La revue de presse d'educationspecialisee.frRevue de presse du 26 janvier 2026 - Revue de presse du 15 janvier 2026 - Revue de presse du 7 janvier 2026 - Revue de presse du 31 décembre 2025 - Revue de presse du 24 décembre 2025 - Revue de presse du 17 décembre 2025 - Revue de presse du 10 décembre 2025 - Revue de presse du 03 décembre 2025 - Revue de presse du 26 novembre 2025 - Revue de presse du 19 novembre 2025 - Revue de presse du 12 novembre 2025 - Revue de presse du 5 novembre 2025 - Revue de presse du 28 octobre 2025 - Revue de presse du 21 octobre 2025 - Revue de presse du 14 octobre 2025 - Revue de presse du 7 octobre 2025 - Revue de presse du 31 septembre 2025 - Revue de presse du 24 septembre 2025 - Revue de presse du 14 septembre 2025 - Revue de presse du 06 septembre 2025 - Revue de presse du 30 aout 2025 - Revue de presse du 22 aout 2025 - Revue de presse du 14 aout 2025 - Revue de presse du 7 aout 2025 - Revue de presse du 30 juillet 2025 - Revue de presse du 16 juillet 2025 - Revue de presse du 9 juillet 2025 - Revue de presse du 2 juillet 2025 - Revue de presse du 26 juin 2025 - Revue de presse du 19 juin 2025 - Revue de presse du 12 juin 2025 - Revue de presse du 4 juin 2025 - Revue de presse du 28 mai 2025 - Revue de presse du 20 mai 2025 - Revue de presse du 12 mai 2025 - Revue de presse du 5 mai 2025 - Revue de presse du 29 avril 2025 - Revue de presse du 22 avril 2025 - Revue de presse du 15 avril 2025 - Revue de presse du 5 avril 2025 - Revue de presse du 28 mars 2025 - Revue de presse du 16 mars 2025 - Revue de presse du 9 mars 2025 - Revue de presse du 24 février 2025 - Revue de presse du 17 février 2025 - Revue de presse du 10 février 2025 - Revue de presse du 3 février 2025 - Revue de presse du 25 janvier 2025 - Revue de presse du 18 janvier 2025 - Revue de presse du 11 janvier 2025 - Revue de presse du 4 janvier 2025 Revue de presse du 26 janvier 2026L’impossible transformation de l’offre du secteur du handicap"Alors que la transformation de l'offre dans le secteur du handicap connaît une nouvelle impulsion, la conversion au modèle inclusif peine toujours à se concrétiser. Dans cette chronique*, Jean-Luc Gautherot, ingénieur social, revient sur douze années de réformes et dessine les enjeux à venir"."Avec l’entrée en vigueur de Serafin-PH et l’annonce de la publication d’une instruction qui rendrait obligatoire la transformation de tous les établissements et services enfants en plateforme de services coordonnés, le secteur du handicap vit une nouvelle poussée de la transformation de l’offre. Engagée depuis plus de dix ans, on finit par se demander si cette conversion au modèle inclusif aboutira un jour". Lire l'article du Media social Découvrir SERAPHIN PH La Défenseure des droits s’alarme d’une hausse « des atteintes à la dignité » des personnes étrangères de la part des forces de l’ordre"Interventions musclées pour empêcher l’embarquement de migrants sur les plages de la Manche, violences dénoncées en centre de rétention administrative (CRA), évictions de campements sur des fondements juridiques douteux… « Les difficultés dans le traitement des personnes étrangères par les forces de sécurité ne sont vraiment pas nouvelles, mais je note un glissement progressif depuis environ 2021, s’alarme la Défenseure des droits, Claire Hédon, auprès du Monde. Les atteintes à la dignité augmentent, alors même que le fondement d’une démocratie, c’est le respect de la dignité des personnes. »Principal sujet de saisine de l’autorité administrative indépendante en matière de déontologie des forces de sécurité intérieure : les violences en CRA. Depuis 2021, la Défenseure des droits a été saisie de 230 signalements de faits de violences imputées aux forces de sécurité par des personnes retenues." Lire l'article du Monde 3 000 gamins qui dorment à la rue tous les soir"Dans cette vidéo, Didier Tronche, président de la CNAPE, dresse un constat sans détour sur l’état de la protection de l’enfance en France."Mineurs non accompagnés : quand addictions et traite mettent la protection à l’épreuveL'addiction peut être instrumentalisée par des réseaux de traite pour contrôler et exploiter ces jeunes mineurs.Dans la rue et les squats, certains mineurs étrangers isolés vivent sous l’emprise des addictions et de réseaux de traite. Chez une partie de jeunes, les médicaments détournés deviennent des outils de contrôle, brouillant la frontière entre délinquance et victimisation et mettant la protection de l’enfance à l’épreuve. Ils sont mineurs, arrivés seuls en France, et évoluent aux marges des dispositifs censés les protéger. Rue, squats, hébergements précaires, passages discontinus par la protection de l’enfance : leurs parcours se tissent dans la discontinuité. Chez certains de ces jeunes, la consommation de médicaments détournés et de substances psychoactives s’impose progressivement comme un fait structurant. Loin d’être marginale, elle verrouille les trajectoires et accélère les ruptures, fragilisant toute tentative de mise à l’abri. Lire l'article de enfancejeunesseinfo.fr Les besoins fondamentaux des travailleurs sociaux en Milieu OuvertLe groupe régional breton du CNAEMO a souhaité rendre compte de la richesse de ses rencontres et de ses réflexionsExtrait : "Comment les professionnels trouvent dans leurs pratiques, dans leurs équipes, dans leurs associations, les ressources suffisantes pour continuer à avoir du cœur à l’ouvrage ? Nous sommes alés recueilir l’avis et l’expérience de nos colègues à travers la Bretagne. Quele est la situation qui les préoccupe le plus ? Comment y répondent-ils ? Ces retours de témoignages nous ont permis d’identifier différents points de vigilance, mais également de dégager de nombreuses ressources. " Lire le texte du Cnaemo bretagne Revue de presse du 15 janvier 2026Sécuriser les usages des réseaux sociaux pour protéger la santé des adolescents"Le modèle économique des réseaux sociaux vise à maximiser le temps d’utilisation à des fins commerciales. L’objectif est de vendre à la fois des espaces publicitaires et des données sur les préférences et habitudes des utilisateurs. Les entreprises qui développent les réseaux sociaux mettent donc en œuvre des stratégies de captation de l’attention visant à maintenir l’engagement des utilisateurs le plus longtemps possible. Ces stratégies s’appuient sur des dispositifs incitatifs puissants comme des interfaces manipulatrices (dark patterns) et des algorithmes qui proposent des contenus ultra personnalisés. Ces algorithmes peuvent générer un “effet spirale” où les utilisateurs se voient enfermés dans des contenus de plus en plus ciblés, parfois extrêmes.Les réseaux sociaux tels qu’ils sont conçus aujourd’hui exploitent, de fait, les besoins propres à l’adolescence en matière d’interactions et comparaisons sociales, de sensations et prise de risques, ainsi que de recherche de reconnaissance de leurs pairs". L’expertise montre que sur l’ensemble de ces effets, les filles sont plus impactées que les garçons. Acceder à l'étude de l'ANSES "La question des sans-abri doit devenir une cause nationale""Depuis l'avant-Noël, l'essentiel du pays rencontre un épisode de grand froid. Ce mardi 6 janvier, à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le député Emmanuel Fernandes (LFI) a dénoncé « un plan grand froid sous-dimensionné et déclenché trop tard, car conditionné à des seuils de température bureaucratiques ». Et le parlementaire d'ajouter : « À Strasbourg, le plan grand froid a abouti à simplement 13 places d'hébergement supplémentaires. »Dans sa réponse, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a vanté un plan grand froid « sans précédent » avec 75 départements mobilisés et 4 500 places supplémentaires ouvertes. « Je me félicite que nous ayons été réactifs », assène-t-il, en n'oubliant pas de faire la promotion du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, dans lequel l'hébergement d'urgence devait recevoir 110 millions d'euros (M€) supplémentaires." Lire l'article du Media social Étude qualitative sur les conditions d’exercice du métier d’assistant familialCette étude qualitative fournit de nombreuses données, témoignages et analyses sur l'évolution de l'accueil familial et notamment sur les effets de la professionnalisation. " La communication avec les équipes socio-éducatives et le partage des informations sont, aujourd’hui plus fluides qu’il y a quelques années. Les évolutions constatées dans le métier se donnent également à voir dans la relation nouée avec les parents des enfants accueillis. " Voir à ce sujet le constat d'une variable générationnelle : "les assistants familiaux ayant le plus d’ancienneté tendent à dépeindre des rapports de relative proximité avec les familles", alors que " les assistants familiaux récemment entrés dans la profession insistent fortement sur la nécessité de maintenir une certaine distance avec les familles".Un chiffre interroge : "41 % des accueils chez une assistante familiale ont eu lieu en urgence, sans préparation" Lire l'étude Part des jeunes non insérés (ni en emploi, ni scolarisés - NEET)"L'indicateur est le rapport de la population des jeunes non insérés à l'ensemble de la population des 15-24 ans. On désigne sous le terme de jeunes non insérés les personnes de 15 à 24 ans qui ne sont pas inscrits dans un établissement d’enseignement secondaire ou supérieur et n’ont pas d’emploi, fût-il occasionnel.La situation hors formation et hors emploi se prolonge, ou intervient régulièrement, chez les jeunes rencontrant des difficultés d’insertion sur le marché du travail : ces derniers enchaînent emplois de courte durée et périodes de chômage, ou ne trouvent pas d’emploi, voire se sont résignés à l’inactivité. Ces difficultés sont particulièrement fréquentes chez ceux qui ont quitté l’appareil de formation sur un échec scolaire, sans diplôme, et pour lesquels un retour vers la formation est souvent délicat. Ces jeunes sont menacés par la pauvreté et l’isolement relationnel. De plus, pauvreté et isolement se renforcent mutuellement et accentuent encore les difficultés d’accès à la formation et à l’emploi. Un processus d’exclusion sociale, amenant à une rupture durable des liens sociaux et institutionnels, peut s’enclencher. A l’échelle d’un territoire, une valeur élevée de cet indicateur constitue donc une alerte pour les acteurs publics ou collectifs". La carte montre des différences très marquées entre villes voisines, mais aussi des bassins d'emploi sinistrés. Accèder au dossier "Un juste retour des choses" : abandonné enfant, Régis Collorec milite pour la fin de l'obligation d'aider ses parents"Obligation alimentaire : ils refusent de payer pour leurs parents", c'est le titre d'un reportage qui sera diffusé ce jeudi 8 janvier dans l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2. Parmi les exemples cités dans ce reportage, il y a Régis Collorec, reçu sur ICI Poitou en octobre dernier. Ce quinquagénaire poitevin a été abusé pendant son enfance par son père et abandonné par sa mère avant d'être placé à la DDASS avec ses frères et sœurs. Malgré ce passé difficile, il s'est retrouvé dans l'obligation de payer les frais d'Ehpad de sa mère.Cette obligation, Régis Collorec l'a contestée devant la justice, car pour lui, il était impensable de s'y résoudre. La justice lui a finalement donné raison. Mais la douleur est toujours là, explique Régis Collorec." Lire l'article de France bleu Revue de presse du 7 janvier 2026Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : ce que l’on sait du projet du gouvernement"L’exécutif et certains élus cherchent, depuis plusieurs années, à restreindre l’accès des plus jeunes aux plateformes comme Instagram, Snapchat et TikTok. Ils dénoncent les dangers que représenteraient, selon eux, l’exposition à certains contenus, l’addiction provoquée par les algorithmes ou les risques de cyberharcèlement.C’est désormais l’objet d’un nouveau projet de loi porté par le gouvernement : annoncé mercredi 31 décembre et devant être débattu au Parlement au début de 2026, il entend interdire aux moins de 15 ans l’utilisation des réseaux sociaux. Le Conseil d’Etat doit rendre son avis à son sujet le 8 janvier". Lire l'article du Monde Dix projets de recherche pour répondre à la crise d'attractivité et aux mutations du travail social"« Face aux mutations profondes du secteur social et de notre société (numérique, écologie, vieillissement démographique, nouvelles formes de pauvreté et d’accompagnement…) et à la crise d’attractivité des métiers qui concerne 1,3 million de professionnels du social », la Drees, l’Institut national du travail social (INTS), porté par la DGCS et la Cnaf, ont sélectionné dix projets de recherches parmi 62 candidatures.Lancé en février 2025, cet appel à projets vise à « produire des connaissances scientifiques rigoureuses » pour éclairer les politiques publiques sur « l’attractivité des métiers du travail social et l’adaptation aux enjeux contemporains de l’intervention sociale. » Ces projets mobilisent des disciplines variées (sociologie, économie, droit, sciences politiques, etc.) et adoptent des démarches participatives, impliquant travailleurs sociaux, usagers et associations. Les thématiques retenues couvrent à la fois les conditions de travail, les impacts des transitions écologique et numérique, l'accompagnement de publics spécifiques (familles monoparentales, protection de l’enfance, hébergement d’urgence, bénéficiaires du RSA). Parmi les projets retenus : une enquête sur les 15 heures d'activités obligatoires pour les allocataires du RSA dans trois départements, une étude sur l'émergence des « mastodontes associatifs » et leurs spécificités gestionnaires, ou encore une recherche questionnant l'avènement d'un « travail social vert »." Lire l'article du Média social Les violences sexistes et sexuelles dans les accueils collectifs de mineurs"« SELMA » est un kit de formation composé d’un court-métrage réalisé par Johanna Bedeau et d’un livret de formation à destination de toutes les personnes impliquées dans l’organisation, l’encadrement et l’animation d’ACM.Sa conception a été pilotée par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) sous la direction de Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la Miprof et de la Direction de la Jeunesse, de l’Education Populaire et de la Vie Associative (DJEPVA) sous la direction de Thibaut de Saint Pol, directeur de la DJEPVA. Sa conception a réuni un collectif d’expertes et d'experts au sein des administrations de l’Etat, des organisateurs d’ACM, de professionnelles et professionnels du secteur Jeunesse, de la protection des femmes contre les violences et de l’enfance. Télécharger le guide de formation SELMA La France sous cocaïne : au CHU de Bordeaux, «on voit débarquer aux urgences des gens comme vous et moi»"Derrière la violence du narcotrafic, il y a une réalité : les Français n’ont jamais consommé autant de cocaïne. La poudre blanche est devenue le premier marché de la drogue dans le pays, où le nombre de consommateurs a doublé en dix ans. Libération propose une série de reportages pour raconter cette expansion : en zone rurale où la poudre pénètre jusque dans les villages, auprès de salariés qui en consomment pour tenir au travail, avec des quadragénaires festifs, des consommateurs de cocaïne basée (le crack) et aux urgences, où l’on mesure aussi la propagation toujours plus forte de cette drogue."Vingt ans en arrière, au centre antipoison de l’hôpital Pellegrin, cette drogue avait pourtant encore des allures de cliché. «C’était Françoise Sagan, les cadres sup dans les petites soirées mondaines, le showbiz, ou alors les junkies. Il n’y avait pas vraiment d’entre-deux, se souvient Magali Labadie, la responsable. Aujourd’hui, on voit débarquer aux urgences des gens comme vous et moi.» Etudiants, retraités, ouvriers, cadres, lycéens… le spectre est large." L’hôpital n’est pas un sanctuaire. «Il y a eu des histoires avec des internes, des anesthésistes, des dentistes… Des professions exposées», glisse le soignant. Le stress, d’abord. Et puis, parfois, un accès plus facile à certains produits, comme la kétamine. Responsable de l’unité d’addictovigilance, Amélie Daveluy pointe également une hausse des accidents du travail liés à l’usage de drogues. La praticienne hospitalière a le souvenir d’un ouvrier tombé d’un échafaudage testé positif au crack. Tout aussi inquiétant, les urgences pédiatriques reçoivent de plus en plus de très jeunes patients. Moins de 5 ans parfois. «La cocaïne s’étant démocratisée, poursuit-elle, des parents oublient de mettre des barrières en laissant traîner la drogue sur la table, par exemple. C’est sans doute ce qui m’a le plus frappée. Ça et l’augmentation de femmes enceintes qui ont du mal à décrocher.» Lire l'article de Libération Paroles d’usagers de cocaïne : « L’Etat nous pointe du doigt alors qu’on est cuits, cramés, qu’on n’a plus de vie »"Qu’ils soient cadre supérieur, étudiant ou mère de famille, ces usagers racontent leur difficulté à se sentir partie prenante du narcotrafic. Ils témoignent aussi de la banalisation de la consommation d’une drogue ."omniprésente qui les a, pour beaucoup, entraînés dans une spirale de toxicomanie aux lourdes conséquences"."Si ces usagers souhaitent réagir aux discours entendus, c’est, disent-ils, qu’ils trouvent que, dans les débats, le curseur mis sur les consommations festives, et leur banalisation, occulte un pan important de la problématique : leur addiction. « C’est une maladie, j’ai mis vingt ans à le comprendre, rapporte Christelle. Personne n’irait critiquer un diabétique parce qu’il a besoin d’insuline, ou un cancéreux parce qu’il récidive… » Lire l'article du Monde Protéger les enfants contre les violences"Depuis 2020, SOS Villages d’enfants dispose d’une politique interne de protection des enfants, qui s’appuie notamment sur la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide). Elle comporte différents volets, dont celui de la prévention. Pour le faire savoir aux enfants et leur permettre d’exercer leurs droits, l’association remet à chacun d’entre eux un livret. Intitulé « Te protéger contre les violences, c’est notre promesse », il a été coconstruit par un groupe de huit jeunes âgés de 13 à 18 ans, accompagnés par la spécialiste de la participation et des droits de l’enfant Véronique Dimicoli, et la dessinatrice Yulsö."Lire l'article des ASH Revue de presse du 31 décembre 2025Hommage à Michel Chauvière"Nous sommes nombreux-euses à être touché.es par le décès de Michel Chauvière. Ses ouvrages et ses interventions plurielles au niveau national et international continueront à apporter une aide à progresser dans la réflexion et l’analyse, à sans cesse développer notre esprit critique dans les pratiques éducatives et sociales.Il a notamment réalisé un considérable travail de défrichage pour apporter des éléments de connaissance sur une période troublée de notre histoire, sur les origines et l’évolution du secteur de l’enfance inadaptée. Au nom des membres du Conseil d’administration du CNAHES, nous adressons à sa famille nos sincères condoléances Bernard Heckel, président du CNAHES, Martine Trapon, membre du Conseil d’administration Lire l'article du CNAHES La prison, un « nouvel asile » au bord de l’implosion"Surpopulation carcérale, pression sécuritaire, crise de la psychiatrie… les professionnels de la santé et de l’administration pénitentiaire dénoncent une situation alarmante et le silence des politiques.Le constat, catastrophique, est partagé par tous les acteurs : la prison est devenue un « nouvel asile », selon une expression qui revient désormais régulièrement. Le rapport des députés Josiane Corneloup (Les Républicains, Saône-et-Loire) et Elise Leboucher (La France insoumise, Sarthe), remis à l’été 2025, est venu confirmer un diagnostic qui ne fait qu’empirer. Ampleur « alarmante » des troubles psychiques dans la population pénale, « explosion des besoins »… Le document, de près de 300 pages, alerte sur les défaillances de cette prise en charge des troubles psychiques des personnes placées sous main de justice. « C’est une crise majeure, systémique, structurelle », assène la corapporteuse, Josiane Corneloup. Sans aucun écho, ou presque. « Il faut une prise de conscience », estime l’élue, qui n’a pas été reçue par le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Elle compte bien solliciter une rencontre et porter plusieurs propositions de loi, pour mettre en musique certaines des 100 propositions défendues dans ce rapport « pour sortir de l’impasse »". Lire l'article du Monde L'assistant familial, figure d'attachement stable pour les enfants confiés"Le quotidien de Stéphanie Karrer a bien changé depuis l’époque où elle s’occupait d’une première petite fille de 7 mois, aujourd’hui âgée de 17 ans et demi. Trois grandes adolescentes sont à l’heure actuelle placées auprès de cette assistante familiale employée par la collectivité départementale d’Alsace. « Petits, ce sont les couches et les petits pots comme une maman pourrait le faire, dit-elle en souriant. Plus grands, on passe davantage aux échanges sur leurs questionnements, au soutien à la scolarité et à l’organisation des rendez-vous pour accompagner leurs troubles. »Marie-Gabrielle Demaret, cadre de formation à l’IRTS de Lorraine, explique orienter un enfant en famille d’accueil « quand il a besoin d’une figure d’attachement unique et constante ». Une mission que résume à son tour Stéphanie Karrer : « Le b.a.-ba de notre mission, c’est de le mettre en sécurité. »" Lire l'article des ASH Mobiliser 550 M€ pour l’aide sociale à l’enfance d’ici à 2028La Caisse des Dépôts et le ministère de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, réaffirment leur engagement en faveur de l’enfance protégée et annoncent la mobilisation de 550 M€ d’ici à 2028 en ingénierie, prêts et investissements.Ces actions s’inscrivent dans la continuité du rapport Des propositions innovantes pour les acteurs de l’enfance protégée – Une approche écosystémique qui peut changer la donne, remis en janvier 2025 par Olivier Sichel à la ministre chargée de l’Enfance et à la présidente du GIP France enfance protégée. Elles s’articuleront autour de 4 axes :
Lire l'article Le recours à l’intérim en protection de l’enfance : une dérive structurelle à combattre"Le recours à l’intérim en protection de l’enfance, longtemps perçu comme un dispositif d’appoint au service de la continuité des prises en charge, connaît aujourd’hui une croissance sans précédent. Ce phénomène traduit moins une évolution conjoncturelle qu’une crise structurelle profonde – d’attractivité des métiers du secteur et du pilotage public des politiques de protection de l’enfance.Les associations adhérentes à la CNAPE dressent un constat clair : l’intérim, lorsqu’il devient un mode de gestion ordinaire, porte atteinte à la stabilité des parcours, à la cohérence éducative et à la santé des enfants et des jeunes accompagnés. Il introduit une discontinuité contraire à l’exigence de sécurité affective qui fonde toute mission de protection. Au-delà de ses effets délétères pour les enfants, le recours massif à l’intérim fragilise le tissu associatif, désorganise les collectifs de travail et alimente un cercle vicieux d’urgence, de surcoûts et de dépendance. Il ouvre aussi la porte à des acteurs privés lucratifs dont la logique marchande est incompatible avec le principe d’intérêt supérieur de l’enfant et la vocation non lucrative de la protection des enfants." Lire l'article de la CNAPE Revue de presse du 24 décembre 2025ASE, santé mentale et handicap : des enfants coincés entre trois systèmes défaillants"Troubles psychiques massifs, handicaps reconnus sans solution, bilans de santé lacunaires et prises en charge en urgence… Un rapport parlementaire sur la santé mentale et le handicap révèle des parcours d’enfants confiés à l’ASE profondément désorganisés, pris en étau entre protection de l’enfance, psychiatrie et médico-social.Publié le 17 décembre, le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap, piloté par Nicole Dubré-Chirat (Ensemble !) et Sébastien Saint-Pasteur (PS), met en lumière leurs impasses à l’intersection de la protection de l’enfance, de la psychiatrie et du médico-social. Au fil des auditions, un même constat s’impose. Leurs situations, trop complexes pour relever d’un dispositif unique, conduisent ces enfants à circuler d’un système à l’autre, sans continuité garantie ni solution pérenne". Lire l'article d'enfance jeunessse info Les personnes handicapées plus souvent exposées à des conditions de vie dégradées"La Direction, de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie de nouvelles données sur le profil et les conditions de vie des personnes handicapées âgées de 16 ans ou plus, entre 2008 et 2024. Ces données sont issues de l’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV). Les personnes handicapées âgées de 16 à 64 ans ont des conditions de vie dégradées par rapport à l’ensemble de la population : en 2024, environ une personne handicapée sur trois est en situation de privation matérielle et sociale, contre une sur huit dans l’ensemble de la population. Ces proportions sont relativement stables depuis 2013, et le profil des personnes handicapées évolue peu depuis 2008. Par rapport à l’ensemble de la population, elles sont plus âgées, et donc plus souvent divorcées ou veuves et ont plus souvent des enfants, elles sont moins diplômées, vivent plus souvent seules, sont moins souvent propriétaires de leur logement".Lire le dossier de la Drees Le Noël empêché des « mamans solo » : première publication de l’Observatoire Emmaüs des budgets contraints"Comment « fêter Noel » lorsqu’on est une femme en situation de vulnérabilité budgétaire vivant seule avec un ou plusieurs enfants ? C’est la question qu’a cherché à creuser le récent Observatoire Emmaüs des budgets contraints. La grande majorité des 13 femmes qui ont fait l’objet de cette enquête ont un emploi, ne touchent ni RSA ni prime de Noël, et sont confrontées à de fortes contraintes budgétaires. Une première enquête Flash pour l’Observatoire Emmaüs des Budgets Contraints En 2025, l’Observatoire d’Emmaüs France a créé l’Observatoire Emmaüs des budgets contraints afin de développer des enquêtes et des analyses basées sur l’étude des profils et des contraintes budgétaires des ménages accompagnés par le réseau des SOS Familles Emmaüs. Ces ménages, qui se situent majoritairement au-dessus du seuil de pauvreté, mais très majoritairement sous le “seuil de vie décente”, offrent à voir et à comprendre une réalité moins connue et documentée de la vulnérabilité et des contraintes budgétaires. "Lire l'article dEmmaus Conflits parentaux problématiques : repérer les enjeux et les répercussions pour les mineurs"Dans le cadre de leurs missions, les professionnels de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse sont fréquemment confrontés à des situations de conflits parentaux, parfois profondément enracinés, qui compliquent le suivi éducatif. Comment caractériser les différents types de conflits ? Quelles sont leurs conséquences pour les jeunes suivis et pour le travail éducatif mené avec les familles ?Pour répondre à ces questions, l’équipe coordonnée par Astrid Hirschelmann a élaboré une grille d’analyse de la situation de conflit, qu’elle met à disposition des professionnels pour les aider à évaluer les situations auxquels ils sont confrontés. Cet outil a permis à l’équipe de recherche d’identifier cinq profils de conflit problématique, chacun ayant des répercussions spécifiques sur le développement de l’enfant et sur le travail des professionnels. Ces profils appellent des stratégies d’intervention différenciées". Lire la recherche aaART: S'entraîner à remplacer ses comportements agressifs"Le programme ART® a été élaboré par des chercheurs américains (Goldstein, Glick, et Gibbs, 1998) et est reconnu comme une pratique prometteuse. Ce programme psychoéducatif s’appuie sur l’idée que chaque geste d’agression d’un.e adolescent.e en difficulté est lié, sur le plan individuel, à trois principales lacunes :
Accèder au dossier de l'IUJD Revue de presse du 17 décembre 2025L’Assemblée nationale vote le texte renforçant les droits des mineurs isolésA l’occasion de la journée dédiée à l’examen des textes déposés par le groupe socialiste le 11 décembre 2025, l’Assemblée nationale a étudié une proposition de loi « visant à protéger les mineurs isolés et à lutter contre le sans-abrisme ».Elle s’appuie notamment sur des chiffres inquiétants. En juin 2025, on recensait 3 200 jeunes contestant un refus de minorité. Parmi eux, 1 087 dormaient à la rue. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies pointait en ce sens plusieurs atteintes aux droits de l’enfant, telles que :
Lire l'article des ASH Féminicides, contrôle coercitif, violences intrafamiliales : «C’est à l’institution de s’adapter à l’être humain»"Missionnés par Gérald Darmanin, les magistrats Gwenola Joly-Coz et Eric Corbaux ont établi une nouvelle feuille de route pour lutter contre les violences intrafamiliales. Face à la hausse des féminicides, ils appellent à de réelles transformations dans l’institution.Elles s’appelaient Elodie, Laure, Mélina, Béatrice, Zaïa. Elles ont été tuées les 19 et 20 novembre. Leurs prénoms, s’ajoutant à ceux de la centaine d’autres femmes victimes chaque année de féminicide, marquent à eux seuls l’insuffisance de nos politiques publiques. Nommés par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, afin d’établir une feuille de route de lutte contre les violences intrafamiliales (VIF), Gwenola Joly-Coz, présidente de la cour d’appel de Papeete, et Eric Corbaux, procureur général près la cour d’appel de Bordeaux, refusent l’impuissance face à cette litanie funèbre. Développement du bracelet antirapprochement, jurisprudence sur le contrôle coercitif, expérimentation d’une justice spécialisée à Poitiers où ils ont œuvré de concert… Ces hauts magistrats n’ont cessé de faire avancer le droit en matière de violences conjugales. Alors que la Fondation des femmes a appelé, ce jeudi 11 décembre, à la création d’un observatoire des féminicides et à l’établissement d’une journée mondiale dédiée, les dix mesures du rapport, rendu le 25 novembre au ministère de la Justice, dessinent de réelles transformations de la justice. Certaines d’entre elles, comme l’expérimentation de juridictions spécialisées ou la création d’une ordonnance de sûreté pour les mineurs, ont été reprises par le ministère. Les deux magistrats appellent à un «acte II» contre les violences." Lire l'article de Libération Le périscolaire, un secteur fragile face aux agresseurs sexuels"Depuis plusieurs mois, les signalements de cas d’agressions sexuelles sur des enfants en marge des écoles se multiplient à Paris et sur tout le territoire. Un phénomène encore difficile à quantifier et à qualifier, qui touche un secteur mal défini et mal encadré.En quelques mois, la succession de cas d’agressions sexuelles sur des enfants dans le cadre périscolaire a cristallisé les inquiétudes sur ce secteur, qui accueille chaque jour plusieurs millions d’enfants de moins de 13 ans. Paris, qui prend en charge un nombre d’élèves sans équivalent parmi les autres municipalités françaises, concentre à lui seul plusieurs dizaines de témoignages, constituant l’exemple le plus saisissant de cette série : 19 animateurs de la Ville de Paris y ont été suspendus en 2025 pour des signalements à caractère sexuel, tandis que le parquet de Paris a ouvert 15 enquêtes pour des faits d’agressions sexuelles dans des écoles maternelles sur des enfants de moins de 5 ans." Lire l'artile du Monde Aide sociale à l'enfance : "Il y a une pandémie pure et simple de prostitution", dénonce l'avocat Michel Amas, qui lance des procédures en justice contre sept départements""Il y a une pandémie pure et simple de prostitution" des adolescentes placées à l'Aide sociale à l'enfance, dénonce jeudi 11 décembre sur France Inter(Nouvelle fenêtre) l'avocat, Michel Amas, qui accompagne des familles d'enfants placés. Il a lancé des procédures devant le tribunal judiciaire contre sept départements, qui ont la charge de l'aide sociale à l'enfance, annonce-t-il sur France Inter."Depuis deux ans, il y a une pandémie pure et simple de prostitution. Les proxénètes ont changé de système de rentabilité, c'est plus rentable les enfants, il y a moins de danger", dénonce Michel Amas, et "ils ont trouvé la faille : nos foyers, l'aide sociale à l'enfance, qui sont ouverts", où "les gens peuvent sortir et surtout rentrer" et où "il n'y a pas d'encadrement"." Lire l'article de France Ifo Revue de presse du 10 décembre 2025Formations sociales : une longue histoire de dissensus"Au moment où le Haut Conseil du travail social (HCTS) œuvre sur la prospective, un retour sur le passé permet de prendre la mesure de l’ampleur des changements qui ont eu lieu dans la formation des travailleurs sociaux. En soi, ce n’est pas un sujet d’étonnement, puisque nous ne sommes pas à société constante : les besoins et les demandes évoluent, dans un contexte où se croisent des mutations sociétales, des fluctuations dans les politiques publiques, des transformations dans le profil des publics vulnérables et, pour finir, des modifications dans les attentes des jeunes qui souhaitent se professionnaliser dans le social et le médico-social.Cela étant, les problèmes et débats actuels qui concernent la formation des travailleurs sociaux ont des racines anciennes. Trois soucis ont notamment ponctué les soixante-dix dernières années, en plus de la situation économique difficile des établissements de formation. Lire l'article des ASH Handicap : ce que propose la Cour des comptes pour réformer la PCH"Insoutenabilité financière, inégalité d’accès en fonction des territoires, ciblage des bénéficiaires aléatoire… Après deux décennies d’existence, une sérieuse révision s’impose pour la prestation de compensation du handicap (PCH) juge la Cour des comptes dans un rapport rendu public le 3 décembre 2025. Sollicités conjointement par l’Assemblée nationale, l’association Départements de France et le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), les magistrats de la rue Cambon se sont penchés sur le cas de cette prestation, née de la loi du 11 février 2005 « sur l’égalité des droits et des chances », qui constitue aujourd’hui l’une des trois allocations de solidarité à la main des collectivités départementales."Lire l'article des ASH 120 ans de la loi de 1905 : quelle laïcité aujourd'hui ?La France est une République laïque" selon l’article 1er de la Constitution de 1958. En 2004, le Conseil constitutionnel a précisé que ces dispositions "interdisent à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers".Sommaire du dossier
Acceder au dossier de Vie Publique Santé mentale : inquiétude autour du non-respect des droits des mineurs hospitalisés"En 2017 déjà, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) alertait sur le nécessaire renforcement de la protection des mineurs hospitalisés en psychiatrie. Un avis du 6 octobre 2025, publie au Journal officiel du 4 décembre 2025, s'alarme de nouveau à propos des atteintes aux droits fondamentaux que ceux-ci peuvent subir. La plupart étant hospitalisés en soins libres, ils « se voient appliquer les mêmes restrictions à leurs droits et liberté que les adultes, alors que leur particulière vulnérabilité justifierait une adaptation de leur prise en charge ».Le rapport souligne "la dégradation générale de l’état de la psychiatrie. Est également mis en cause l’absence d’offre de pédopsychiatrie libérale dans de nombreux territoires, en raison d’un manque de professionnels. Cela a ainsi pour conséquences d’hospitaliser certains enfants en pédiatrie, de les admettre dans des unités pour adultes ou dans des unités adaptées mais éloignées de leur domicile. En outre, le CGLPL insiste sur des restrictions imposées aux enfants, sans justification vis-à-vis de leur état clinique". Lire l'article des ASH Lire l'avis du CGLPL Revenu de base : un retour d'expérience positif en Allemagne"Faut-il instaurer un revenu universel ou de base ? Est-ce synonyme de progrès et d'égalité ou favorise-t-on ainsi l'assistanat ? Afin d'élever le débat, une expérience a été menée pendant trois ans en Allemagne sur une centaine de personnes qui ont perçu 1200 euros par mois, pour établir les effets de l'argent sur le travail et le bien-être, physique et psychologique. Le bilan s'avère plutôt positif".Revue de presse du 03 décembre 2025Convention citoyenne sur les temps de l’enfant"Comment remettre les besoins biologiques et cognitifs des enfants au cœur de l'organisation scolaire, alors que leurs journées sont avant tout calquées sur les rythmes des adultes ? La Convention citoyenne sur les temps de l'enfant propose une réforme systémique des rythmes de vie pour alléger des journées trop longues et permettre aux enfants d'apprendre autrement.Un constat scientifique : l'école ignore les rythmes biologiques des enfants Les chercheurs en chronobiologie, la science qui étudie les rythmes biologiques du corps humain, s'accordent depuis longtemps sur un constat clair : l'organisation actuelle du temps scolaire ne correspond pas aux besoins biologiques et cognitifs des enfants. Qu'il s'agisse de la journée, de la semaine ou de l'année, le rythme imposé par l'école ne suit pas celui du fonctionnement physique et psychique des enfants." Découvrez les propositions Une étude souligne l’état de santé mentale « très dégradé » des personnes prostituées"C’est une photographie inédite, portant sur la santé des prostituées, qu’offre l’étude Aspire (accès aux soins, santé et prostitution), présentée mardi 25 novembre par le Mouvement du nid, une association qui accompagne environ 1 800 personnes en situation ou en sortie de prostitution chaque année. Elle vient appuyer leurs observations de terrain d’une santé mentale « très dégradée » de ce public.Pour réaliser cette recherche « coconstruite avec des personnes concernées », l’association a travaillé avec Fabienne El-Khoury, chercheuse en épidémiologie sociale à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et à Sorbonne Université, accompagnée d’une psychologue traumatologue, en lien avec ses équipes et celles de l’Amicale du nid, une autre association, dans 29 villes. L’enquête puise ses enseignements du « vécu expérientiel des femmes » ; 258 prostituées ou « survivantes de la prostitution » (dont 238 femmes) ont participé par le biais d’un questionnaire, et 45 entretiens ont été menés, d’avril à juillet 2025, auprès de certaines d’entre elles et des travailleurs sociaux qui les accompagnent. Parmi les répondantes, 81 % sont sorties de la prostitution, 72 % sont mères de famille, et 96 % sont étrangères". Lire l'article du Monde Lire la synthèse de l'étude Lire le rapport complet Fin des Centres éducatifs fermés : une "bonne nouvelle" pour le syndicat des professionnels de la protection judiciaire de la jeunesseLe ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé mercredi la fin des Centres éducatifs fermés, prévus pour être la dernière alternative à la prison pour des mineurs délinquants."Fermer cette structure, qui dès le départ était vouée à ne pas fonctionner, est une bonne nouvelle pour nous", indique Marc Hernandez, cosecrétaire national du SNPES-PJJ/FSU. "La raison pour laquelle ça ne fonctionne pas, c'est qu'un plus haut degré de fermeture et de coercition amène davantage de mal-être, des problématiques psychiques, physiques chez ces jeunes et des situations de violence." Cela a un impact sur les jeunes, car ces centres fermés avaient un "effet cocotte-minute", mais aussi sur les encadrants, "parce que c’étaient des personnels qui n'étaient pas toujours très bien formés et il y avait des phénomènes de violence de la part des adultes", décrit Marc Hernandez, évoquant "une violence généralisée dans ces structures". Son syndicat est donc "favorable à la fin progressive des centres fermés" à condition que cela s'accompagne d'un "redéploiement de moyens sur l'éducatif". Lire l'article de Frace Info Collectif Alerte : "Attention aux apprentis sorciers sur l'allocation sociale unique !"Lors de cette conférence de presse du collectif Alerte ce 26 novembre, il planait une gravité, un sentiment de profonde inquiétude. Sur la question de la lutte contre la pauvreté, tous les voyants sont au rouge ont estimé les cinq représentants associatifs. « Le gouvernement n'apporte aucune réponse aux problèmes. Pire, ses propositions vont à contre-courant des solutions », résume Delphine Rouilleault, présidente d'Alerte depuis six mois.La magistrate s'étonne de l'inaction gouvernementale, rappelant que le Premier ministre François Bayrou s'était engagé, lors de la rencontre début juillet avec Alerte, à confier au Conseil national de lutte contre la pauvreté (CNLE) la mission de conduire une concertation sur les enjeux de la pauvreté. Mais rien ne s'est produit depuis cinq mois. « Cette concertation doit démarrer », insiste Delphine Rouilleault. Et il est clair que les sujets de concertation ne vont pas manquer. « Tous les records sont battus en matière de morts à la rue, de personnes expulsées de leur logement », tonne Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation abbé Pierre). Lire l'article du Média social Revue de presse du 26 novembre 2025Asile : pourquoi 6 associations attaquent l’Etat"Le 18 novembre 2025, les associations Refugee Women’s Centre, Médecins du monde, Utopia 56, Roots, Salam et Human Rights Observers ont décidé de saisir la justice, face à la situation critique de plusieurs personnes exilées sur la commune de Dunkerque. Une atteinte aux droits humains. Six associations se sont unies, avec un objectif commun : faire cesser la situation subie par plus de 2 000 personnes à Dunkerque. Car, dans les campements de Mardyck, Loon-Plage et Grande-Synthe, la réalité vécue par ces milliers d’individus exilés s’aggrave de jour en jour.
