établissements et services de la protection de l’enfance a été envoyée le 19 mars aux têtes de réseaux du secteur ainsi qu’aux départements. Des recommandations très attendues par les professionnels, qui déplorent le manque de réactivité de leur secrétariat d'Etat.
Il aura donc fallu attendre le 19 mars pour que la protection de l’enfance bénéficie enfin d'une note de recommandations nationales pour gérer cette crise du coronavirus. Un retard au démarrage qui a suscité beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes sur le terrain, alors que, d’un département à l’autre, les décisions prises ont fluctué selon l’appréciation des autorités. Ce document de 11 pages vient ainsi clarifier « la conduite à tenir et les bonnes pratiques à adopter en phase 3 du plan gouvernemental » pour les structures collectives et les acteurs de l’intervention en milieu ouvert.
Egalement destinataires de la note, les départements pourront s’appuyer sur ces recommandations pour orienter leurs actions et décisions en la matière, face à une crise sanitaire inédite. Après un rappel de leurs missions, ils sont incités à mettre en place un plan de continuité d’activité intégrant la continuité du fonctionnement et des missions de la cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (Crip). Ils sont également invités à mettre en place « une cellule de crise interinstitutionnelle au niveau opérationnel comme stratégique », pour favoriser, auprès des établissements et services, un appui par le renfort de professionnels et de bénévoles pour des activités éducatives, sportives ou de loisirs, ce qui pourrait s’avérer très utile en cette période de confinement."
La suite de l'article aborde la transformation des droits de visites et les conditions de la continuation de l'AEMO.
NB : "la majorité des professionnels se déclarent prêts à réintervenir au domicile s’ils bénéficient de masques, de gants ou encore de gel hydroalcoolique, ce qui n’est pas le cas actuellement. "
Lire l'article des ASH

Covid-19 : l'impossible calcul du taux de mortalité

Cet article pose "une question très sensible : celle du taux de mortalité. Une récente publication dans la revue The Lancet, qui est la plus prestigieuse revue scientifique médicale – et donc à prendre très au sérieux, en date du 12 mars, revoyait considérablement à la hausse le taux de létalité, le fixant à 5,6% pour la Chine et jusqu'à 15,2% pour le reste du monde, là où l'estimation de l'Organisation Mondiale de la Santé est de 3,4% au niveau mondial.
Pourquoi une telle différence, et pourquoi un hausse aussi dramatique dans cette nouvelle publication ?
En fait, tous ces chiffres posent problème sans exception et sont très loin de la réalité, et voilà pourquoi.
Dans un premier temps, il faut redéfinir ce qu'est le taux de létalité, à ne pas confondre avec le taux de mortalité, qui est le nombre de morts rapporté à l'ensemble d'une population, d'un pays ou du monde. Le taux de létalité est le nombre de morts rapporté au nombre de personnes infectées.
Et c'est là le premier problème. Aujourd'hui, ce nombre de personnes réellement infectées, on ne le connaît pas. On recense les gens qui sont déclarés positifs au SARS-CoV 2, mais d'une part, tous les malades ne sont pas diagnostiqués. Aujourd'hui par exemple en France, les médecins ne demandent un test qu'en cas d'infection sérieuse, à l'hôpital. Et ce dépistage dépend de la politique de chaque pays. Par exemple, en Corée du Sud, où un dépistage massif a été fait, le taux de létalité chute à 0,7% à l'échelle du pays."
Lire l'article sur France culture.fr

Un article de référence en anglais : "Coronavirus: The Hammer and the Dance"

Pour ceux qui ne lisent pas facilement en anglais, un outil très puissant, deepl, permet de traduire facilement et très correctement.
Les schémas de cet article sont par ailleurs très parlants, ainsi que le simulateur.
Vous pouvez aussi lire l'article en français.
"Strong coronavirus measures today should only last a few weeks, there shouldn’t be a big peak of infections afterwards, and it can all be done for a reasonable cost to society, saving millions of lives along the way. If we don’t take these measures, tens of millions will be infected, many will die, along with anybody else that requires intensive care, because the healthcare system will have collapsed."
Extract from this article : "So why is the fatality rate close to 4% ? If 5% of your cases require intensive care and you can’t provide it, most of those people die. As simple as that."
"There are 4 million admissions to the ICU (intensive care unit) in the US every year, and 500k (~13%) of them die. Without ICU beds, that share would likely go much closer to 80%. Even if only 50% died, in a year-long epidemic you go from 500k deaths a year to 2M, so you’re adding 1.5M deaths, just with collateral damage."
Lire l'article de Medium.com


Revue de presse 15 mars 2020


Etude Insee Analyse Île-de-France n°105, « Milieu familial précaire : premier facteur de fragilité sociale pour les jeunes franciliens »

"Plus diplômés qu’en province, les jeunes franciliens s’insèrent mieux sur le marché du travail mais rencontrent des conditions de logement plus difficiles. Ceux issus d’un milieu familial précaire, devenus parents de manière précoce ou élevant seuls leur enfant sont souvent peu diplômés et confrontés au chômage ou à l’inactivité. À Paris, bien que les jeunes soient moins souvent exposés à la fragilité sociale, celle-ci peut se traduire par une pauvreté monétaire plus intense. Depuis la crise économique de 2008, malgré une part croissante d’étudiants, le chômage des jeunes franciliens a augmenté".
Lire l'étude de l'INSEE

Coronavirus COVID-19 : les sites pour s'informer correctement

Le site gouvernemental Info-coronavirus
Santé Publique France
Le site de l'organisation mondiale de la santé
Pour obtenir des conseils, n'appelez pas le 15, mais le Numéro vert : 0 800 130 000

Logement : la trêve hivernale est prolongée de deux mois

"Face à la pandémie de coronavirus, le gouvernement reporte la fin de la trêve hivernale au 31 mai. Les expulsions locatives seront donc interdites deux mois de plus que d’ordinaire.
Le ministre chargé de la ville et du logement, Julien Denormandie, l’a confirmé vendredi 13 mars : les préfets vont recevoir des instructions leur demandant « de surseoir à tout concours de la force publique pour la mise en œuvre des expulsions locatives si une solution de relogement pérenne n’a pas été trouvée en amont ». L’enjeu, a-t-il indiqué, « est d’éviter toute remise à la rue de personnes dans le contexte sanitaire actuel ». "
Lire l'article du Monde

Coronavirus: état des lieux dans le monde le 14 mars 2020

"Le nombre de cas de nouveau coronavirus dans le monde a dépassé les 150 000, dont plus de 5 700 décès dans 137 pays et territoires, selon un nouveau bilan ce samedi soir. La France passe au stade 3 de l'épidémie alors que le virus progresse dans l'hexagone.
Plus de 152 898 cas d'infection sont dénombrés dans 137 pays, dont les plus touchés après la Chine sont l'Italie avec 1 441 morts pour 21 157 cas, l'Iran avec 611 morts (12 729 cas), l'Espagne avec 183 morts (5 753 cas) et la France avec 91 morts (4 500 cas).
En France, le Premier ministre Édouard Philippe annonce que ce samedi dès minuit les cafés, les restaurants, cinémas et discothèques seront fermés. Ces fermetures seront effectives aussi pour tous « les lieux recevant du public » non essentiels. La France est officiellement passée au stade 3 de l'épidémie. Entreprises et administrations sont priées de développer le télétravail pour permettre à un maximum de gens de rester à leur domicile. Le Premier ministre annonce aussi que le 1er tour des municipales aura bien lieu ce dimanche 15 mars « comme prévu »."
La suite du dossier décrit la situation pays par pays.
Voir notamment : Les questions pratiques :
Acceder au dossier de Rfi.fr


Revue de presse 08 mars 2020


Intervention Pr Matthieu REVEST - Covid-19 - CHU de Rennes

N’hésitez pas à relayer cette saine information (ce que demande le CHU de Rennes).