Lire l'article des ASH Le taux d’encadrement continue de baisser dans l’ensemble des centres d’hébergement social"Le taux d’encadrement dans les centres d’hébergement social poursuit la baisse observée lors de l’édition précédente de l’enquête en 2016 : il a diminué de 2 points depuis fin 2016, de 6 points depuis fin 2012 et de 8 points depuis fin 2008. Tandis que le nombre de places permanentes a doublé entre 2008 et 2020, les effectifs de personnel en équivalent temps plein (ETP) n’ont augmenté que de 25 %. Cette baisse du taux d’encadrement s’observe dans toutes les catégories d’établissements. Il est ainsi passé de 27 ETP pour 100 places dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) fin 2008 à 19 fin 2020, de 52 à 44 en établissements d’accueil mère-enfant (EAME) et de 10 à 7 dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADALes femmes représentent plus des deux tiers du personnel, la fonction d’éducatrice spécialisée étant la plus courante Acceder au dossier 6 à 7 millions des Français déclarent, assez spontanément, avoir été victimes de violences" dans leur enfance"C'est un chiffre qui nous a beaucoup étonné parce que si on le rapporte à la population française, cela veut dire que 6 à 7 millions des Français déclarent assez spontanément avoir été victimes de violences de toute nature, psychologique, physique, sexuelle", souligne sur France Inter le directeur général de la Fondation action enfance François Vacherat. "C'est énorme et ça veut dire aussi que dans notre entourage, on connaît tous quelqu'un qui a été victime et qui ne l'a pas forcément dit et vit avec ce traumatisme toute sa vie."Justice des mineurs : quels dispositifs adaptés, quelles réponses éducatives ?"Ce mercredi 19 novembre 2025, veille de la journée internationale des droits de l’enfant, le défenseur des droits, c'est-à-dire l’institution, publie un rapport : le droit des enfants à une justice adaptée. Alors, qu’est-ce que la justice pénale des mineurs ? Elle se rend souvent dans le cabinet du juge, mais parfois, les faits sont trop graves, les réalités trop complexes et c’est devant le tribunal que vont les enfants.Louise Tourret s'entretient avec ses invités : Claire Hédon, Défenseure des droits, Marie Lieberherr, magistrate, directrice "protection et droits des affaires judiciaires" auprès de la Défenseure des droits, ancienne première vice-présidente chargée des fonctions de juge des enfants au tribunal judiciaire de Melun, et Severine Kakpo, assesseur au tribunal pour enfants de Bobigny et autrice du podcast « Délits mineurs » diffusé par Arte radio. Dans cette émission, vous entendrez également les voix de Julian Auzou, directeur d’établissement de protection de l’enfance à l’association groupe SOS jeunesse Paris, et de Rayane, élève en classe de 3ᵉ (académie de Paris)." Comment la précarité est passée de "conjoncturelle" à "structurelle" en 30 ans"Selon le Secours catholique-Caritas France, si les mères isolées, les enfants et les personnes en situation de handicap constituent encore une fraction importante des populations accueillies par l'organisation, ces dernières années ont vu les populations vulnérables se diversifier. Ce sont trois décennies qui ont changé le visage de la pauvreté. Si, en 1994, celle-ci pouvait être qualifiée de « conjoncturelle », elle a progressivement changé de nature, au gré des involutions économiques de la société française, pour devenir « multidimensionnelle et structurelle ». Tel est en tous cas le constat du Secours catholique-Caritas France (SCCF) qui, dans son dernier rapport sur la situation de la précarité en France publié jeudi 20 novembre 2025, en profite pour tirer le bilan de trois décennies d’observation statistique de la situation des personnes précaires."Lire l'article des ASH Revue de presse du 19 novembre 2025Ecole inclusive: l’arrivée du médico-social permettra-t-elle une accessibilité universelle ?"Depuis vingt ans, la loi affirme le droit pour chaque enfant, y compris porteur d’un handicap, d’être scolarisé dans son école de quartier. Pour la mettre en œuvre, l’institution s’est longtemps centrée sur la compensation individuelle. Elle pourrait aujourd’hui amorcer un tournant : celui de l’accessibilité universelle, portée par l’entrée du médico-social dans les établissements"."La mise en place des pôles d’appui à la scolarité (PAS), portés par un binôme composé d’un personnel de l’Éducation nationale et d’un éducateur spécialisé avec le support d’un plateau technique médico-social, enthousiasme Marie-Christine Philbert : « On va enfin croiser les regards d’un spécialiste de la pédagogie et d’un expert de tout ce qui est d’ordre éducatif. Ensemble, les deux vont construire un plan d’action commun, ce qui est inédit. » Jusque-là, par exemple en cas d’intervention du service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad), « l’enseignant et l’éduc collaboraient, mais chacun jouait sa partition. Avec les PAS, ils vont devoir jouer la même partition ensemble », continue Marie-Christine Philibert." Lire l'article des ASH Les démarches administratives : une épreuve pour 6 usagers sur 10"Le Défenseur des droits publie le deuxième volet de son enquête « Accès aux droits », qui porte sur les difficultés et problèmes rencontrés par les usagers avec les services publics dans leurs démarches administratives. Une enquête réalisée auprès de plus de 5000 personnes âgées de 18 à 79 ans, vivant en France métropolitaine.Cette enquête révèle que :
accèder au dossier du défenseur des droits À Grenoble, les mineurs isolés cibles de choix des narcotrafiquants"Un jeune de 13 ans a été touché par balles le week-end dernier, dans la nuit de samedi à dimanche, il est toujours dans le coma aujourd'hui. Dans le quartier résidentiel Chorier-Berriat, en plein centre ville, les trafiquants recrutent facilement ces jeunes mineurs isolés""Comment on va faire pour accompagner les jeunes ?" : l'inquiétude des missions locales face aux baisses de budget"Les missions locales sont aujourd'hui dans la tourmente, après l'annonce d'une baisse du budget de 13 % pour 2026. Ces structures accompagnent les 16-25 ans, en rupture scolaire ou familiale, un public fragile pour qui les missions locales sont souvent le seul recours. En Creuse, la mission locale suit de près de 1 500 jeunes.""En novembre, les missions locales ont lancé une pétition intitulée "Soutenons les jeunes et les Missions Locales", qui a déjà recueilli plus de 29 000 signatures. Elles y dénoncent les objectifs fixés par le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 : "Il nous faut convaincre le gouvernement et les parlementaires de supprimer cette baisse." Lire l'article de France 3 régions L'instabilité politique et les coupes budgétaires pèsent sur les droits des enfants"La Dynamique pour les droits des enfants, collectif de 29 organisations, a transmis le 17 novembre à la Haut-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, l'édition 2025 de son observatoire qui mesure « les avancées, les stagnations et les reculs dans la mise en œuvre des politiques publiques de l’enfance ».Et son constat est plutôt sévère : « L'instabilité politique que connaît la France depuis plus d’un an n'a pas favorisé la continuité de son action en faveur des droits de l'enfant et a conduit à une raréfaction des initiatives dans ce domaine ». Pire : « Depuis la crise sanitaire et sous l’effet des crises multisectorielles (politiques, économiques, sécuritaires, etc.) qui ne cessent de se multiplier, [les] vulnérabilités ont encore été amplifiées : augmentation significative des maltraitances, isolement, décrochage scolaire massif et inégalités renforcées ». Lire l'article du Media social « En cas de maltraitance animale, nous vérifierons systématiquement qu’il n’y ait pas d’autres violences au sein du foyer »« L’homme a peu chances de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme tant qu’il apprendra sur l’animal son métier de bourreau », disait Marguerite Yourcenar. Comme la célèbre écrivaine, Franck Rastoul, procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, pense qu’il existe un continuumentre les violences commises sur les animaux et celles existant au sein du foyer. Il vient de signer une convention avec la Confédération nationale de défense des animaux (CNDA) pour mieux détecter les violences intrafamiliales à partir des cas de maltraitance animale. Pour Actu-Juridique, le magistrat explique ce dispositif innovant qui, espère-t-il, permettra de croiser les procédures et de protéger d’éventuelles autres victimes."Lire l'article d'actu-juridique.fr Exposition des enfants aux écrans : un premier état des lieux auprès des enfants scolarisés en maternelle et en élémentaire"La durée moyenne passée par jour devant les écrans augmente de façon continue avec l’âge quel que soit le sexe. C’est donc chez les 9-11 ans que cette durée est la plus élevée, elle atteint 2h33 par jour, de 1h49 les jours d’école à 3h32 les jours sans école.Une forte proportion d’enfants passe régulièrement du temps devant les écrans. 53% des 3-5 ans passent en moyenne plus d’une heure par jour devant les écrans et 55% des enfants de 9-11 ans (scolarisés en élémentaire) passent en moyenne plus de 2 heures par jour devant les écrans. Ces temps d'écran dépassent les recommandations énoncées par le ministère de la santé. Celui-ci préconise par exemple un usage exceptionnel pour les 3-6 ans, l'absence de téléphone mobile avec accès internet avant 11 ans et de smartphone connecté avant 13 ans. Les parents ont globalement conscience de ces recommandations. Près de 9 parents sur 10 déclarent limiter "toujours" ou "souvent" le temps d’écran de leur enfant. En ce qui concerne le contenu visionné par leur enfant, seuls 52% des parents d’enfants de 3-5 ans, 45% des parents d’enfants de 6-8 ans et 36% des parents d’enfants de 9 ans et plus déclarent le limiter "souvent"." Lire l'article de Vie Publique Revue de presse du 12 novembre 2025A la merci d'un papier"Elles s’occupent des enfants, accompagnent les aînés, concoctent les plats des restaurants, construisent les maisons, bâtissent leur vie aussi. Des personnes d’origine étrangère vivent en France depuis des années, et pourtant, du jour au lendemain, leur vie peut basculer : plus de travail, plus de droits, plus de sécurité. En cause : un titre de séjour précaire. Cette bascule n’a rien d’un accident : elle est le produit d’un système dysfonctionnel orchestré par l’État français. Notre rapport dévoile les rouages d’une machinerie qui fabrique l’irrégularité et brise des vies." Amnesty a recueili la parole de 27 personnes vivant et travaillant depuis de nombreuses années en France. "Du jour au lendemain, leur vie a basculé dans l’irrégularité : leur demande de renouvellement a bien été déposée, mais la carte n’est pas arrivée à temps. Privées de papiers, elles ont tout perdu : emplois, revenus, parfois logements. Et leur quotidien était déjà fait d’abus, entre salaires impayés, menaces et injures racistes. Parce que leur renouvellement dépend aussi de leur employeur, cette dépendance les rend vulnérables à l’exploitation".Lire le dossir d'Amnesty PJJ: les 10 points clés du rapport sur les mineurs isoléesLe rapport annuel de la Mission Nationale Mineurs Non Accompagnés (MMNA) de la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) offre un aperçu détaillé de la situation des mineurs non accompagnés (MNA) en France en 2024. Il indique une diminution notable de 30 % du nombre de MNA confiés aux départements par rapport à 2023, tout en soulignant un rajeunissement de ces mineurs et une légère augmentation de la proportion de filles. Le document examine également l'impact de l'actualité législative et réglementaire, notamment la loi « Immigration » et le Pacte européen sur la migration et l’asile, sur la prise en charge de ce public vulnérable. Enfin, il aborde des sujets clés tels que la répartition nationale, les défis territoriaux, l'insertion professionnelle, et les efforts pour lutter contre la traite des êtres humains impliquant les MNA.Lire l'article des ASH « On accueille des jeunes qui ont accumulé dix ans de ruptures », le rôle discret mais décisif des missions locales"Ruptures familiales et scolaires, sorties brutales de l’ASE, anxiété, isolement, accès difficile au soin : les missions locales accueillent aujourd’hui une part de 16-25 ans dont la santé mentale conditionne directement l’insertion. Sans mandat officiel, elles sont devenues un maillon essentiel du repérage et de la continuité. Mais les moyens ne suivent pas.Dans les missions locales, les professionnels voient arriver des jeunes dont les parcours sont marqués par des instabilités anciennes. Exclusions scolaires successives, changements d’établissement, placements de courte durée, retours forcés au domicile, éducateurs qui se relaient, hébergements provisoires « chez un copain » : les récits se ressemblent, souvent depuis le collège". Lire l'article d'enfance jeunessinfos Solitude, pauvreté et exclusion numérique des personnes âgées
Revue de presse du 5 novembre 2025La France intègre définitivement la notion de non-consentement dans la définition pénale du viol et des agressions sexuelles« Constitue une agression sexuelle tout acte sexuel non consenti. » Voilà comment la loi sera rédigée dans quelques jours, lorsque le président de la République aura promulgué le texte des députées Marie-Charlotte Garin (Ecologiste) et Véronique Riotton (Renaissance).Leur proposition de loi a été définitivement adoptée mercredi par un ultime vote du Sénat, par 327 voix pour et 15 abstentions. Les députés avaient aussi voté majoritairement pour, la semaine du 20 au 26 octobre. « Nous venons d’obtenir une victoire historique », ont réagi les deux parlementaires à l’origine du texte dans un communiqué commun, saluant « une avancée majeure dans la lutte contre les violences sexuelles ». Quelques mois après le retentissant procès des viols de Mazan, durant lequel le consentement avait pris une place centrale, le droit pénal va donc être clarifié en comportant, noir sur blanc, cette notion, déjà omniprésente dans la jurisprudence". Lire l'article du Monde Vers une reconnaissance du lien de beau-parentalité ?"Les initiatives se multiplient pour que le droit positif évolue et s’adapte aux évolutions familiales en consacrant des droits aux beaux-parents. Les notaires invitent le législateur à officialiser le lien de beau-parentalité, pendant d’une initiative sénatoriale qui propose également d’aligner la fiscalité des transmissions à titre gratuit des beaux-parents sur celle des parents.En France, 1,5 million d’enfants vivent dans des familles recomposées, soit un enfant sur dix (Insee Première, n° 2032, janvier 2025). Si l’on comptabilise les enfants majeurs ayant vécu dans ce cadre familial, on peut avancer que des dizaines de millions de personnes sont concernées. Parent social, parent affectif, le beau-parent est juridiquement un étranger. Le lien de « beau-parenté » n’existant pas. Pourtant, « ils assument, au quotidien, un rôle éducatif, affectif et logistique essentiel. Ils participent à l’éducation, transmettent des valeurs, financent les études et soutiennent les enfants comme le ferait tout parent », constate Xavier Iacovelli, vice-président du Sénat." Lire l'article d'Actu juridique La distorsion systémique de l'information par l'IA est constante dans toutes les langues et tous les territoires, selon une étude internationale menée par les radiodiffuseurs de service public."Une nouvelle étude coordonnée par l'Union européenne de radio-télévision (UER) et menée par la BBC révèle que les assistants IA, qui constituent déjà une passerelle d'information quotidienne pour des millions de personnes, déforment ou déforment régulièrement le journalisme de service public.Principaux résultats :
Lire l'article de ebu.ch Handicap.Un rapport d’évaluation de la loi du 11 février 2005"Les députés Christine LE NABOUR et Sébastien PEYTAVIE se sont vus confier une Mission d'évaluation de la Loi du 11 février 2005 relative à l'égalité des droits et des chances pour les personnes en situation de Handicap, par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.Entre le 11 février 2025 - soit 20 ans jour pour jour après le vote de cette loi qui représentait un tournant majeur pour les droits des personnes en situation de handicap - et le 28 mai 2025, ils ont mené de multiples auditions : pas moins de 75 personnalités qualifiées et institutions compétentes ont été entendues, et des déplacements sur le territoire national sont venus contribuer à l'état des lieux dont ils étaient chargés. Une plateforme RienSansNous.fr avait également été mise à disposition et a reccueilli plusieurs centaines de témoignages". Lire le rapport Les « cassos », ces jeunes ruraux dont on ne veut pas"« Cassos ». Derrière ce mot devenu banal se cachent des vies : parfois celles de jeunes ruraux précaires, sans diplôme, qui se sentent (à juste titre) disqualifiés par la société. À travers leurs récits se dessine le portrait d’une France invisible, marquée par un stigmate, une domination sociale et une fiction méritocratique.« J’ai une vie de cassos. »C’est par cette phrase que Loïc, jeune Charentais tout juste sorti de prison, se décrit lui-même. « Cassos » n’est pas une fonction objective, c’est un stigmate qui finit parfois par s’intérioriser, mais qui semble surtout devenir du langage ordinaire. Ce mot de honte ne semble plus seulement renvoyer au « cas social » imaginé par les classes moyennes et supérieures (qui sont les premiers à avoir utilisé pendant longtemps cette expression), il semble également (et peut-être surtout) se jouer au sein des classes populaires, face à une expérience vécue de la précarité, de la relégation et de l’isolement". Lire l'artile de The Conversation L’accompagnement jeune majeur protège durablement" : l’étude inédite de la Seine-Saint-Denis"En croisant les données du département et de ses partenaires, le laboratoire d’innovation sociale Action Tank a pu mesurer la trajectoire de 30 000 jeunes accueillis par l’aide sociale à l'enfance (ASE) de Seine-Saint-Denis de 2000 à 2022. Une démarche pionnière, censée permettre à la collectivité d’ajuster ses politiques de protection de l’enfance.Innover par la donnée. C’est le mantra de l’association Action Tank, cofondée en 2010 par Martin Hirsch, ancien haut-commissaire aux solidarités, et Emmanuel Faber, ex-patron de Danone. Son rôle : produire des études et, à partir de celles-ci, accompagner la mise en œuvre d’expérimentations sociales. En 2022, Action Tank avait documenté à l’échelle de la métropole de Lyon les parcours des enfants confiés pendant la période de leur accueil à l’aide sociale à l'enfance (ASE). Le laboratoire d’innovation sociale récidive en s’intéressant désormais aux trajectoires d’anciens enfants confiés de Seine-Saint-Denis, une fois l’ASE quittée." Lire l'article des ASH Lire l'étude PIPASE Accueil des personnes handicapées en Belgique : «En France, on le bourrait de médicaments»"Faute de places et de soins adaptés, la France envoie depuis des décennies ses enfants et adultes en situation de handicap de l’autre côté de la frontière. Un phénomène qui a pris de l’ampleur au fil du temps. Selon le ministre wallon de la Santé, plus de 7 100 adultes et 1 050 enfants bénéficient de places belges financées par l’Hexagone.Si l’on y ajoute les jeunes qui, comme Alexandre, traversent chaque jour la frontière pour se rendre dans des écoles spécialisées financées par l’Etat belge, et ceux qui fréquentent des établissements non conventionnés, «on arrive à plus de 10 000 personnes», assure Isabelle Resplendino, présidente de l’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique (AFrESHEB). Un «exil» financé par l’assurance maladie et les départements, et qui coûterait 500 millions d’euros par an à l’Hexagone, selon la Cour des comptes. De l’autre côté de la frontière, c’est tout un business qui s’est développé face à la demande. Pour le meilleur et pour le pire. (..;)Malgré les épreuves, un argument pousse parfois les familles à passer la frontière : la différence d’approche entre les deux pays. «Ça n’a rien à voir, insiste Isabelle Resplendino. En France, il y a une vision très médicale du handicap, alors qu’en Belgique, elle est plutôt éducative.» Pour la présidente de l’AFrESHEB, ce contraste est d’autant plus «flagrant» que les personnes accueillies en Belgique sont des cas complexes, «qu’on ne sait pas ou qu’on ne veut pas traiter en France». Résultat : dans l’Hexagone, ces profils «se retrouvent souvent dans des hôpitaux de jour ou psychiatriques, avec des activités moins stimulantes et qui ne sont pas adaptées à eux»." Lire l'article de Libération Revue de presse du 28 octobre 2025Réforme des diplômes de travail social : les critiques restent vives« Nos diplômes d’État [en travail social] n’existeront plus et deviendront à partir de 2029 des diplômes d’école enlevant tout caractère national », déplore le collectif d'associations et de syndicats (dont l'Anas, le SNUASFP-FSU, le SNPE…) opposé à ce chantier, après la publication des arrêtés actant la réforme des cinq diplômes de niveau 6.Les organisations rappellent leurs principales critiques : la baisse du nombre d'heures de formation spécifiques à chaque métier, la suppression du mémoire de pratique professionnelle ou la liberté laissée aux centres de formation, source potentielle d'inégalités. Dans un communiqué distinct, la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (Fneje) juge aussi sévèrement la méthode de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) qui, « jusqu'au bout », « aura tenu à (...) mettre [les organisations professionnelles] à l'écart de cette réforme ». Tout comme la CGT Santé et action sociale qui questionne « la légitimité démocratique » de ces textes publiés en plein renouvellement gouvernemental". Lire l'article du Média social Élèves handicapés : le rôle des ESMS au sein de l'école "ordinaire""Pour concrétiser l'objectif « d'école inclusive », la collaboration entre le secteur scolaire et le secteur médico-social est nécessaire, afin d'accompagner au mieux les élèves en situation de handicap dans la vie de classe « ordinaire ».Comment les établissements et services médico-sociaux (ESMS) peuvent-ils contribuer à la démarche et favoriser la scolarisation en milieu ordinaire de ces enfants et jeunes ? Plusieurs dispositifs, récemment rénovés ou renforcés, s'offrent à eux. Ils peuvent ainsi adopter un fonctionnement en « dispositif intégré », une solution permettant d'éviter les ruptures de parcours scolaires en adaptant les modalités d'accompagnement des intéressés. Les ESMS peuvent également choisir de porter une équipe mobile d'appui médico-social à la scolarisation (Emas), qui intervient directement auprès des élèves ou auprès de la communauté éducative, sur demande des nouveaux pôles d'appui à la scolarité (PAS). Ils peuvent en outre constituer des équipes pluridisciplinaires d'autorégulation, chargées d'accompagner les élèves présentant un trouble du neurodéveloppement (TND)." Lire l'article du Media social Jeunesse d'hier et d'aujourd'hui : le grand déclassement ?"En 2024, trois Français sur quatre estiment que « c’était mieux avant ». Cette nostalgie ne touche pas que les personnes âgées : deux jeunes de moins de 35 ans sur trois partagent ce diagnostic. Mais est-ce bien le cas ? Dans la France d’aujourd’hui, un jeune de 30 ans vit-il moins bien qu’un jeune de 30 ans au milieu des années 1970 ? Pour objectiver la situation des jeunes, à cinquante ans d’intervalle, cette note propose une compilation de données couvrant les grands domaines du niveau et de la qualité de vie : diplômes, emploi, revenus et prélèvements, patrimoine et logement, conditions de travail, famille et temps libre. Qu’en ressort-il ?""Tout se passe comme si une forme de fragilité avait contaminé toutes les sphères, de la plus proche à la plus extérieure, de l’intime à l’état du monde et de l’environnement. La jeunesse n’est plus insouciante." Lire l'article de France Stratégie Les Voix du Social. Itinéraire d'un éternel engagéLaurent Guenebaut a 61 ans, et derrière lui une longue carrière de travailleur social, débutée en 1996. Devenu formateur indépendant il y a 7 ans suite à un effondrement professionnel qui lui a fait quitter le métier, il remonte, dans un ouvrage intitulé "Itinéraire d'un travailleur social engagé" (1), le fil de trente ans d'expérience professionnelle, en particulier en protection de l'enfance.La reconnaissance par l’État français des pratiques illicites dans l’adoption internationale : les propositions d’EFA à la Haut-commissaire à l’enfance."Enfance et Familles d'Adoption (EFA) se prononce en faveur d’une reconnaissance officielle et formelle par l’État français, en tant que pays d’accueil des enfants, de sa responsabilité, de ses négligences qui ont permis des adoptions illégales et irrégulières en matière d’adoption internationale.Une reconnaissance attendue par les victimes Cette reconnaissance est attendue par les victimes de ces pratiques : en premier lieu, les personnes adoptées mais aussi leurs familles biologiques et adoptives. EFA insiste sur ces trois niveaux. Elle doit être documentée par des preuves apportées par le résultat des enquêtes réalisées par les pays d’origine et par les personnes adoptées. Pour EFA, cette reconnaissance ne doit pas être un réquisitoire contre l’adoption internationale, qui reste aujourd’hui une mesure de protection qui répond à l’intérêt de l’enfant privé de famille lorsqu’il n’est pas possible de trouver une solution satisfaisante pour lui dans son pays d’origine." Lire l'article Revue de presse du 21 octobre 2025Mineurs étrangers non accompagnés : l’ONU dénonce des violations « graves et systématiques » des droits des enfants par la France"Dans un rapport publié jeudi, le Comité des droits de l’enfant (CRC) des Nations unies affirme qu’en France beaucoup de migrants ne pouvant accéder au système de protection de l’enfance se retrouvent sans abri, privés de soins de base et vivant dans des conditions « dégradantes ».Le CRC, dont les 18 experts sont chargés de s’assurer que les Etats respectent la mise en œuvre des traités internationaux relatifs aux droits des mineurs – comme la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), salue le fait que, dans la loi, la France « considère les mineurs non accompagnés avant tout comme des enfants ayant besoin de soins et de protection ». Mais il constate qu’un « grand nombre » de ceux qui se déclarent enfants sont traités comme des adultes, à la suite de procédures d’évaluation de l’âge jugées « défaillantes ». Lire l'article du Monde «Un obstacle nouveau» : les Français en difficulté dans les démarches administratives à cause du passage au numérique"Inscriptions, formulaires à remplir ou échanges avec un conseiller… Une grande partie, si ce n’est la majorité, des démarches administratives se font désormais exclusivement sur internet. Un sérieux problème pour de plus en plus d’usagers : 61 % d’entre eux déclarent avoir rencontré des difficultés dans leurs démarches administratives, selon une enquête du Défenseur des droits (DDD) publiée ce lundi 13 octobre, quand ils n’étaient que 39 % lors de la précédente version de cette étude, publiée en 2016.Ce rapport consacré aux relations des usagers avec les services publics a été réalisé auprès de 5 030 personnes âgées de 18 à 79 ans, entre octobre 2024 et janvier 2025. Elle montre dans le même temps que quatre usagers sur dix déclarent avoir rencontré des problèmes, soit une légère baisse en huit ans (42 % en 2024, 54 % en 2016). «Ces deux résultats contribuent notamment à éclairer les effets ambivalents du processus de dématérialisation. Si ce dernier facilite les interactions avec les services publics […], il peut en revanche constituer un obstacle nouveau», appuie l’autorité indépendante dirigée par Claire Hédon." (...)L’enquête met en lumière que 23 % des usagers renoncent à demander un droit auquel ils peuvent prétendre, à cause des difficultés rencontrées durant leurs démarches, de l’échec d’une relance en cas de problème, ou de discriminations." Lire l'article de Libération Exposition des enfants aux écrans : un premier état des lieux auprès des enfants scolarisés en maternelle et en élémentaire"Selon les premiers résultats de l'étude nationale sur le bien-être des enfants en France, dénommée Enabee, le temps d'écran des enfants de 3 à 11 ans, mesuré en 2022, est en moyenne de 1h22 par jour chez les 3-5 ans, de 1h53 par jour chez les 6-8 ans et de 2h33 par jour chez les 9-11 ans.4,9% des enfants de 6-8 ans possèdent déjà leur propre smartphone et 24,8% des 9-11 ans. Au total, plus d’un quart des enfants de 10 ans et un peu moins de la moitié des enfants de 11 ans scolarisés en CM2 (46,0%) disposent d’un smartphone avant l’entrée au collège. Les enfants de parent moins diplômés sont particulièrement équipés en smartphones." Lire l'article de Vie publique École inclusive : déploiement des pôles d’appui à la scolarité (PAS) et réforme des équipes mobiles d’appui médico-social (EMAS)"L’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap est une priorité pour le Gouvernement français. Malgré des avancées significatives depuis la loi pour l’égalité des chances de 2005, de nombreux élèves continuent de faire face à des obstacles pour accéder à une éducation adaptée. Pour offrir aux élèves un soutien plus accessible et plus efficace, l’État a publié deux circulaires début septembre 2025 visant à déployer les pôles d’appui à la scolarité (PAS) et à réformer les équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS). Les équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS) sont des équipes pluridisciplinaires qui interviennent directement auprès des enfants qui en ont besoin, sur sollicitation des pôles d’appui à la scolarité (PAS). Les PAS sont désormais intégrés dans les établissements scolaires, pour répondre efficacement aux besoins spécifiques des élèves, avec :
Lire l'article de Handicap.fr "L'inégalité qui se creuse, c'est celle de l'égalité des chances et de la mobilité sociale", estime Philippe Aghion, prix Nobel d'économie 2025"Philippe Aghion : Alors, je pense qu'effectivement, on tend à oublier que la France est un des pays les plus redistributifs, où la taxation des revenus est la plus élevée. Mais ceci dit, moi, j'ai un souci par rapport à l'inégalité. C'est l'inégalité d'accès à une éducation de qualité, l'égalité des chances, par exemple. Ce qui me préoccupe beaucoup, c'est la mobilité sociale. Pour moi, ce qui est le plus révoltant, ce sont les trappes de pauvreté et le fait que l'origine sociale détermine votre devenir. Ça, c'est ce qui me révolte. Je suis vraiment un social-démocrate, mais je suis un social-démocrate qui a à cœur que n'importe quel talent, quelle que soit son origine sociale, puisse s'épanouir et puisse avoir les mêmes chances de s'accomplir. Et là, il y a eu une grosse détérioration en France. Comme jamais auparavant, les performances éducatives sont reliées au milieu social. Notamment, la performance aux tests PISA. Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas avoir de nouvelles mesures pour taxer, et on va en parler tout à l'heure, mais moi je pense que l'inégalité, elle est d'abord à l'école, c'est d'abord là que ça se passe".Lire l'article de France Info Revue de presse du 14 octobre 2025Sébastien Lecornu : les réponses du premier ministre à la presse lors de son déplacement à L’Haÿ-les-Roses"Nommé pour la seconde fois à Matignon, vendredi, M. Lecornu a dit souhaiter, samedi, constituer un gouvernement qui ne soit pas « emprisonné par les partis »." Extrait :"Je pense qu’il faut faire un gouvernement qui corresponde aussi à la réalité parlementaire. C’est indispensable, c’est une démocratie et c’est le moment le plus parlementaire de la Ve République. Enfin, il faut aussi que ce soit désormais un gouvernement qui ne soit pas complètement prisonnier de certains appétits partisans. Quand j’ai démissionné, lundi, j’ai dit que les conditions n’étaient plus remplies. On ne peut pas être premier ministre et [que] les conditions ne so[ie]nt pas remplies. Ça n’a pas changé. C’est-à-dire que je le dis avec gravité. J’ai été renommé premier ministre, mais il faut que les conditions continuent à être remplies.Je le dis très directement, je n’ai pas de double discours. Il faut être droit. Donc, par définition, il faut que ce gouvernement puisse être libre, c’est-à-dire avec des sensibilités partisanes mais pas emprisonné par les partis. Il faut que ce gouvernement puisse être libre, y compris vis-à-vis de la prochaine élection présidentielle". Lire l'article du Monde « On assiste à un désastre annoncé », la pédopsychiatrie en alerte rouge""Il existe environ 300 CMPP en France. Ces structures publiques assurent la pédopsychiatrie ambulatoire, c’est-à-dire le suivi des enfants et adolescents de 0 à 20 ans. Dans les CMPP, les listes d’attente s’allongent jusqu’à plusieurs années. Les équipes soignantes, épuisées, peinent à répondre à la demande croissante. Entre pénuries de professionnels, moyens financiers insuffisants et manque de coordination, des centaines d’enfants restent sans suivi adapté.Il y a les enfants qui attendent. Et il y a ceux qui attendront encore. Dans les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP), structures historiques de la pédopsychiatrie ambulatoire, la demande dépasse depuis longtemps les capacités. Chaque année, des centaines de familles voient leurs rendez-vous repoussés, leurs questions ignorées, leur inquiétude croître". Lire l'article de Enfancejeunesseinfo Étrangers en France : leur part dans la population inférieure à la moyenne européenne"5,1 millions des étrangers résidant en France sont nés à l'étranger et sont également considérés comme immigrés. Au total, la France dénombre 7,7 millions d’immigrés, dont 2,6 millions ont acquis la nationalité française par naturalisation.Les personnes étrangères nées en France représentent 0,9 million, dont 0,7 million ont moins de 13 ans, âge à partir duquel elles peuvent obtenir la nationalité française sous certaines conditions. Ces personnes étrangères ne sont pas considérées comme des personnes immigrées. La part des étrangers dans la population s'établit à 8,8%. Cette proportion est inférieure à la moyenne européenne et à celle de certains pays européens, tels que l'Espagne (13,4%), la Belgique (13,8%) ou l'Allemagne (14,5%). La part des étrangers varie fortement selon l'âge. En 2024, ils représentent 10% des moins de 13 ans, contre 5,6% des 13-17 ans, en raison de "l'acquisition progressive de la nationalité par déclaration anticipée", souligne l’Insee." Lire l'article de Vie Publique Entre l’État et le monde associatif, une alliance brisée"Le débat sur la réduction des déficits publics, mis à l’agenda en 2024, a révélé les mutations des aides publiques. Les associations ont longtemps été considérées comme une économie subventionnée. Or, non seulement la part des subventions publiques dans les ressources budgétaires des associations a baissé de 34 % à 20 % entre 2005 et 2020 au profit des recettes d’activité (vente de produits ou de services), mais en plus l’État préfère soutenir les entreprises que les associations au nom de la compétitivité.L’économie sociale et solidaire (ESS), au sein de laquelle les associations concentrent la grande majorité des emplois et des ressources publiques, ne reçoit que 7 % des aides publiques aux entreprises alors qu’elle représente 13,7 % des emplois privés. Ces orientations sont, de plus, porteuses d’iniquités de traitement. Le crédit d’impôt recherche (CIR), qui a financé à hauteur de 7,6 milliards d’euros la recherche et développement en 2024, exclut l’innovation sociale et, avec elle, les associations." Lire l'article de The Conversation Une campagne ciblée pour encourager les jeunes majeurs de l'ASE à réclamer leur pécule"Le 20 octobre, une campagne « emailing » sera lancée, au niveau national, pour faciliter l’accès des jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance (ASE) à leur « pécule » constitué à partir de l’allocation de rentrée scolaire (ARS), annonce la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) dans une instruction du 9 octobre 2025.Lorsque les enfants sont placés suite à une décision de justice, l'ARS n'est plus versée à leurs parents, mais sur un compte ouvert à leur nom auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). En 2024, plus de 50 000 ARS concernant des enfants confiés à l'ASE ont ainsi été déposées sur un compte bloqué de la CDC, pour un montant total de 51,6 millions d’euros." Lire l'article du Media social Les « décès du désespoir » progressent chez les jeunes adultes en Amérique du Nord, tandis que l’espérance de vie globale s’améliore" En une dizaine d’années, les taux de mortalité augmentent de manière significative chez les jeunes adultes de 20 à 39 ans en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), avec une hausse allant jusqu’à 50 % de décès supplémentaires chez les 30-39 ans, entre 2011 et 2023. Des « décès du désespoir » principalement dus aux suicides, aux overdoses de drogues et à l’alcoolisme. Cette tendance se reflète également dans certains pays d’Amérique latine, comme le Paraguay, ou dans les Caraïbes, où les blessures intentionnelles (comme l’automutilation et la violence) se révèlent être également des facteurs majeurs."Lire l'article du Monde Revue de presse du 7 octobre 2025Un quart des associations menacées de disparaître : une enquête de la FAS révèle une fragilisation du secteur des solidarités sans précédent"En 2025, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) a mené une enquête nationale auprès de son réseau de plus de 900 organisations adhérentes implantées sur l’ensemble du territoire et représentatives de la diversité des champs d’action du social et du médico-social.Cette enquête met en lumière une situation alarmante :
Lire l'article de la FAS PLF-PLFSS 2026 : les 82 propositions de Nexem pour répondre à l'urgence de notre secteur."Depuis plus d’un an, la France traverse une période d’instabilité politique inédite. La dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, la censure du gouvernement Barnier en décembre 2024, puis celle du gouvernement Bayrou le 8 septembre dernier, ont plongé le pays dans une profonde incertitude et fragilisé la capacité de l’État à garantir la continuité de l’action publique. Les prochaines étapes restent imprévisibles et l’enlisement dans une crise politique durable accélère la perte de confiance dans les pouvoirs publics. Dans le même temps, le spectre d’une crise budgétaire durable se précise, dont la perspective d’une “année blanche” en 2026 — synonyme de gel des crédits — constitue l’expression la plus brutale.Cette instabilité a frappé de plein fouet le secteur social et médico-social, et le dossier du Ségur en est l’illustration la plus éloquente. Depuis plus d’un an, malgré un accord conclu lors du comité des financeurs en avril dernier entre l’État et les collectivités, plusieurs financeurs refusent encore d’honorer leurs engagements, faute d’arbitrages politiques et budgétaires clairs. Les associations se retrouvent alors en première ligne, contraintes d’assumer seules le coût de cette prime, au détriment de leur équilibre financier et de leur capacité à remplir durablement leurs missions. Cette situation s’ajoute à un autre défi majeur : l’écart grandissant entre les financements alloués et les besoins réels du terrain, marqué par l’augmentation du nombre de personnes accompagnées, la complexité croissante des situations et le poids d’une inflation persistante qui épuise les trésoreries associatives." Lire l'article Étude sur la santé des jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesseLes jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) représentent une population particulièrement vulnérable, tant sur le plan de la santé somatique que psychologique. Or la dernière étude nationale sur le sujet date de plus de 20 ans.Pour mieux connaître l’état de santé des jeunes, d’identifier les profils des jeunes les plus fragiles et d’établir des comparaisons avec la population générale, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) a lancé une nouvelle étude sur la santé des jeunes suivis au pénal. Cette étude a été cofinancée par la DPJJ, la direction générale de la santé (DGS) et la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). La responsabilité scientifique de l’étude a été confiée à l’Observatoire régional de santé Île-de-France. L’enquête de terrain a été réalisée par Verian dans les directions interrégionales Île-de-France-Outre-mer, Grand-Nord et Sud-Ouest. Lire la synthèse du dossier Lire le rapport Festival du film social : une 7e édition sous le signe de la santé mentale"Rendez-vous désormais incontournable entre professionnels issus du terrain et monde du cinéma, le Festival du film social créé en 2019 est devenu un outil de réflexion et de mobilisation pour restaurer le lien social. Cette année, le Festival du film social se déroulera du 13 au 16 octobre en association avec la 36e édition des Semaines d’information sur la santé mentale (SISM). Car les situations de vulnérabilité sociale cachent souvent une souffrance psychique.Une vingtaine de films en compétition (14 fictions et 7 documentaires) sera projetée en simultané dans 60 sites (cinémas, centres de formation au travail social, lieux culturels…) répartis dans 40 villes et 9 régions. A l’issue de chaque séance, un débat avec des professionnels du social et du cinéma est proposé. Valoriser les métiers du lien Organisé par l’association La 25e Image, cet évènement entend sensibiliser le grand public au parcours de vie des personnes en difficulté et aux réalités des intervenants sociaux qui les accompagnent. L’occasion de « réparer le lien social par l’art »." Lire l'article des ASH Aider les aidants à nommer ce qu’ils vivent : une recherche participative originale avec des linguistes"En tant que linguistes, nous avons souhaité saisir la manière dont les aidants se reconnaissent (ou non) derrière cette désignation, la manière dont ils nomment (ou non) la maladie, les procédés qu’ils mobilisent pour contourner par exemple le terme Alzheimer qui charrie des représentations négatives quand ils accompagnent des proches atteints de cette maladie, les injonctions dont ils font l’objet dans l’espace médiatique, institutionnel, assurantiel…Méthodologiquement, cette recherche initiée en 2017 consistait à faire des entretiens d’une heure trente tous les six mois pour répondre aux questions de recherche. Nous avons ainsi été amenés à évoquer les situations familiales intimes, certains non-dits entre parents et enfants ou entre conjoints, la maladie et les conséquences qu’elle a causées dans la systémique familiale. Chaque entretien consistait à revenir sur ces points mais également à parler des faits marquants qui se sont produits depuis le dernier entretien." Lire l'article de The Conversation Accueil des 16-18 ans en psychiatrie : trop de zones grises et des parcours fragmentés"Selon le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), les jeunes de 16 à 18 ans sont « souvent accueillis par défaut, entre pédopsychiatrie et psychiatrie adulte, dans des structures qui ne leur sont pas destinées », à un âge où « tout peut basculer », qui n’est « ni l’enfance, ni encore tout à fait l’âge adulte ». Dans ce contexte, et afin de « mieux comprendre les parcours actuels, objectiver les difficultés et identifier les bons leviers d’action qui pourraient être déclinés dans les établissements », le syndicat avait lancé entre juillet 2025 et septembre 2025 une grande enquête nationale en ligne destinée aux pédopsychiatres de service public et à leurs partenaires. 665 médecins (âgés en moyenne de 50 ans) ont répondu : 44,5% d’entre eux sont des pédopsychiatres, 31% sont des psychiatres, les autres ont un exercice mixte(pédiatres ou urgentistes) ; un tiers exerce en centre médico-psychologique (CMP), un autre tiers en hospitalisation complète.Pour le SPH, au regard des résultats de cette enquête, "il ne s’agit pas d’opposer les pédopsychiatres et les psychiatres d’adultes. Les résultats montrent au contraire qu’ils partagent un constat commun : la difficulté à proposer, dans les conditions actuelles, des prises en charge adaptées aux 16–18 ans. Tous s’accordent sur la nécessité de mieux organiser les parcours, de mieux articuler les compétences, et de sécuriser les hospitalisations"". Lire l'article sur www.santementale.fr Précarité étudiante : l’urgence d’une réforme des bourses soulignée dans un rapport parlementaireLe paradoxe est criant : alors que la précarité ne cesse de s’aggraver parmi les étudiants, le nombre de ceux qui bénéficient d’une aide financière de la part de l’Etat n’a jamais été aussi faible.« Le système des bourses sur critères sociaux est arrivé à bout de souffle », constate auprès du Monde Soumya Bourouaha, députée communiste de la Seine-Saint-Denis. Avec l’ex-député (Renaissance) de Paris Jean Laussucq, elle a listé quelque 22 recommandations dans un rapport présenté mercredi 1er octobre devant le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, à l’Assemblée nationale. « Près du tiers des boursiers reçoivent mensuellement moins de 150 euros. A l’autre bout de l’échelle, seuls 8,2 % d’entre eux perçoivent 633,50 euros par mois, détaille le rapport. Dans ces conditions, la sortie de la précarité relève de la gageure, d’autant plus que les étudiants recevant ces montants sont les plus précaires par nature, ayant les parents les plus défavorisés. ». Au cours de l’année 2024-2025, sur 3 millions d’étudiants, quelque 660 000 ont perçu une bourse sur critères sociaux du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, soit 17 000 de moins que l’année précédente, selon une note flash du service statistique du ministère parue le 25 septembre. Pour la première fois en six ans, les montants de bourses n’ont pas été augmentés à la rentrée 2024. Lire l'article du Monde Sécurité sociale : pourquoi Médecins du monde plaide pour une "couverture santé universelle""En 2024, l'ONG a accueilli dans ses centres de santé plus de 15 000 personnes en situation précaire. Près de quatre personnes sur cinq éligibles à une couverture maladie n'ont pas ouvert de droits, donc n'en bénéficient pas, selon le rapport 2025 de l’Observatoire de l’accès aux droits et aux soins de Médecins du monde.Les populations en situation de précarité ont toujours du mal à faire valoir leurs droits auprès de la Sécurité sociale, selon le rapport de 2025 de l'Observatoire de l'accès aux droits et aux soins de Médecins du monde, que France Inter(Nouvelle fenêtre) a pu consulter, mercredi 1er octobre. Le document, publié alors que la Sécurité sociale fête ses 80 ans en octobre, rapporte que les inégalités demeurent en France. L'organisation plaide pour la mise en place d'une couverture santé universelle." Lire l'article de France Info Lire le rapport de médecin du Monde Revue de presse du 31 septembre 2025Parcours des jeunes placés : que d’inégalités tout au long de la vie !"Placés mais pas épargnés, voilà le constat à la lecture du rapport de France Stratégie sur les trajectoires des enfants placés. 7 fois plus de situations de handicap chez les enfants placés, très tôt orientés vers le marché professionnel : c’est en France, plus de 340 000 jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), dont environ 310 000 mineurs et 34 000 jeunes majeurs. Malgré l’objectif de protection, ces jeunes cumulent des inégalités sociales, scolaires et de santé, notamment liées au handicap. Parmi eux, une part significative est confrontée à une précarité extrême : environ 4 % des jeunes placés se retrouvent sans domicile stable à leur majorité, selon les données récentes.Les jeunes placés vivent des parcours scolaires marqués par de fortes difficultés : « Les jeunes placés connaissent des trajectoires scolaires particulièrement heurtées, avec un taux de redoublement élevé dès le primaire et un recours fréquent aux classes spécialisées », souligne la note de France Stratégie (2024). les jeunes placés sont deux fois plus souvent sans diplôme (17 %) que l’ensemble des jeunes (8%)." Lire l'article du Café pédagogique Benfeld : La maltraitance d’une enfance sans protection"L’affaire tragique de Benfeld, où un adolescent placé est mort après avoir attaqué une enseignante, rappelle avec violence une réalité ignorée : ces enfants ont souvent déjà été victimes bien avant d’être jugés « dangereux ». Le collégien âgé de 14 ans a succombé à ses blessures dimanche soir. Il était en situation de handicap, avait subi des violences familiales et institutionnelles. Sa mort, comme celle de Lily (15 ans), Méline (11 ans) ou Myriam (14 ans), retrouvées mortes après des fugues ou des placements, révèle une défaillance systémique.« Ce sont des enfants qui vont très mal, qui ne peuvent pas grandir correctement », alertait en avril 2025 la députée Isabelle Santiago (PS) dans son rapport parlementaire sur la protection de l’enfance. Le document pointe des « carences graves de l’État » qualifiant l’action publique de « structurellement dysfonctionnelle », et refuse la simple recentralisation comme solution miracle. Lire l'article du Café pédagogique Témoignage Ma vie sans drogue : «C’est dur de se projeter dans une vie où seul le réel existe»"Les Français n’ont peut-être jamais été aussi nombreux à consommer des drogues, hors alcool et tabac, à des fins récréatives. En six ans, par exemple, le nombre de consommateurs réguliers de cocaïne a doublé. Et la progression concerne aussi le cannabis et les autres stimulants (MDMA, ecstasy, etc.) Quand les prises deviennent problématiques, mettent en danger, voire confinent à l’addiction, certains usagers réguliers font le choix d’arrêter, avec plus ou moins de difficultés. Dans cet épisode, Gaston (1), 39 ans, producteur à Marseille, revient sur sa prise de conscience de sa consommation «problématique» de cocaïne et sa nouvelle vie depuis qu’il a arrêté".Lire l'article de Libération Santé mentale : « Les départements sont parfois impuissants à garantir la prise en charge des enfants confiés à l’ASE »"Les enfants confiés à l’ASE, souvent vulnérables ou handicapés, subissent des parcours instables et coûteux. Les départements alertent sur la pression financière et la saturation du système, et appellent l’État à intervenir pour coordonner les dispositifs et protéger leur santé mentale.« Le système est saturé et ne peut plus répondre aux besoins croissants des enfants », alerte Philippe Gouet, président du conseil départemental du Loir-et-Cher et président du groupe de travail « Santé » de Départements de France. Lire l'article d'enfancejeunesseinfo Santé mentale : collaborer pour mieux accompagner"Face à l’explosion des cas de détresse psychique chez les jeunes, l’équipe mobile de santé mentale Diapason, dans le Haut-Rhin, va à la rencontre de ceux qui ne sont pas en mesure d’accepter le soin. Un soutien précieux pour les travailleurs sociaux, souvent démunis pour aider au mieux ces profils complexes, à condition de décloisonner les pratiques et de travailler main dans la main.Selim (ndlr : les prénoms ont été changés), 16 ans, déscolarisé, vivait reclus dans sa chambre depuis des mois, refusant violemment tout contact avec ses parents. « Ce jeune en mal-être profond, marqué par sa récente migration, avait besoin de soins. Mais il n’était pas en mesure de sortir. Il fallait faire le pas de se déplacer jusqu’à lui », se souvient Mardochée Mambimbi-Ndombasi, éducateur spécialisé de l’aide sociale à l’enfance (ASE) du Haut-Rhin, chargé de trouver des alternatives aux jeunes en situations complexes pour lesquels les dispositifs de placement ne sont pas adaptés." Lire l'article des ASH Antécédents judiciaires : près de 1 500 refus d’attestations d’honorabilité sur 300 000 demandesAu 27 août 2025, 300 886 personnes avaient demandé leur attestation d’honorabilité depuis le lancement progressif du nouveau dispositif de contrôle des antécédents judiciaires des professionnels et bénévoles de la protection de l'enfance et de la petite enfance, selon les derniers chiffres que nous a adressé la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS).Parmi elles, 1 462 personnes se sont vues refuser la délivrance de l’attestation d’honorabilité en raison de condamnations bloquantes, dont 60 personnes en raison d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Selon la DGCS, près de 60 % des personnes qui se voient refuser l’attestation d’honorabilité interviennent ou souhaitent intervenir dans le champ de la protection de l’enfance et près de 40 % dans le champ de l’accueil du jeune enfant". Lire l'article du Média social Les salaires du secteur social alignés avec l’inflation"Vaille que vaille, les augmentations salariales chez les professionnels du social en 2023 ont à peu près permis d’absorber l’inflation, nous apprend la Drees dans son baromètre annuel des salaires dévoilé le 29 septembre 2025. Avec une augmentation moyenne de 5% des niveaux de rémunérations pour les quelques 1,13 millions de travailleurs du secteur social recensés en France – public, privé lucratif et non-lucratif confondus, hors secteur spécifique du particulier employeur – ceux-ci ont pu s’aligner sur une inflation qui, elle, tutoyait les 4,9%, permettant ainsi de ne pas trop écorner le pouvoir d’achat des salariés."Lire l'article des ASH Pauvreté en Europe : quelles sont les personnes les plus touchées ?"Globalement, au sein de l’UE, 16,9% des personnes sont en situation de pauvreté monétaire auxquelles s'ajoutent 11,7% de personnes dites modestes.Dans les pays du Nord et de l'Ouest de l'Europe, la pauvreté touche particulièrement les jeunes et les étudiants, ainsi que les familles monoparentales et nombreuses, tandis que les personnes modestes sont davantage des personnes âgées et retraitées. En revanche, dans les pays du Sud mais aussi en Pologne ou en Roumanie, les personnes pauvres et modestes sont davantage des actifs et des couples avec enfants. Les familles monoparentales sont particulièrement exposées au risque de pauvreté ou de situation modeste. 31% vivent sous le seuil de pauvreté qu’elles soient actives ou retraitées. 26% des familles nombreuses sont aussi concernées. Les couples avec ou sans enfant subissent moins cette situation. Ils ne sont respectivement que 12% à 10% à être dans cette situation. 61% des chômeurs sont pauvres ou modestes dans l’UE-27. La France se trouve dans une position proche de la moyenne européenne, avec 40% de pauvres et 19% de modestes parmi les chômeurs. Lire l'article de Vie Publique Revue de presse du 24 septembre 2025Histoire de l'héroïne et de la réduction des risquesLSD (France Culture) présente 4 podcast d'une très grande valeur historique :"Héroïne, le temps des seringues".Elle décrit la catastrophe humaine, sanitaire, politique qu'a été l'hécatombe d'overdoses aggravée par le sida, sa longue invisibilisation car elle concernait massivement des jeunes de milieux populaires et particulièrement de jeunes maghrébins. Elle raconte aussi la longue construction d'une politique de réduction des risques, régulièrement fragilisée par des politiques sécuritaires contraires. Exemple : le collectif "Limiter la casse" https://annecoppel.fr/limiter-casse-presentation-on-civiliser-les-drogues-annexes/
Pour poursuivre un livre de référence : "La catastrophe invisible. Histoire sociale de l'héroïne" (France, années 1950-2000), Michel Kokoreff, Anne Coppel et Michel Peraldi, (dir.). Editions Amsterdam, 2018.