Etablissements publics : nomination des membres de l’instance nationale de médiation

"Le ministre de la santé a procédé à la nomination des membres de l’instance nationale de médiation pour les personnels des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux, par arrêté publié au Journal officiel le 28 février 2020.
L’instance nationale de médiation pour les personnels des établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux a été instituée par un décret du 28 août 2019. Elle est présidée par le médiateur national, Edouard Couty. Pour rappel, la procédure de la médiation permet aux personnels des établissements sus cités de résoudre des différends qui portent une atteinte grave au fonctionnement normal du service. Les conflits sociaux, les différends relevant des instances représentatives du personnel ou faisant l’objet d’une saisine du Défenseur des droits ou d’une procédure disciplinaire et les différends relatifs à des décisions prises après avis d’un comité médical ou d’une commission de réforme, sont tous exclus du champ de la médiation."
Lire l'article des ASH

Des hommes violents (6/6) : Pierre, un peu de lumière

"Dernier épisode de la série documentaire "Des hommes violents", à la rencontre d'hommes condamnés pour violences conjugales contraints par la justice de participer à un groupe de parole. Entre déni et interrogations du narrateur, Mathieu Palain revient sur la question des masculinités aujourd'hui."



Revue de presse 29 février 2020


Guide pratique du Covid-19

"Le ministère des Solidarité et de la Santé vient de publier un guide méthodologique à destination des établissements de santé, des médecins de ville et des établissements médico-sociaux pour prendre en charge des patients possiblement atteint du coronavirus, maintenant baptisé Covid-19.
Face à l’expansion du coronavirus Covid-19, le ministère des Solidarités et de la Santé diffuse largement depuis le 20 février dernier aux établissements de santé et médico-sociaux et aux médecins de ville un guide méthodologique, Préparation au risque épidémique Covid-19.
Ce guide introduit la méthodologie par les origines du virus, des informations scientifiques, de transmission, de définition des cas et des mesures de prévention.
Il présente ensuite la stratégie nationale de réponse sanitaire en fonction des stades de développement du Covid-19, l’organisation de la prise en charge des patients dans les établissements de santé, les dispositions à mettre en œuvre face aux patients possiblement porteurs du virus et l’orientation des cas avérés vers les établissements habilités.
Le guide explique également la place de la médecine de ville et des soins ambulatoires dans le dispositif de lutte contre le Covid-19 (diagnostic, moyens, actions de première intention et orientation vers une structure habilitée) et rappelle l’importance de la formation et de l’information des personnels concernés.
Très didactique, le guide explique pas à pas toutes les procédures à suivre dans tous les cas de figure et étaye ses explications par des schémas de décision et de prise en charge."
Lire l'article des ASH
Télécherger le guide

Loïc Monjour : « L’hygiène des mains est une mesure très efficace et peu coûteuse pour éliminer germes, microbes et virus… »

"Pour éviter la propagation des épidémies, le lavage des mains est essentiel, mais les Français sont parmi les moins respectueux de cette mesure élémentaire, souligne Loïc Monjour, ancien professeur de médecine tropicale, dans une tribune au « Monde ».
Le nom d’Ignace Philippe Semmelweis, né à Budapest en 1818, est peu connu. Pourtant, depuis deux siècles, la plupart des femmes à travers le monde, de toutes conditions sociales, bénéficient de sa perspicacité et de ses travaux… Ce génie médical a aboli la tragédie des fièvres puerpérales (après l’accouchement) dans son service de la maternité de Vienne et découvert l’importance de l’asepsie avant le grand Pasteur.
Ses étudiants en médecine pratiquaient des autopsies avant de se rendre à la maternité pour effectuer des examens de femmes en travail ou procéder à des accouchements. La mortalité des parturientes était considérable, et Semmelweis, après une véritable enquête épidémiologique, imposa aux étudiants de se laver les mains avant toute intervention obstétricale, non pas avec du savon, mais avec une solution de chlorure de chaux, une initiative inconnue à l’époque.
Par cette seule mesure, le pourcentage de décès causés par la fièvre puerpérale s’effondra de 12 % à 3 %. Il allait révéler à ses confrères le danger que représentent ces infections que l’on appelle aujourd’hui « manuportées » et « nosocomiales » et l’intérêt de l’utilisation d’un antiseptique pour y parer. Mais, sans appui officiel, n’ayant pas su convaincre, peu à peu, il sombra dans la démence et mourut à 47 ans. L’histoire de cette découverte a été brillamment racontée dans la thèse de médecine de Louis-Ferdinand Céline en 1924 et, comme boire et manger, le lavage des mains est devenu un rituel dans notre vie de tous les jours."
Lire l'article du Monde

L’accompagnement éducatif et social (DEAES) attire de moins en moins d’étudiants

"La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques vient de publier les résultats de son enquête sur les formations aux professions sociales. Elle a constaté une baisse du nombre d’étudiants inscrits dans ces filières.
Chaque année, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) mène une enquête auprès des centres de formation aux professions sociales. Elle permet de dénombrer et d’identifier les établissements de formation et de recenser leurs étudiants et leurs diplômés par année d’étude, en distinguant trois filières : domicile, structure et éducation inclusive.
La Drees a ainsi constaté une baisse des effectifs depuis 2010, en particulier dans la filière domicile (-63% entre 2015 et 2018). Dans cette même filière, 16% des inscrits en première année abandonne leur formation. L’hypothèse du manque d’attractivité des professions auxquelles préparent ces formations est donc encore plus prégnante pour cette filière. Quant au nombre de diplômés dans les filières domicile et structure, il est passé de 12 300 à 9 810, soit une baisse de 20 % entre 2015 et 2018.
Sur le profil des étudiants, la Drees a constaté qu’un étudiant sur deux a un niveau inférieur au bac, que les promotions sont très féminisées (88% des étudiants en première année), que 92% des étudiants bénéficient d’une aide financière et que la majorité d’entre eux ont des parents en catégorie socio-professionnelle employés."
Lire l'article des ASH
Lire l'étude de la Drees

RÉFORME Retraites : la triple peine pour les métiers pénibles

"La future réforme de retraites aggravera les injustices liées à la pénibilité de certains métiers, estiment des statisticiens du ministère de la Santé membres du collectif Des chiffres et des luttes.
Et de trois. Après les agents de l’Insee puis ceux de la Dares (ministère du Travail), c’est au tour des statisticiens de la Drees (ministère de la Santé) de rejoindre le mouvement Des chiffres et des luttes, le collectif de mobilisation des agents de la statistique publique contre la réforme des retraites soutenu par la CGT. Ils apportent leur pierre au débat sur la pénibilité et l’espérance de vie, avec ou sans incapacité.
Les ouvriers, grands perdants
« Sommes-nous tous égaux face à l’allongement de la durée du travail ? », s’interrogent-ils dans une note qu’ils viennent de publier. La réponse est dans la question. En dépit des promesses de justice du futur système de retraite universelle à points, un euro cotisé ne donnera pas les mêmes droits à tous, estiment-ils. Tout simplement parce que la pénibilité de certains métiers ne permettra pas de couler le même nombre de jours heureux en retraite."
Lire l'article d'Alternatives Economiques


Revue de presse 22 février 2020


Moi Jeune : «On déménage tout le temps, c'est la galère»