IA et éducation : Va-t-on apprendre autrement ?"L’IA bouscule la société comme l’Ecole, « par la nécessaire transformation des manières d’enseigner en écho aux nouvelles possibilités d’apprendre » : « Ce n’est pas apprendre qui poserait problème mais ce sur quoi porte l’apprendre et les manières de le développer » écrit Bruno Devauchelle dans sa chronique. Il revient sur les progrès techniques et technologiques et la nécessaire adaptation du monde scolaire. Pour lui, cela réinterroge le sens de l’école : « On se tourne alors vers les fondements de l’éducation : permettre à l’enfant de « s’approprier » le monde et de le transformer » , au « besoin de comprendre propre à l’humain », véritable enjeu et défi dans une société saturée d’information et de communication".Extrait : "Le risque serait de diviser la population scolaire en deux groupes : ceux qui sont dépendants des résultats de l’IA et ceux qui contrôlent, intègrent et utilisent les résultats de l’IA pour aller au-delà. Accéder à un contenu, une information, un savoir ce n’est pas connaître. Pour arriver à la connaissance, il faut effectuer des tâches multiples qui vont du déchiffrage de base (lire) à l’élaboration de nouveaux contenus basés sur la capacité à comprendre et faire des liens, mais aussi à l’inventivité, la créativité, la curiosité." Lire l'article du Café pédagogique Revue de presse du 14 septembre 2025Thierry Herrant (Ufnafaam) : « Les assistantes familiales vivent une crise silencieuse qui frappe aussi les enfants »Quelques extraits de ce rapport important :"à travers les longues discussions qui ont permis de récupérer plus de sept cents pages de témoignages, plusieurs lignes de force convergentes apparaissent : pathologies plus complexes des enfants, pénibilité et insécurité du métier, isolement et détresse morale, délitement du travail en équipe, évolution des profils des nouveaux entrants dans la profession…" "Le constat est unanime pour de nombreux assistants familiaux, ce n’est pas la relation avec les enfants qui est la plus compliquée, c’est la relation avec les services de l’ASE." « C’est un métier magnifique que je ne recommanderais à personne »."Or, dans ce métier, la recommandation par des pairs constitue un levier essentiel pour attirer de nouveaux candidats)". Lire l'article d'enfancejeunesseinfos.fe Focus Ipsos/SPF 2025: pour les jeunes Français, l’épreuve de la précarité"Quinze ans après son premier sondage montrant la précarité grandissante de la jeunesse, le Secours populaire français a voulu donner à nouveau un coup de projecteur sur les conditions de vie des 18-34 ans. Les bouleversements liés à l’apparition du Covid-19, aux fluctuations de l’inflation et aux promesses non tenues de progrès social se lisent dans ce nouveau focus réalisé par Ipsos* : leurs conditions de vie sont plus dures et plus précaires que celles de leurs aînés.En 2025, 50 % des jeunes Français se déclarent mécontents de leur niveau de vie, notamment en ce qui concerne le montant de leurs revenus et leur autonomie financière. Par comparaison, ils étaient 33 % en 2010 (même si la méthodologie différente des deux sondages ne permet pas une comparaison terme à terme, l’importante progression entre les deux résultats permet de souligner une tendance). Cette première donnée, massive (un jeune sur deux), se traduit par l’augmentation constante des demandes d’aides de la part des 18-25 ans auprès des bénévoles du Secours populaire. Sur le plan national, ils représentent désormais 13 % des personnes soutenues, un chiffre à rapprocher des 1,3 million de Français de 18-29 ans qui vivent sous le seuil de pauvreté". Lire l'article Commission d’enquête TikTok : le rapport étrille une plateforme « à l’assaut de la jeunesse » et formule 43 recommandationsA l’issue de six mois de travaux, la commission d’enquête parlementaire relative aux effets psychologiques de TikTok sur les mineurs a remis ses conclusions. Elles sont accablantes.« Un des pires réseaux sociaux à l’assaut de notre jeunesse », « hors la loi », « multirécidiviste », « cancre »… Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, remis jeudi 11 septembre, n’a pas de mots assez durs pour qualifier les manquements de la plateforme. Après avoir auditionné 178 experts, acteurs et témoins, et recueilli plus de 30 000 réponses dans le cadre d’une consultation citoyenne, la rapporteuse Laure Miller (Renaissance, Marne) dresse un constat accablant. « C’est une entreprise qui se fiche de la santé mentale de nos jeunes, déclare la députée au Monde. Ils ont beau dire, chez TikTok, qu’ils y attachent beaucoup d’importance, ils ne font pas les efforts qu’ils pourraient facilement faire. » Dans son avant-propos, le président de la commission, Arthur Delaporte (Parti socialiste, Calvados), abonde : « Le verdict est sans appel : cette plateforme expose en toute connaissance de cause nos enfants, nos jeunes, à des contenus toxiques, dangereux, addictifs. » Le député a d’ailleurs annoncé jeudi avoir saisi la procureure de la République de Paris pour « mise en danger de la vie » des utilisateurs de TikTok." Lire l'article du Monde Lire le rapport d'enquête École inclusive : les missions des équipes mobiles d'appui médico-social évoluent"Les conditions de fonctionnement des équipes mobiles d'appui médico-social à la scolarisation (Emas) sont actualisées par une circulaire du 4 septembre 2025.Cette évolution s'effectue dans le cadre du déploiement des pôles d'appui à la scolarité (PAS), les Emas leur apportant les ressources médico-sociales, en plus de l'éducateur spécialisé du PAS. Parmi les nouveautés, l'action des Emas, jusqu'à présent réservée aux élèves en situation de handicap, s'étend aux élèves « dont la situation est susceptible de présenter ou d’évoluer vers une situation de handicap [et aux] élèves en cours de reconnaissance ou disposant d’une notification de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) » Sur le plan médico-social, chaque PAS dispose d’un éducateur spécialisé posté en son sein, mais doit également bénéficier de l’appui d’une équipe pluridisciplinaire médico-sociale."". Lire l'article du Media social Lire la circulaire Le gouvernement réforme l'accueil des bébés dans l'Aide sociale à l'enfance"L'objectif est d'essayer le plus possible que l'enfant ne passe pas plus de 3-4 mois dans la pouponnière", a déclaré Catherine Vautrin, la ministre des Familles.Pouponnières suroccupées, bébés placés pendant de longs mois, voire des années... Le gouvernement a publié, samedi 6 septembre, un décret réformant l'accueil des tous-petits en protection de l'enfance, après sa signature jeudi par la ministre des Familles, Catherine Vautrin. La capacité d'accueil des pouponnières de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) sera "plafonnée à 30 enfants", avec une organisation en "petites unités de vie", plus "chaleureuse et sécurisante", selon le ministère. Le texte renforce par ailleurs les normes d'encadrement, avec une auxiliaire de puériculture pour cinq enfants le jour et quinze enfants la nuit. Le texte limite enfin la durée de placement en pouponnière : quatre mois, renouvelable une seule fois après une évaluation de "l'évolution de la situation de l'enfant". Lire l'article de France Info "La restriction de l’AME aurait des conséquences dramatiques""D’après deux projets de décrets présentés le 2 septembre 2025, le gouvernement envisagerait de modifier les conditions d’accès à l’aide médicale d’État (AME) pour les étrangers en situation irrégulière. Matthias Thibeaud, référent plaidoyer accès aux droits santé pour Médecins du monde, tire la sonnette d’alarme.Matthias Thibeaud. On est surpris et très alarmés. On ne s’attendait pas à ce que le gouvernement, à sept jours d’une probable chute, sorte ces deux projets de décrets. C’est un peu la douche froide, et vraiment on cherche à lancer l’alerte. Derrière les éléments de langage, soi-disant techniques, les discours sur la « sécurisation du dispositif » ou les « efforts nécessaires de toutes les personnes », c’est en réalité un projet de restriction de l’AME aux conséquences dramatiques." Lire l'article des ASH Lire l'alerte de Médecins du monde Revue de presse du 06 septembre 2025En 2024, le nombre d’assistants familiaux poursuit son recul"Alors que le nombre d’enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ne cesse d’augmenter, le nombre d’assistants familiaux ne cesse de reculer, comme le montrent les nouveaux chiffres publiés aujourd’hui par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), qui seront stabilisés fin 2025.Ainsi, la part du nombre d’enfants confiés en famille d’accueil poursuit sa courbe à la baisse en 2024 : après avoir atteint son plus haut niveau en 2006 (56 %), elle s’établit désormais à 35 % ( près 38 % fin 2022 et 36 % fin 2023), soit une baisse de 5 points depuis 2019. Parallèlement, le nombre de mesures d’ASE augmente de 1,4 % pour s’établir à 404 600, dont 56 % sont des mesures d’accueil (224 600 jeunes), après une augmentation du nombre de mesures d’accueil encore plus forte en 2023 (+6,1%). Ces hausses interviennent alors que la population générale des moins de 21 ans diminue, indiquait la Drees ce matin lors d’une conférence de presse. Parmi les raisons avancées : un meilleur repérage des situations de vulnérabilité et une « nette hausse » du nombre de mineurs non accompagnés depuis 2015. A noter également la forte augmentation du nombre de jeunes majeurs bénéficiant d’une mesure d’accueil provisoire (+7,4 % fin 2024 soit 32 200 jeunes, après + 77 % entre 2018 et 2021)." Lire l'article de lassmat.fr Les éducateurs de rue victimes de coupes budgétaires : «La prévention spécialisée est devenue une variable d’ajustement»"Ils et elles apportent un soutien à la scolarité, une aide administrative pour l’accès à des droits sociaux ou encore un appui pour préparer la sortie de prison de jeunes incarcérés. Les éducateurs et éducatrices de rue ont pour mission de favoriser l’insertion de jeunes en risque de marginalisation, en garantissant l’anonymat et la libre adhésion des publics. Mais depuis quelques années, la profession subit de grosses restrictions budgétaires. En France, on compterait aujourd’hui moins de 4 500 éducateurs et éducatrices de rue.David Puaud est docteur en anthropologie sociale et ethnologie et a travaillé pendant dix ans comme éducateur dans un service de prévention spécialisée. Il est l’auteur de "Poche de pauvreté et prévention «déspécialisée», une enquête d’observation participante parue en mai, dans laquelle il analyse le désengagement financier du département de la Vienne dans la prévention spécialisée. Il s’inquiète du recul du soutien des départements auprès des éducateurs et éducatrices de rue alors qu’il les voit comme des «passeurs et passeuses entre des mondes». Lire l'article de Libération Aide sociale à l’enfance : l’accompagnement des jeunes à leur sortie du système reste insuffisant, pointe l’IGAS"Malgré des moyens financiers importants octroyés aux départements, l’accès aux droits et à l’autonomie demeure un parcours semé d’embûches pour ceux qui quittent l’aide sociale à l’enfance, selon un rapport de l’inspection générale des affaires sociales". Trois ans après la loi Taquet de 2022, qui a instauré un droit opposable à l’accompagnement pour les jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance (ASE), « les manquements à ce principe restent nombreux », alerte l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) dans un rapport publié mercredi 3 septembre"."Dans les départements contrôlés, le taux de poursuite en accueil provisoire jeune majeur, indicateur qui fournit une information sur le taux d’accompagnement combiné à sa durée, est compris entre 29 % et 71 % en 2023 (51 % en moyenne nationale), les durées d’accompagnement sont également très variables (entre 12 et 25 mois), et sont assorties de pratiques contrastées de fréquence de renouvellement des « contrats jeunes majeurs » (entre 4 et 8 mois par contrat). La mobilisation partenariale est également variable d’un département à l’autre." Lire l'article du Monde Lire le rapport de l'IGAS Dépression : un quart des 15-29 ans disent être atteints, selon un sondage"La question de la santé mentale, érigée en grande cause nationale en 2025, s’est imposée dans le débat public. Notamment celle des jeunes, ceux dont la sortie de l’enfance a coïncidé avec la crise sanitaire. On ne compte plus les alertes du monde médical, les enquêtes de santé publique concernant cette génération du Covid-19, également marquée par un contexte géopolitique et environnemental très anxiogène.que disent les jeunes eux-mêmes de leur état moral et psychique ? Comment évaluent-ils leurs symptômes, leurs souffrances ? A qui en parlent-ils ? Quels soutiens escomptent-ils ? L’enquête rendue publique mercredi 3 septembre par l’Institut Montaigne, la Mutualité française et l’Institut Terram (un groupe de réflexion centré sur les territoires) entend apporter des réponses en valorisant le constat des intéressés : quelque 5 633 jeunes de 15 à 29 ans ont été sondés par l’intermédiaire d’un questionnaire en ligne du 14 au 30 avril (panel Ipsos)". Lire l'article du Monde Lire l'étude Devenir des enfants placés : une étude inédite en Seine-Saint-Denis"Une étude menée en Seine-Saint-Denis a suivi 30 000 jeunes majeurs issus de l’aide sociale à l’enfance nés depuis 1980. Elle rend visible des problématiques méconnues, comme la parentalité précoce. Le but : mieux ajuster la politique publique de protection de l’enfance en fonction des besoins.L’étude montre d’abord une forte surreprésentation des anciens enfants placés dans plusieurs dispositifs sociaux : RSA, missions locales ou services intégrés d'accueil et d'orientation (SIAO) Insertion". Lire l'article du Media social Lire l'étude Le gouvernement dévoile 18 mesures pour faciliter l’accès aux droits des personnes en situation de handicap"Un parcours du combattant. Toute personne en situation de handicap ou un aidant proche d’elle l’affirmera : accéder à ses droits (cartes de priorité, aides financières, matériels…) auprès des maisons départementales pour personnes handicapées (MDPH) prend des mois, et, dans les cas les plus extrêmes, des années. En mars, la ministre déléguée chargée des personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, avait alors décidé d’effectuer « un tour de France des solutions » de trois mois et demi, des Hauts-de-France à la Martinique, pour rencontrer des personnes en situation de handicap, des aidants, des travailleurs sociaux et ceux des MDPH.Jeudi 10 juillet, la ministre a annoncé 18 mesures pour simplifier la vie des personnes en situation de handicap. La première : faire appliquer, partout, les droits sans limitation de durée avec des règles claires. En effet, pour les personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement et dont le taux d’incapacité est supérieur à 80 %, certains droits sont acquis sans limitation de durée, pour éviter des renouvellements inutiles. « Pourtant, d’un département à l’autre, l’application de cette règle est très inégale », déplore le ministère. Le cas d’Elisabeth Bonneval-Lagarde et de son fils handicapé est emblématique. « Mon fils a huit droits ouverts à la MDPH de Paris, qui nécessitent d’être renouvelés à des dates différentes, témoigne, auprès du Monde, cette ancienne cadre qui a dû renoncer à sa carrière pour s’occuper de son fils. Heureusement, depuis deux ans, deux de ces droits, l’allocation aux adultes handicapés et la reconnaissance de son handicap, sont illimités. » Mais ce n’est pas le cas pour les six autres. La prestation de compensation du handicap pour le transport nécessite, par exemple, un renouvellement tous les ans. Il faut donc remplir à nouveau le dossier MDPH de 20 pages ; refaire les certificats médicaux, donc revoir les médecins et les spécialistes ; et expliquer en détail quelles sont les conséquences concrètes du handicap sur la vie de la personne concernée pour que le bon droit soit notifié." Lire l'article du Monde Rentrée scolaire : comment réveiller l'envie d'apprendre ?"En cette rentrée scolaire, le sociologue Bernard Lahire tire la sonnette d’alarme : l’obsession de l’évaluation à l’école est en train de tuer la curiosité naturelle de l’enfant. Quelles solutions pour former les citoyens de demain aux crise à venir ?"Revue de presse du 30 aout 2025Plus de 2.000 enfants sont restés sans hébergement d'urgence après un appel au 115 dans la nuit du 18 au 19 août"Le nombre d'enfants sans solution d'hébergement d'urgence à quelques jours de la rentrée scolaire a augmenté de 6% par rapport à 2024, et de 30% depuis 2022, année où le gouvernement s’était engagé à atteindre l’objectif de "zéro enfant à la rue", selon le baromètre "Enfants à la rue", publié ce jeudi par l'Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). "La situation s’aggrave année après année", dénoncent les deux organisations. Au moins 2.159 enfants, dont 503 de moins de 3 ans, sont restés sans solution d’hébergement d'urgence dans la seule nuit du 18 au 19 août 2025 en France, après un appel au 115."Même les personnes les plus vulnérables - femmes enceintes ou accompagnées d'enfants en bas âge - se retrouvent de plus en plus fréquemment sans solution", déplorent l'Unicef et la FAS, qui soulignent qu'il faut ajouter à ces chiffres les "nombreuses personnes qui ne recourent pas ou ne parviennent pas à joindre le 115", ainsi que les mineurs non accompagnés sans abri et les familles vivant en squats ou en bidonvilles." Lire l'article de France bleue "Les élèves handicapés ne reçoivent pas la scolarisation qu'ils méritent" : avant la rentrée scolaire, quel est le bilan de la loi sur l'école inclusive ?"Que disent les chiffres ? En vingt ans, le nombre d'enfants en situation de handicap scolarisés à l'école, au collège et au lycée a bondi de 152 000 à 520 600. "Sur le plan quantitatif, la réussite est donc indéniable", a estimé en 2024 la Cour des comptes(Nouvelle fenêtre). "On croise aujourd'hui dans les écoles des enfants qui auparavant n'y avaient pas accès, et qui étaient relégués chez eux ou dans des établissements spécialisés, du fait de leur fauteuil ou de leur surdité", atteste Hugo Dupont, maître de conférences en sociologie à l'université de Poitiers (Vienne).Ces chiffres ne témoignent pas pour autant d'un afflux d'enfants soudainement acceptés sur les bancs de l'école. "La plupart étaient déjà scolarisés, mais sans être considérés comme handicapés", remarque Hugo Dupont. En introduisant, dans son article L114(Nouvelle fenêtre), une nouvelle définition du handicap, la loi de 2005 a "élargi ce champ à de nombreux élèves souffrant de troubles cognitifs, psychiques ou du neurodéveloppement, comme les dyslexiques", illustre le chercheur. Autant de troubles invisibles, mais très répandus, qui touchent près des deux tiers des élèves aujourd'hui reconnus handicapés, selon l'Education nationale(Nouvelle fenêtre). Cette bascule a incité à changer de regard sur ces jeunes, souvent en difficulté, qui ont pu faire valoir de nouveaux droits (aides, aménagements, tiers temps, etc.)." Lire l'article de Francetv Prison pour mineurs de Marseille : les observateurs de terrain soulignent «la gravité de la situation»"La recommandation, rarissime, de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté de fermer l’établissement de Marseille-Valentine, ce vendredi 29 août, n’a guère surpris professionnels et députés, qui sonnaient l’alarme depuis des mois sur l’insalubrité du lieu et «la dégradation massive de la santé physique et mentale des enfants» enfermés.«Seule la fermeture, au moins partielle, de l’établissement apparaît de nature à permettre son rétablissement, au prix d’une refondation intégrale de son fonctionnement.» Cette recommandation – «très rare» de l’aveu de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot –, posée en conclusion du rapport alarmant publié ce vendredi 29 août sur l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Marseille-Valentine, n’a surpris personne parmi les visiteurs permanents ou occasionnels de la structure située dans les quartiers Est de la ville. «Cela ne nous a pas étonnés», confirme Pauline Petitot, de l’Observatoire International des prisons (OIP), dont une équipe avait réalisé une visite de l’établissement au printemps dernier, en compagnie du député LFI de Savoie Jean-François Coulomme. Eux aussi rapportaient l’état d’insalubrité des locaux, mais surtout l’enfermement quasi-permanent des enfants, au point de n’en avoir pas croisé un hors des cellules lors de leur passage. La conséquence de l’absentéisme chronique du personnel encadrant – 42,6 % pour l’année 2024, selon la direction interrégionale des services pénitentiaires (Disp). Ce jour de visite, «trois surveillants seulement étaient présents en détention, pour les 54 enfants et adolescents répartis dans les sept unités de vie de l’établissement. En conséquence, les jeunes ont passé la journée confinés dans leur cellule, sans accès aux cours, aux activités sportives ou culturelles ou à tout autre temps collectif», déplorait alors l’OIP dans un communiqué. Au-delà du suivi éducatif, l’absence de personnel générait également des problèmes sanitaires, notamment en cas de nécessité d’extraction, pointait dans ses notes une membre du groupe. Ainsi, le rendez-vous avec un chirurgien d’un jeune victime d’une fracture avait déjà été reporté quatre fois et il lui avait fallu attendre plus d’un mois pour le voir…" Lire l'article de Libération Référentiel national : la mise au point du comité de pilotage et du comité scientifique"En juillet 2025, la France s’est dotée pour la première fois d’un référentiel de pratiques pour l’accueil des bébés et des enfants de moins de 3 ans chez les assistants maternels, au domicile de leurs parents et dans les crèches. Comment accompagner les pleurs du jeune enfant, sécuriser son sommeil, favoriser le développement du langage, réagir à ses émotions, réguler l’usage de la tétine…Sur l’ensemble de ces questions, le référentiel définit les attendus qui doivent composer le socle commun à partir desquels travaillent les professionnels de l’accueil. Fruit du travail de plus de 200 personnes, chercheurs, professionnels de terrain, institutionnels, puis affiné dans un processus itératif auprès de plus de 2 000 professionnels et acteurs de la petite enfance, il s’appuie sur un ensemble de connaissances scientifiques actuelles sur le jeune enfant (psychologie du développement, théorie de l’attachement, sciences du comportement, neurosciences…), et se situe au croisement de la recherche et de la pratique concrète du quotidien de l’accueil. Dans une tribune publiée le 20 août dans le Point, un collectif d’auteurs a accusé ce texte de promouvoir une « idéologie positive dévoyée » et de défaire l’autorité éducative en refusant de recourir à la sanction, à la punition et à l’isolement dans l’accueil des bébés et des enfants de moins de 3 ans. Ces positions relèvent d’une méconnaissance du jeune enfant et de ce que les dernières décennies de recherche nous ont appris de son développement, de ses besoins et de ses droits. L’enfant de moins de 3 ans est un être profondément immature et vulnérable : il n’est en capacité ni de se défendre ni de se réguler seul, et ne peut se construire que sous le regard bienveillant d’un adulte qui l’accompagne. L’éducation du jeune enfant n’est pas un dressage. Plus il sera sécurisé affectivement par une relation chaleureuse et empathique avec l’adulte, plus il développera ses propres capacités d’empathie et ses aptitudes à interagir de façon harmonieuse et prosociale avec les autres, dans toutes les sphères de sa vie". Lire l'article des pros de la petite enfance Aide sociale à l’enfance : « À 18 ans, après avoir grandi sous protection, ces jeunes sont livrés à eux-mêmes »"Alors que l’été 2025 s’achève, des milliers de jeunes s’apprêtent à franchir un seuil à la fois symbolique et abrupt : celui de la sortie des dispositifs de protection de l’enfance. Pour nombre d’entre eux, cette étape marque moins une émancipation qu’une plongée dans l’incertitude, la précarité, voire l’isolement. Un rapport sénatorial, publié en avril dernier, a dressé un constat sévère des failles de l’accompagnement de ces jeunes. Quatre mois plus tard, les mesures concrètes se font toujours attendre.La fin de la prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), généralement à 18 ans, reste en effet une transition brutale. Certes, quelques dispositifs existent – contrats jeunes majeurs, initiatives locales –, mais ils restent inégalement appliqués et très insuffisants. Trop souvent, ces jeunes se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans repères ni appui concret, au moment où leur besoin d’accompagnement est pourtant le plus fort. Ce n’est pas un abandon volontaire, mais un défaut de structuration, une difficulté persistante à articuler protection et droit commun. Anticiper cette transition et assurer une continuité éducative et sociale est un impératif." Lire l'article de la Croix Revue de presse du 22 aout 2025Prévenir les addictions : un défi pour la protection de l’enfance"Si les conduites addictives sont courantes à l’adolescence de manière générale en France, elles peuvent recouvrir d’autres significations lorsqu’elles se manifestent en protection de l’enfance car elles s’inscrivent dans un contexte de vie particulier et mobilisent nombre d’adultes en posture éducative. Quels regards sont portés sur ces conduites et quels axes de prévention déployer ?"Lire la synthèse sur le site de l'ONPE En savoir plus sur la recherche RESSOPE Le cadre commun aux parcours de soins pour les enfants handicapés est fixéUn décret du 5 août définit un cadre harmonisé aux trois parcours de soins et d’accompagnement destinés aux enfants et jeunes adultes handicapés. Favorable à ce texte, le Conseil national consultatif des personnes handicapées avait émis plusieurs réserves, en particulier sur les moyens dédiés.Depuis 2022, les lois de financement de la sécurité sociale ont créé trois parcours coordonnés de soins et d’accompagnement pour certains enfants handicapés. Il existe ainsi le parcours de rééducation et de réadaptation des enfants en situation de polyhandicap ou de paralysie cérébrale ainsi que celui destiné aux enfants de 0 à 12 ans porteurs de troubles du neurodéveloppement (TND). Le troisième concerne les enfants de moins de six ans susceptibles de présenter un trouble de santé à caractère durable et invalidant et s’inscrit dans le cadre du service de repérage, de diagnostic et d’intervention précoce." Lire l'article du Media social Réinsertion des détenus : les missions de l'administration pénitentiaire"En vue d’assurer la réinsertion des détenus, la loi pénitentiaire de 2009 les soumet à une obligation d'activité (article L411-1 du code pénitentiaire) : ils doivent exercer au moins une des activités proposées par le chef de l'établissement pénitentiaire et le directeur du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP). Il peut s'agir d'une activité ou d'une formation professionnelle, d'une activité éducative, culturelle, sportive...Ce principe, inspiré des règles pénitentiaires européennes, est toutefois difficilement mis en œuvre dans les établissements pénitentiaires, particulièrement dans les maisons d’arrêt en raison de leur surpopulation. L’attente pour accéder à un travail, à un enseignement ou à une formation professionnelle est fréquente. Une agence créée en décembre 2018, l'agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle des personnes placées sous main de justice (ATIGIP), est chargée de développer le travail, la formation et l'insertion professionnelles en prison. Pour réaliser sa mission, l'ATIGIP est composée de référents territoriaux du travail d'intérêt général (TIG) et de référents interrégionaux de l'insertion professionnelle". Lire le dossier de Vie Publique Les centres d’action médico-sociale précoce et les centres médico-psycho-pédagogiques ont accompagné 232 000 enfants en 2022"Les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) et les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) sont des structures médico-sociales directement accessibles par les familles, sans passage par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ni adressage formel par un médecin ou par l’école. La prise en charge des enfants et adolescents handicapés est réalisée par des équipes pluridisciplinaires et par le biais de consultations.Si leur mode de fonctionnement est proche, ces deux types de structures ont des missions et un public différents. Les CAMSP sont dédiés à la prévention et à la prise en charge précoce du handicap pour les enfants âgés de moins de 6 ans. Fin 2022, 347 CAMSP sont en activité, soit 3 % de plus qu’en 2018. Les CMPP accompagnent, quant à eux, les enfants, adolescents et jeunes adultes âgés de 0 à 20 ans qui éprouvent des difficultés d’apprentissage, des troubles psychomoteurs, du langage, ou des troubles du comportement ; on en dénombre 475 CMPP fin 2022, soit 1 % de plus qu’en 2018." Lire le dossier de la DREES Revue de presse du 14 aout 2025L’état de santé des enfants se dégrade rapidement aux Etats-Unis, creusant l’écart avec les pays à haut revenu"Au cours des dix-sept dernières années, la santé des enfants américains s’est détériorée à travers un large éventail d’indicateurs. L’ampleur de cette détérioration souligne la nécessité d’identifier et de traiter les causes profondes de ce déclin fondamental de la santé du pays. » Le plus large panorama de la santé pédiatrique outre-Atlantique, dressé par une étude publiée dans l’édition du mardi 12 août de la revue Journal of the American Medical Association (JAMA), a tous les traits d’une catastrophe invisible.Non seulement ces travaux mettent en évidence, chez les plus jeunes, des taux de mortalité et de morbidité très supérieurs à ceux des autres pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), mais ils indiquent aussi que la dynamique à l’œuvre rend la situation toujours plus préoccupante. Les comparaisons sont frappantes. Le taux de mortalité moyen avant l’âge d’un an, sur la période 2007-2022, est supérieur de 78 % aux Etats-Unis à la moyenne des autres pays de l’OCDE. Un hiatus qui persiste dans les classes d’âge supérieures puisque cette surmortalité est d’environ 80 % pour un Américain moyen, entre son premier anniversaire et ses 19 ans. Comparées aux pays de l’OCDE, la prématurité (+ 120 % aux Etats-Unis) et la mort subite (+ 140 %) sont les grands responsables de cette surmortalité des nourrissons, tandis que la mort par armes à feu (+ 1 400 %) et les accidents de la route (+ 145 %) sont principalement en cause chez les enfants et les adolescents." Lire l'article du Monde La pauvreté de masse : symptôme d’une crise de la cohésion socialeLes déterminants structurels de l’augmentation de la pauvreté sont multiples : montée des emplois atypiques (et ubérisation), stagnation des salaires réels pour les déciles médians, dualisation du marché du travail, déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment du facteur travail et réduction de l’investissement public dans certains services collectifs essentiels. À cela s’ajoutent des dynamiques territoriales inégalitaires où les zones rurales, périurbaines et certains centres urbains dégradés cumulent désindustrialisation, isolement social et sous-dotation en infrastructures publiques comme privées.Lire l'article de The Conversation Femmes et logement d’insertion : une présence minoritaire qui interroge"Présentés le 10 juillet, les premiers résultats d'une étude sur la place des femmes dans le logement d’insertion pointent la nécessité de mieux faire connaître ces dispositifs aux prescripteurs, et d'adapter l’accueil et l’accompagnement à leurs besoins spécifiques.Dans les logements d’insertion, les femmes sont sous-représentées en particulier dans certains types de structure comme les résidences sociales ou les pensions de famille. « Pourquoi y’a-t-il moins de femmes dans les logements d’insertion ? Et qu’est-ce que cela implique en termes d’accompagnement, de gestion locative, d’organisation et d’animation de la vie collective ? » interroge Arnaud de Broca, délégué général de l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo). Cette tendance pose d’autant plus question que les besoins existent pour ces femmes victimes de violences, de séparation brutales ou d’exil et donc en situation de précarité." Lire l'article du Media social La prévention des addictions et la réduction des risques et des dommages dans les ESMS handicap en Nouvelle-Aquitaine"Les établissements et services médico-sociaux (ESMS) accompagnant des personnes en situation de handicap sont de plus en plus confrontés à des problématiques de mésusage et de conduites addictives. À la suite de la publication par la Haute Autorité de Santé en 2023 de recommandations de bonnes pratiques sur la prévention des addictions et la réduction des risques dans les ESMS, l’ARS Nouvelle-Aquitaine a souhaité disposer d’un état des lieux précis sur son territoire sur cette thématique. Ce diagnostic vise à mieux comprendre les situations rencontrées, les pratiques mises en œuvre, les difficultés identifiées et les besoins exprimés par les professionnels du secteur. Il s’appuie sur une enquête menée auprès de l’ensemble des ESMS handicap de la région, enfants et adultes, et permet d’éclairer les enjeux liés à l’accompagnement des personnes concernées par des conduites addictives. La réalisation de cette étude a été confiée au CREAI Nouvelle-Aquitaine, avec l’appui de la COREADD". Resumé : "La moitié des ESMS pour enfants et les deux tiers de ceux pour adultes observent du mésusage ou des addictions parmi les personnes qu’ils accompagnent (pour respectivement 20% et 27% du public qu’ils accompagnent). Certains ESMS (DITEP/IME, SAMSAH/SAVS, ESAT/ESRP/UEROS) ou publics (difficultés psychiques, cérébrolésés et dans une certaine mesure handicap sensoriel) sont davantage confrontés à cette problématique. Deux thématiques ressortent : pour les enfants celles de l’écran, pour les adultes celles du tabac.• L’impact des comportements liés à ces mésusages/addictions est important et peut avoir généré des interventions d’urgence dans la moitié des ESMS pour adultes concernés et le quart des ESMS pour enfants. • Seuls 28% des projets d’établissements ou de services comportent un axe formalisé sur "la prévention des conduites addictives/du mésusage" et 27% ont réalisé un état des lieux (même chez ceux ayant déclaré du mésusage). • Les règles de fonctionnement sur les usages possibles ne sont pas élaborées avec les personnes accompagnées dans la moitié des ESMS et souvent abordées sous l’angle de l’interdiction. Ces règles diffèrent d’une structure à l’autre (même pour des ESMS comparables). • La moitié des ESMS disent rencontrer des difficultés pour accompagner les personnes confrontées à du mésusage/des addictions". Lire l'étude La production sociale des inégalités de santé - Nathalie Bajos"Dès le début de la pandémie de Covid-19, de fortes inégalités de santé, ont été mises en évidence dans de nombreux pays. Les personnes disposant de faibles revenus et appartenant à des minorités ethnoraciales sont les plus touchées par la pandémie. À partir de l’analyse des données d’une grande enquête socio-épidémiologique réalisée en France, cette séance s’attachera à montrer l’importance des conditions de vie et de travail pour rendre compte de la diffusion du virus. Elle interrogera l’efficacité des politiques de prévention mises en place qui ont permis de freiner efficacement la diffusion du virus, mais qui ont contribué à accentuer les inégalités".Revue de presse du 7 aout 2025Narcotrafic : un rapport alerte sur la violence érigée en « contre-culture » dans une France où l’offre de drogue est désormais « sans zone blanche »"Le rapport établi par l’Office anti-stupéfiants (Ofast), dense et abondamment documenté, offre un panorama à 360 degrés sur une multitude de trafics, qui ne passent plus seulement par les océans mais profitent du développement exponentiel des routes aériennes ou empruntent les grands couloirs routiers des Balkans ou de l’Asie centrale, pour inonder la France, « subitement devenue un des pays européens les plus touchés ».Un constat s’impose d’emblée : celui d’une augmentation de la consommation de cocaïne, soutenue par l’abondance de la production et la permanence de la demande. Car, pour approvisionner 3,7 millions d’expérimentateurs (adultes ayant essayé au moins une fois la cocaïne) et 1,1 million d’usagers (adultes ayant consommé au moins une fois dans l’année), selon les chiffres de l’Office français des drogues et des tendances addictives (OFDT), en 2023, les narcotrafiquants savent pouvoir compter sur la productivité des cartels sud-américains." Lire l'article du Monde Exploités, pas délinquants : ces enfants que la justice française refuse de voir"Dans son rapport publié le 30 juillet, intitulé « Victimes avant tout, protéger les enfants contre les exploitations criminelles », l'UNICEF France lance une alerte majeure. Bien que le droit français reconnaisse l’exploitation criminelle des mineurs — l’article 225-4-1 du Code pénal qualifiant la contrainte à commettre des infractions comme une forme de traite — ces enfants sont encore trop fréquemment considérés et traités comme des délinquants. Interpellés, placés en garde à vue et poursuivis devant les tribunaux, ils font face à une réponse pénale, alors même que la France, en vertu de ses engagements internationaux (directive européenne 2011/36/UE, Convention de Palerme), est tenue de les protéger en tant que victimes.Lire l'article de enfancejeunesseinfos Lire le rapport de l'UNICEF Enjeux et conditions générales pour l'usage des outils numériques dans les pratiques d'intervention sociale"Le Haut conseil du travail social (HCTS) a produit le texte d'orientation Pourquoi et comment les travailleurs sociaux se saisissent des outils numériques avec pour objectif d'accompagner l’appropriation et l’utilisation des ressources numériques dans le champ du travail social.Les recommandations visent à soutenir le développement professionnel des différents acteurs, afin qu’ils utilisent de manière raisonnée et réfléchie les technologies d’information et de communication dans leurs pratiques quotidiennes, tout en restant vigilants aux questions légales, déontologiques et éthiques. Il est accompagné de quatre fiches portant sur :