"Six jeunes migrants, tous mineurs et aidés par l'association Utopia 56, racontent leur errance dans le nord de Paris, leur quotidien, et leur désarroi.
Extrait : "«Je suis dehors depuis mars 2019. Ça fait cinq jours que je vis dans une caravane, à Porte dorée. Dans cinq jours, je devrai partir, je ne sais pas où, à Porte d’Aubervilliers encore. Quand tu déménages tout le temps, t’es tout le temps en galère. Ici, en France, on n’est rien. Je ne peux compter que sur des associations comme Utopia 56 et les Midis du MIE. Je suis arrivé en décembre 2018, du Mali. Pendant trois semaines, j’ai dormi à côté d’un pont. Puis la police est venue ramasser tout le monde. Après deux mois en foyer, j’ai reçu un courrier qui m’a dit que les mineurs ne peuvent pas rester dans les foyers de majeurs."
Lire l'article de Libération

Transports parisiens : des personnes à mobilité réduite dénoncent une « assignation à résidence »

"Quinze ans après la loi handicap, les personnes à mobilité réduite peinent encore à se déplacer : environ 60 % du réseau de transport francilien leur est inaccessible.
Le plus simple serait qu’Alexandre Martel reste chez lui. Mais le jeune homme de 24 ans n’est pas du genre à renoncer. A 9 heures, comme chaque matin, il est en bas de sa résidence, dans le 14e arrondissement. Atteint d’une paralysie cérébrale depuis sa naissance, il se rend tous les jours près du stade Charléty, dans le 13e arrondissement, à la délégation de l’APF France handicap, où il se bat pour que les revendications des personnes handicapées soient entendues.
Pour rejoindre le siège de l’association, impossible de prendre le métro : en effet, seule la ligne 14 – neuf stations sur 303, soit 3 % du réseau parisien – est accessible aux personnes en fauteuil roulant. Alors, Alexandre Martel fonce avec son fauteuil électrique jusqu’à l’arrêt de bus le plus proche ; le réseau parisien est entièrement adapté aux utilisateurs de fauteuil roulant : les 4 500 bus en circulation sont équipés de rampes d’accès, que les chauffeurs peuvent déployer.
A l’arrêt Denfert-Rochereau, si la rampe fonctionne correctement et que le trottoir a bien été rehaussé, la descente d’Alexandre Martel est gênée par des poubelles mal stationnées. Il rouspète, avant de retrouver le sourire en voyant que l’ascenseur qui lui permet d’aller prendre le RER B fonctionne. Il suffit que celui-ci soit en panne pour qu’un banal trajet quotidien se transforme en mission impossible."
Lire l'article du Monde

La surconsommation d’opioïdes est liée à la pauvreté, selon une étude

"La pauvreté incite-t-elle à consommer davantage de médicaments opiacés ? Ou ces antalgiques entraînent-ils certains patients dans une spirale d’addiction et de déclin ? Pour la première fois, des économistes se sont penchés sur le cas de la France, et pour eux, dans l’Hexagone du moins, la première hypothèse est la bonne.
Selon leurs calculs, l’augmentation du taux de pauvreté de 1 % dans un département se traduit par une augmentation de 10 % de médicaments opiacés. Ces chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont exploité les données de vente d’antalgiques en France entre 2008 et 2017 – jusque-là jamais traitées à l’échelle départementale – et plusieurs indicateurs socio-économiques : le taux de pauvreté (14 % en moyenne dans le pays), le taux de chômage, la densité de population ou le niveau d’éducation. Cette approche leur a permis d’étudier l’influence de ces différentes variables, et de comparer les départements entre eux.
« Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014."
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Revue de presse 15 février 2020


Alerte sur la souffrance au travail dans l’économie sociale et solidaire

"Dans le livre Souffrance en milieu engagé (1), la journaliste Pascale-Dominique Russo scrute les conditions de travail chez Emmaüs, France Terre d’asile, la Macif ou encore au sein du groupe SOS. Et fait le lien avec les transformations économiques vécues par le secteur.
Sur le papier, l’économie sociale et solidaire, qui regroupe plus de 200 000 associations, mutuelles, coopératives ou encore fondations, est un secteur à part, préservé des vicissitudes de l’économie de marché par trois piliers de valeurs historiques : dans l’ESS, on ne recherche pas le profit, on réinvestit les résultats et on dirige selon le principe un homme, une voix.
Mais comment le vivent les salariés qui y travaillent au quotidien ? Pas toujours très bien, si l’on en croit Pascale-Dominique Russo, qui a mené l’enquête dans un petit nombre de structures comme les associations Emmaüs et France Terre d’asile, le groupe SOS, les mutuelles Chorum ou la Macif. Une enquête dont le résultat nourrit le livre Souffrance en milieu engagé, publié le 20 février.
Après avoir écrit pendant vingt ans sur l’ESS en tant que journaliste, Pascale-Dominique Russo a rédigé pendant huit ans une lettre sur la santé au travail au sein de la mutuelle Chorum, où elle a été témoin de situations qui l’ont poussée à enquêter. Son livre met en lumière de nombreuses situations délétères, où « on observe un réel écart entre la bienveillance supposée de l’univers associatif et mutualiste et la réalité des témoignages ».
À SOS, il est dit que le « petit cercle aux manettes » autour du patron fondateur Jean-Marc Borello impose un « rythme de travail éreintant ». À Emmaüs Solidarités, l’arrivée en 2007 d’un nouveau directeur général, aujourd’hui remercié, se solde par des « placardisations tout à fait inappropriées ». Les tensions finissent par déboucher, en 2010 sur une grève, inhabituelle dans la structure. À France Terre d’asile, il est question « des abus de pouvoir » du directeur général Pierre Henry, d’un « livre noir sur ses agissements », ainsi que d’un procès aux prud’hommes, perdu par l’association en 2017, pour harcèlement moral. À Chorum, une secrétaire, partie en 2013, se fait traiter de « conne » par sa directrice générale. À la Macif, les salariés apprennent par le Canard Enchaîné qu’Alain Montharant, président jusqu’en 2019, a bénéficié d’une augmentation de 160 000 à 260 000 € entre 2018 et 2019.
L’auteur livre surtout une analyse intéressante sur le contexte de transformation dans lequel ces pratiques interviennent. Côté mutuelles, on doit « se hâter de se regrouper pour ne pas disparaître face à la concurrence féroce des assurances » et pour s’adapter à ces « entités gigantesques », se réorganiser sans cesse, comme l’auteur le détaille, à la Macif. Côté associatif, on passe d’un schéma où la subvention prime à un modèle où « la commande publique s’impose peu à peu comme le mode de financement majeur à travers la procédure d’appels d’offres ». De partenaires, les associations deviennent peu à peu sous-traitantes des pouvoirs publics. Avec des conséquences en termes de liberté d’action mais aussi d’abaissement des coûts."
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« En France, 63 % des gens qui ont fait de la prison sont condamnés à y retourner »