Telecharger le texte Qu’est-ce que la bibliothérapie?"La bibliothérapie est une méthode qui utilise la lecture de livres ou d’histoires afin d’aborder différentes réalités complexes ou sensibles avec les enfants et les adolescent.e.s, et ce, dans le cadre d’une discussion guidée par un adulte. En marge de la lecture, une variété d’activités ludiques, créatives et réflexives peuvent être utilisées pour approfondir la discussion et aider l’enfant ou l’adolescent.e à assimiler l’histoire qui lui est proposée (Vries et al., 2017)".L'Institut Universitaire Jeunes en Difficulté (IUJD) présente cet outil, avec des albums jeunesse, des fiches d'activité et un guide. La série Diapason est une série de trousses cliniques s'adressant aux personnes intervenantes qui accompagnent des jeunes vivant des réalités complexes Lire la présentation de ces outils Budget 2026 : levée de boucliers face au "risque majeur pour la cohésion sociale""Réduction de 5 milliards des dotations aux collectivités locales, mise en chantier d’ici la fin de l’année d’une « allocation sociale unique », année blanche pour les prestations sociales, diminution des crédits dans tous les ministères… Le plan d’économies pour 2026 dévoilé le 15 juillet par François Bayrou afin de réduire le déficit public et engager la spirale de désendettement progressive des finances de l’Etat commence à susciter des remous au sein des réseaux d’acteurs du sanitaire, social et médico-social.« L’effort budgétaire annoncé fait peser un risque majeur sur la cohésion sociale » avertissait ainsi l’Udes dès le lendemain des annonces. « La trajectoire de désendettement est nécessaire, mais l’effort supplémentaire demandé aux collectivités est inquiétant car il revient à menacer des milliers d’emplois dans les secteurs sanitaire, social, médico-social, culturel ou environnemental, qui dépendent en grande partie de financements publics et d’un soutien territorial stable », s’alarme l’union des employeurs de l’ESS qui espère tout de même être entendue par le gouvernement en amont des deux négociations sociales annoncées sur la réforme de l’assurance-chômage et du droit du travail." Lire l'article des ASH Budget 2026 : le monde associatif s'apprête à se mobiliser à la rentréeMNA : le soutien de l’État aux départements se réduit"L’État réduit significativement son soutien aux départements pour la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) en 2025, passant de près de 32 millions à seulement 5,2 millions d’euros".Lire l'article d'enfancejeunesseinfo Revue de presse du 30 juillet 2025Mineurs isolés : le Conseil d’Etat refuse de reconnaître la valeur des condamnations du Comité des droits de l’Enfant"Après plusieurs condamnations de la France par le Comité des droits de l’enfant, et sans aucune réaction du gouvernement, nos associations ont saisi le Conseil d’État pour contraindre les autorités françaises à mettre le dispositif de mise à l’abri et d’évaluation des mineurs isolés en conformité avec les exigences posées par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).L’objectif de la saisine était de faire appliquer les recommandations de l’ONU sur la protection des mineurs isolés durant l’ensemble de la procédure d’évaluation (y compris judiciaire), leur assurer l’assistance d’un représentant légal, d’un avocat, et assurer la reconnaissance et la reconstitution de leur état civil. Ces recommandations sont également celles du rapport de la Commission d’Enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance (recommandation n°47) adopté à l’unanimité en avril dernier, et de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme dans son avis adopté à l’unanimité le 12 juin dernier. Dans sa décision rendue aujourd’hui, le Conseil d’État refuse de reconnaître tout effet contraignant aux constatations du Comité des Droits de l’Enfant. Il a également ignoré les multiples observations finales du Comité qui ont mis en exergue depuis des années les insuffisances patentes du dispositif français de prise en charge des mineurs isolés au regard des exigences de la CIDE." Lire l'article d'Infomie Diplômes de travail social, CCUE, ASE : ce qu’il ne fallait pas manquerTrois questions à Eric Marchandet"Depuis plusieurs années, le secteur social fait face à des problèmes d’attractivité et donc de recrutement. Comment parvenez-vous à attirer des candidats malgré le contexte ?A l’IRTS (Institut Régional de Travail Social, ndlr.) Montrouge – Neuilly-sur-Marne, nous faisons face à une baisse tendancielle de notre recrutement depuis une dizaine d’années. A la fin des années 1990 – début 2000, un candidat sur 10 était sélectionné. Il s’agissait de candidats plus âgés, mieux formés, et qui connaissaient bien le métier. Nous faisions face à très peu d’abandons car ils savaient ce qu’ils voulaient faire. Aujourd’hui, la tendance se résume à 1 candidat sélectionné sur 1,5. Il n’y a plus vraiment de sélection, juste une admission. Depuis, les épreuves écrites ont disparu, seul l’entretien oral subsiste. Conséquence : les associations et établissements en pâtissent. Nous perdons environ 30% de nos élèves au cours de la formation. Ils abandonnent pour des motifs économiques ou pour des erreurs de parcours. C’est un public très jeune, avec parfois des problèmes de niveau, ce qui explique qu’ils ne vont pas au bout des 3 ans de formation. Aussi, une fois diplômé, c’est un public qui bouge. L’offre est en faveur des salariés, ce qui fait que le recrutement est très concurrentiel entre les structures. En résumé, nous avons des destins liés. Le manque d’attractivité des formations et des diplômes a un effet direct sur les structures". Lire l'article d'Equalis À l'aube d'une généralisation, les "PAS" en question"Après un échec en commission mixte paritaire (CMP), la proposition de loi "école inclusive" doit revenir prochainement devant les deux chambres du Parlement. La généralisation des pôles d'appui à la scolarité (PAS), prévue par le texte après seulement une année d’expérimentation dans quatre départements, fait encore débat.Lorsqu’on évoque les pôles d'appui à la scolarité, communément dénommés PAS, la tiédeur est rarement de mise. L’idée séduit certains, autant qu’elle provoque ailleurs le rejet. C’est que la question - épineuse - de l’inclusion polarise depuis toujours associations, parents, professionnels et syndicats enseignants. Et les PAS, expérimentés depuis la rentrée 2024 dans quatre départements (Aisne, Eure-et-Loir, Côte-d’Or et Var), n’y coupent pas. Composé d’un binôme enseignant spécialisé et travailleur social, le PAS, qui peut être sollicité par les familles ou l’équipe éducative, est une réponse de premier niveau. Une sorte de premier diagnostic, bien avant de saisir (si besoin) la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), permettant de prendre en compte et de modifier si besoin, sur les conseils du binôme expérimenté, la dimension environnementale et les outils pédagogiques autour d’un élève à besoin éducatif particulier (BEP). Il ne s’agit donc pas d’un accompagnement au handicap, mais bien de venir épauler ponctuellement l’enseignant en lui proposant des solutions rapides et concrètes pour le mieux-être de l’élève." Lire l'article du Media social Les parlementaires alertent sur l’urgence à agir pour la santé mentale des mineurs"La mission d’information sur la santé mentale des mineurs, conduite par les députées Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons) et Anne Stambach-Terrenoir (LFI), tire la sonnette d’alarme. Leur rapport souligne une « urgence à agir » pour une politique de santé mentale des jeunes plus ambitieuse et mieux coordonnée. Face à une demande croissante de soins et une offre qui peine à suivre, les députées dénoncent les conséquences dramatiques de la situation : retards de prise en charge, hausse du recours aux psychotropes, saturation des urgences, et familles livrées à une offre de soins souvent illisible. Les autrices du rapport notent les raisons de ces difficultés : la pénurie de professionnels, une inégale répartition sur le territoire et la diminution des moyens hospitaliers. Ça fait beaucoup.Le rapport avance une cinquantaine de recommandations. Il met l’accent sur le renforcement des dispositifs existants, plutôt que la création de nouvelles structures à tout-va. L’objectif est de proposer une offre « graduée » et « sectorisée ». Elle doit reposer sur les professionnels de première ligne comme les médecins généralistes, les maisons des adolescents, mais aussi le renfort des centres médico-psychologiques. Les députées appellent à la création d’équipes mobiles dotées de moyens dédiés pour intervenir à domicile. Elles insistent sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les secteurs sanitaire, social, médico-social et éducatif. Elles rappellent au passage que les jeunes relevant de l’aide sociale à l’enfance, sont surreprésentés parmi les jeunes en souffrance psychique sans bénéficier pour autant de véritables parcours de soins." Lire l'article de didier Dubasque Québec. André Lebon : une vie au service des enfants, entre déceptions et espoir"« Je me suis construit dans l’action, ça m’a nourri. » André Lebon continue de s'impliquer activement malgré la retraite. L’ex-vice-président de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse a consacré plus de 50 ans de sa carrière au bien-être des enfants, surtout les plus vulnérables. Au micro de Rose-Aimée Automne T. Morin, il revient sur sa longue carrière, marquée par sa fougue légendaire.André Lebon parle de ses bons coups en carrière, mais il exprime aussi sa déception quant à la lenteur et à l’inertie des autorités qui fragilisent l’actif québécois. Ça fait 40 ans que je me fais redire par de nouvelles générations des phrases-valises, dit-il. Malgré ses critiques, André Lebon se dit optimiste quant à l’avenir de la DPJ grâce à la nomination de Leslie Hill comme nouvelle directrice. Il a également de grands espoirs pour la nouvelle commissaire au bien-être des enfants, Marie-Ève Brunet-Kitchen." Ecouter le Podcast sur Radio-Canada Revue de presse du 16 juillet 2025Handicap : la loi de 2005 est 'une promesse non tenue', selon un rapport parlementaire | LCP - Assemblée nationale"La loi du 11 février 2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" est "une promesse non tenue". Vingt ans après sa promulgation, les députés Christine Le Nabour (Ensemble pour la République) et Sébastien Peytavie (Ecologiste et Social) ont présenté, ce mercredi 9 juillet, les conclusions de leur rapport d'évaluation de cette loi qui avait suscité, à l'époque, "de nombreux espoirs dans le monde associatif et chez les personnes handicapées".Le constat dressé est sans appel : "Trop de personnes handicapées sont encore mises à l’écart de la vie sociale, associative, culturelle, sportive, et économique du pays et sont victimes de discriminations quotidiennes", écrivent les parlementaires dans leur texte. Présenté devant la commission des affaires sociales, puis lors d'une conférence de presse, le rapport contient 86 recommandations." Acceder audossier de LCP Enquête : mineur·es isolé·es étrangèr·es : des droits au hasard du département d’arrivée ?"Le constat est sans appel : le respect des droits fondamentaux de ces enfants dépend du lieu où ils demandent protection. L’étude met en lumière une inégalité territoriale flagrante, qui bafoue les engagements internationaux de la France et consacre une forme préoccupante d’inégalité devant la loi, principe à valeur constitutionnelle.Alors même que le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a condamné la France à deux reprises (2023, 2024), et que la Commission nationale consultative des droits de l’homme, la Défenseure des droits, ainsi que la récente commission d’enquête parlementaire sur la protection de l’enfance ont toutes dénoncé les graves dysfonctionnements et insuffisances du dispositif d’évaluation de la minorité, le Conseil d’État a néanmoins validé hier le dispositif français en ignorant notamment, la portée contraignante des constatations du Comité des droits de l’enfant. Pourtant, plus d’un.e mineur.e sur deux sera finalement reconnu.e comme tel par un juge des enfants, parfois après avoir passé plus de 18 mois à survivre à la rue". Lire l'enquète de l'AADJAM L’Etsup ferme ses portes"C’en est fini de l’Etsup. Vendredi 3 juillet 2025, le tribunal judiciaire de Paris a prononcé la liquidation de l’école supérieure de travail social, qui cessera son activité le 11 juillet. « Nos pensées sont tournées vers l’ensemble de la communauté Etsup, dirigeant.e.s, salarié.e.s, étudiant.e.s, intervenant.e.s qui ont contribué à la vie de notre école depuis 1917 », a annoncé la direction de l’école, dans un communiqué très laconique. Placée en procédure de sauvegarde depuis janvier 2025, l’Etsup n’a pas trouvé de repreneur, entraînant le licenciement de la trentaine de salariés employés par l’établissement."Lire l'article des ASH Dans les centres médico-psychologiques, porte d’entrée du soin psychiatrique, le tri des patients s’impose de plus en plus"CMP. L’acronyme est bien connu des parents dont les enfants rencontrent un jour une souffrance psychique nécessitant des soins. Cela ne veut pas dire qu’ils y accèdent. Les centres médico-psychologiques, cette « porte d’entrée » vers le secteur psychiatrique, où des patients peuvent être pris en charge par une équipe pluriprofessionnelle (psychiatre, psychologue, infirmier, psychomotriciens…), pour une première évaluation puis un suivi en consultation, sont débordés. Si le constat n’est pas nouveau, les professionnels eux-mêmes n’hésitent plus aujourd’hui à mettre des mots sur le tri qu’ils doivent faire au quotidien entre les demandes."(...) Dans son panorama des établissements de santé, publié jeudi 10 juillet, portant sur l’année 2023, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques comptabilise 2 934 centres médico-psychologiques, contre 3 152 en 2018. Malgré la hausse des besoins constatés de toutes parts, les prises en charge progressent faiblement, avec près de 2,2 millions de patients (enfants et adultes) soignés en ambulatoire en 2023 (principalement dans les CMP), contre 2,1 millions en 2018 ( + 3 %)." Lire l'article du Monde Contrat d'engagement jeune : fin du financement dédié aux jeunes en rupture ?"Dans un communiqué conjoint, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l'Union nationale pour l'habitat des jeunes (Unhaj) font part de leur volonté de rencontrer les ministres en charge du Travail, de l’Emploi et des Solidarités.L'enjeu ? L'accompagnement des jeunes en difficulté. Jusqu'à l'an dernier, ce public pouvait bénéficier des contrats d'engagement jeune - jeunes en rupture (CEJ-JR). Toutefois, ce dispositif est désormais remplacé par la nouvelle « offre de repérage et de remobilisation » (O2R) issue de la loi pour le plein emploi et destinée aux publics très éloignés de l'emploi, tels que les jeunes en rupture. Celle-ci est portée par des organismes sélectionnés dans le cadre d'appels à manifestation d'intérêt (AMI) régionaux. Or, notent les associations, les O2R « ne ciblent plus spécifiquement les jeunes ». En outre, elles « ne garantissent pas aux acteurs de jeunesse les moyens de leurs actions et mettent en péril la continuité de l’accompagnement des jeunes »." Lire l'article du Media social" Najat Vallaud-Belkacem : « Sur les questions migratoires, on aimerait que les gouvernants s’en tiennent aux chiffres, aux faits, à la science »Extrait : "Cette hostilité sourde envers les demandeurs d’asile s’explique notamment par la puissance des images. Montrer des bateaux pleins de gens en haillons, prêts à faire naufrage, alimente bien mieux le discours de la submersion que des arrivées individuelles à l’aéroport. Ces images, toujours prises de loin, effacent les visages et l’humanité : on ne voit qu’une masse, et cela suscite l’angoisse.Or, ceux qui leur sont hostiles présentent cette image comme la définition même des migrants, occultant qu’en réalité la migration concerne d’abord les étudiants étrangers (32 % des primo-délivrances de titres de séjour), bien avant les demandeurs d’asile (16 %), qui sont également moins nombreux que les migrants économiques (17 %). Pourquoi cette manipulation ? Elle vise à faire croire que, chaque année, nous subissons, impuissants, l’arrivée de 300 000 personnes, à cause du droit international ou de la convention de Genève. C’est tout bonnement faux : la grande majorité des nouveaux entrants viennent pour leurs études ou pour le travail, des migrations volontaires que l’Etat peut parfaitement réguler selon ses besoins. Quant à l’asile, nous sommes loin de tout accepter : en 2024, seules 45 % des 133 000 demandes ont abouti. Enfin, accuser les textes internationaux d’attenter à notre souveraineté, c’est ignorer l’histoire de la France, qui a forgé ce droit protecteur au fil des tragédies. Défendre l’identité française, c’est aussi cela. Le fait de ne pas autoriser les demandeurs d’asile à travailler, en les poussant vers l’économie informelle, ne contribue-t-il pas à assombrir leur image ? Oui, il est vraiment temps d’en finir avec la quasi-impossibilité faite aux demandeurs d’asile de travailler. Cette mesure, instaurée sous le gouvernement d’Edith Cresson en 1991, pouvait se justifier à l’époque par l’idée d’un répit réparateur après le parcours migratoire. Mais aujourd’hui, elle crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Le travail est le meilleur levier d’insertion ; l’inactivité forcée érode les compétences, comme celles de ces codeurs informatiques syriens qui finissent par travailler au noir dans le bâtiment. Finalement, tout le monde y perd : l’individu, mais aussi la collectivité, qui aurait intérêt à ce que les nouveaux venus occupent des emplois qualifiés, gagnent bien leur vie et cotisent beaucoup. Les cantonner aux « emplois dont personne ne veut » est une mauvaise idée". Lire l'article du Monde Revue de presse du 9 juillet 2025Réforme des diplômes du travail social : les organisations professionnelles demandent le temps de la concertation"Présentée par les employeurs comme une étape indispensable dans la stratégie de revalorisation des métiers du travail social, la réforme des diplômes de niveau VI n’emporte pas l’adhésion des professionnels, qui dénoncent un nivèlement par le bas et un risque de perte des identités professionnelles. Un report est encore possible, selon les dix organisations qui se mobilisent depuis plusieurs mois et qui interpellent la ministre Catherine Vautrin. Cette dernière avait en effet accepté le principe d’une concertation le 17 juin dernier, avant que le ministère ne mette finalement fin au dialogue quelques jours plus tard.Destinée à mieux adapter les référentiels de formation à la réalité du terrain et à favoriser les passerelles, la réforme prévoit un tronc commun entre ces métiers qui correspondrait environ aux deux tiers du temps de formation. "C’est un pas vers la fusion des métiers en un seul, celui de travailleur social qui ne serait ensuite que spécialisé dans un champ particulier : action sociale - service social (assistante sociale), action éducative (éducateurs) et éventuellement animation", décrypte pour Localtis Didier Dubasque, spécialiste du travail social et auteur d’un blog(Lien sortant, nouvelle fenêtre) sur le sujet. La maquette actuelle ne convient pas à dix syndicats et associations professionnelles, dont l’Association nationale des assistants de service social (Anas). Le temps consacré à la spécialité n’est en l’état pas suffisant "pour construire une culture professionnelle et une identité professionnelle : ce qui fait la richesse du travail social en France, c’est que les professionnels sont complémentaires. Quand, en protection de l’enfance, il y a un binôme éducateur spécialisé et assistant de service social, c’est justement parce que l’on cherche un regard différent", explique à Localtis Jacqueline Grebert pour l’Anas. Selon Didier Dubasque, qui avait été auditionné en 2024 par la DGCS sur le projet de réforme, une voie médiane est possible : si la "dimension métier" représentait la moitié du temps de formation, cela permettrait davantage "l'acquisition d'une identité professionnelle claire s'appuyant sur l'histoire de nos métiers". Lire l'article de la banque des territoires Tribune : Diplômes de travail social : "leur réforme, nos souffrances"Extrait : "Regrouper cinq diplômes autour de quatre blocs de compétences, dont trois identiques, ne répond à aucune attente du terrain ni aux besoins réels des personnes accompagnées.Cette organisation permettrait – selon ses promoteurs – qu’une assistante de service social devienne éducatrice de jeunes enfants en validant un seul bloc complémentaire, réduisant l’expertise de trois ans à moins d’un an de spécialisation. Pour y parvenir, les temps de formation sont taillés au sabre : la part de spécialisation tomberait à 25 %. Ce nivellement par le bas ne fera qu’aggraver la perte de sens et la souffrance au travail." Lire l'article du Media social La pauvreté et les inégalités au plus haut depuis trente ans"L’Insee a publié, lundi 7 juillet, ses données pour l’année 2023 : le taux de pauvreté atteint 15,4 %, son plus haut niveau depuis le début du décompte en 1996. L’écart entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres s’est creusé, proche de celui du début des années 1970.(...) Selon M. Duée, « cette baisse du niveau de vie des plus modestes s’explique par l’arrêt des mesures exceptionnelles, qui avaient été prises en 2022 – l’indemnité inflation, la prime exceptionnelle de rentrée, la revalorisation anticipée des prestations sociales –, ainsi que par une hausse du nombre des microentrepreneurs aux revenus faibles ». De plus, les aides au logement n’ont pas été revalorisées à la hauteur de l’inflation et elles ont bénéficié à moins de personnes que les années précédentes" Lire l'article du Monde Violences à l'école : "C'était systémique et elles sont encore présentes aujourd'hui dans des établissements""Violette Spillebout, députée Renaissance du Nord, et Paul Vannier, député LFI du Val-d'Oise, étaient les invités de France Inter ce mercredi. Les deux co-rapporteurs de la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire présentent ce mercredi leurs recommandations."Sur le cas spécifique de Bétharram, Paul Vannier décrit des "défaillances de l'État", "de la justice" et "de l'Éducation nationale" et une "omerta". "Il y a une culture du silence qui tient à beaucoup de choses, qui est particulière aux établissements privés sous contrat, en particulier aux établissements catholiques, qui tient à des enjeux de réputation de ces établissements, au fait qu'il y a une seule fédération de parents d'élèves dans l'enseignement privé", qui "agit, du point de vue de l'extérieur, comme un organe qui va couvrir l'établissement, préserver sa réputation" Près des deux tiers des enseignants de collèges et lycées ont déjà pensé à démissionner ces deux dernières années, selon une enquête du Snes-FSU"Près des deux tiers des enseignants (64 %) ont déjà pensé à démissionner ces deux dernières années, selon une enquête du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, publiée jeudi 3 juillet. La moitié des enseignants qui ont pensé à démissionner invoquent la question du salaire insuffisant. La deuxième raison avancée, pour 46 % des répondants, est la dégradation de l'école publique. 45 % des enseignants mettent en avant l'écart entre les décisions ministérielles et le terrain.D'autres facteurs sont également mis en avant pour expliquer cette lassitude, comme le management (42 %), la difficulté à donner du sens à leur métier (26 %), les effectifs trop importants (26 %), le climat scolaire dégradé (26%) ou encore le manque de reconnaissance sociale (23 %). En cette fin d'année scolaire, 92 % des personnels interrogés se disent inquiets, 91 % assurent être fatigués, 86 % sont désabusés et 84 % en colère." Lire l'article de France Info Surpopulation carcérale : «Plus de 5 000 nouveaux détenus par an, c’est une bombe»"L’intervention dure à peine quelques minutes, mais produit son petit effet. «Quand je vois ce rythme de plus de 5 000 [nouveaux] détenus par an, je m’inquiète, parce qu’on ne voit pas de frein. Quand est-ce que ça va s’arrêter ? Plus de 5 000 détenus, ce n’est pas normal. Plus de 5 000 pour nous, c’est une bombe. Et on vous aura avertis», a mis en garde, ce mercredi 2 juillet, le secrétaire national de FO Direction, syndicat majoritaire des directeurs de prison, Ivan Gombert, devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.Alors que les alertes se multiplient et que les acteurs du milieu pénitentiaire redoutent l’effet d’un été caniculaire sur des prisons pleines à craquer, un groupe de travail sur la régulation carcérale, regroupant vingt-sept organisations et mené sous l’égide de la contrôleuse générale des lieux de privation (CGLPL), était auditionné ce mercredi. Ils ont exhorté les députés à prendre «leurs responsabilités» et à inscrire dans la loi un mécanisme national de régulation carcérale, «qui doit être contraignant». Lire l'article de Libération Revue de presse du 2 juillet 2025Refonte des diplômes du travail social : les organisations professionnelles dénoncent un passage en force"Contrairement aux précédentes réformes, les syndicats et organisations professionnelles ont été exclus des groupes de travail. « On ne peut que s’étonner de la composition des groupes d’experts qui ne bénéficie d’aucune légitimité et ne font part d’aucune communication publique à ce sujet.», indique le communiqué. Le collectif se dit pourtant ouvert « à un travail de concertation sur une révision des DE de niveau 6 dans un objectif d’amélioration des conditions et modalités d’accompagnement des personnes concernées.» Il souligne, par ailleurs, que le livre blanc du travail social ne demandait pas de réforme. La communication et la confiance semblent rompues. Une rencontre avec le cabinet de Catherine Vautrin est prévue le mardi 24 juin."Lire l'articledes pros de la petite enfance Travail social : un secteur féminisé à plus de 90%"En 2022, on comptait 1 135 000 professionnels du social en France, DROM (hors-Mayotte) compris. Plus d’un quart de l’effectif (42%, soit 475 000 personnes) occupait un emploi d’aide à domicile.Loin devant les éducateurs spécialisés (123 000), les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH, 121 000), les assistants de service social et conseillers en économie sociale et familiales (CESF, 113 000), les aides médico-psychologiques (AMP, 90 000), les directeurs et cadres du travail social (63 000), les assistants familiaux (AF, 37 000), les animateurs socio-culturels (ASC, 34 000), les moniteurs-éducateurs (ME, 33 000), les éducateurs techniques spécialisés, moniteurs d’ateliers (27 000) et les éducateurs de jeunes enfants (15 000). Au total, 90,2% de ces professionnels étaient des femmes, avec des pics frôlant presque le 100% pour les métiers d’assistants maternels, de gardes à domicile ou d’aidants familiaux (97,7%) et d’intervenants à domicile (95,5%). Même le domaine le plus « masculin » du tableau, celui des professionnels socio-éducatifs, demeure largement dominé par les femmes qui représentent 67,8% de l’effectif." Lire l'article des ASH Handicap : un rapport propose de rénover l’amendement Creton"Missionnée par l’ancienne ministre Fadila Khattabi en janvier 2024, l’agence régionale de santé (ARS) Occitanie a remis, le 23 juin, son rapport sur l'amendement Creton à la ministre déléguée au Handicap et à l’Autonomie, Charlotte Parmentier-Lecocq.L’idée était d’analyser, à l’échelle régionale, « les facteurs facilitants et limitants pour proposer aux personnes en amendement Creton une solution adaptée à leurs souhaits, avec un focus particulier sur les personnes avec troubles du neurodéveloppement [TND] », indiquait la ministre dans sa lettre de mission. Elle appelait le directeur de l’ARS Occitanie à faire des propositions qui pourraient « être diffusées nationalement ». Lire l'article du Media social Enquête sur l'accès aux droits - 2e édition - Volume 1 : Relations police / population"L'enquête sur l'accès aux droits est une série d'études menées périodiquement par le Défenseur des droits pour identifier et mesurer les atteintes aux droits dans ses domaines d'intervention. Après une première édition en 2016, le Défenseur des droits renouvelle l'enquête en 2024 pour observer les évolutions. Elle se compose de 5 volets. Le volume 1, publié le 23 juin 2025, est consacré aux relations entre les forces de sécurité et la population en interrogeant deux moments d'interaction, les contrôles d'identité et les dépôts de plaintes et de mains courantes, et questionne la confiance accordée aux forces de sécurité.Ce que montre l’enquête :
Accèder à l'enquête Telecharger le rapport Protection de l'enfance. La France placerait-elle trop ses enfants ?"Si le sujet divise, il reste surtout complexe. À commencer par les chiffres : la France serait le « premier pays d’Europe en termes de placements en institution » indique le rapport parlementaire d’Isabelle Santiago. La sociologue et démographe Isabelle Frechon, correspondante nationale du projet de recherche Datacare, initié en 2020 au sein des 27 pays membres de l’Union européenne, invite pourtant à la prudence.« En effectif nous sommes le pays qui place le plus les enfants de 0 à 17 ans, mais nous sommes un grand pays donc il faut le rapporter au nombre d’enfants de cette tranche d’âge, souligne-t-elle. Ainsi nous avons un taux de placement très similaire à celui de l'Allemagne, du Luxembourg ou de la Finlande, et bien en deçà des pays d'Europe de l'Est. Enfin en France les mineurs non accompagnés sont intégrés dans les données, ce qui augmente significativement les chiffres notamment en placements résidentiels. Certains pays les comptent à part et ils n'apparaissent donc pas dans ces calculs ». Personne ne nie toutefois l’augmentation des placements ces dernières années, pour des raisons qui semblent multifactorielles." Lire l'article du Medi social Surpopulation carcérale : l’alerte choc d’un directeur de prison"C’est le cri d’alerte d’un professionnel du secteur. Un homme du sérail qui vit le désastre de l’intérieur et met en garde contre les lourdes conséquences à venir. Dans une note interne que nous nous sommes procurée, le directeur interrégional des services pénitentiaires (Disp) de Toulouse (Haute-Garonne), Stéphane Gély, tire la sonnette d’alarme sur la surpopulation carcérale dans les prisons de son territoire.Dans ce courrier adressé aux chefs de cours d’appel de son ressort — Toulouse, Montpellier, Nîmes, Pau et Agen —, avec copie au directeur de l’administration pénitentiaire, il prévient que le système est au bord de la rupture et qu’il ne pourra bientôt plus incarcérer de nouveaux détenus." Lire l'article du Parisien Revue de presse du 26 juin 2025Réforme des diplômes du travail social : Catherine Vautrin impose une concertation"Lors de l'assemblée plénière du Haut conseil du travail social (HCTS), la ministre des Solidarités Catherine Vautrin a tenté de redonner des perspectives. Elle a reparlé d'un comité des métiers du social et a donné suite aux demandes de concertation des opposants à la réforme des diplômes, ce qui pourrait retarder sa mise en œuvre.Céline Lembert se présente comme « une simple assistante sociale », membre de l'Association nationale des assistants de service social (Anas). Et pourtant, le 17 juin, la question qu'elle a posée à la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, lors de l'assemblée plénière du Haut conseil du travail social (HCTS), a permis d'ouvrir une brèche dans l'avancée, semblait-il inexorable, de la réforme des diplômes du travail social." Lire l'article du Media social Justice des mineurs : le Conseil constitutionnel rappelle que les enfants ont des droits"Jeudi soir, l’institution a censuré l’essentiel de la loi Attal prétendant durcir la réponse pénale face aux adolescents, en particulier récidivistes. La mesure qui vise les parents jugés « défaillants », elle, passe sans encombre.C’est un fiasco politique pour Gabriel Attal, qui avait mijoté sa réforme « autoritaire » de la justice des mineur·es depuis Matignon, en réponse aux révoltes urbaines de l’été 2023. Dans une décision rendue jeudi 19 juin au soir, le Conseil constitutionnel, saisi par des élu·es de gauche, a censuré les mesures phares de son texte, soutenu par le ministre de la justice Gérald Darmanin et adopté par le Parlement, en mai dernier, avec les voix du Rassemblement national (RN)." Lire l'article de Mediapart Pôles d’appui à la scolarité : ce que contient le texte adopté au Sénat"Validé le 19 juin 2025 par les sénateurs, le texte relatif au renforcement du parcours inclusif des enfants à besoins particuliers doit passer prochainement devant une commission mixte paritaire.Définition du rôle et des missions des PAS. Les pôles d’appui à la scolarité (PAS), expérimentés depuis le 1er septembre 2024 dans plusieurs départements (Aisne, Côte-d’Or, Eure-et-Loir et Var), sont destinés à analyser les besoins des enfants en situation de handicap, accueillir leurs parents, et apporter une réponse adaptée." Lire l'article des ASH En France, le handicap freine durablement la mobilité sociale des jeunes"Si les jeunes handicapés issus de milieux privilégiés s'en sortent mieux que leurs pairs défavorisés, le bénéfice de l'origine sociale est nettement atténué par le handicap. © Getty images Un rapport du Haut-commissariat au Plan et de France Stratégie met en lumière les obstacles à la mobilité sociale des jeunes en situation de handicap en France.L'étude réalisée à la demande de Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale révèle que, quel que soit leur milieu d'origine, ces jeunes rencontrent des difficultés significatives pour s'insérer sur le marché du travail et accéder à des postes élevés. Un constat alarmant qui souligne les défis persistants en matière d'inclusion. L'analyse approfondie de l'enquête Emploi de l'Insee, menée par les auteurs du rapport (Bénédicte Galtier, Clément Peruyero et Solène Manivel, chercheurs pour France Stratégie), démontre une inégalité marquée sur le marché du travail. La probabilité pour un jeune en situation de handicap d'accéder à une position de cadre ou d'exercer une profession intermédiaire est 1,7 fois plus faible que pour un jeune sans handicap. Et peu importe d'où l'on vient, le déterminisme social semble s'effacer devant la réalité du handicap." Lire l'article de enfancejeunesseinfo « Handicap, aux origines du combat », sur LCP : un siècle de lutte pour sortir de l’invisibilité"Un documentaire retrace, pour la première fois à la télévision, l’âpre bataille des personnes handicapées en France pour s’imposer dans la société et être reconnues, et qui reste toujours d’actualité.Longtemps, ils ont été qualifiés d’« invalides », de « diminués » ou d’« inadaptés », condamnés à être cachés ou rééduqués. Les hommes et les femmes en situation de handicap se sont battus, depuis le début du XXe siècle, pour imposer leur droit à vivre dans la société. Le documentaire Handicap, aux origines du combat, réalisé par Laetitia Moller, retrace, pour la première fois à la télévision, les grandes lignes de cette bataille âpre, longue et encore inachevée. A la fin de la première guerre mondiale, les nombreux mutilés s’organisent pour demander une pension d’invalidité ou des adaptations au travail, mais rien n’est prévu pour les infirmes de naissance, laissés à la charge de leur famille ou à des hospices dépourvus de soins. Les épidémies de tuberculose, dans les années 1930, puis de poliomyélite après-guerre constituent un tournant. Les sanatoriums deviennent des lieux de rencontre pour des jeunes qui s’organisent en associations. En 1929, Suzanne Fouché, atteinte de tuberculose osseuse, fonde Ladapt, la Ligue pour l’adaptation du diminué physique au travail, et, en 1933, André Trannoy, rendu tétraplégique par la poliomyélite, cofonde l’Association des paralysés de France".