"Réalisateurs du documentaire « Des hommes », tourné dans la prison des Baumettes à Marseille, Alice Odiot et Jean-Robert Viallet ont voulu montrer l’absurdité du système carcéral.
Lauréats du prix Albert-Londres – lui pour La Mise à mort du travail (2009), elle pour Zambie, à qui profite le cuivre ? (2011) –, Alice Odiot et Jean-Robert Viallet signent pour la première fois ensemble un film documentaire, Des hommes, sur la prison des Baumettes, à Marseille. Leur demande d’accès à l’établissement pénitentiaire remonte à 2013. Elle leur fut accordée en deux temps. Une première fois en 2015, pour un mois, mais sans caméra. Puis, en 2016 avec le droit de filmer. Ils y sont alors retournés, durant vingt-cinq jours, dix à douze heures par jour. Ce que montre Des hommes résulte du long travail élaboré durant ces deux séjours. A. O. : Ce constat est très français : 63 % des gens qui ont fait de la prison sont condamnés à y retourner. L’important de ce qu’on montre est bien cette absurdité du système. Qui ne produit aucun résultat. Qui se veut à la fois punitif et qui est, en même temps, hors la loi. Il suffit de voir toute la drogue qui circule à l’intérieur, le droit du travail qui ne s’applique pas aux détenus. Ceux qui travaillent en prison sont en effet payés deux euros de l’heure."
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Anne-Marie Moulin : « Les réactions irrationnelles sont le lot de toutes les épidémies »

"Peste, coronavirus ou grippe... les épidémies ont toujours suscité de grandes peurs collectives, nous raconte la médecin et philosophe Anne-Marie Moulin."
Cet article, très instructif, débute par une histoire longue des épidémies et des croyances à leur sujet. Il aborde ensuite les épidémies récentes et les étonnantes différences de réaction politique et publique selon les contextes.
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Conférence nationale du handicap : la CNSA se mobilise

"Suite à la Conférence nationale du handicap, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) s’engage pour des délais d’octroi des prestations plus courts, l’école inclusive, le déploiement de solutions adaptées aux personnes ayant des besoins soutenus et la création de places de transition.
Dans son discours d’ouverture de la Conférence nationale du handicap, Emmanuel Macron demandait, entre autres, que l’octroi à vie des droits aux personnes en situation de handicap irréversible soit attribué de façon linéaire sur tous les territoires – “je ne sais pas expliquer que ces droits à vie soient aujourd'hui accordés dans 2 % des cas dans un département et 60 % des cas dans un autre département.
Et donc il faut qu'on marie la simplicité, la proximité qu'offre la présence départementale et les acteurs locaux avec l'égalité des droits républicaines dans le cadre justement de cet accord” – et que les demandes d’allocation adulte handicapé (AAH) soient traitées au maximum dans les trois mois – “qu'au 1er janvier prochain, aucune demande d'allocation adulte handicapé ne soit traitée en plus de 3 mois dans aucun endroit du territoire”. La CNSA s’engage dans ce processus et propose un appui sur-mesure aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) avec notamment un renfort de personnel, un appui à la formation et des recommandations sur les conditions structurelles d’une amélioration du traitement des demandes des personnes. La Seine-Saint-Denis et l’Yonne seront départements pilotes pour la mise en place de ces mesures.
La CNSA s’engage également sur l’école inclusive avec le financement d’unités d’enseignement “autisme” supplémentaires et financera la création de 1000 places en Ile-de-France, Hauts de France et Grand Est pour maintenir en France les personnes actuellement forcées à s’expatrier pour se faire soigner, faute de places en France.
La CNSA poursuit par ailleurs ses travaux de développement d’outils numériques et de téléservices pour accompagner les personnes en situation de handicap et leurs proches."
Lire l'article des ASH

Accompagnement sexuel et handicap : « J’ai passé quarante ans sans aucune expérience intime. J’étais dans une impasse »

"Le gouvernement a rouvert cette semaine le sujet sensible des accompagnants sexuels pour personnes handicapées. Cette activité, si elle n’est pas légale en France, existe déjà. Témoignages.
Lire l'article du Monde

Rapport : Le rôle des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD)familles auprès des enfants et des parents en situation de handicap

"Les fédérations du domicile ont élaboré ensemble une définition des SAAD familles, indiquant qu’il s’agit d’un dispositif d’aide à domicile des familles qui constitue un outil de prévention auprès des familles à plusieurs niveaux :
  • de prévention généraliste lorsque l’intervention a lieu auprès de familles fragilisées temporairement par un événement de vie ;
  • de prévention ciblée lorsque l’intervention se déroule auprès de familles dans lesquelles un ou plusieurs enfants peuvent courir un risque du fait de la difficulté pour le(s) parent(s) d’exercer la fonction parentale.
La finalité de l’intervention d’aide à domicile, individuelle ou collective, est de renforcer l’autonomie des familles rencontrant des difficultés. Le maintien ou le renforcement de l’autonomie est rendu possible par l’intervention à leur domicile de différents types de personnels qualifiés : les techniciennes et techniciens de l’intervention sociale et familiale (TISF) ou les accompagnants ou accompagnantes éducatifs et sociaux (AES). Ils soutiennent les familles en apportant aide matérielle, éducative et sociale en fonction des besoins. Depuis 2016, le diplôme d’accompagnant éducatif et social (AES) remplace celui d’auxiliaire de vie sociale (AVS). Cependant, dans les SAAD familles, l’usage courant est de parler des AVS, en désignant ainsi davantage leur fonction plutôt que le diplôme.
En préservant l’équilibre des relations familiales, les interventions des SAAD familles participent à la prévention des difficultés sanitaires, familiales ou sociales : à ce titre, elles constituent un levier essentiel en matière de soutien à la parentalité, d’insertion, de prévention en santé ou de protection de l’enfance."
Lire le rapport de la FNAAFP

Les demandeurs d’emplois les plus âgés et les moins diplômés, oubliés de la « société du tout numérique »

"Ne pas savoir chercher une annonce, ou même attacher une pièce-jointe... au moins 13 millions de Français ne maîtrisent pas assez des outils indispensables.
Le 13 mars, l’ex-secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, inaugurait à Strasbourg le douzième espace de formation « Emmaüs Connect ». Objectif du dispositif : lutter contre un mal qui touche des millions de Français : la « fracture numérique ». Destiné aux personnes qui n’ont pas Internet ou qui éprouvent des difficultés à s’en servir, l’espace d’Emmaüs Connect offre l’accès au matériel connecté et propose des ateliers pour s’initier au numérique.
Car en 2019, tous les Français ne sont pas égaux en ligne. Rédiger un mail, rechercher des informations ou même se connecter relève du parcours du combattant pour bon nombre de concitoyens. Selon la Mission Société Numérique, pilotée par le gouvernement, 13 millions de Français sont victimes d’« illectronisme » : un néologisme servant à désigner l’inaptitude ou le manque de maîtrise des outils numériques pour effectuer des démarches courantes.
En première ligne, les demandeurs emploi. Internet est devenu incontournable, aussi bien pour rechercher un travail que pour percevoir ses droits au chômage. L’inscription à Pôle emploi se fait exclusivement en ligne depuis 2016. « On a formé 3 000 jeunes en service civique pour accompagner ces personnes à l’utilisation de nos nouveaux services, se défend Karine Meininger, directrice des services aux demandeurs d’emploi de l’opérateur public. On a aussi mis en place des postes informatiques en agence et on propose une aide téléphonique »."
Lire l'article du Monde


Revue de presse 08 février 2020


Prévention du suicide : le retard fatal

"Le quatrième rapport de l’Observatoire national du suicide réaffirme le lien entre cette tragédie et les conditions de travail, explique la journaliste du « Monde » Anne Rodier dans sa chronique.
La France compte entre 10 000 et 11 000 suicides par an depuis dix ans. Combien d’entre eux sont-ils liés au travail ? Le quatrième rapport de l’Observatoire national du suicide, à paraître prochainement, ne l’indique pas, « parce que c’est impossible, explique Christian Baudelot, sociologue et coauteur du rapport avec le psychiatre Michel Debout. Il y a un blocage énorme des entreprises pour en parler. Les directions se refusent toujours à comptabiliser et à communiquer sur les suicides. Alors même qu’elles sont soumises à des transformations radicales ».
Les drames des dix dernières années (Technocentre Renault, France Télécom, La Poste) n’ont pas suffi à briser le tabou. L’intérêt du rapport de l’Observatoire national du suicide est de parler et de faire parler de ce phénomène multifactoriel en réaffirmant son lien avec les conditions de travail. Solitude, qualité de travail « empêchée », surengagement, surcharge mentale, sont au nombre des facteurs de risques suicidaires. La politique de prévention est au nombre des solutions."
Lire l'article du Monde

Violences envers les femmes : faut-il inscrire l’emprise dans la loi ?