Point de vue | « Pompier du système ou complice malgré moi ? » : Réflexions d’une éducatrice fatiguée mais pas éteinte"Amandine Lasseigne, éducatrice spécialisée, nous explique dans cette « Point de vue » que quand on travaille à l’ASE « on court toujours ». Elle nous parle de l’instrumentalisation des travailleurs sociaux et de son désir de voir leur situation s’améliorer. Bref elle veut vivre son métier, le faire évoluer. Elle vous interpelle ? N’hésitez pas à épondre à son appel"Extrait : ""En protection de l’enfance, on court. Toujours. On éteint des feux. On bricole des solutions. On improvise. On espère ne pas être trop en retard pour le rendez-vous. On passe d’un placement en urgence à une fugue, d’une visite médiatisée à un signalement. On ne pense plus, on réagit. L’urgence est devenue la norme. Elle anesthésie notre capacité à réfléchir, à prévenir, à créer du lien durable. On est censés accompagner… mais on survit dans une gestion de crise permanente." Lire l'article sur le site de Didier Dubasque Revue de presse du 19 juin 2025Aide sociale à l'enfance : audition de la défenseure des droits"Le 11 juin, Claire Hédon, Défenseure des droits, était auditionné par la commission des lois et la commission des affaires sociales du Sénat sur le fonctionnement de l’aide sociale à l’enfance (ASE). La Défenseure des droits a rendu le 29 janvier 2025, une décision-cadre sur la protection de l’enfance. Elle y dénonce les nombreuses atteintes graves aux droits de l’enfant. Elle alerte notamment sur le nombre de mesures judiciaires protectrices qui ne sont pas réalisées. Claire Hédon a insisté sur le lien entre lutte contre la pauvreté et la protection de l’enfance. Elle a déclaré que si on voulait “agir sur la protection de l’enfance, il faut lutter contre la pauvreté”. Les sénateurs et Claire Hédon ont communément élevé leur voix contre la non-application des lois pour la protection de l’enfance, que ce soit celle de 2007, celle de 2016 ou celle de 2022. La Défenseure des droits a enfin appelé à “prendre en charge les parents” avant de “prendre en charge les enfants”. Revivez ces échanges".Accèder au Replay Assistance éducative : le PEAD, c'est vraiment finiDans un arrêt du 12 juin 2025, la Cour de cassation confirme sa jurisprudence et censure une cour d'appel qui a validé une mesure dite de "placement éducatif à domicile" (PEAD) ordonnée par un juge des enfants.Pour rappel, la Cour de cassation, après avoir émis un avis défavorable sur la mesure dite de « placement éducatif à domicile » (PEAD) le 14 février 2024, a fini par censurer cette pratique en expliquant, dans deux arrêts du 2 octobre 2024, qu’il s’agissait non pas d’une mesure de placement mais d’une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) renforcée ou/et intensive. Lire l'article du média social Réseaux sociaux et violences : "Il n'y a pas de lien direct entre la consommation des écrans et les passages à l'acte"""C'est un fait que les jeunes, les adolescents vont mal, très mal. Près de la moitié souffre de troubles anxieux, dont 8% de troubles anxieux généralisés", indique Sabine Duflo, psychothérapeute et spécialiste des écrans. "On sait que classiquement, le mal-être chez les garçons s'exprime plutôt sous forme d'agressions, de colère. Et chez les jeunes filles, sous forme d'une violence internalisée, on a une augmentation énorme des punitions auto-infligées, scarification, tentatives de suicide, ingestion médicamenteuse, etc."Il y a effectivement "une dégradation d'une population de jeunes particulièrement vulnérables, en particulier des jeunes filles", abonde le médecin psychiatre David Gourion. "Mais il y a aussi des jeunes qui vont très bien", souligne-t-il. "À chaque fois qu'il y a un drame, on a une série de propositions et d'explications ultra-simplistes", déplore David Gourion. "Honnêtement, qui peut croire qu'un adolescent ou une adolescente qui va bien irait d'un seul coup, parce qu'il ou elle a vu sur son écran une vidéo violente, prendre un couteau et planter des gens ? Bien sûr que non." Il interroge davantage sur ce qu'il se passe "dans le cerveau d'un ado", évoquant des "tempêtes" "multifactorielles" et citant ce qu'il se passe à la maison, à l'école ou encore "ce que le système de santé n'a pas vu". "C'est multifactoriel, ce n'est pas qu'une histoire d'écrans, de parents, de harcèlement scolaire ou sexuel, d'addictions. C'est un tout, c'est une société, c'est un état d'esprit", insiste le spécialiste." Ecouter le podcast de France Inter L'hôtellerie-restauration prend à bras-le-corps le fléau de l'addiction"Confrontée à une montée en flèche de l'usage d'alcool ou de drogues par ses salariés, la profession se dote d'un guide pratique édité juste avant le grand rush de la saison estivale.Horaires décalés, pénibilité, pression et stress lors des « coups de feu » en cuisine, manque de personnel, ambiance festive de la nuit… Les salariés travaillant dans les cafés, hôtels et restaurants sont particulièrement exposés à la consommation de substances psychoactives, alcool ou drogue. « On a conscience qu'on fait partie des métiers les plus sensibles à ce mode d'addiction. Je ne connais pas un chef d'entreprise qui n'a pas connu ce type de difficulté avec un salarié », lâche Eric Abihssira, vice-président de l'Umih, le plus gros syndicat du secteur (qui représente 68 % des entreprises syndiquées)." Lire l'article des échos Lien enfant-parent : attention, espaces de rencontre en péril"« Les espaces de rencontre risquent de ne plus avoir d’argent pour fonctionner », dénonce Amélie Naudot, secrétaire générale de la Fédération nationale de la médiation et des espaces familiaux (Fenamef). Conjointement avec la Cnape, fédération des associations de protection de l’enfant, elles alertent sur le système de financement de ces lieux encadrés qui met en danger les associations gestionnaires.Très méconnus, les espaces de rencontre offrent pourtant un endroit neutre, sécurisant et supervisé par des professionnels où des enfants peuvent retrouver le parent ou un tiers chez qui il ne vit pas. Ces retrouvailles entre un parent et son enfant sont souvent ordonnées par le juge aux affaires familiales, dans les cas de séparations" Lire l'article des ASH Prisons : les structures d'accompagnement vers la sortie sont "un dispositif intéressant mais qui ne profite qu'à très peu", estime le directeur de l'OIP"Les SAS sont de nouveaux établissements censés faire un trait d'union entre la vie carcérale et la vie civile, afin de faciliter la réinsertion des détenus et éviter la récidive. Les prisonniers en fin de peine pourront y suivre des ateliers quotidiens sur l'emploi, l'accompagnement au logement, une formation informatique... "C'est un dispositif qui en soi est intéressant, estime Jean-Claude Mas. Ça évite des sorties sèches, qui font que les gens sortent sans accompagnement vers la réinsertion et peuvent contribuer à un risque de récidive s’il n'y a pas cet accompagnement renforcé".Entre 50 et 70% des détenus récidivent à leur sortie de prison, selon un chiffre du ministre de la Justice, "dans les cinq ans", précise Jean-Claude Mas. "34% au bout d'un an et dans les cinq ans environ 50 à 60%. Donc, c'est sûr que ces structures d'accompagnement à la sortie permettent de pouvoir bénéficier d'une évaluation individuelle, d'être encouragé dans des démarches administratives, professionnelles de santé, de lien avec les familles", reconnaît-il. Le détenu "travaille sur l'autonomisation, sur la possibilité de pouvoir suivre des formations et puis le régime en tant que tel de détention est assoupli", complète Jean-Claude Mas. Mais selon lui, ce dispositif est encore insuffisant. "Ça fera au maximum 2 000 places ou un peu plus qui sont envisagées, alors qu'il y a plus de 83 000 personnes détenues", déplore-t-il. Lire l'article de France Info Revue de presse du 12 juin 2025Les écoles de formation en travail social sont au bord du gouffre. Qui s’en soucie ?"Alors que la pauvreté progresse, que les inégalités se creusent et que les besoins sociaux explosent, la France laisse s'effondrer, dans un silence assourdissant, le socle même de sa solidarité : les Écoles de Formation en Travail Social (EFTS). La fermeture annoncée de l’ETSUP, vénérable école centenaire, pionnière dans la formation des assistantes sociales, n’est pas un accident isolé, mais le symptôme d’une faillite systémique. Celle d’un modèle de formation malmené, définancé, délégitimé. Celle d’un désintérêt profond des pouvoirs publics pour un métier qu’ils ne veulent ni voir ni entendre. Celle, enfin, d’un champ professionnel qui peine à faire front."Lire l'article de Médiapart L’Uncass vent debout contre la fin des CCAS obligatoires"Alors qu’une proposition de loi visant à rendre facultative la présence des centres communaux d’action sociale (CCAS) doit être examinée le 10 juin 2025 au Sénat, l’Union nationale des CCAS (Unccas) appelle le même jour à une mobilisation nationale. Avec 14 % des Français vivent sous le seuil de pauvreté – et des taux qui grimpent à 20 % chez les mères isolées et 10 % chez les seniors – les Centres communaux d’action sociale (CCAS) apparaissent comme un maillon indispensable de la solidarité locale. « Souvent le premier et le dernier recours de publics en attente de réponses précises à leurs besoins », rappelle l’Union nationale des CCAS, dans sa tribune publiée trois jours avant l’examen du texte au Sénat.Aides alimentaires, règlement d’impayés, accompagnement des personnes âgées, des familles en difficulté ou des allocataires du RSA, gestion des crèches, des EHPAD ou encore des services à domicile : les missions des centres sont multiples. Pourtant, c’est bien cet outil de proximité que le gouvernement envisage de rendre facultatif." Lire l'article des ASH Protection de l'enfance: Catherine Vautrin annonce un projet de loi pour l’automne"On en sait un peu plus sur les intentions et le calendrier des très attendus réformes en protection de l’enfance. En préambule d’un déplacement à Marseille, ce jeudi 5 juin 2025, où elle inaugurait notamment les nouveaux locaux de l’Adepape 13 (Association départementale d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance), la ministre des Solidarités a annoncé dans un entretien à La Provence, qu’elle déposerait un projet de loi à l’automne.Y figurera la possibilité, pour les assistants familiaux, de cumuler leur activité avec un autre emploi. La mesure, visant à répondre au déficit d’attractivité du secteur, doit permettre, entre autres, de favoriser le remplacement de ceux et celles qui voudraient faire valoir leur droit au répit. La ministre a par ailleurs acté le lancement d’une expérimentation cet été dans deux départements : le Var et la Gironde, qui avait sollicité l’Etat dans le cadre de la rénovation de sa politique de protection de l’enfance. Elle souhaite ainsi « tester toutes les modalités d’examen de placement, travailler l’attractivité des métiers, notamment celui d’assistant familial, et les financements ». Lire l'article des ASH Inégalités territoriales : la péréquation, un dispositif efficace ?"La commission des finances de l’Assemblée nationale a publié, le 28 mai 2025, un rapport concernant la péréquation et les fractures territoriales. Sur la base d’une évaluation de l’efficience des dispositifs existants, et notamment, quant à l’accessibilité des services publics, les rapporteurs souhaitent ouvrir des pistes de réflexion en vue d’une possible réforme des mécanismes de péréquation.La péréquation, un instrument et ses limites Dépourvue "de définition légale [ou] de périmètre établi", la péréquation repose sur des dispositifs de "soutien financier aux collectivités les plus démunies", notamment "en matière de qualité du service public et de capacité d’action des pouvoirs publics". Or, les rapporteurs pointent une "superposition" de mécanismes, issus de "bricolages successifs", source d’"imperfections". Les évaluations existantes lui paraissant "lacunaires", la mission développe sa propre méthodologie pour étudier l’efficience de 14 dispositifs. " Lire l'article sur Vie Publique Trafic de stupéfiants : la nouvelle donne"Alors que le débat sur la lutte contre le narcotrafic a jalonné l'année avec une proposition de loi désormais adoptée mais toujours suspendue à un avis du Conseil Constitutionnel, le Grand Reportage vous plonge dans l'univers de ceux qui luttent au quotidien contre le trafic.""«Nous observons une augmentation de 35 % des homicides ou tentatives d'homicide volontaire en France lié au trafic de stupéfiants, c'est à dire environ 400 faits en 2024. Mais nous constatons aussi une kyrielle de violences supplémentaires qui va de l'incendie de véhicules ou d'appartement à la jambisation, c'est à dire la destruction du genou d'un adversaire potentiel, des extorsions, des défenestrations, etc, etc. Et cela se produit à une échelle si grande qu'on peut considérer maintenant qu'une quasi contre culture de la violence existe autour de cette activité commerciale qui s'est généralisée quasiment en France.» Dimitri Zoulas" Revue de presse du 4 juin 2025Vers une meilleure collaboration entre la protection de l’enfance et la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent"Les enfants protégés ont un risque plus important de présenter des troubles tels que des troubles anxieux, dépressifs, de stress post-traumatique ou encore d'un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Et pourtant, l’accès aux soins en psychiatrie, essentiel pour ces enfants, reste problématique. Il se fait trop souvent en situation d’urgence et les ruptures de suivi peuvent être nombreuses. Cela résulte notamment d’une coordination encore insuffisante entre protection de l’enfance et psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Face à ce constat, la HAS s’est auto-saisie afin d’élaborer des recommandations visant à définir un cadre de collaboration entre ces deux champs. Ces recommandations ont été élaborées par un groupe de travail composé de professionnels et de personnes concernées issus des deux champs.La HAS publie aujourd’hui ses recommandations, car une bonne coordination est un atout pour mieux repérer précocement les besoins en soins psychiatriques des enfants protégés, pour faciliter leur accès aux soins, pour garantir un suivi continu et approprié, et pour éviter les ruptures de soins". Lire la recommndation de la HAS Prisons : « Le projet de Gérald Darmanin va à l’encontre d’une bonne gestion de la prévention de la récidive »"Le garde des sceaux a fait connaître plusieurs réformes judiciaires qu’il envisage. Dans une tribune au « Monde », Jean-Marie Delarue, ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, juge contreproductives deux d’entre elles : la suppression des peines d’emprisonnement avec sursis et la contribution des prisonniers aux frais de leur incarcération. Extrait : a prévention de la récidive devrait faire consensus. Elle est d’ailleurs l’un des fils conducteurs des politiques pénales depuis longtemps. En 1872, elle constituait déjà le thème initial de la toute première enquête parlementaire sur la prison. Aujourd’hui, selon les données du ministère de la justice, « 63 % des sortants de prison ont commis une nouvelle infraction dans les cinq ans ».Les analyses de ce phénomène ancien n’ont pas manqué. Mais on ne s’est guère interrogé sur la manière dont la prison, à cet égard, remplissait ses obligations. Or tout se passe comme si l’administration pénitentiaire, en dépit des efforts méritoires du personnel d’insertion et de probation, concentrait tous ses efforts sur le punitif et non sur le préventif."" Lire l'article du Monde « Il faut parler du travail avec celles et ceux qui font le travail, pour le réguler et le transformer avec eux, et non pour eux et sans eux »"Un collectif de spécialistes du monde du travail, parmi lesquels Vincent Baud et Sophie Thiéry, explique, dans une tribune au « Monde », pourquoi il devient impératif de faire de l’écoute des travailleurs le premier des principes généraux de prévention des risques professionnels". Extrait : "Nous nous alarmons de voir s’installer dans le temps une dégradation des indicateurs de santé au travail, comme l’atteste la hausse a minima de 18 % des accidents mortels entre 2021 et 2023 et la multiplication par 35 des affections psychiques reconnues d’origine professionnelle en treize ans. Le décès récent des trois ouvriers sur leur chantier illustre malheureusement l’état critique de la situation. Ces données pourraient être complétées par bien d’autres, notamment celles qui montrent la progression continue des accidents de travail et des maladies professionnelles dont sont victimes les femmes. Enfin, 37 % des salariés ne se sentent pas capables de tenir dans leur travail jusqu’à leur retraite.Nous sommes convaincus que ces tendances s’expliquent en partie par des pratiques managériales inadaptées, voire délétères. Au contraire, les organisations qui réussissent à les contenir mettent en œuvre un management qui favorise l’autonomie et la participation des salariés. Or, en Europe, la France est le pays qui présente les scores les plus bas d’autonomie et de participation des travailleurs à l’organisation de leur travail, comme le souligne un récent rapport de l’inspection générale des affaires sociales. Notre management est trop descendant, trop prescripteur, peu reconnaissant, et peine à faire cas de ce qui empêche les travailleurs, manageurs inclus, de bien faire et de bien vivre leur travail, ce qui est pourtant une aspiration de premier ordre. Cela contribue directement au défaut d’attractivité si souvent déploré, avec notamment 71 % des employeurs en difficulté pour recruter." Lire l'article du Monde Handicap, grand âge : à quoi va servir le SPDA ?Revue de presse du 28 mai 2025Handicaps sévères de l’enfant, passage à l’âge adulte. Améliorer le parcours de santé afin d’accomplir ses projets de vie."L’adolescent, puis le jeune adulte en situation de handicaps sévères, présente une double vulnérabilité, celle de ses handicaps et celle de l’adolescence, période à risques dont ceux de comorbidités psychiques. Or, il est confronté au changement complet des équipes médicales, avec une spécialisation accrue et un changement de la relation médecin – patient ainsi que d’établissement médicosocial de vie qui lui sont imposés.Il y a ainsi, pour cet adulte en construction et pour ses parents, des risques graves de rupture de soins, de détresse psychologique et de rupture du parcours éducatif. Les questions traitées par ce rapport sont celles des enfants en situation de handicaps sévères, définis par le recours indispensable à une aide humaine pour leur autonomie au moins une partie du temps : paralysies cérébrales, troubles du spectre de l’autisme, maladies neuro-musculaires, troubles du développement intellectuel et polyhandicaps. Les points communs entre toutes ces situations, apparemment si différentes, sont nombreux et permettent de proposer des recommandations : considérer que l’âge n’est pas le seul facteur déterminant de la transition ; faciliter l’accès aux établissements médicaux sociaux pour adultes par une simplification de leur financement, anticiper et coordonner le processus ; fonder le projet sur les compétences et les potentialités de la personne en s’appuyant sur des évaluations précoces, tracées, actualisées, détaillées et renouvelées ; prendre en compte la double vulnérabilité de la personne ; promouvoir la communication entre tous les acteurs." Lire le rapport Un rapport parlementaire sur la pauvreté infantile"Les députées Caroline Parmentier (Rassemblement national) et Béatrice Piron (Horizons) ont présenté, mercredi 21 mai, leur rapport sur la pauvreté infantile devant la délégation des droits des enfants de l'Assemblée nationale. Le rapport fait état d'une hausse de ce phénomène en France. Au-delà de ce constat partagé et des recommandations du rapport, les deux élues font une analyse différente de la situation.En dehors des recommandations du rapport, pour la plupart communes aux deux rapporteures, la député RN a défendu l'idée que la lutte contre l'immigration irrégulière permettrait de faire baisser la pauvreté infantile en France. Sa collègue Horizons, Béatrice Piron, a quant à elle fait savoir à la délégation aux droits des enfants que le lien établi entre l'objet du rapport et l'immigration clandestine "engage uniquement Caroline Parmentier". Elles proposent :
L’affaire de Bétharram, ce n’est pas du passé : interroger l’idéologie punitive en France"Si le recours aux châtiments corporels est désormais condamné, l’idéologie qui a autorisé ces pratiques est loin d’avoir disparu en France. En témoignent ces discours faisant primer le répressif sur l’éducatif. L’affaire de Bétharram nous invite à interroger les effets de système qui perdurent et les mécanismes de reproduction de la violence."Lire l'article de The conversation La justice restaurative est-elle adaptée aux violences sexuelles ?"Le mouvement # Me Too a permis une prise de conscience salutaire de la prévalence des violences sexuelles et sexistes, qualifiées par certaines « violence de genre » car 80% des victimes sont des femmes et qu’une femme sur trois est au cours de sa vie victime d’une forme de cette violence de genre. Ajoutons que 80% d’entre elles connaissent leur agresseur mais que néanmoins très peu portent plainte et qu’encore moins voient leur agresseur condamné. La voie pénale est ardue pour elles, et elle peut donner lieu à une re-victimisation comme l’a montré le récent procès mettant en cause Gérard Depardieu.Mais beaucoup de réticences sont exprimées à l’égard des voies alternatives, on pense notamment à la médiation ou la justice restaurative. Celles-ci continueraient d’invisibiliser ce type de violences et risquent de faire peser sur la victime le poids du travail de justice. Lorsque les agresseurs sont déjà condamnés la justice restaurative permet d'apporter certaines réponses, Marie-Eve Lamoureux nous explique "le fait qu'un dialogue puisse être offert entre un auteur d'infraction et une personne victime répond à des attentes. Il y a certaines victimes qui souhaitent redonner à la personne qui a commis le crime les répercussions de leur geste. Elles veulent venir se fâcher, venir mettre de la colère parfois dans une conversation, venir chercher une fin de relation en disant « tu n'es plus mon père, mon oncle », ou au contraire, j'ai envie que suite à tout ça, il y ait une place qui te revient dans la famille, tu demeures le père des enfants. Il y a donc autant d'attentes qu'il y a de personnes qui cherchent et la justice réparatrice va être une offre de justice, un espace de justice qui est vraiment sur mesure face à ce que les gens recherchent". Ecouter l'émission Esprit de justice Revue de presse du 20 mai 2025Réforme des diplômes : rencontre entre les acteurs du travail social et le DGCS"Après avoir lancé une pétition dénonçant le manque de concertation sur la réforme en cours des diplômes de travail social, huit organisations professionnelles et syndicats (dont l'Anas, la CGT, Sud…) ont été reçues par le directeur général de la cohésion sociale (DGCS), Jean-Benoît Dujol, le 9 mai.À cette occasion, elles ont rappelé que « l’attractivité des métiers [passait] d’abord par des conditions de travail décentes et une reconnaissance forte de [leurs] missions », et que les travailleurs sociaux restaient attachés à leur « identité professionnelle ». Selon ces organisations, la réforme en cours pourrait conduire à « l'uniformisation » des formations en travail social et, à terme, la « disparition progressive » des différents métiers. Face à ces risques, elles demandent le maintien des heures de formation pratique avec les 60 semaines de stage ainsi que celui des heures de formation théorique « qui garantissent un accompagnement de qualité des apprenants ».Elles souhaitent aussi « un report » de la mise au vote de la réforme des diplômes à la commission professionnelle consultative (CPC) du travail social prévue le 3 juillet". Lire l'article du Media social Justice des mineurs : la réforme répressive d’Attal définitivement adoptée en dépit de vives critiques"Comparutions immédiates, amendes contre les parents, couvre-feux… Le texte du patron des députés macronistes a été adopté par un ultime vote au Sénat, ce lundi 19 mai. Les professionnels du secteur, mobilisés depuis des mois, se disent «atterrés».A l’issue d’un parcours législatif particulièrement tumultueux, la proposition de loi portée par le patron de Renaissance, Gabriel Attal, pour durcir la justice à l’encontre des mineurs délinquants et leurs parents, a été définitivement adoptée, lundi 19 mai, après un ultime vote au Sénat. Sans surprise : la Chambre haute, dominée par la droite, a validé ce texte à la philosophie répressive par 223 voix contre 112. La semaine passée, les députés avaient voté en faveur de la proposition de loi à 341 voix contre 187. Le texte conserve l’essentiel de ses dispositions les plus controversées, telles l’amende civile pour les parents absents aux convocations devant le juge des enfants ; la création de comparutions immédiates pour les jeunes récidivistes de plus de 16 ans, mis en cause pour des faits passibles de trois ans de prison ; la restriction du principe d’atténuation de la responsabilité et de la peine. Un principe constitutionnel qui fait qu’on ne sanctionne pas un enfant comme un adulte. Désormais, il reviendra au juge de motiver son application pour les récidivistes de plus de 16 ans, auteurs de faits passibles de cinq ans d’emprisonnement. Deux nouvelles mesures ont aussi été introduites à l’initiative du gouvernement, dont le renforcement des couvre-feux pour les mineurs." Lire l'article de Libération "Face au durcissement des politiques migratoires, le travail social montre des formes de résistance""Comment les travailleurs sociaux peuvent-ils s’adapter aux politiques migratoires actuelles, alors que certaines décisions vont à l’encontre de l’éthique et des valeurs de leur métier ? Les professionnels doivent-ils résister, réinventer le travail social, renouer avec une forme de militance ? Entretien avec le sociologue Frédéric Ballière.Extrait : "l’État français est au fond assez contraint par ses engagements internationaux (CIDH, CIDE, convention de Genève…). Alors il va durcir les conditions d’accès au séjour, les conditions de présence des étrangers, notamment en situation irrégulière, mais les personnes ne viennent pas pour les conditions d’installation en France ni les prestations sociales, mais bien parce qu’elles n’ont pas le choix ! Le travail social, lui, est traversé par ce paradoxe, qui fait qu’on a en France une population soumise à des conditions d’accès difficile et aussi une population en situation « illégale », dont l’illégalité est construite par les politiques migratoires". Lire l'article du Media social Prestations sociales : "Une offensive législative xénophobe" (Médecins du Monde)"Adoptée par le Sénat, la proposition de loi instaurant une condition de résidence de deux ans pour accéder à certaines prestations sociales suscite une vive inquiétude parmi les associations. Onze d’entre elles ont publié mardi 18 mars 2025 un communiqué dénonçant « une préférence nationale déguisée ». Matthias Thibeaud, référent plaidoyer pour Médecins du Monde, redoute une exclusion accrue des personnes en situation de précarité. Un nouveau pas vers l’exclusion sociale des étrangers ? Précarisation des familles, conséquences sur la santé des plus vulnérables, surcharge des dispositifs d’urgence. « Cette restriction d’accès aux prestations sociales pour les personnes étrangères régularisées entraînerait des conséquences dramatiques », avertit Matthias Thibeaud. Référent plaidoyer pour Médecins du Monde, il revient sur la proposition de loi imposant une condition de résidence de deux ans pour accéder à certaines prestations sociales, et redoute les graves implications."Lire l'article des ASH Revue de presse du 12 mai 2025TRIBUNE. Stop à la dégradation toujours plus sévère de la protection de l’enfance"Tenue à bout de bras par les seuls professionnels, la France ne respecte pas sa promesse aux 400 000 enfants qu’elle est censée protéger. Le collectif les 400 000 réunissant les principales associations du secteur appelle à une mobilisation nationale le 15 mai.Extrait : "à hauteur d’enfant, la situation se dégrade. Plus de 2 000 d’entre eux vivaient à la rue en septembre 2024, dont près de 500 avaient moins de 3 ans. Faute de familles d’accueil en nombre suffisant, de plus en plus de bébés placés passent les premières années de leur vie dans des pouponnières, parfois débordées, à défaut de taux d’encadrement réellement applicables". Lire l'article de Libération Faut-il fusionner le juge aux affaires familiales et le juge des enfants ?"Ces magistrats, chacun selon ses compétences, interviennent dans le champ de la protection de l’enfance avec un but commun : garantir l’intérêt supérieur de l’enfant. Certains s’interrogent d’ailleurs sur l’opportunité de réunir ces deux fonctions".Lire l'article des ASH École inclusive : les pôles d'appui à la scolarité en passe d'être consacrés par la loi"Dans le cadre de la proposition de loi « visant à renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers », le gouvernement a fait adopter par les députés, le 5 mai, une mesure « surprise » : l'inscription des pôles d'appui à la scolarité (PAS) dans le code de l'éducation.Les premiers retours au sujet des PAS – expérimentés depuis septembre 2024 dans quatre départements – « sont positifs », avance la ministre de l'Éducation nationale Élisabeth Borne. « Là où ils ont été installés, ces pôles d’appui à la scolarité sont unanimement salués : le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) les soutient, ainsi que toutes les associations accompagnant des personnes en situation de handicap », souligne-t-elle". Lire l'article du Média social ASE : renforcement des contrôles, les départements dénoncent un faux remède"Le communiqué pointe notamment « l'indigence de la psychiatrie en général et de la pédopsychiatrie en particulier », qui contraint les services sociaux à accueillir des enfants présentant des troubles psychiques lourds, sans pouvoir leur offrir une prise en charge thérapeutique adéquate : « Faute de structures adaptées, on nous demande de garder des enfants atteints de pathologies lourdes alors que nos équipes ne sont pas formées à cela »Même constat pour les mineurs délinquants : la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) ne peut plus accueillir, faute de places. Alors que la PJJ se trouve elle aussi en tension, « les juges placent dans nos structures, là aussi faute d’alternative d’État », des jeunes dont le suivi relève normalement de dispositifs judiciaires spécialisés. Résultat : des établissements de l’ASE accueillent des publics très hétérogènes, parfois violents, sans encadrement adapté ni formation spécifique du personnel.". Lire l'article des ASH Discriminations dans l'accès aux soins : des patients victimes de préjugés et de stéréotypes"Douleurs minimisées, refus de prise en charge, actes non consentis : les femmes, les personnes d'origine étrangère ou en situation de handicap sont l'objet de discriminations dans leur accès aux soins et leur parcours médical, selon un rapport de la Défenseure des droits publié le 6 mai 2025. Certes, en 2022, 224 plaintes ont été déposées devant les ordres professionnels et l'Assurance maladie et 31 réclamations ont été envoyées à la Défenseure, mais l'ampleur des discriminations dépasse "largement" ces chiffres estime le rapport.Le rapport précise que les discriminations dans les soins reposent à la fois sur :
Revue de presse du 5 mai 2025Protection de l'enfance : que font les politiques publiques ?"La Commission d'enquête de l'Assemblée nationale vient de remettre son rapport sur la protection de l'enfance et tire la sonnette d'alarme sur la situation dégradée de l'aide sociale à l'enfance : inadaptation ou non-application des dispositifs légaux, insuffisance des moyens matériels et humains... Les rapporteurs soulignent notamment la nécessité de rénover la gouvernance de la protection de l'enfance, améliorer le repérage des situations de danger, renforcer les moyens de la justice et garantir la bonne exécution des décisions d'assistance éducative, optimiser les conditions d'accueil, placer les besoins de l'enfant au cœur des décisions et répondre à la crise d'attractivité du secteur. La Bibliothèque des rapports publics vous propose de parcourir vingt-cinq ans de politiques publiques en matière de protection de l'enfance à travers sa sélection de rapports".Lire ledossier de Vie Publique Proposition de loi sur la justice des mineurs : la profession (d'avocat) fait part de son inquiétude"a proposition de loi visant à “aménager le code de la justice pénale des mineurs et certains dispositifs relatifs à la responsabilité parentale”, dite PPL Attal, sera examinée en commission mixte paritaire le mercredi 6 mai.Alors que le Sénat a adopté le texte en première lecture, la profession s’inquiète des atteintes portées aux principes essentiels de la justice des mineurs, fondée sur la primauté de l’éducatif sur le répressif." Extrait : "Ces mesures sont inefficaces : la prévention ne peut réussir sans des moyens humains et matériels suffisants, permettant l’application rapide de la loi et l’exécution effective des décisions judiciaires. La Justice a besoin de plus de juges et de personnels de greffe. La prévention passe également un renforcement des équipes d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, des services sociaux de proximité tels que la santé scolaire et la psychiatre infantile." Lire la tribune du COnseil national des barreaux L’Etsup mise en péril par un fiasco immobilier"Faute de repreneur, l’illustre école du travail social parisienne risque de fermer ses portes. Un coup dur pour une institution déjà fragilisée depuis plusieurs années. L’Etsup, l’école supérieure de travail social, n’a pas réussi à se sortir de ses difficultés. Depuis le 24 avril dernier, cet établissement d’enseignement supérieur – situé dans le 15ème arrondissement à Paris - est à la recherche d’un repreneur, sur décision de son administrateur judiciaire. A défaut d’offres d’ici au 12 mai, cette institution plus que centenaire sera liquidée, mettant fin à la procédure de sauvegarde déclenchée en janvier dernier."Lire l'article des ASH Histoire : l'adoption des pupilles sour la 3° républiqueLa question de l'adoption des enfants abandonnés, qui fait actuellement l'objet de nombreux travaux, a une histoire ancienne, ce qu'éclaire cette conférence de l'historien Antoine Rivière.Revue de presse du 29 avril 2025Protection de l'enfance : les « quatre urgences » du collectif Les 400 000"Un appel à une mobilisation conjointe de tout le secteur associatif et de la société civile est lancé pour le 15 mai dans plusieurs villes de France pour dénoncer l’état alarmant de la protection de l’enfance.« Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi Taquet, ouvrons les yeux : la protection de l’enfance reste une promesse non tenue. Depuis 2022, pas moins de 12 rapports alarmants 1 se sont succédé, représentant plus de 1800 pages et 400 recommandations, afin d’alerter, sans succès ». Face à la persistance de leurs préoccupations concernant la politique de protection de l'enfance, le collectif Les 400 000, une initiative coordonnée par la CNAPE (fédération nationale des associations de la protection de l'enfance), organise une nouvelle journée de mobilisation d'envergure nationale, le jeudi 15 mai. Ce collectif, qui réunit des associations, institutions, fédérations et acteurs de la société civile, avait déjà manifesté son inquiétude lors d'une marche nationale à Paris le 25 septembre 2024. « Nous refusons de rester les témoins impuissants d’un empilement de rapports et de recommandations sans effet. La mise en œuvre de solutions concrètes pour garantir la protection de chaque enfant en danger doit être effective, sans quoi nous continuerons à nous mobiliser », alertent les associations. Ce nouveau sursaut se traduira par des rassemblements dans « au moins » sept villes : Paris, Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille et Toulouse, impliquant « l'ensemble du secteur associatif et de la société civile »". Lire l'article de jeunesse enfance info Fin du PEAD : la Cnape plaide pour une troisième voie"Dans un document de huit pages réservé à ses membres, la fédération au service de la protection de l'enfant dresse un argumentaire pour la création d’une mesure d’« Accompagnement intensifié au domicile de l’enfant » (Aide). Elle viendrait à la place de l'actuel placement éducatif à domicile. La décision avait ébranlé une partie des acteurs de la protection de l’enfance. Dans un arrêt du 2 octobre 2024, la Cour de cassation considérait qu’un juge ne pouvait décider de confier un enfant à l’ASE et en même temps, accorder aux parents un droit d’hébergement à temps complet.La Haute juridiction remettait en cause de manière explicite le placement éducatif à domicile (PEAD), cette mesure hybride entre le milieu ouvert et le placement traditionnel, appréciée par beaucoup pour sa pertinence. (...) Le risque majeur, estime la Cnape, est d’assister à une réorientation vers des mesures d’AEMO renforcée qui ne répondent pas intégralement aux spécificités et à l’intensité des interventions développées dans le cadre du PEAD. « Cela pourrait aussi aggraver la saturation des dispositifs d’AEMO existants, incapables d’absorber l’intensité et la complexité des situations prises en charge par le PEAD. »" Lire l'article des ASH Des vidéos pour comprendre le contrôle coercitif"L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes publie aujourd’hui une série de vidéos pour mieux comprendre le contrôle coercitif.Le contrôle coercitif désigne un ensemble de stratégies mises en place par une personne pour prendre le contrôle de son ou sa partenaire, ou ex-partenaire. En Belgique, le contrôle coercitif est défini légalement depuis 2023 par la loi Stop Féminicide. Cette notion aide à mieux comprendre les violences entre (ex-)partenaires Elle montre que ces violences ne se résument pas à des actes isolés ni uniquement à de la violence physique. Au contraire, il s’agit souvent de comportements répétés et liés entre eux, qui impactent également les enfants. Mieux détecter le contrôle coercitif, c’est mieux protéger les victimes. Dématérialisation des démarches : quelles conséquences pour les personnes étrangères ?"Problèmes techniques, délais de réponse, fracture numérique... La dématérialisation des démarches ouvertes aux personnes étrangères, censée simplifier les procédures, est à l'origine de nombreux dysfonctionnements.Le point sur la mise en place de la transformation numérique et les difficultés qui en ont découlé pour les usagers étrangers." Lire l'article de Vie publique Revue de presse du 22 avril 2025Tribune : Accompagnement social généraliste : la "vision technocratique" de la Cour des comptes"Dans un rapport publié en janvier, la Cour des comptes préconise une refonte de la formation des professionnels du travail social chargés de l’accompagnement social généraliste, incluant l’arlésienne de la fusion du diplôme d’État d’assistant de service social (DEASS) avec ceux d’éducateur spécialisé (DEES) et de conseiller en économie sociale familiale (DECESF).Le rapport "s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux problèmes. Il réduit l’accompagnement social à l’« encadrement de la population », trahissant une vision paternaliste, administrative et normative du travail social, où l’humain devient une variable à gérer plutôt qu'une personne à soutenir. Ce glissement lexical traduit une conception technocratique du travail social, où la relation humaine se dissout dans des tableaux de suivi. Plutôt que d’interroger l’affaiblissement des services publics, la précarisation des professionnels et l’aggravation de la situation des personnes accompagnées, confrontées à toujours plus de complexité, la Cour préfère traquer des indicateurs mesurables, comme si le service social pouvait se réduire à une somme de rendez-vous fixés ou d’actes administratifs accomplis". Lire l'article du Media social Julie Marty: "On risque la disparition de nos métiers!""Annoncé pour la rentrée 2026, le nouveau projet de réforme de la formation des travailleurs sociaux suscite déjà l’ire des organisations et syndicats concernés.C'est la refonte des blocs de compétences vers un modèle plus homogène qui a mis le feu aux poudres. Soit, expliquent les représentants syndicaux dans un communiqué daté du 14 avril 2025, une « standardisation des compétences » qui conduirait à la disparition progressive de leurs métiers. Explications avec leur porte-parole *, Julie Marty, également co-présidente de la FNEPE (fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants). Julie Marty. Il y a un peu moins d’un an, en juillet 2024, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) nous a fait part de son projet de refonte globale des diplômes d’Etat dans le champ du social. Cela concerne celui d’Assistant de Service Social (DEASS), de Conseiller en Économie Sociale Familiale (DECESF), d’Éducateur de Jeunes Enfants (DEEJE), d’Éducateur Spécialisé (DEES) ainsi que celui d’Éducateur Technique Spécialisé (DEETS). Avec cette réforme, trois des quatre blocs de compétences seraient désormais communs et transférables à l’ensemble des diplômes d’Etat. Cela va à l’encontre du livre blanc du travail social, qui insistait sur la nécessité, pour les personnes accompagnées, de bien identifier le professionnel qui les suit." "Nos métiers sont très spécifiques : je suis éducatrice de jeunes enfants, pas assistante sociale, et ce choix répond à des motivations et une formation précises." Lire l'article des ASH Protéger l'enfant sur le long terme quand la perspective du retour en famille s'éloigne 2025Cette étude de l'ONPE s’intéresse aux besoins des enfants confiés durablement en protection de l’enfance, et décrit les pratiques départementales et judiciaires en faveur de réponses adaptées à leur apporter – parmi lesquelles les démarches de protection par le statut.Les analyses croisent les apports de la littérature scientifique, d’un examen du corpus juridique et d’un recueil de données mixtes, quantitatives et qualitatives. Elles permettent un état des lieux de la question et débouchent sur des propositions pour mieux protéger l’enfant sur le long terme, en sécurisant son parcours. L’ensemble des données recueillies au long de l’étude conduisent à préconiser, pour tous les enfants, une réflexion précoce sur le projet de vie. Cela enrichirait la démarche de projet pour l’enfant en prenant en considération les besoins primordiaux de continuité dans les expériences de vie et de stabilité des liens. Il s’agirait de penser le projet pour l’enfant autrement que comme un document administratif exclusivement centré sur la gestion du quotidien de l’enfant et le soutien à la parentalité afin d’y intégrer, dès le début des prises en charge en protection de l’enfance, une démarche de planification tenant compte de la temporalité de l’enfant et limitant les zones d’incertitude, en particulier pour lui. Télécharger l'étude Nicolas Demorand nous parle de sa bipolarité"Je suis un malade mental." Coprésentateur de la matinale de France Inter, c’est par ces mots que le journaliste Nicolas Demorand vient de rendre publique sa bipolarité. Pour en parler, il publie un livre, "Intérieur nuit", aux éditions Les Arènes."A Paris, la multiverbalisation des « indésirables », une politique « inutile et contre-productive »"Dans une étude publiée mercredi 9 avril, deux chercheuses soulignent les biais du recours par la police, en région parisienne, à des stratégies d’« éviction de l’espace public » de certaines catégories de la population.Une étude intitulée « Amendes, évictions, contrôles : la gestion des “indésirables” par la police en région parisienne » et publiée « avec le soutien de la Défenseure des droits [Claire Hédon] », mercredi 9 avril, montre des pratiques « d’éviction de l’espace de public » répétées, systématiques et enracinées dans la pratique policière envers certaines catégories de la population, « des hommes jeunes, racisés, d’origine subsaharienne ou nord-africaine en jogging et en groupe, bref, la figure typique du jeune de quartier populaire », révèle Aline Daillère, chercheuse au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, coautrice de l’étude avec Magda Boutros, du Centre de recherche sur les inégalités sociales de Sciences Po." Lire l'article du Monde Mentaliser en contexte de protection de l’enfance : un guide à l’intention des éducateurs"La plupart des enfants et des adolescents ayant vécu de la maltraitance présentent des difficultés significatives sur le plan de la mentalisation, le processus par lequel l’individu perçoit et interprète ses comportements et ceux d’autrui comme étant porteurs d’un sens et fondés sur des états mentaux (p. ex., émotions, intentions). Ces difficultés se répercutent sur la régulation affective et comportementale de ces jeunes, lesquels présentent un fonctionnement caractérisé par l’agir, la somatisation et les passages à l’acte dangereux au détriment de la parole, la pensée et la symbolisation. Ainsi, les éducateurs qui travaillent auprès de ces jeunes sont souvent confrontés à l’agressivité verbale et physique associée à leurs difficultés de mentalisation. Cette présentation décrira un guide élaboré à l’intention de ces éducateurs afin de les aider à évaluer cliniquement les difficultés de mentalisation chez ces enfants et adolescents et à intégrer la mentalisation aux interventions effectuées auprès d’eux".Revue de presse du 15 avril 2025Protection de l’enfance : un rapport parlementaire appelle l’Etat à mettre fin à un « impensé » et à « reprendre sa place »Le document, porté par la députée socialiste Isabelle Santiago, souligne la « crise d’attractivité majeure » du secteur, qui compromet gravement l’accueil des enfants, et fait une liste de 92 recommandations."Face à une situation qu’elle qualifie de « gravissime », la députée appelle à un « électrochoc ». Isabelle Santiago (Parti socialiste, Val-de-Marne) présente, mardi 8 avril, à la presse son rapport sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance. Point d’orgue des travaux (126 personnes auditionnées, huit déplacements), menés par une commission d’enquête parlementaire qui a travaillé en deux temps – interrompue par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, elle s’est reformée en octobre –, le rapport a été adopté à l’unanimité par les députés de la commission, le 1er avril. Les quelque 400 pages, consultées par Le Monde, présentent à la fois un état des lieux documenté de la crise profonde en cours (déjà réalisé par d’autres institutions, du Défenseur des droits au Conseil économique, social et environnemental) et une proposition de refonte de cette politique publique décentralisée, déclinée en 92 recommandations. Environ 397 000 enfants sont concernés, dont 56 % sont placés. Or, trop souvent, ces derniers « subissent un continuum de violences, depuis celles du foyer familial jusqu’à celles qui interviennent trop souvent dans le cadre du placement », lit-on dès l’introduction. En cause : un « impensé » de cette politique publique déléguée aux départements depuis les lois de décentralisation, en 1983. Le rapport embrasse l’ensemble des défaillances, donnant ainsi la liste des priorités. Au premier chef, la pénurie de professionnels, liée à une « crise d’attractivité majeure », qui compromet gravement l’accueil des enfants, de plus en plus nombreux à nécessiter une prise en charge. Avec 30 000 postes manquants dans le secteur médico-social, bon nombre de structures recourent à l’intérim, y compris en protection de l’enfance, ce qui a des répercussions graves à la fois sur le bon fonctionnement des équipes et sur les besoins de sécurité affective et de stabilité des enfants". Lire l'article du Monde Lire le rapport d'enquête Quelle place pour les adultes autistes ? : épisode 4/4 du podcast Autismes, les combats d’une vie"4° épisode de la passionnante série "Autisme, le combat d'une vie". Dans ce podcast, la présentation de "la Lendemaine, un foyer médicalisé situé dans l’Essonne, qui offre une alternative précieuse pour les adultes autistes avec déficience : un cadre de vie structuré, apaisant, où chacun trouve sa place. « Ici, tout le monde a sa place, si un comportement devient compliqué, on s’interroge sur notre prise en charge », explique Claire Chastenet, fondatrice du lieu." CLaire Chastenet souligne aussi qu'il faut faire attention à ne pas présenter une vitrine -regardez nos activités !- "Non, il faut penser à chacun de nos résidents, qu'est-ce qu'il fait et comment il s'accomplit, lui. Est-ce que chacun d'eux est bien, est sur une ligne de vie qui a du sens". De nombreux parcours, en amont de l'accueil à la Lendemaine, sont désolantsEcouter le podcast de LSD «Le développement d'un enfant ira mieux s’il ne voit pas d'écran avant six ans»Les écrans font aujourd'hui partie du quotidien des jeunes. Mais quel est leur impact sur leur développement?Écoutez le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine, professeur agrégé de clinique à l’Université de Montréal, discuter de cette question au micro de Patrick Lagacé. Ecouter l'interview Autisme : Les difficultés de l’inclusion scolaire"Défi majeur de nos sociétés, l’inclusion scolaire est-elle un leurre ? Entre manque de structures adaptées, formations insuffisantes et parcours chaotiques, ce documentaire explore le combat des familles pour une scolarisation digne et efficace.Ce documentaire met en lumière un enjeu majeur : offrir aux enfants autistes les outils et l’accompagnement nécessaires pour qu’ils puissent s’épanouir, à l’école comme dans la vie." Ecouter le Podcast de LSD sur France Culture Malgré un bon bilan, la menace des coupes budgétaires pèse sur les Ecoles de la deuxième chance"Le réseau E2C qui lutte pour l'insertion de ceux qui ne sont "ni en emploi, ni en études, ni en formation (Neet)" a accueilli plus de 17 000 jeunes l’an dernier avec une progression notable des candidatures spontanées et des stagiaires orientés au travers des dispositifs issus des dernières réformes de l’éducation et de l’insertion. Cette croissance pourrait cependant être remise en cause par la révision à la baisse des subventions de l’Etat et de certaines régions. C’est une nouvelle étape que vient de franchir le réseau des Ecoles de la deuxième chance (E2C) en 2024 en franchissant le cap des 17 000 jeunes en insertion - ou réinsertion - accueillis au sein de ces établissements. Très précisément, ce sont exactement 17 165 stagiaires, décrocheurs scolaires ou sans expérience professionnelle, qui, l’an passé, ont franchi les portes de l’une des 57 écoles – réparties au sein des 152 implantations territoriales – que compte l’organisation afin d’y bénéficier d’un parcours d’accompagnement vers l’emploi ou la formation.(...)les résultats en fin de parcours au sein des établissements sont plutôt bons : 61% des stagiaires sortis du cycle d’accompagnement ont connu une orientation positive vers le monde du travail avec 20% de sorties vers l’emploi (dont 2% sur des contrats aidés), 25% sur des qualifications certifiantes ou diplômantes et 16% vers un contrat d’alternance ou de professionnalisation. Un dernier mode de formation qui séduit de plus en plus les jeunes accueillis dans le réseau et plus particulièrement la frange des 16-17 ans qui étaient, l’an dernier, 20% à avoir opté pour cette voie à l’issue de leur cursus au sein d’une E2C. En 2024, 78% des jeunes de 16 à 25 ans accueillis au sein du réseau ne disposaient d’aucun diplôme ou qualification, 90% étaient sans expérience professionnelle, 31% étaient mineurs, 18% d’une nationalité étrangère, 29% issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et 7% bénéficiaient d’une reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH)". Lire l'article des ASH Haltes soins addictions : recours associatif contre "l'inaction" de l'État"Médecins du monde annonce avoir déposé deux recours contre l’État devant le juge administratif, en raison de son "obstruction" à la mise en place de nouvelles haltes soins addictions (HSA). Cette opération vise à rappeler "l’urgence d’étendre et de pérenniser les HSA" dont l’expérimentation s’achève fin 2025.C’est une démarche juridique présentée comme « inédite en Europe en matière de réduction des risques » par Médecins du monde. Le 14 avril, l’association a en effet annoncé engager deux actions en justice devant les tribunaux administratifs visant à dénoncer l’« obstruction de l’État dans la mise en place de nouvelles haltes soins addictions (HSA) en France »." Lire l'article du Média social Revue de presse du 5 avril 2025Tribune : « Une proposition de loi menace la justice des mineurs d’une désorganisation fatale »"Dans une tribune au « Monde », les anciens gardes des sceaux Christiane Taubira et Jean-Jacques Urvoas, et les anciens présidents de la commission des lois à l’Assemblée nationale Sacha Houlié et Dominique Raimbaud, s’inquiètent d’un projet qui, sous prétexte de « durcir » la justice pénale des mineurs, va plutôt, selon eux, réduire son efficacité."Extrait : "La seule « vertu » de l’introduction d’une procédure de comparution immédiate en matière de justice des mineurs serait la saturation des juridictions et le prononcé expéditif de mesures qui ne seraient, ensuite, pas exécutées, faute de places ou, pis, d’agents de la protection judiciaire de la jeunesse." Lire l'article du Monde Quelles protections pour les enfants en placement longue durée ? Approche comparée France-Québec"Le placement d’un enfant peut parfois s’étaler sur une longue période pendant laquelle il se trouve séparé de ses parents. Se pose alors la question de la préservation des liens familiaux au regard du besoin fondamental de sécurité de cet enfant. Les législations française et québécoise, qui affichent toutes deux le besoin de sécuriser les parcours des enfants, ont répondu à cette problématique en adoptant des modèles différents.Au Québec, dès les premiers articles de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ), le cadre est posé en affirmant que l’intérêt de l’enfant est la considération primordiale dans sa mise en œuvre (art. 3 LPJ) et que toute décision prise sur son fondement « doit viser la continuité des soins ainsi que la stabilité des liens d’un enfant et des conditions de vie appropriées à ses besoins et à son âge » (art. 4 LPJ). En France, la question de la sécurité du parcours de l’enfant a émergé plus tardivement. La sécurité et la permanence des liens sont alors des objectifs à atteindre, mais ils ne semblent pas constituer la considération primordiale ni pour le juge des enfants ni pour l’aide sociale à l’enfance. Alors que le Québec aménage légalement des situations de placement sur une longue durée lorsque le retour n’est pas possible, en France, les placements longs résultent plutôt de renouvellements successifs des placements à durée déterminée, conservant une idéologie du retour dans la famille d’origine. Pour mieux comprendre les effets du placement long sur la sécurisation du parcours de ces enfants, la présente étude documente les deux systèmes de droit par une recherche herméneutique traditionnelle, jointe à une analyse de la jurisprudence. La recherche repose également sur une étude qualitative qui consiste en une analyse empirique de dossiers sociaux et judiciaires d'enfants placés à long terme en France et au Québec. " Lire le rapport Articuler recherches et pratiques | État suicidaire des jeunes placésCette vidéo rend compte d'une recherche explorant la prise en charge du risque suicidaire des mineurs placés, à la croisée du champ de la santé mentale et de la protection de l’enfance.Faite par des chercheurs et chercheuses qui sont d'anciens travailleurs sociaux, elle rend compte des pratiques, des dilemmes et des épreuves des professionnels par une approche qualitative (74 entretiens).Lire le rapport sur le site de l'ONPE Assistants familiaux : une formation étoffée, un diplôme réformé"Deux textes apportent d'importants changements en matière de formation des assistants familiaux (durée allongée, contenu étoffé). Ils actent le passage du diplôme d'État d'assistant familial (DEAF) au niveau 4 et rendent obligatoire le passage des épreuves de certification.L’assistant familial est un travailleur social qui accueille à son domicile et dans sa famille des mineurs ou des jeunes majeurs. L’accueil peut être organisé au titre de la protection de l’enfance ou d’une prise en charge médico-sociale ou thérapeutique. La formation pour devenir assistant familial se divise en deux temps : la réalisation d'un stage préalable à l'accueil du premier enfant et le suivi, dans les trois ans après la signature du premier contrat de travail, d'une formation conduisant au diplôme d'État d'assistant familial (DEAF)." Les 4 domeins de formation : - DF1 « Accompagnement éducatif, affectif, social et prise en compte des besoins et droits fondamentaux de l'enfant/du jeune » : 150 heures d'enseignements ; - DF2 « Accompagnement de l'enfant/du jeune dans ses relations avec son cercle familial élargi » : 95 heures d'enseignements ; - DF3 « La place de l'enfant/du jeune au sein de sa famille d'accueil : de son arrivée à son départ » : 100 heures d'enseignements ; - DF4 « Le contexte d'intervention de l'assistant familial et travail en équipe pluriprofessionnelle » : 75 heures d'enseignements. Lire l'article du Media social Lire l'arrêté Assistants maternels et familiaux : le CSFPT plaide pour leur intégration dans la fonction publique"Le conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) plaide dans un rapport pour la titularisation, au sein d'un cadre d'emplois de catégorie B de la fonction publique territoriale, des assistants maternels et des assistants familiaux employés par les collectivités. L'enjeu est de répondre au déficit de reconnaissance dont souffrent ces professionnels et, par la même occasion, de "redonner de l’attractivité" à leurs métiers".Lire l'article de la banque des territoires Lire le rapport Procès de Marine Le Pen – l’ex-présidente du RN condamnée à deux ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate"L’ancienne présidente du Rassemblement national (RN), reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu RN), a été condamnée notamment à une peine de cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire. Ceci signifie que cette peine d’inéligibilité s’applique immédiatement, y compris en cas d’appel.Si Marine Le Pen conserve son mandat de députée du Pas-de-Calais, puisque ce dernier est en cours, les conséquences politiques du jugement sont implacables et immédiates. Dans l’attente d’une nouvelle décision de justice, elle ne pourra se présenter à aucune élection dans un délai de cinq ans, ce qui inclut l’élection présidentielle de 2027 et les prochaines élections législatives." Lirel'article du Monde L’aide sociale à l’enfance en France, un système à bout de souffle"Une pénurie de professionnels, qui conduit à espacer les visites des éducateurs chez des familles en grande vulnérabilité sociale et psychique, au risque de laisser des enfants en danger ; des magistrats qui n’ordonnent plus de mesures de placement faute de place dans les établissements de protection de l’enfance ; et un nombre toujours croissant d’enfants, y compris des tout-petits, qu’on laisse mal grandir dans des familles défaillantes ou dans des lieux d’accueil inadaptés et en sureffectif, sans plus compter les ruptures qui émaillent leurs parcours… A intervalles réguliers, les travaux menés sur la protection de l’enfance révèlent la dégradation de cette politique publique dévolue aux départements. Combien de cris d’alerte faudra-t-il ?Du Conseil économique, social et environnemental (CESE) au Défenseur des droits, en passant par la Cour des comptes, le Syndicat de la magistrature ou les associations, le message est unanime : il y a urgence à réagir et à revoir les modalités d’accueil et d’accompagnement des enfants concernés. Dernier rappel en date, l’Unicef, par la voix de sa dirigeante, Adeline Hazan, a demandé, à son tour, le 18 mars, une « véritable stratégie de réorganisation de l’aide sociale à l’enfance [ASE] ». A ce jour, 397 000 mineurs et jeunes majeurs sont concernés. Lancée au printemps 2024, interrompue par la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024, puis relancée en novembre de la même année, la commission d’enquête parlementaire sur les manquements de la protection de l’enfance rendra son rapport et ses recommandations le 8 avril. Lire l'article du Monde Mélanie Plouviez, philosophe : « La France du XXIᵉ siècle est redevenue une société d’héritiers »"Une société d’héritiers, c’est une société dans laquelle l’héritage pèse plus que le travail dans la constitution du patrimoine. Cette mécanique de l’hérédité façonne un ordre social dans lequel les plus grandes fortunes sont réservées aux individus issus de familles riches. Les autres peuvent, grâce à leurs efforts, leurs mérites ou leurs diplômes, obtenir de fortes rémunérations, mais il leur est impossible d’atteindre les positions patrimoniales les plus élevées.C’était le cas de la société française du XIXe siècle mais c’est aussi le cas de celle du XXIe siècle. Dans Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), Thomas Piketty montre en effet que la part du patrimoine hérité dans les ressources des générations nées depuis les années 1970 a retrouvé le niveau qu’elle atteignait pour les générations nées au XIXe siècle. La destruction des capitaux privés lors des deux guerres mondiales et l’instauration d’une fiscalité successorale fortement progressive avaient fait du XXe un siècle moins inégalitaire, mais aujourd’hui, la France est redevenue une société d’héritiers." Lire l'article du Monde Revue de presse du 28 mars 2025Loi sur la justice des mineurs : "C'est très grave, on reste sans voix : le texte voté est dix fois pire que ce qu'on craignait", alerte Adeline Hazan"Les sénateurs, après avoir vidé de sa substance le texte en commission, ont finalement réintroduit en séance les mesures les plus dures. Avec, en sus, la mise en place d’une comparution immédiate(Nouvelle fenêtre) en justice dès 15 ans et la limitation de l'excuse atténuante de minorité, qui veut qu’à acte égal l’auditeur de moine 18 ans encourt une peine de la moitié de celle encourue par un adulte à fait égal. Elle est parfois appelée abusivement "excuse de minorité"."C'est une loi qui veut répondre à l'émotion, poursuit l'ancienne contrôleuse générale des lieux de privations de liberté. Ce qu'il s'est passé, c'est qu'il y a eu un certain nombre de faits divers tout à fait gravissimes et personne ici ne va dire le contraire. Mais au-delà même des professionnels, tous les députés, même les membres ou les conseillers techniques du gouvernement, quand on leur en parle, sont contre. Tout le monde est contre. Mais parce qu'il faut faire plaisir à l'opinion, on la propose et on fait tout pour qu'elle soit votée : c'est la définition du populisme." Lire l'article de France Info «Le nombre de placements devrait inquiéter tout le pays» : pourquoi la France retire autant d’enfants à leur famille"En 2022, parmi les 381.000 enfants suivis par l’Aide sociale à l’enfance, 208.000 vivaient dans un foyer ou chez un assistant familial*. Retirés à leurs parents pour un an, dix ans... Depuis 2002, ce chiffre a augmenté de 40%. La croissance de la population ne suffit donc pas à le justifier. À la question place-t-on trop d’enfants ? Il existe trois réponses. La très «fermée» : non car un placement est toujours motivé. La très «ouverte» : oui car la majorité de ces décisions sont abusives. La plus consensuelle : on pourrait en tout cas en éviter une partie."Lire l'article du Figaro "Demain, certains quartiers ne seront plus couverts" (Sauvegarde Bourgogne-Franche-Comté)"Retour sur la mobilisation des éducateurs de rue du Doubs, après la décision du conseil départemental de baisser de 450 000 euros les subventions allouées à la prévention spécialisée. Avec les suppressions de postes qui vont avec.« On a l’impression que la jeunesse n’intéresse personne, alors qu’elle représente l’avenir », s’agace Anne-Claire Malcuit. Educatrice de rue depuis 30 ans dans le Doubs, elle était de la manifestation organisée lundi 24 mars, devant le conseil départemental à Besançon, pour contester les coupes budgétaires qui frappent la prévention spécialisée de plein fouet. Ce jour-là, les élus ont voté une baisse des subventions de près de 450 000 euros pour le secteur, contraignant l’ADDSEA, seule association à intervenir en prévention spécialisée dans le Doubs, à se réorganiser pour travailler avec une équipe amputée d’un tiers (suppression de 12 postes sur 36)" Lire l'article des ASH Écoles de travail social : le malaise des formateurs"Et si à l’usure des travailleurs sociaux sur le terrain répondait le malaise des formateurs en école ? Le croisement de témoignages émanant de plusieurs établissements permet de cerner les différentes pressions qui pèsent sur ces professionnels pourtant chargés de préparer la relève".L'article présente des crises dans deux établissements. "Pour Philippe Menaut, (...) les « crises managériales » dont il a connaissance dans d’autres établissements, sont « le reflet de la transformation du secteur, qui a muté, passant des valeurs d’accompagnement, de solidarité, à un marché de l’aide à la personne ». Lire l'article du Média social Le Défenseur des droits - Rapport annuel d'activité 2024"Le rapport d'activité montre une augmentation des réclamations dans l'ensemble de ses cinq domaines de compétence du Défenseur des droits que sont la défense des droits des usagers des services publics, la lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité, la défense des droits de l'enfant, la déontologie de la sécurité et l'orientation et la protection des lanceurs d’alerte.En 2024, le Défenseur des droits a reçu plus de 140 000 réclamations, demandes d'information et orientation. 74 % des médiations ont abouti à un règlement à l'amiable. Le rapport pointe une augmentation préoccupante des discriminations et actes haineux en France et en Europe. Ces discriminations concerne en particulier l'origine et la religion. Le handicap constitue toujours en 2024 le 1er critère de saisine du Défenseur des droits (22 % des réclamations pour discrimination). Le rapport présente également deux enjeux émergents : l'intelligence artificielle et l'environnement." Lire le rapport Revue de presse du 16 mars 2025Hébergement d’urgence : le gouvernement coupe court à l’expérimentation de remises à la rue"La décision, qui satisfait les associations, est un désaveu pour la préfète du Rhône, qui a proposé cette expérimentation pour libérer des places d’hébergement d’urgence.« C’est un vrai signal politique », salue Manuel Domergue, porte-parole du Collectif des associations pour le logement et directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre). Le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, François Rebsamen, a annoncé, mardi 11 mars, « mettre un terme » à une expérimentation contestée. Celle-ci prévoyait, dans le Rhône et la Haute-Garonne, de libérer des places dans l’hébergement d’urgence en remettant à la rue des personnes qui s’y trouvent." Le ministre a fait cette annonce à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement. Le député socialiste de Haute-Garonne Arnaud Simion y a dénoncé une expérimentation « brutale, inédite, une mise en concurrence des vulnérabilités », permettant d’expulser de centres d’hébergement « des personnes, souvent des femmes du reste, n’ayant pas ou plus d’enfant de moins de 3 ans et n’ayant pas de problème de santé ». Il a souligné que cette mise en œuvre serait contraire au code de l’action sociale et des familles, qui prévoit l’inconditionnalité et la continuité de l’hébergement d’urgence des personnes en détresse." Lire l'article du Monde "Accompagner les familles d'accueil, c'est un vrai jeu d'équilibre entre le pro et le perso" (Nicolas Blanchard, Chef de service)Dans ce nouvel épisode de Vocation·s, Nicolas nous fait découvrir son quotidien en tant que chef de service au Service d'Accueil Familial (SAF) de Françoise Dolto à Saint Chéron en Essonne (91).À Françoise Dolto, le Service d'Accueil Familial favorise la fluidité des parcours des enfants, notamment ceux pour qui l’accueil collectif n’est pas adapté. C'est un dispositif permettant la prise en charge d’enfants âgés de 0 à 18 ans dans le cadre d’un accueil judiciaire ou administratif. Une équipe de professionnels s’engage au quotidien pour accompagner les familles d'accueil et faciliter la prise en charge de l'enfant accueilli au sein de celle-ci." Ecouter le podcast Missions locales : "des dizaines de milliers de jeunes sur le carreau" (Synami-CFDT)"ASH : Quelle est la situation financière des missions locales après le vote du budget 2025 ? Carole Picard : Nous accusons une baisse globale des dotations d’Etat pour le financement de nos structures de 6 % au plan national. Cela peu sembler peu en termes de volume mais, sur le terrain, cela pourrait se traduire, selon les calculs de l’UNML [Union nationale des missions locales], par des pertes d’emplois de l’ordre de 15 à 20 % des effectifs ! Mais comme nous sommes un réseau de petites structures indépendantes, ce PSE [plan de sauvegarde de l'emploi] ne sera pas forcément très visible : un licenciement dans telle mission locale ; un ou deux non-renouvellements de CDD dans une autre… Il est difficile de chiffrer exactement le nombre d’emplois détruits car, au-delà des baisses de dotations nationales, il faut aussi ajouter les coupes dans les budgets des régions, autre source de financement. Sur ce plan, les situations sont très diverses : en Pays de Loire, le conseil régional a coupé l’ensemble des dotations aux associations, dont les missions locales. En Ile-de-France, nous sommes soumis à une nouvelle politique d’appels d’offres depuis 2024. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le budget dédié aux missions locales sera réduit de 40 %. En Auvergne-Rhône-Alpes, ce sera de 10 % et en Occitanie 6 %. Heureusement, un certain nombre d’autres régions ont choisi de sanctuariser nos budgets.C.P. : En situation normale, nous recevons 1,1 million de jeunes. Dont seulement une partie du million et demi de NEETs [jeunes sortis du système scolaire ou universitaire sans diplôme, emploi ou formation, ndlr] recensés en France. Ce sont en majorité des jeunes de 18 à 24 ans sortis de l’école avec un niveau BEP ou Bac. La plupart vit encore au domicile des parents, mais certains sont déjà autonomes, voire à la rue. Afin de les accompagner, nous disposions de plusieurs outils efficaces dont les budgets ont eux aussi été revus à la baisse." Lire l'article des ASH Mineurs en peine, des procureurs en première ligne"La Seine-Saint-Denis est le département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine. A Bobigny, le deuxième plus grand tribunal judiciaire de France traite plus de 150 000 crimes et délits chaque année. 11 % impliquent des mineurs, auteurs ou victimes. Pour y faire face, une Division Famille Jeunesse a été spécialement créée : la DIFAJE. Quinze procureurs s'y relaient jour et nuit. A travers des audiences quotidiennes particulièrement chargées, ces magistrats traitent des situations humaines complexes et souvent urgentes avec persévérance, portés par leur conviction que la réinsertion demeure possible pour chacun."regarder le documentaire sur France TV Marie Bergström, vigie de la révolution sexuelle en cours : « On entend un peu tout et n’importe quoi sur ce que font les jeunes en matière de sexualité »"La sociologue a supervisé avec une équipe de vingt-deux chercheurs une enquête d’une ampleur inédite sur les jeunes adultes, « La sexualité qui vient », à paraître le 20 mars. Ses résultats vont à l’encontre des idées reçues sur une génération sous influence du porno ou tentée par l’asexualité".Lire l'article du Monde Revue de presse du 9 mars 2025Éducatrices spécialisées : neuf ans après l’entrée dans la profession, une sur deux a quitté le métier"En 20221 , en France métropolitaine et dans les DROM (hors Mayotte), 116 000 éducatrices spécialisées sont en exercice, dont 79% de femmes (Nous utilisons dans cette étude l’accord au féminin car le métier recouvre une majorité de femmes). Accessible avec un diplôme d’état (bac+3), le métier d’éducatrice spécialisée concourt à l’éducation d’enfants, d’adolescents ou au soutien d’adultes présentant un handicap ou des difficultés d’insertion. L’éducatrice spécialisée aide les personnes en difficulté à restaurer ou à préserver leur autonomie et mène des actions de prévention.Neuf ans après leur entrée dans la profession au début des années 2010, une éducatrice spécialisée sur deux exerce encore Parmi les éducatrices spécialisées ayant commencé à exercer en 2011 ou en 2012, 51 % sont encore dans la profession neuf ans après leur début de carrière, ce qui constitue le taux de maintien le plus élevé parmi les professions sociales. Parmi celles qui changent de carrière, les départs se font pour moitié vers un emploi qui n’est pas dans un métier du social ou de la santé et pour un peu moins de la moitié vers d’autres métiers sociaux, comme assistante de service social ou cadre socio-éducatif. Les redirections vers les métiers de la santé restent marginales (6 % des redirections vers un emploi salarié au bout de neuf ans). Par ailleurs, les femmes et les diplômées du supérieur sont moins nombreuses à quitter le métier". Lire l'article de la Drees Quand le vécu de la précarité mène au travail social"Créé par ATD Quart Monde en région parisienne, le dispositif Osee (Osons les savoirs de l’expérience de l’exclusion) accueille sa première promotion au centre de formation Prisme à Rennes. Il s’adresse à des personnes issues de parcours heurtés qui, au cours de cette préqualification, sont accompagnées vers des métiers du social en s’appuyant sur leurs savoirs expérientiels.« Nous sommes convaincus que, même si l’école ou les expériences professionnelles ont été des étapes compliquées pour elles, ces personnes ont acquis des connaissances à travers leur expérience de vie. L’idée de cette expérimentation est de valoriser ces savoirs pour les transformer en compétences professionnelles », explique Eric Bourcier, coordinateur du dispositif à Rennes." Lire l'article des ASH Politique de la ville et prestations de la CAF en 2023"Plus de sept résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville sur dix bénéficient d’au moins une prestation légale versée par les caisses d’allocations familiales, contre quatre sur dix sur l’ensemble du territoire. Parmi les foyers allocataires de ces quartiers, les personnes seules, familles monoparentales, couples sans enfants et familles nombreuses sont surreprésentés au contraire des couples avec un ou deux enfants. Dans les quartiers prioritaires, la part d’allocataires bénéficiant de prestations sous conditions de ressources est nettement plus élevée que dans le reste du territoire".