"L’Assemblée nationale votait la semaine dernière, en première lecture, une proposition de loi «visant à protéger les victimes de violences conjugales».
Fallait-il introduire dans la loi la notion d'emprise difficile à prouver devant les juges ? Deux juristes en débattent."
Lire l'article de Libération

Rester père après une séparation, un défi

"La communication entre les ex-conjoints et le respect de la place de chacun sont des principes essentiels pour maintenir le lien entre le père et l’enfant.
Selon une étude de l’Insee publiée en 2015, un million et demi d’enfants voient très peu leur père (moins d’une fois par mois) et 500 000 enfants ne le voient plus du tout. Dans la majorité des cas, les enfants de parents séparés résident principalement chez leur mère. Néanmoins, la résidence alternée est accordée au cas par cas, dans l’intérêt de l’enfant. Plutôt rare pour les enfants de moins 2 ans, elle devient plus fréquente quand l’enfant grandit, atteignant son pic entre 11 et 14 ans.
Les liens entretenus avec le père sont souvent mis à mal lorsque les ex-conjoints sont en conflit, chacun d’eux pouvant être tenté de faire « payer » l’autre. Avec le risque que l’enfant devienne un otage, un enjeu de pouvoir entre ses parents. Dans ce cas, ces derniers peuvent être incités, par un avocat ou un autre professionnel, à se tourner vers un espace de médiation familiale pour maintenir entre eux la communication et prendre ensemble des décisions dans l’intérêt de leur progéniture.
[...] Dans sa pratique de médiatrice familiale, Sabrina de Dinechin constate chez les pères une « vraie peur » de « perdre le quotidien » de leur enfant, de ne plus être au courant de rien. La peur de se faire évincer, ce qui entraînerait à terme, selon eux, « la perte du lien ». Aussi la médiatrice insiste-t-elle sur « la responsabilité qui incombe à chaque parent de faire en sorte que la relation entre l’enfant et l’autre parent existe, se passe bien et soit de bonne qualité ». La difficulté, remarque Sabrina de Dinechin, c’est que « beaucoup de mères séparées de leur conjoint ne veulent pas endosser cette responsabilité et ce, au détriment des besoins de l’enfant, dont celui d’avoir ses deux parents pour grandir ».
En tout état de cause, souligne la médiatrice, chaque ex-conjoint aura à cœur d’éviter de dire du mal de l’autre en présence de l’enfant, même de façon non verbale (soupirs, yeux levés au ciel…). Une bonne communication fondée sur la bienveillance et le respect de la place de chacun est une base essentielle à la construction ou au maintien des liens avec le parent à distance, le père le plus souvent."
Lire l'article de La Croix

Tous les ans, je signe des attestations à l’adresse de mon domicile » : les enseignants face à la précarité étudiante

"Un vendredi soir de décembre, il est 19 heures lorsqu’un vigile de l’université de Lille découvre une étudiante camouflée dans un recoin. Gênée, elle lui raconte que ses parents l’ont mise à la porte, et qu’elle cherche juste à dormir au chaud pour le week-end. « De sa propre initiative, l’agent de sécurité lui a payé l’hôtel pour deux nuits, relate Emmanuelle Jourdan-Chartier, enseignante et vice-présidente chargée de la solidarité. Nous lui avons remboursé les frais avancés. » Plusieurs fois par semaine, l’élue est sollicitée par des enseignants et par des secrétaires administratifs lui signalant que tel ou tel jeune rencontre de grandes difficultés.
Avec 70 000 étudiants, l’université de Lille est l’une des plus grosses facs de France. Si elle accueille 38 % de boursiers sur critères sociaux (un chiffre qui correspond à la moyenne nationale), ce taux frise les 50 % sur le campus Pont-de-Bois, siège des sciences humaines et sociales. Outre les aides du Crous, cette année, 403 étudiants sont éligibles à une aide spéciale de l’université, contre 222 en 2018, soit 81 % de plus."
Lire l'article du Monde

Nuit de la solidarité : quand Paris compte ses sans-abri

"Dans la nuit de jeudi à vendredi, près de 2 000 bénévoles accompagnés de travailleurs sociaux ont parcouru les rues de Paris, les couloirs du métro ou les parkings souterrains pour recenser les personnes SDF.
Ils sont encore plus invisibles que ceux qui dorment dehors : toutes les nuits, environ 300 sans-abri se réfugient sur les quais et couloirs des stations du métro parisien. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une opération de recensement des personnes sans domicile fixe a été menée dans la capitale. A l’initiative de la mairie de Paris, près de 2 000 volontaires accompagnés par des travailleurs sociaux ont sillonné la ville, les réseaux RATP et SNCF, les parkings sous-terrains, les bois de Boulogne et Vincennes, mais aussi les hôpitaux et les talus du périphérique, pour rencontrer et décompter les personnes qui dorment dans ces espaces publics. En surface, Paris a été découpé en 384 secteurs, parcourus par autant d’équipes, qui ont sillonné toutes les rues de manière à procéder à un recensement le plus précis possible."
Lire l'article de Libération


Revue de presse 1 février 2020


Revenu universel d'activité : "les critères retenus auront une portée politique"

“Quelles sont les conditions d’élaboration et de mise en oeuvre du revenu universel d’activité que les citoyens considéreront comme justes et acceptables ?” Voilà la question sur laquelle va travailler un jury citoyen durant deux fins de semaine, les 1er et 2 février, et les 22-23 février prochains. Le futur revenu universel d’activité fusionnera les prestations sociales actuelles en une aide unique. Il doit faire l'objet d'un projet de loi en 2021, pour une mise en oeuvre en 2023.
Le sociologue Nicolas Duvoux explique un des enjeux importants de cette future prestation, la situation des 18-25 ans sans soutien parental : "c'est un des grands trous dans la raquette du système des minima sociaux, puisque les moins de 25 ans sont aujourd'hui la seule partie de la population qui n'a pas accès à une prestation de droit commun. Il y a, sur ce sujet, une mobilisation associative et au-delà. Et c’est un enjeu d'autant plus important qu'il fait ressortir la question de l'individualisation ou de la familialisation des prestations sociales. C’est-à-dire quels revenus sont pris en compte pour le calcul des aides.
Aujourd'hui, les jeunes n'y ont pas accès et c'est justifié par l'idée qu’ils bénéficient d'une solidarité dérivée de la part de leurs parents. A travers la question des jeunes se pose donc celle des critères sur lequel on accorde ces prestations.
Lire l'article sur Franceculture.fr