(...) "Deux tiers des foyers allocataires vivant en QPV bénéficient d’au moins une prestation sous conditions de ressources, contre la moitié seulement sur l’ensemble du territoire. La part d’allocataires percevant des aides au logement est nettement plus élevée dans les QPV (63 % contre 42 %) et celle des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) y est doublée (25 % contre 13 %)" Lire le dossier de l'INSEE Affaire Bétharram : depuis quand les violences physiques ne sont plus tolérées à l’école en France ?Lire l'article de France Info Revue de presse du 24 février 2025"La France mène une politique migratoire de plus en plus maltraitante" (Samu social)"Une nouvelle circulaire du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, publiée le 23 janvier, annonce restreindre davantage l'admission exceptionnelle au séjour. « Un durcissement » dénoncé par Vanessa Benoit, directrice générale du Samusocial de Paris.Après une loi « asile et immigration » déjà décriée par les associations, la dernière circulaire émanant du ministre de l'Intérieur – venant abroger celle de Manuel Valls (2012) – durcit encore les conditions de régularisation, entre autres à travers de plus strictes conditions d'intégration. Le point avec la directrice générale du Samu social, Vanessa Benoit." Extrait : ASH : Avant même cette circulaire, quelles sont les difficultés pour accompagner l’obtention d’un titre de séjour ? Vanessa Benoit : Aujourd’hui à Paris, le délai moyen entre la prise de rendez-vous et la décision de la préfecture – qu’elle soit positive ou négative – est de 32 mois et demi. C’est ce que nous constatons sur le terrain et ce que reconnaissent aussi les services de la préfecture de police. On est quasiment à trois ans d’attente. Les démarches de régularisation sont longues et compliquées. Au préalable, il faut déjà plus de six mois pour obtenir un rendez-vous et le temps d’instruction du dossier. Le deuxième obstacle : la dématérialisation massive des procédures via le téléservice « ANEF ». Ce système ne convient pas à tout le monde car il nécessite une maîtrise des outils numériques. Par ailleurs, une procédure dématérialisée fonctionne sur des cas très standards, alors que la réalité administrative des personnes est souvent complexe. Avant, au guichet, il était possible d’expliquer sa situation. Ce n’est plus le cas avec un service en ligne. Que fait-on des personnes qui n’entrent pas dans les cases du système informatique ? Enfin, il y a un vrai problème dans la transmission d’informations entre l’ANEF et les préfectures. Cela crée des pertes de dossiers et des ruptures de droits". Lire l'article des ASH Le collectif Cause Majeur ! alerte sur la dégradation de l’accompagnement des jeunes majeur·e·s"Début février 2025, et pour la troisième année consécutive, Cause Majeur ! publie les résultats d’une enquête réalisée auprès des professionnel∙le∙s sur la mise en application de cette loi : « […] si nous pouvions parler de bilan en demi-teinte en 2023 et d’absence d’amélioration notable en 2024, le collectif Cause Majeur ! alerte cette année sur la dégradation de l’accompagnement des jeunes majeur·e·s en France. Les inégalités territoriales et la non-effectivité des droits des jeunes majeur·e·s persistent. Florine Pruchon, coordinatrice du collectif et Responsable du pôle plaidoyer chez SOS Villages d’Enfants, insiste : « En moyenne, les jeunes sont accompagné⋅es pendant 21 mois et non pas jusqu’à leurs 21 ans. Il est nécessaire de clarifier, au plus vite, la loi du 7 février 2022 afin que TOU·TE·S les jeunes en situation de vulnérabilité aient les mêmes droits et puissent être accompagné·e·s à minima jusqu’à 21 ans voire jusqu’à 25 ans si nécessaire, quels que soient leur parcours ou origine. »Lire l'article de la FAS Ouverture du procès Le Scouarnec, la plus grosse affaire de pédocriminalité jamais jugée en France"L’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec, 74 ans, comparait pour 4 mois devant la cour criminelle du Morbihan, pour des agressions sexuelles et viols commis pendant trois décennies, dans une dizaine d’hôpitaux et de cliniques où il exerçait. Des faits qu'il consignait scrupuleusement dans des carnets.Les faits se produisaient lors d’une anesthésie générale, en salle de réveil ou en consultation. Joël Le Scouarnec a répertorié ses actes avec précision, ce qui a permis aux enquêteurs d’identifier 314 victimes entre 1986 et 2014, hommes et femmes, indifféremment. La plus jeune avait 11 mois, la plus âgée 70 ans, mais la moyenne d’âge de toutes ces victimes est de 11 ans. Pour 15 d’entre elles, les faits ont été prescrits : Joël Le Scouarnec va donc répondre des viols et agressions sexuelles de 299 hommes et femmes, dont les deux tiers devraient être présents à Vannes." Ecouter le Podcast de Radio France Précarité : 60 organisations s’engagent pour le droit à l’alimentation pour tous"« La faim progresse, les inégalités sociales se creusent, et les maladies liées à l’alimentation comme l’obésité ou le diabète explosent. » Telle est la nature des constats dressés par 60 organisations comme la Fédération des acteurs de la solidarité, Action contre la faim ou le Secours catholique, pour interpeller l’ensemble des députés et sénateurs. Dans un manifeste publié au lendemain de l’annonce d’une résolution parlementaire sur la reconnaissance du droit à l’alimentation et l’adoption d’une loi-cadre portée par 103 députés, les associations appellent à une « mobilisation forte de la part des élus ». Objectif : rendre réel le droit à l’alimentation pour tous."Lire l'article des ASH Revue de presse du 17 février 2025Justice des mineurs : « Ce discours répressif a existé à plusieurs reprises dans l’histoire »Au moment où un texte porté par Gabriel Attal proposant de pénaliser plus durement les jeunes délinquants est présenté aux députés, l’historienne Véronique Blanchard, spécialiste de l’enfance et de la jeunesse, rappelle, dans un entretien au « Monde », que l’approche répressive en matière de délinquance des mineurs a longtemps été privilégiée à l’approche éducative par les pouvoirs publics, sans succès.C’est inquiétant de voir se répéter un discours politique sur une hypothétique croissance de la délinquance juvénile. Ce n’est absolument pas ce que montrent les statistiques d’Etat. On assiste là à une forme d’irrationalité, décorrélée de toute réalité statistique et sociologique. Comme une pensée magique. En revanche, ce que l’on entend peu, c’est que l’histoire de la répression et de la punition en matière de délinquance juvénile est bien plus longue que le choix de l’éducatif et de la protection de la jeunesse délinquante, et ça n’a jamais fonctionné. Notre société pourrait faire un autre choix, celui de l’accompagnement, de l’éducation et du temps. En tant qu’ancienne éducatrice, je sais à quel point cela permet à des enfants de retrouver une place dans la société et d’en accepter les règles". Lire l'article du Monde Comment la loi sur l’immigration détruit le modèle de protection des jeunes majeurs"Les dispositions portées par la législation sur le contrôle de l’immigration ont des conséquences directes sur l’accompagnement à la majorité effectuée par les départements. De nombreux jeunes soutenus par l’aide sociale à l’enfance voient leur projet de vie stoppé inopinément. Quatre organisations de la protection de l'enfance – Uniopss, France terre d’asile, Apprentis d’Auteuil et Cause majeure ! – dénoncent les répercussions de la loi « asile et immigration », prévoyant notamment la création d'un fichier des mineurs étrangers isolés délinquants, et soulignent plus largement les injonctions paradoxales insufflées par les textes législatifs dans un communiqué publié le 20 février.En effet, si la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite « loi Taquet », a consacré l’obligation pour les départements de proposer un accompagnement aux jeunes majeurs confiés à l’aide sociale à l'enfance (ASE), la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration vient percuter la portée de cette disposition. En cause, le fait de laisser aux départements le pouvoir de décider d’accompagner ou non les jeunes répondant aux critères prévus, à savoir des jeunes accompagnés sans ressources ni soutien familial suffisants jusqu’à leurs 21 ans. Une prérogative qui touche tacitement les anciens mineurs non accompagnés (MNA) faisant l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire (OQTF). Ruptures de parcours sèches « Alors que les ambitions portées par la loi de 2022 en matière de lutte contre les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance ne sont toujours pas effectives, les effets de la loi de 2024 se sont, eux, rapidement manifestés », commentent les associations. Lire l'article des ASH Revue de presse du 10 février 2025L’offensive médiatique de Bruno Retailleau et Gérald Darmanin pour réclamer une justice plus sévère à l’encontre des mineurs"Un plateau de télévision, un studio de radio : deux salles et deux ambiances. Lundi 27 janvier, le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et son collègue de la justice – et prédécesseur Place Beauvau – Gérald Darmanin, ont mené l’offensive médiatique, deux jours après la mort d’Elias, 14 ans, poignardé à mort pour son portable, à Paris.>Au journal de 20 heures, sur TF1, interrogé d’emblée sur « l’affaire Elias » et l’interpellation de deux suspects âgés de 16 et 17 ans – déjà présentés à la justice en octobre 2024 pour des vols avec violence et qui ont été mis en examen dans la soirée de lundi –, M. Darmanin a déclaré vouloir changer « de système » pour « sanctionner dès la première faute », appelant à « une comparution immédiate pour les mineurs »." Lire l'article du Monde Un quart des enfants de moins de 6 ans vivant en famille monoparentale n’ont aucun contact avec leur père"Fin 2021, 12 % des enfants de moins de 6 ans vivent dans une famille monoparentale (517 000 enfants). Pour ces enfants, la résidence alternée, c’est-à-dire vivre de manière équilibrée au domicile des deux parents, est peu répandue (13 %) et la résidence principale chez le père très rare (4 %). Le plus souvent, ils vivent majoritairement chez leur mère (83 %). Dans ce cas, la prise en charge de l’enfant par le père est très variable. Ainsi, 25 % des enfants de moins de 6 ans vivant en famille monoparentale – soit environ 130 000 – n’ont aucun contact avec leur père (graphique ci-dessous). Pour ces derniers, la séparation des parents est plus souvent précoce et la situation économique des familles, plus précaire. Par ailleurs, 13 % passent un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires chez leur père, ce qui correspond au droit de visite et d’hébergement (DVH) « classique ». Enfin, la plupart d'entre eux, 45 %, se trouvent dans une situation intermédiaire : certains sont hébergés chez leur père, mais moins souvent que dans le cadre d’un DVH classique ou sont simplement en contact avec lui".Lire l'étude de la Drees Préserver l'apport singulier des pairs : un enjeu pour le travail social"Dans une équipe, la présence d'un travailleur pair peut être une vraie plus-value, notamment parce qu'il incarne concrètement l'espoir d'un autre avenir possible pour les personnes accompagnées. Encore jeune, ce métier au statut fragile vient questionner des organisations sans avoir toujours le pouvoir de les transformer.(...) Ayant d'abord intégré les secteurs de l'addiction, la réduction des risques et la santé mentale, des travailleurs pairs commencent à rejoindre les champs de l'hébergement, de la grande précarité et du handicap. Mais ils restent très minoritaires. « Il n’y a même pas 2 000 postes salariés en France », évalue Ève Gardien, responsable scientifique du programme EXPAIRs. Lire l'article du Media social Logement des jeunes : un défi social à relever"La commission de l’insertion des jeunes du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ), ainsi que le groupe de travail « Logement des jeunes » du Conseil national de l’habitat (CNH), ont récemment adopté le rapport Logement des jeunes : une urgence sociale !Ce rapport met en avant les nombreuses inégalités qui persistent dans l’accès au logement des jeunes : forte tension sur le parc privé, concurrence avec l’offre locative saisonnière, insuffisance de logements dédiés aux jeunes actifs et aux étudiants, etc. Ces constats soulignent la nécessité d’une politique ambitieuse et structurante pour élargir et rendre plus accessible l’offre de logements destinée aux jeunes. Face à ce constat, les membres de la commission de l’insertion des jeunes du COJ, dont l’Unccas, ainsi que des experts des politiques d’habitat et de logement du CNH, ont travaillé conjointement afin de formuler des recommandations pour des solutions adaptées. L’une des contributions de l’Unccas met en avant le rôle des CCAS/CIAS dans l’accompagnement des jeunes vers le logement et l’hébergement. Dans le cadre de leurs missions globales de prévention et de développement social, les CCAS et CIAS apportent un soutien aux jeunes rencontrant des difficultés d’accès au logement, en leur proposant conseils et accompagnement". Lire l'article de l'UNCCAS Revue de presse du 3 février 2025La Défenseure des droits interpelle l’Etat après de « lourdes défaillances » constatées dans la protection de l’enfance"Accroître le soutien financier aux départements, recruter davantage d’assistants sociaux en milieu scolaire, renforcer les moyens de la justice : la Défenseure des droits interpelle l’Etat et le presse d’agir face aux « lourdes défaillances » observées dans la protection de l’enfance, dans une décision parue mercredi 29 janvier.Dirigée par Claire Hédon, l’autorité indépendante, dont l’une des prérogatives est de veiller au respect des droits des enfants, demande au gouvernement de « rendre compte des suites données » à ses recommandations dans un « délai de quatre mois ». Dans sa « décision-cadre » d’une soixantaine de pages, la Défenseure des droits fait le constat qu’en dépit de nombreuses interpellations, la situation de la protection de l’enfance « se dégrade, de manière plus marquée ces dernières années ». Lire l'article du Monde Lire la décision Mal-logement : 15 millions de personnes touchées par la crise"Rendu public le 3 février, la 30e édition du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre montre une nouvelle fois les conditions délétères d’habitation subies par des millions de ménages. Cette année, la fondation pointe aussi les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap.4,2 millions de personnes souffrent de mal-logement ou d’absence de logement. Les premiers chiffres publiés le 3 février dans le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement donnent le ton quant aux conditions précaires dans lesquelles sont contraints de vivre les publics les plus vulnérables. Plus d’un million de personnes sans domicile Sur la base de données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ainsi que de l’actualisation de données administratives (1), le document décline une multitude de degrés aux situations de mal-logement : Lire l'article des ASH acceder au dossier de la fondation abbé Pierre « Dix ans de non-accueil des personnes exilées en France » : le constat d’un collectif de plus de 80 organisations humanitaires et syndicales"Il est urgent de résoudre dix ans d’une situation intenable : celle du non-accueil et de la violence institutionnelle envers les personnes exilées. En 2015, le nombre de personnes venues demander l’asile en Europe augmente soudainement. Cette situation, rendue visible à Paris par l’installation de centaines puis de milliers de personnes dans des campements de rue, est depuis qualifiée de « crise migratoire ». Une appellation que nous rejetons, constatant quotidiennement sur le terrain que c’est le système d’accueil qui est en crise. Pour les familles, les enfants, les femmes et les hommes qui survivent dans ces lieux de vie informels, les conditions de vie sont délétères pour leur santé physique et psychique et parfois fatales.Bien que très visible à Paris, cette situation a des répercussions nationales : le cycle infernal de démantèlement de ces campements et d’opérations de « mise à l’abri » s’accompagne de la délocalisation en bus de ces personnes vers d’autres régions, la plupart du temps sans concertation avec elles. Elles subissent alors une perte de repères, de ressources et d’opportunités dans un contexte déjà précaire d’hypermobilité. Par ailleurs, Paris est souvent un lieu d’étape avant le littoral des Hauts-de-France, où les atteintes aux droits fondamentaux sont innombrables et mortifères". Lire l'article du Monde Qu'est-ce que le "contrôle coercitif" ?"Pour la première fois, une juridiction française a fait explicitement le lien entre les violences répréhensibles par la loi et un certain type de comportements quotidiens dont aucun pris isolément n’est en soi répréhensible, mais dont l’accumulation au fil des années dessine une relation dégradante faite de disqualification et de destruction.Le contrôle coercitif est une "conduite calculée et malveillante déployée presque exclusivement par les hommes pour dominer une femme, en entremêlant des violences physiques répétées avec des tactiques de contrôle tout aussi importantes" : isolement, privation de droits et de ressources des femmes, exploitation de leurs ressources, régulation de leur comportement quotidien pour contraindre à l'obéissance, intimidation, menaces, envahissement de l’espace personnel de l’autre, à exercer sur elle un contrôle permanent, à multiplier les actes d’intimidation et de traque (stalking), ce qui condamne à l’isolement et à la disparition de toute autonomie." Ecouter le Podcast d'Esprit de justice Métropole de Lyon : RSA, RSJ – Quand les faits font tomber les idées reçues."Le débat sur les aides sociales est souvent enfermé dans des oppositions idéologiques où les faits sont mis de côté. Depuis plusieurs années, certains discours insistent sur l’idée que les dispositifs comme le Revenu de Solidarité Active (RSA) ou le Revenu de Solidarité Jeunes (RSJ) que nous avons mis en place en 2021 pour combler le manque d'aide financière entre 18 et 25 ans, seraient en réalité une incitation à l’inactivité. On parle d’un “piège à assistanat”, d’une aide qui “maintient dans la dépendance”, voire d’un “argent de poche” pour ceux qui ne voudraient pas travailler. Ces affirmations se heurtent pourtant à une réalité bien différente, que l’expérimentation menée par la Métropole de Lyon permet aujourd’hui de mesurer avec précision.Loin d’être des "revenus d’oisiveté", ces aides constituent un levier efficace pour l’insertion et le retour à l’emploi, à condition qu’un accompagnement de qualité soit proposé aux bénéficiaires." Lire l'article sur Linkedin Cyclone Chido : que contient vraiment le projet de loi urgence Mayotte ?"Plus grosse crise de sécurité civile du pays depuis la Seconde Guerre mondiale, la situation observée sur l’île de Mayotte depuis le passage du cyclone Chido en décembre dernier laisse la population dans une profonde situation de détresse économique et sociale. Décryptage des volontés gouvernementales pour améliorer la situation, en dépit de la défiance des Mahorais. Accélérer et soutenir financièrement les populations de Mayotte. Telle est l’ambition du projet de loi d’urgence pour Mayotte dont l’examen en séance publique au Sénat est prévu le 3 février 2025.Avec 39 morts et plus de 4 000 blessés, les conséquences du passage du cyclone Chido sur l’archipel de Mayotte le 14 décembre dernier se révèlent lourdes sur le plan humain. Mais laissent également la population dans une situation économique et financière sinistrée. Les trois quarts des bâtiments ont en effet été touchés par la catastrophe, pour un coût total des dommages évalué à 2 milliards d’euros. Situation déjà dégradée S’y ajoute le contexte préalable : la situation de Mayotte est de longue date structurellement dégradée sur les plans de l’accès au logement et aux services publics. Ce qui exacerbe le sentiment d’abandon et de défiance de la population à l’égard de l’Etat." Lire l'article des ASH Revue de presse du 25 janvier 2025Formations en travail social : l’Unaforis répond à la Cour des comptesRéagissant au rapport de la Cour des comptes sur la formation des travailleurs sociaux, l'Union nationale des acteurs de formation et de recherche en intervention sociale (Unaforis) revient sur le "fort dissensus" qui pèse sur "l’universitarisation" de ces cursus. Elle se dit prête à contribuer aux concertations qui pourraient donner lieu à un diplôme unique.Rendu public le 20 janvier, le rapport complémentaire de la Cour des comptes présente une analyse de « la formation initiale des travailleurs sociaux chargés de l'accompagnement social généraliste » et son coût pour les finances publiques. Il y met en lumière les principaux enjeux du système dans le contexte de perte d’attractivité des métiers du social. Fragilisation des écoles Parmi eux, la fragilisation des écoles de travail social, en particulier des plus petits établissements, qui a déjà fait l’objet d’une alerte de l’Union nationale des acteurs de la formation et de la recherche en intervention sociale (Unaforis) à l’été 2023. Lire l'article du Media social Un rapport de la cours des comptes sur la formation initiale des travailleurs sociaux"Le nombre de formation aux métiers du travail social a très fortement augmenté depuis le début des années 2000 et sous l’impulsion des régions, le réseau des établissements de formation et de leurs antennes s’est fortement densifié. Cette volonté a largement résulté du choix de certains exécutifs régionaux d’assurer un service de proximité, largement accessible sur l’ensemble du territoire régional, pour assurer un égal accès des publics à ces formations, ce qui en a amélioré également l’attractivité.Aujourd’hui, dans certaines régions, cette densification a sans doute atteint ses limites et pose la question de la viabilité économique des établissements et de leur modèle économique, avec une fragilisation de certaines structures, vulnérables du fait de leur faible assise financière. Ce risque économique et financier pour les structures et les régions se double d’un risque pédagogique, la qualité pédagogique de l’offre de formation étant plus difficile à assurer dans des établissements de petite taille ou isolés, bien que ce risque soit difficile à documenter en l’absence de contrôle pédagogique assuré par les Dreets. Face à ces risques, l’option de l’universitarisation des formations, qui est un horizon évoqué par de nombreux acteurs comme étant à la fois utile et souhaitable, pourrait constituer une voie de consolidation. Faute de consensus sur le sens et les modalités de ce rapprochement, et compte tenu de la spécificité reconnue (et par ailleurs prévue par le CASF) de la formation très professionnalisante des filières conduisant aux diplômes du travail social, les points de vue demeurent très divergents et il paraît difficile aujourd’hui de voir se dessiner un contenu clair et cohérent à ce processus". Télécharger le rapport Alerte sur l'éducation populaire"Alors que la situation des employeurs associatifs du secteur s’est encore dégradée, Hexopée, leur fédération patronale, appelle à nouveau à l’organisation d’une conférence des financeurs sous la houlette de l’Etat. Alerte sur l’éducation populaire ! Si les financements publics ne sont pas au rendez-vous cette année, 2025 pourrait se révéler encore plus délétère pour les 14 000 associations employeuses des secteurs de l’éducation, de la culture, des loisirs et de l'animation, du sport, du tourisme social et familial, de l'habitat et du logement accompagné, prévient leur fédération professionnelle, Hexopée, à l’occasion de la publication de son baromètre annuel dévoilé le 22 janvier.18% des structures recourent aux licenciements C’est un fait : alors que le pays ne s’est toujours pas doté d’un budget pour 2025, l’éducation populaire est au bord de la rupture. Déjà malmenées depuis 2022 par la diminution continue des subventions publiques (33% des associations interrogées fin 2024 dans le cadre de l’enquête réalisée par Hexopée en font mention) et les conséquences d’une crise inflationniste qui touche 76% d’entre elles, les associations du secteur sont sous tension. 20% ont déjà dû réduire leur masse salariale en 2024 et la tendance est à la hausse puisque 22% se disent contraintes de tailler dans leur masse salariale cette année. Si cette réduction des coûts passe parfois par la mise en stand-by de recrutements ou par le non-remplacements de salariés partis (72% des cas), cela peut aussi se traduire par des licenciements pour 18% d’entre elles". Lire l'article des ASH Narcotrafic : pourquoi la France ne parvient pas à stopper son expansion"Le rapport du Sénat sur l’« impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier » donnera lieu à une proposition de loi, ce mercredi 22 janvier. Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et le ministre de la justice, Gérald Darmanin, multiplient les annonces chocs sur ce sujet. Pourtant, après des années de montée en puissance du dispositif juridique et policier, le nombre de victimes de règlements de comptes et les tonnes de marchandises importées sur le territoire ne diminuent pas. Comment l’expliquer ? Comment y remédier ?Malgré un arsenal parmi les plus répressifs d’Europe, la France est depuis des années l’un des pays les plus gros consommateurs de stupéfiants. Stéphanie Cherbonnier, ancienne directrice de l’Ofast (Office anti-stupéfiants, l’agence chargée de coordonner la lutte contre le trafic de stupéfiants sur le territoire français), estimait en 2022 à 900 000 les consommateurs quotidiens de cannabis et à 600 000 les personnes ayant touché à la cocaïne en France. On pourrait considérer que la demande crée l’offre mais cela serait se méprendre sur la spécificité de substances addictives. En réalité, l’offre croissante s’écoule via des stratégies marketing élaborées. Les réseaux criminels ont tiré des leçons du confinement sanitaire de 2020. Contraints de développer des modes alternatifs au traditionnel point de deal pour approvisionner le consommateur final, ils se sont tournés vers les réseaux sociaux et les livraisons à domicile. Initialement artisanales, ces pratiques se sont littéralement professionnalisées." Lire l'article de The Conversation Aux assises de l’Hérault, le supplice d’Amandine, morte de faim à 13 ansSandrine Pissarra, qui privait sa fille de nourriture et la cloîtrait dans un débarras sans fenêtre, a été condamnée, vendredi, à la réclusion criminelle à perpétuité avec sûreté des deux tiers – le maximum encouru –, pour « actes de torture ou de barbarie ».Entre 2010 et 2014, l’école maternelle puis l’école primaire font trois signalements – qui n’aboutissent à rien – pour des traces de coup ou des brûlures suspectes, et parce qu’Amandine vole les goûters de ses camarades ou va repêcher des restes dans les poubelles. Lire l'article du Monde "On a 4 fois plus de probabilité d'être en mauvaise santé mentale au travail si on n'a pas confiance en l'avenir", alerte le fondateur du cabinet Qualisocial""Dans le secteur médico-social, 34% des salariés sont en mauvaise santé mentale, soit une personne sur trois, comme dans l'administration publique", constate notamment Camy Puech, fondateur de Qualisocial. Ce cabinet a publié jeudi son baromètre annuel sur la santé mentale au travail."Est-ce que mon employeur se soucie de ma santé ? C'est important que les salariés répondent oui à cette question", estime Camy Puech, le fondateur du cabinet Qualisocial, interrogé par franceinfo." Lire l'article de France Info Revue de presse du 18 janvier 2025Discontinuité des parcours : quelle protection pour les jeunes accueillis ?"Les changements de lieux d’accueil constituent une source importante d’insécurité et de stress. Alors que la loi du 14 mars 2016 a irme l’importance de stabiliser les parcours pour assurer aux jeunes une qualité de liens essentielle à leur restauration psychique, ces changements répétés altèrent leurs repères. Pourquoi de telles ruptures ? Quels en sont les e ets aggravants sur la régulation des émotions des jeunes ?"télécharger le document Rhizome n°90-91 – Anxiéter"Le titre de ce numéro de Rhizome, "Anxieter", "suggère l’idée que l’anxiété est un processus, travaillant les sujets en profondeur. Il invite aussi les lectrices et lecteurs à interroger comment l’anxiété se pense, s’objective, se fabrique, se vit, se propage, se soigne et se dépasse.Ce numéro rappelle également que les personnes les plus précaires sont parmi les plus exposées aux troubles anxieux, l’anxiété se nourrissant des inégalités socio-économiques et du manque de soutien social. Il ouvre ainsi un espace pour accueillir les expériences singulières et les initiatives collectives, permettant à nos angoisses de trouver une voix et un sens". Télécharger le PDF du numéro Les nouvelles modalités de l'ordonnance provisoire de protection immédiate"Un décret d’application de la loi améliorant la protection des victimes de violences conjugales devrait paraitre, en septembre 2025, pour énoncer les conditions dans lesquelles l’adresse de la personne protégée peut être dissimulée. Dans l’attente de sa publication, un premier texte a été publié au Journal officiel du 16 janvier 2025.Le 13 juin 2024, la loi relative au renforcement de l’ordonnance de protection et à l’ordonnance provisoire de protection immédiate était promulguée. En plus de créer un dispositif supplémentaire, elle venait renforcer un outil déjà existant, permettant de protéger en urgence la victime de violences conjugales. Un décret d’application du 15 janvier 2025 vient notamment préciser les modalités d’attribution". Lire l'article des ASH La psychiatrie publique en France, un système à bout de souffleUn article du Monde, très documenté et inquiétant, sur l'état de la psychiatrie en France. Il montre "l’effet domino des services publics qui tombent" « La question de fond, c’est l’état des services publics en France : l’école, l’hôpital, la justice. Nos patients ont besoin des trois parce qu’ils sont parmi les plus vulnérables des vulnérables. Eux paient comptant lorsque cela se dégrade. »« Sur notre territoire, des services pépites coexistent avec des endroits d’où tout espoir est absent » Seulement "10 % ont été certifiés avec une mention « haute qualité de soins »" "Les hôpitaux publics sont confrontés à la fuite des cerveaux de soignants vers des établissements (privés) avec plus de ressources et moins de pression sur la continuité des soins, donc de gardes. « Il y a un aspirateur à compétences chez eux avec moins de contraintes et plus d’argent pour des patients moins lourds". Lire l'article du Monde Revue de presse du 11 janvier 2025Le parcours d’obstacles des AESH, piliers oubliés de l’école inclusive : « Je suis au bout du rouleau, à passer d’un élève à l’autre »"Une association bretonne d’accompagnants d’élèves en situation de handicap dénonce la dégradation de leurs conditions de travail et défend leurs revendications jusqu’au Parlement. (...) « Alors qu’ils participent à l’inclusion des élèves en situation de handicap à l’école, ils sont les grands oubliés du système de l’éducation nationale », a argumenté Corentin Le Fur, déplorant la faiblesse de leur rémunération – 900 euros mensuels en moyenne pour vingt-quatre heures de temps partiel non choisi – et leur manque de préparation. La formation initiale ne dure en effet que soixante heures pour accompagner des enfants aux handicaps très différents, des troubles autistiques aux maladies neurodégénératives, comme la myopathie."Lire l'article du Monde Voir la page Facebook de l'association AESH en lumière Inceste : la Ciivise maintient la ligne d’écoute des victimes de violences sexuelles dans l’enfance"La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a renouvelé, vendredi 10 janvier, sa convention de partenariat avec le Collectif féministe contre le viol (CFCV) pour maintenir la ligne d’écoute des victimes de violences sexuelles dans l’enfance, qui a reçu 1 800 appels en 2024.La ligne a reçu 7 000 appels depuis le lancement de l’appel à témoignages en 2021, dont les quatre cinquièmes provenaient de personnes de sexe féminin. « Cinq pour cent des appels sur cette ligne sont des appels de parents protecteurs, essentiellement des mères, qui vivent un véritable calvaire » pour essayer de protéger leur enfant de l’inceste, a expliqué lors d’une conférence de presse Emmanuelle Piet, médecin et présidente du CFCV. Le collectif a fait 700 signalements aux autorités sur quatre ans, dont 247 en 2024. « Nous faisons le signalement et parfois nous écrivons à l’inspection académique pour s’étonner que la petite qui a dénoncé un viol continue à être maintenue dans la classe avec les présumés agresseurs, ce qui n’est pas conforme au principe de précaution », a déclaré Mme Piet. Lire l'article du Monde [Vidéos] Etre parents, c'est... oser demander de l'aideDans une enquète sur l'épuisement parental pour Yapaka, les chercheurs observaient : "L’épuisement parental est vécu par de nombreux parents comme une situation honteuse et difficile à évoquer avec les proches parce qu’encore peu reconnue socialement.D'où une campagne pour faire témoigner les personnes qui ont dépassé cette difficulté et pu être aidés. Accèder aux vidéos Les pistes de l'Igas pour lutter contre la pauvreté des jeunes en zone rurale"A l’issue d’une mission lancée en février 2024, un rapport propose des solutions pour pallier le manque de moyens alloués aux jeunes précaires des territoires ruraux. Il s'agit entre autres d'améliorer leur accès à l'emploi.Dans un rapport publié le 7 janvier 2025, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) s’est intéressée à la jeunesse rurale. Elle a plus particulièrement décidé de se pencher sur leurs conditions matérielles « pour identifier ce que la résidence dans un territoire rural produit sur les transitions entre l’enfance et l’âge adulte et sur les phénomènes de pauvreté ». Pour répondre au mieux à l’objectif de cette mission, l’organisme a choisi d'analyser la situation d’individus âgés de 16 à 29 ans, d’interroger les organismes départementaux et les personnes accompagnées par les missions locales sur huit territoires (Nord de l’Aisne, Nièvre - Morvan, Sud Ardèche, Lodévois, Orne, Calvados, Deux-Sèvres et Nord Seine-et-Marne)." Lire l'article des ASH Etude de cohorte sur les parcours de prise en charge à la protection judiciaire de la jeunesse"Cette étude met en lumière la diversité des parcours pénaux des mineurs suivis par la PJJ : certains connaissent des prises en charge très courtes (quelques mois), uniquement en milieu ouvert, tandis que d’autres sont suivis pendant plusieurs années et connaissent plusieurs modalités de prise en charge. Si les parcours les plus complexes sont ceux qui attirent le plus l’attention des institutions et des chercheurs, en raison des défis que posent leur prise en charge et de l’ampleur des moyens qu’elle mobilise, cette étude montre que seule une minorité des jeunes suivis par la PJJ sont concernés par de tels parcours : à peine plus d’un tiers des jeunes est suivi pendant plus d’un an, et moins d’un jeune sur 10 connaîtra au cours de son parcours un placement et/ou une incarcération".Télécharger l'étude La protection de l'enfance selon Flore Capelier"Le 28 décembre 2024, Emmanuel Macron annonçait la création d'un Haut-commissariat à l'enfance, afin de « préserver [le sujet] de l’instabilité politique », faisant suite à la disparition d'un ministère consacré à l'enfance lors de la formation du gouvernement Bayrou. Une annonce qui suscite l'inquiétude des associations de la protection de l'enfance, qui pointent du doigt le manque de continuité des services ministériels en matière d'enfance et demandent la "création d'un ministère de l'enfance, qui pourra asseoir une politique interministérielle en faveur des enfants et des jeunes", comme le formule la Dynamique pour les droits des enfants. Le secteur de la protection de l'enfance rencontre aujourd'hui plusieurs difficultés : augmentation du nombre d'enfants à protéger, diminution du nombre de familles d'accueil, invisibilité statistique sur les violences intra-familiales sont autant de facteurs qui enrayent l'efficacité des politiques publiques en la matière. De nos jours, ce sont 344 682 mineurs ou jeunes majeurs qui sont pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, d'après l'Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE). La Dynamique pour les droits des enfants fait état de 160 000 victimes de violences sexuelles chaque année. Le Haut-commissariat à la protection de l’enfance est-il une réponse adaptée aux difficultés que rencontrent les services sociaux dédiés à la protection de l'enfance ? Les enfants sont-ils de plus en plus en situation de danger de nos jours ? Quels sont les acteurs en charge de la protection de l'enfance ?"Ecouter le Podcst sur France Culture A La Réunion, la justice saturée par les violences intrafamiliales"L’île, qui se distingue par sa prospérité et son paisible vivre-ensemble, partage néanmoins les maux des outre-mer : pauvreté, mal-logement, sous-emploi. Si les violences intrafamiliales touchent, sur ce territoire comme ailleurs, tous les milieux, le public d’une association d’aide aux victimes comme l’Arajufa est constitué aux trois quarts de foyers vivant des minima sociaux. Quant à l’alcool et aux stupéfiants, ils figurent dans tous les dossiers judiciaires.« Derrière les violences conjugales, on trouve la violence économique, qui laisse des femmes sans revenus, ni endroit où aller », souligne Marie-Eve Gauvin, la psychologue de Lydie. Lorsque l’intervenante a débuté, en 2007, elle rencontrait dix victimes par semaine. Elle en accueille désormais trente. L’association reçoit de plus en plus de jeunes femmes âgées de moins de 25 ans, en rupture avec leur famille et inéligibles au revenu de solidarité active." Lirel'article du Monde Une tournante jugée douze ans après les faits : l’absurde lenteur de la justice"Nous sommes le 20 décembre 2024, et les faits remontent au 19 décembre 2012. Cela fait donc 12 ans et un jour qu’Assia* aurait commis les actes pour lesquels elle comparaît « volontairement », c’est-à-dire qu’elle n’a pas été citée à comparaître. Ses deux coprévenus, Bob et Lionel, sont absents. Le tribunal n’en est ni étonné, ni contrarié. Il semble que si ce dossier a fini par être inscrit sur un rôle d’audience, la veille des vacations de Noël, c’est qu’il fallait bien finir par juger ces faits d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire, violences en réunion, menace ou acte d’intimidation et tentative d’agression sexuelle, qui ont valu une instruction avant de s’évanouir dans le néant".Lire l'article d'actu-juridique.fr Revue de presse du 4 janvier 2025Les 9 points à retenir du rapport annuel sur la précarité (Secours catholique)"Baptisé « Protection sociale : quand la solidarité s’éloigne », le dernier rapport annuel du Secours catholique sur l’état des lieux de la pauvreté en France se fonde sur les témoignages de 57 240 ménages rencontrés par les professionnels et les bénévoles de l’association en 2023. « Cette année, nous avons voulu regarder de plus près la façon dont ces personnes accèdent, ou non, à la solidarité nationale telle qu’elle s’exprime à travers les prestations sociales. Or le constat est clair : cette solidarité est centrale dans la vie des personnes, mais à mesure que les années passent, elle s’étiole, elle s’éloigne », souligne l’association en préambule du rapport.94 % des ménages interrogés perçoivent des prestations sociales, ces dernières représentant en moyenne 82 % des ressources principales. Sur dix ans, les parts liées à l’âge, à la santé et au handicap augmentent. « Cette augmentation tient au vieillissement de la population que nous accueillons, mais aussi à la part croissante des ménages en âge de travailler mais dont l’état de santé ne le permet pas », détaille l'enquête". Lire l'article des ASH A Mayotte, les défis de la reconstruction"François Bayrou s’est engagé à reconstruire l’archipel en deux ans mais pas à l’identique. Pour que le « plan Mayotte debout » ait une chance de réussir, des solutions doivent être trouvées à la crise migratoire. Mais aucune ne fait consensus.(...)Le premier ministre a mis en évidence une question au cours de sa visite : personne ne sait actuellement combien d’habitants compte l’archipel, en raison de l’ampleur de l’immigration irrégulière en provenance, notamment, des Comores. Tant que l’Etat et les élus ne se seront pas mis d’accord sur un recensement précis de la population, les besoins de la reconstruction resteront difficiles à évaluer et l’Etat apparaîtra dépassé. Dans le prolongement des propos d’Emmanuel Macron, François Bayrou a exclu la reconstruction de bidonvilles, mais ceux-ci ont déjà ressurgi pour répondre aux besoins pressants de la population". Lire l'article du Monde Consommation de drogues : à la source du narcotraficUne émission qui fait l'éloge de la réduction des risques en montrant l'échec patent des politiques de prohibition et , par comparaison, les biens meilleurs résultats des politiques pragmatiques des Suisses et des Allemands. "Selon les études scientifiques, le nombre d'usages de drogues comme le cannabis ou la cocaïne augmente. Ces deux drogues sont les plus consommées en France. La consommation de cocaïne a été multipliée par dix ces trente dernières années et l'expérimentation du cannabis a doublé. Dans ce contexte, la sociologue Marie Jauffret-Roustide précise : "En Europe, les premières drogues consommées et qui font le plus de dégâts sont des drogues licites, telles que l'alcool et le tabac, qui sont beaucoup plus consommées. Elles causent la mort de 80 000 personnes par an pour le tabac et près de 50 000 pour l'alcool. Il est important que nos politiques, qui pointent en permanence la responsabilité du consommateur, s'attardent également sur la responsabilité de l'État. La question de l'absence d'une véritable politique de prévention. De plus, concernant les drogues illégales, 10 % des consommateurs de drogue sont des usagers qui ont des problèmes avec ces substances, c'est-à-dire de dépendance. Cela veut dire que 90 % des personnes qui consomment des substances en France n'ont pas de rapport problématique à ces substances."Ecouter le podcast de France Culture Attractivité : lancement du site Prendresoin.fr"Le gouvernement et France Travail s’associent pour soutenir le recrutement de professionnels dans les métiers de l’accompagnement social et du soin. Avec le lancement d’une plateforme en ligne, les pouvoirs publics entendent répondre aux besoins croissants des deux secteurs.Nouveau site d’offres d’emploi intuitif et cousu main, Prendresoin.fr est lancé depuis le 22 novembre. Soutenue par plusieurs ministères et par France Travail, la nouvelle plateforme marque la volonté de lutter contre les problèmes d’attractivité qui gangrènent les secteurs sociaux et médico-sociaux. Petite enfance, handicap, grand âge, social et santé : les cinq domaines couverts par l'interface offrent des perspectives d’embauches sur de nombreux territoires". Autour de 99 métiers (!) "ce sont 93 266 offres d’emploi et 17 000 formations qui sont déclinées sur des fiches techniques claires et détaillées". Lire l'article des ASH Acceder à prendresoin.fr |
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