Ehpad : un tiers des seniors en détresse psychologique

"Une enquête de la Drees(Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), réalisée entre 2015 et 2016, compare l’état de santé psychologique des personnes âgées vivant à domicile et en maison de retraite.
Un résident sur deux souffre de fatigue, de lassitude ou d'épuisement
En 2015, 590 000 seniors ont été accueillis dans des établissements spécialisés : maison de retraite non médicalisée, Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou unité de soins de longue durée.
Parmi les plus de 75 ans, un tiers des résidents d'établissements sont en situation de détresse psychologique (signes de dépression ou d'anxiété), contre un quart des seniors vivant à domicile."
Ces chiffres témoignent d'un mal-être chez les personnes âgées placées en maison de retraite qui peut en partie s'expliquer par la dégradation de leur état de santé. Il s'agit bien souvent de la cause majeure de leur entrée en établissement pour 91% des résidents.
Le manque de disponibilité des proches (20%), l'isolement social (9%) ou encore la perte d'un conjoint sont d'autres raisons de leur entrée en institution. Ainsi, les trois-quarts des résidents sont des femmes et 73% d’entre elles sont veuves, contre 34% des hommes."
Lire la suite sur Vie-publique.fr

Lutte contre les violences faites aux enfants : installation du comité de suivi stratégique 2020-2022

"Le comité de suivi stratégique du plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2020-2022 a été installé mercredi 22 janvier par Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de la protection de l’enfance, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant.
Le comité de suivi stratégique du plan de lutte contre les violences faites aux enfants doit veiller à la mise en œuvre du deuxième plan de lutte. Plan qui s’inscrit dans la continuité du premier (2017-2019) tout en élargissant son champ aux violences subies par les enfants dans tous leurs milieux de vie.
Ce plan s’articule autour de six axes : sensibiliser, former et informer ; libérer la parole, favoriser le repérage et signalements ; mieux protéger les enfants au quotidien ; mieux accompagner les enfants victimes ; prévenir le passage à l’acte et éviter la récidive et développer les enquêtes et la recherche.
Pour ce faire, le plan prévoit notamment de développer des unités d’accueil pédiatrique “enfance en danger” pour recueillir la parole de l’enfant victime et lui offrir une prise en charge globale ; évaluer et définir un parcours de soins gradués des enfants victimes de violences ; mettre en place cinq nouveaux centres de prise en charge du psycho-traumatisme et contrôler les antécédents judiciaires des professionnels exerçant une activité au contact habituel des mineurs."
Lire l'article des ASH

Prisons : le douloureux rappel à l’ordre européen

"Editorial. La Cour européenne des drois de l’homme a condamné la France pour avoir soumis des détenus à des « traitements inhumains ou dégradants ». Un arrêt qui vient sanctionner la schizophrénie de la politique carcérale française.
Trois personnes vivent entassées dans 9 m2, des matelas ajoutés jouxtent la cuvette des W-C, parfois des rats traversent les coursives, et les punaises colonisent les lits. L’état de surpopulation de certaines prisons françaises n’est pas digne du pays des droits de l’homme. Le constat n’est pas nouveau. Mais la condamnation infligée à la France, jeudi 30 janvier, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir soumis des détenus à des « traitements inhumains ou dégradants » et enfreint leur « droit à un recours effectif » contre cette maltraitance, sonne comme un nouveau et humiliant rappel à l’ordre.
Déjà condamnée sur plusieurs cas individuels, la France se trouve cette fois montrée du doigt pour une situation endémique. En décidant de joindre les plaintes de trente-deux détenus soutenus par l’Observatoire international des prisons, la Cour de Strasbourg, gardienne des droits de l’homme depuis l’après-guerre, sanctionne des années, voire des décennies, de cécité et d’impuissance politique. Après l’Italie, la Roumanie et la Hongrie, la CEDH presse la France de faire cesser cette situation, et sa politique carcérale est de fait placée sous surveillance."
Lire l'article du Monde.fr

Le nombre des sans-abri en France progresse plus vite que les efforts pour les reloger

"La Fondation Abbé-Pierre publie son rapport annuel, et pense qu’environ 250 000 personnes vivaient en centre d’hébergement d’urgence ou d’accueil des demandeurs d’asile.
Le rapport 2020 sur le mal-logement égrène de tristes données. Publié par la Fondation Abbé-Pierre jeudi 30 janvier, il agrège les remontées des acteurs de terrain, qui font état notamment de l’aggravation des conditions de vie des familles et des enfants.
Le Collectif des associations unies, par exemple, alertait fin novembre 2019 sur les 500 à 700 enfants qui n’avaient aucune solution d’hébergement le soir, en Ile-de-France. Selon le Centre d’action sociale protestant, 158 bébés sont nés en 2019 dans la rue, à Paris, contre 100 en 2018, et 49 en 2017. Le Samusocial de Paris héberge chaque soir 20 000 enfants en hôtels. Le Collectif des morts de la rue a recensé 495 décès en 2019 (un chiffre encore provisoire) après 683 en 2018.
Au total, la France compte quatre millions de personnes mal logées mais il n’existe aucun chiffre précis et récent concernant les sans-abri (qui dorment dans la rue, les parcs, les jardins ou les hôpitaux) ou les sans-domicile personnel. La Fondation Abbé-Pierre estime que, fin 2019, environ 250 000 personnes vivaient en centre d’hébergement d’urgence ou d’accueil des demandeurs d’asile."
Lire l'article du Monde

25e rapport sur l'état du mal-logement en France 2020

"Personnes âgées, jeunes en début de carrière et de parcours résidentiel, personnes migrantes, célibataires, couples séparés… Tout le monde peut vivre seul à un moment dans sa vie, comme c’est le cas désormais de 35 % des ménages en France.
La montée en puissance de la mono-résidentialité est portée par trois évolutions démographiques majeures : le report par les jeunes des engagements dans la vie adulte et dans l’établissement conjugal, les ruptures conjugales plus fréquentes et enfin le vieillissement des populations qui laisse souvent des personnes seules pendant de longues années. Le phénomène n’est pas récent, mais il gagne en ampleur et aggrave la distorsion entre le besoin de logements abordables et l’offre disponible. Il est en grande partie à l’origine de la pénurie de logements dont souffre notre pays dans les zones tendues.
Cette solitude croissante, qu’elle soit momentanée ou habituelle, choisie ou subie, expose particulièrement les personnes les plus vulnérables au mal-logement.
Le mal-logement est également lui-même une cause d’isolement : impossibilité ou honte à l’idée de recevoir chez soi, séparation des membres de la famille ou éloignement de son réseau imposé par les réponses institutionnelles et les difficultés d’accès au logement…"
Lire le dossier de synthèse
Télécharger le rapport complet
Les chiffres du mal-logement


Revue de presse 25 janvier 2020


Féminicide le combat des enfants

"Yannick, Françoise et Laurence Le Goff avaient 15, 13 et 10 ans quand leur père a tué Josiane, leur mère, devant leurs yeux.Trente-six ans plus tard, l'Etat leur demande de payer la maison de retraite de leur père. Un choc."

Rappelonsà cette occasion que si ces situations existent c'est parce que la justice n'applique pas l'article 378 du code civil, qui devrait être examiné systématiqement après un féminicide : "Peuvent se voir retirer totalement l'autorité parentale ou l'exercice de l'autorité parentale par une décision expresse du jugement pénal les père et mère qui sont condamnés, soit comme auteurs, coauteurs ou complices d'un crime ou délit commis sur la personne de leur enfant, soit comme coauteurs ou complices d'un crime ou délit commis par leur enfant, soit comme auteurs, coauteurs ou complices d'un crime sur la personne de l'autre parent."



Parcours d'insertion de personnes migrantes ayant vécu en bidonville en France

"La DIHAL est chargée du suivi de l’application de la circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des évacuations de campements illicites, et apporte son soutien aux acteurs de terrain qui doivent la mettre en œuvre. Tout en rappelant la nécessité de faire respecter le droit et la sécurité des personnes, cette circulaire prévoit que des mesures soient prises le plus en amont possible pour l’accès au logement, à la santé, à l’emploi et à l’école des occupants.
En France, entre 15 000 et 20 000 personnes vivent en campements illicites et bidonvilles. Elles sont pour la plupart migrants intra-européens originaires de pays membres de l’Union européenne qu’ils ont quittés pour des raisons principalement économiques. Ces formes d’habitats particulièrement indignes et souvent dangereuses, installées sans droit ni titre sur des espaces publics ou privés, soulèvent des questions liées à l’ordre public, à la sécurité des personnes et à l’accès aux droits fondamentaux. Mais elles posent aussi fondamentalement la question de l’insertion, en France ou dans leur pays d’origine, des personnes qui y vivent. C’est en apportant des réponses à cette question que nous pourrons atteindre, sur le long terme, l’objectif de résorption de ces campements et bidonvilles.
L’étude “Du bidonville à la ville : vers la “vie “normale”? Parcours d’insertion des personnes migrantes ayant vécu en bidonvilles en France”, conduite par Trajectoires est une contribution particulièrement éclairante à la construction de ces réponses. Elle ouvre des pistes de réflexion à la fois sur la diversité des parcours et sur l’importance de certains éléments déterminants comme l’emploi, la scolarisation ou l’apprentissage de la langue. Elle confirme, s’il en était besoin, que l’insertion des personnes ayant vécu en bidonvilles n’est pas un enjeu spécifique et propre à une certaine minorité, mais qu’elle est un enjeu classique de lutte contre la grande précarité, et relève de processus, certes longs et fragiles, mais qui peuvent trouver des résultats."
Lire le Rapports de TRAJECTOIRES, squats et bidonvilles

Sanitaire, social et médico-social : vers un socle conventionnel commun

"La nouvelle Confédération des employeurs du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif – qui regroupe la Croix-Rouge française, la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs), Nexem (organisation professionnelle d’employeurs) et Unicancer – signe deux accords en vue d’un socle conventionnel en commun. Le premier accord porte sur la mise en place de la Commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation (CPPNI) et d’une instance paritaire pour assurer le financement des instances paritaires du secteur. L’autre sur la promotion et la reconversion par l’alternance.
Le secteur des activités sanitaires, sociales et médico-sociales à but non lucratif démontre ainsi sa capacité à se structurer dans l’objectif de favoriser sa représentation et de développer le dialogue social, condition indispensable de son évolution et de son attractivité. La Confédération se dote d’une instance de négociation au sein de laquelle sera créé un fonds de financement des instances paritaires qui permettra notamment de financer les réunions paritaires aussi bien nationales que régionales.
Certains métiers du soin et de l’accompagnement souffrent actuellement d’un déficit d’attractivité et d’autres sont en pleine évolution. Un accord a été signé pour développer et favoriser la promotion et la reconversion par alternance de ces métiers en tension."
Lire l'article des ASH


Revue de presse 19 janvier 2020


“Zone interdite” plonge dans le chaos de l’aide sociale à l’enfance

"Selon que vous serez né à Dijon ou à Strasbourg, les placements de l’ASE vous rendront l’existence vivable ou ­encore plus misérable… Tel est l’enseignement qu’on pourrait tirer du documentaire que consacre le magazine Zone interdite à l’aide sociale à l’enfance et à ses foyers, ce dimanche. Dans des ­séquences souvent réalisées en ca­méra cachée, l’enquête de Jean-Charles ­Doria pointe les manquements ­dramatiques de certains centres, qui ajoutent aux maltraitances auxquelles l’ASE est pourtant censée soustraire les mineurs qui lui sont confiés.
Un an après l’édifiant numéro de Pièces à conviction consacré au même sujet, rien ne semble avoir changé… et les violences (absence de projet éducatif, non-signalement de fugues, indifférence coupable en matière de prostitution, atteintes sexuelles, viols, détournements de fonds…) s’accumulent, achevant de saccager des vies déjà bien compliquées."
Lire l'article de Télérama

Populisme : le mot du siècle ?

"De Donald Trump à Jair Bolsonaro, en passant par Viktor Orbán ou Boris Johnson, la déferlante populiste des années 2010 semble bien installée sur la scène politique internationale alors que s'ouvrent les années 2020.
En France, tout le monde ou presque s’est vu affublé de ce qualificatif, à commencer par Marine Le Pen, mais aussi Jean-Luc Mélenchon. Si ce terme a longtemps été brandi comme une insulte, il est aujourd'hui bien volontiers assumé par un nombre croissant de responsables politiques. Le leader de la France Insoumise déclarait dès 2010 "Populiste, moi, j'assume !". Plus récemment, et de manière plus étonnante, Emmanuel Macron déclarait en novembre 2018 "Nous sommes de vrais populistes, nous sommes avec le peuple, tous les jours".
Quelle est l'histoire de ce concept, et quel est son avenir ? Derrière ses nombreux avatars, qu'est-ce qui fait la cohérence du populisme et ce mot a-t-il encore un sens ? Selon quels ressorts s'est-il imposé comme une vague incontournable qui déferle sur de nombreuses démocraties ?
Pour en parler, l'invité des matins est Pierre Rosanvallon, historien, professeur au collège de France, il publie "Le siècle du populisme. Histoire, théorie, critique" aux éditions du Seuil."



En 2018, 4 millions d’enfants mineurs vivent avec un seul de leurs parents au domicile

"En France, en 2018, 68 % des enfants mineurs vivent dans une famille « traditionnelle », 21 % vivent dans une famille monoparentale, et 11 % vivent dans une famille recomposée : 7 % avec un parent et un beau-parent et 4 % avec leurs deux parents. Au total, 28 % des enfants résident donc avec un seul de leurs parents.
Dans les familles recomposées, les enfants vivent moins souvent avec deux adultes en emploi (58 %) que dans les familles « traditionnelles » (68 %).
Les enfants des familles recomposées sont moins présents dans les grands centres urbains, où à l’inverse la proportion d’enfants en famille monoparentale est forte.
La part des enfants vivant en famille recomposée varie de 7 % en Martinique et dans les Hauts-de-Seine à 17 % en Guyane. Les enfants des familles « traditionnelles » vivent plus souvent à l’Ouest et à l’Est de la France, alors que ceux des familles monoparentales sont très présents dans le pourtour méditerranéen et les départements d’Outre-mer".
Acceder au dossier de l'INSEE


Revue de presse 12 janvier 2020


Lien social : "Handicap - Violences décuplées"

"« Dénoncer et agir ». Le Senat vient d’adopter, ce 8 janvier, une résolution pour lutter contre les violences faites aux femmes handicapées. Elles seraient quatre fois plus exposées au risque de violences sexuelles que les femmes dites valides et à 80% victimes de violences selon un rapport de la commission des droits de la femme au Parlement européen paru… en 2007.
Invisibles

« L’absence de statistiques solides fait obstacle à la mise en œuvre de politiques publiques complètes », souligne le rapport d’information du Senat « dénoncer l’invisible et agir », publié en octobre dernier. La résolution s’inscrit dans la continuité de ce rapport et demande l’établissement de statistiques précises. Ces femmes restent « invisibles et inaudibles », note le rapport. Particulièrement en France où il n’existe aucune étude précise sur ces violences spécifiques.
Autonomie
« Les violences menaçant les femmes en situation de handicap sont généralement commises par l’entourage familial ou institutionnel », soulignent les rapporteurs. Les appels reçus par la permanence d’accueil et d’accompagnement dédiée à ces violences confirment que 35% des violences signalées sont faites par le conjoint. La résolution du Sénat soutient que l’une des conditions de protection de ces femmes « réside dans le renforcement de leur autonomie ». Or, elles sont bien plus touchées par le chômage que la population générale et accèdent bien moins souvent que les hommes handicapés à des postes à responsabilité : 1% des femmes en emploi sont cadres contre 10% pour les hommes."
Lire l'article de Lien social
Lire le rapport "Violences, femmes et handicap : dénoncer l'invisible et agir"

Charles Gardou, spécialiste du handicap : « Il n’y a pas de société inclusive sans remise en cause de prés carrés »

"Charles Gardou, anthropologue et spécialiste du handicap, analyse le rapport de notre culture aux personnes handicapées, notamment à travers l’engagement des jeunes handicapés en service civique.
Charles Gardou fait le point sur la place accordée aux jeunes en situation de handicap en France.
Peu de jeunes handicapés s’engagent au service de l’intérêt général à travers le service civique dans notre pays, ce constat vous étonne-t-il ?
Pas vraiment, car notre culture produit chez eux des formes d’autocensure. En effet, on reste enclin à les priver de parole, à s’exprimer en leur nom et, plus globalement, à minorer, si ce n’est à nier, leurs compétences d’expression, de décision, d’action. On a du mal à les reconnaître comme les premiers experts de ce qu’ils vivent, au sens premier d’expertus, « ceux qui font l’épreuve de ». Aussi en viennent-ils à s’autolimiter dans leurs projets d’engagement, d’études, de vie professionnelle.
Que dit encore de notre société leur quasi-absence de la vie associative ?
On a situé la question du handicap du côté de la charité, de la tolérance. Si ces valeurs ne sont pas, bien sûr, à rejeter, elles induisent une asymétrie relationnelle. Chaque culture a sa manière de considérer et traiter ceux qu’elle juge inconformes à l’ordre régnant. Michel Foucault écrivait même que l’on peut caractériser les sociétés par la façon dont elles se débarrassent non pas de leurs morts mais de leurs vivants. On est bien loin de l’idée inclusive !"
Lire l'article du Monde

Discrimination à l'embauche : les résultats de la campagne de testing passée sous silence par le gouvernement

"20% de chances en moins d'obtenir une réponse d'un recruteur pour un candidat d'origine supposée maghrébine par rapport à un candidat au patronyme "franco-français". Les grandes entreprises françaises sont à nouveau épinglées. Le gouvernement ne semble pas pressé de publier les noms des sociétés concernées.
C'était pourtant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Promesse réitérée lors de son discours de Tourcoing de novembre 2017 sur la politique de la ville. Le président de la République s'engageait alors devant un parterre d'associations de quartiers populaires à poursuivre les "opérations de testing", à "pénaliser les discriminations à l'embauche et à rendre publics les noms des entreprises les plus délinquantes en la matière", faisant allusion à la pratique anglo-saxone du "name and shame".
Deux ans plus tard, une grande campagne de testing a bien été lancée. Elle s'est achevée dans la plus grande discrétion. Ses résultats sont sur la table du gouvernement depuis plus de huit mois, sans qu'aucune communication ne soit pour le moment prévue. Mais l'équipe de chercheurs mandatée pour conduire cette étude publie aujourd'hui ses résultats, que France Inter vous révèle en avant-première.
Lire l'article sur francinter.fr
Lire le rapport


Revue de presse 3 janvier 2020


Lien social :Sans-abrisme - Les associations présentent leurs vœux

"En 2019, cent quarante-six enfants sont nés dans la rue. Onze y sont morts. À Paris, cinq cents mineurs y dorment chaque soir. Face à la réalité insoutenable du sans-abrisme, le collectif des associations unies (CAU) a interpellé le président de la République à la veille de ses vœux, dans un tribune publiée par le Parisien, largement diffusée sur les réseaux sociaux. Il réclame « une action enfin déterminée pour les personnes sans-abri et mal logées » et présente dix vœux pour sortir de la crise.
Les enfants d’abord
Le CAU appelle à des mesures d’urgence pour qu’aucun enfant ne soit contraint de vivre à la rue en janvier 2020 ; à une mobilisation immédiate de l’État, des collectivités et des entreprises pour la mise à disposition des locaux vacants. Il demande aussi la fin du tri des personnes et des familles sans domicile dans l’accès ou le maintien dans l’hébergement.
Il réclame ensuite la résorption des bidonvilles, des squats et des campements indignes ; la mise en œuvre du droit à la domiciliation des personnes sans domicile sur l’ensemble du territoire ; la fin des expulsions avec le concours de la force publique prononcées par les Préfets sans solution alternative digne au 31 mars ; le renoncement à toutes les mesures d’économies réalisées depuis 2017 sur les APL ; l’augmentation du nombre de logements dignes et durables pour les ménages mal-logés ou non logés ; l’attribution de davantage de logements sociaux aux personnes les plus pauvres et modestes et enfin, la mise en place d’un Grand plan national de lutte contre l’habitat indigne.
Lire l'article de Lien social

Vincent, entendeur de voix

"Pendant des années, Vincent Demassiet a entendu des voix qui lui hurlaient des insultes aux oreilles. Grâce à un groupe de parole, il est finalement parvenu à les dompter et s'engage désormais pour ouvrir d'autres espaces de parole sur le territoire français. Depuis l'âge de dix-sept ans, Vincent Demassiet entend des voix. Diagnostiqué schizophrène, il subit pendant quatorze ans un traitement médical lourd, qui n'arrange pas sa situation.
J’étais envahi par des voix. Je vivais isolé chez moi. La seule relation que j’entretenais était avec mon compagnon. Je n’allais plus chez les gens car je m’auto-stigmatisais.
Je faisais 203 kilos, j’avais la tête de travers, un filet de bave et des tics.
"J’ai obligé les voix à me laisser tranquille"
Vincent intègre alors un groupe de parole coordonné par le Réseau français sur l'Entente de Voix (REV). Le groupe lui permet très vite de mieux comprendre ses voix, de les nommer, de les qualifier et, progressivement, de les maîtriser.



Régimes spéciaux : pourquoi le système de retraite français est si complexe

"Pour comprendre l’attachement aux régimes particuliers, que le gouvernement entend supprimer, il faut remonter au début du XXe siècle, une époque où syndicats patronaux comme ouvriers ne voulaient pas d’un système de retraite géré par l’Etat.
En décembre 2019, Edouard Philippe a présenté son projet de réforme du système des retraites. L’un des enjeux principaux de ce texte est la suppression de la quarantaine de situations correspondant soit à un seul régime, soit à une combinaison de plusieurs. L’idée étant de créer un régime universel de retraite. Une ambition qui est loin d’être nouvelle. En 1953 et en 1995, les gouvernements de Joseph Laniel et d’Alain Juppé avaient eux aussi tenté d’uniformiser les régimes de retraite. Sans succès. Par deux fois, la contestation sociale est parvenue à faire reculer les projets gouvernementaux. Pour comprendre cet attachement aux régimes particuliers, il faut remonter au début du XXe siècle, à une époque où syndicats patronaux comme ouvriers ne voulaient pas d’un système de retraite géré par l’Etat."
La vidéo présentée résume bien le dossier qui par ailleurs pointe vers de nombreuses sources historiques.
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D'autres mères que la mienne

"Elles ont eu une mère, mais elles ont aussi reçu la marque d’un amour maternel et inconditionnel de la part d’autres femmes. Cathy l'a reçu de sa nourrice, et Mathilde d’une femme qui l’accueillait chez elle. Elles témoignent de ce lien de toute protection, donné sans les liens du sang."


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